Opéras / Films Flashcards
Quel est le titre du film réalisé par Steven Spielberg en 1993?
La liste de Schindler
Un Allemand fait fortune sur le dos des Juifs. А la veille de la 2e Guerre Mondiale, Oskar Schindler (Liam Neeson) intrigue. On le voit souvent faire la fête а Cracovie accompagné de gradés de la Wehrmacht ou de dignitaires Nazis qu’il arrose soigneusement de cognac. Il possède une usine d’émail et va trouver de la main d’oeuvre pas chère dans le ghetto de Varsovie. Il embauche ainsi Itzhak Stern comme comptable et profite de ses contacts sur le marché noir pour développer son activité.
Schindler obtient de Göth, moyennant finances, qu’il libère environ un milliers de Juifs pour qu’ils rejoignent son usine deZwittau-Brinnlitz.Durant 7 mois, l’usine ne produira que du matériel de guerre défectueux. Schindler dépense le gros de sa fortune pour s’éviter des ennuis.
En tant que membre du parti Nazi, profiteur de guerre et criminel, il doit fuir pour échapper aux Soviétiques. Il s’adresse une dernière fois à ces hommes et ces femmes qui ont survécu grâce а lui, afin d’observer une minute de silence. Les rescapés signeront un papier attestant de son rôle durant ces sombres années et lui offriront une bague en or portant une inscription en Hébreu pour le remercier.
Avant de quitter les lieux, Schindler s’excuse de ne pas avoir fait plus. Moins de 4,000 Juifs vivent en Pologne aujourd’hui. On compte plus de 6,000 descendants des Juifs de la liste de Schindler.
La liste de Schindler, c’est se découvrir une conscience. Les affaires forment le tissu social. Tout repose finalement sur des échanges commerciaux. Nous rendons des services aux autres pour lesquels nous sommes rétribués. C’est comme cela qu’on obtient la paix sociale. Même par temps de guerre où le marché noir tourne а plein régime, y compris chez les Juifs qui négocient depuis le ghetto.
La solution finale menace d’abord directement son business. C’est le moment où il prend conscience de la réalité de la guerre et de ses conséquences économiques tout d’abord. S’il perd ses employés, il fait faillite.
Il observe ensuite ce qui se passe dans le ghetto, quand tout le monde préfère fermer les yeux. Avec consternation et dégout, il constate les conditions de détention et les exécutions. Il remarque la petite fille au manteau rouge. C’est le moment où il prend conscience des implications humaines. Ses motivations semblent changer. Ils ont été nombreux а la fin de la guerre а chercher а retourner leur veste, Schindler, au contraire, ne s’est pas cherché d’excuses. Il a endossé ses responsabilités. Les Juifs le considèrent comme leur sauveur. Il est pourtant tout sauf un héros. Avec dignité, il plaide coupable. Dans un contexte inhumain, il a prouvé qu’il était possible de garder son humanité. Il restera le Nazi qui aura sauvé les Juifs.
Quel événement historique est le contexte principal de J’accuse?
L’affaire Dreyfus
L’officier Français Alfred Dreyfus, né а Mulhouse, purge une peine pour haute trahison (1894), déporté sur une île isolée.
Bien qu’il clame haut et fort son innocence, la justice l’estime coupable d’avoir fourni aux Allemands des informations secret-défense. Cette décision polémique fait bien les affaires des membres de l’État-Major qui ne portaient pas ce Juif dans leur coeur. Pour son rôle déterminant dans cette affaire, le commandant Marie-Georges Picquart obtient une promotion. On l’assigne sur une nouvelle affaire de trahison : le commandant Ferdinand Walsin Esterhazy.
Au coeur du problème, une note retrouvée dans une poubelle dans laquelle Esterhazy promettrait de divulguer des informations aux Allemands.
Profondément antisémite mais faisant preuve de loyauté, bien qu’il soit l’amant de Pauline Monnier, Picquart découvre que l’écriture de Esterhazy est similaire а l’écriture supposée de Dreyfus.
Picquart, par l’intermédiaire de son ami d’enfance Louis Leblois, fait la rencontre d’Emile Zola et de quelques soutiens politiques de poids. Le scandale éclate au grand jour.
Un nouveau procès est ouvert dans un climat délétère. Les livres de Zola sont brûlés. On peut lire «Mort aux Juifs» sur les vitrines des boutiques.
Picquart est innocenté puis élevé au rang de général. Dreyfus est toujours coupable mais bénéficie de circonstances atténuantes. Son exil est commué en dix ans de prison. Il sera libéré avant la fin de sa peine, puis réintиgre l’armée française en 1906.
Dreyfus tient а rencontrer Picquart pour lui demander la promotion qu’il aurait mérité.
J’accuse, ce sont toujours les mêmes qui gagnent а la fin – en France.
Dans la troisième République de Sadi Carnot, il ne fait pas bon être homosexuel, immigré ou Juif. Évidemment. Dreyfus est le fusible, l’homme а abattre, presque l’ennemi public n°1. L’exemple а donner. Tous les prétextes sont bons pour le faire tomber. Personne ne viendra le pleurer. Quelle surprise de voir ce lieutenant-colonel, pourtant antisémite, se rebeller contre sa direction.
« Vous n’avez pas а me remercier, je n’ai fait qu’écouter ma conscience. »
Dans Anatomie d’une chute, quel est le lien entre la nudité et la vérité?
La vérité est souvent représentée par un corps de femme nu
La vérité est souvent représentée par un corps de femme nu, dans le film moment où le témoignage de l’enfant est prépondérant pour le procès.
Ensuite, moment où l’enfant est dans la douche face à un miroir. La nudité est importante pour la conception de la vérité.
Justice et vérité sont intimement liées dans les allégories. La liaison se retrouve dès l’Antiquité romaine: à travers le procès pénal: vérité judiciaire unique.
Comme pendant longtemps: les ordalies. (épreuves pour ramener la vérité)
Film La loi du Marché de Stéphane Brizé?
Les dilemmes moraux face aux exigences du monde du travail :
Le film La Loi du Marché de Stéphane Brizé offre une plongée saisissante dans les dilemmes moraux auxquels un individu peut être confronté face aux exigences du monde du travail. À travers le parcours de Thierry, interprété par Vincent Lindon, le réalisateur explore les tensions entre éthique personnelle et survie économique. Cette œuvre met en lumière l’impact des choix individuels sur la justice sociale, soulignant les contradictions d’un système où l’humain devient une variable d’ajustement. Elle interroge la place du droit et des institutions dans la régulation des inégalités.
Dans Truman Show, quelle est la nature de la vie de Truman Burbank?
Il vit dans un monde de cinéma sans le savoir :
Le film dépend la vie d’un homme Truman Burbank, qui ignore vivre sous l’œil, constant de caméra, prisonnier d’une réalité fabriquée pour le divertissement d’un public mondial. Le film montre comment le capitalisme peut réduire les individus à des produits tandis que la démocratie se transforme en une illusion ou la liberté disparaît. La quête de Truman pour échapper à ce monde artificielle, symbolise l’aspiration humaine à l’émancipation face au contrôle économique et médiatique.
La La Land
Divisé en saisons, le récit démarre avec des couleurs chatoyantes, proches de l’irréel. Ainsi, plus le long métrage avance, plus les couleurs ternissent, conséquence d’une dure réalité. Cela montre aussi que la rupture ce n’est pas forcément la guerre. Le respect, et même l’amour peuvent encore être là. Les relations ont une fin,et c’est souvent pour le meilleur. Ne pas oublier un amour passé ne doit pas empêcher de vivre pleinement une nouvelle vie, comme le fait le personnage de Mia, qui est accomplie à la fin du film, grâce au soutien que lui a apporté Sebastian.
Film Napoléon de Ridley Scott?
Le film Napoléon de Ridley Scott propose une fresque spectaculaire sur l’ascension et la chute de l’empereur français. À travers une mise en scène grandiose et une performance intense de Joaquin Phoenix, le réalisateur explore les paradoxes de cet homme visionnaire et tyrannique, à la fois stratège militaire et figure complexe de l’Histoire. Le film interroge les notions de pouvoir, d’ambition et de sacrifice, tout en offrant une réflexion sur la construction des mythes historiques. Ce biopic épique illustre les tensions entre le destin individuel et les bouleversements collectifs qui façonnent l’Histoire.
Orange mécanique
Parle de l’immoralité qu’il y a à priver un homme de sa faculté de choisir librement entre le bien et le mal, même si cela est fait dans l’intention d’améliorer la société pour réduire la vague de criminalité.
La thérapie Ludovico s’inspire des théories comportementalistes, très en vogue dans les pays anglo-saxons, consistant à éduquer le comportement de ceux qui sont considérés comme déviants selon les normes admises par la société sans se soucier des origines du dysfonctionnement. Cette méthode permet d’obtenir des résultats qui fonctionnent peut-être en apparence mais qu’un nouveau traumatisme (comme la tentative de suicide d’Alex) peut aussi effacer.
Quel film parle de la frontière entre la civilisation et la barbarie?
Série Westworld (2016) de Jonathan Nolan
Quel est le message de la série Star Trek concernant l’expansion du marché?
Elle traduit le fantasme américain d’une expansion infinie du marché
L’or du Rhin, est le prologue de la célèbre tétralogie lyrique L’Anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen) de Richard Wagner, à l’opéra Bastille en janvier 2025
Cet opéra présente la genèse du cycle, où l’or sacré du Rhin est volé par Alberich, un nain, qui en fait un anneau magique. Cette action déclenche une série de conflits entre dieux, nains, et mortels sur le pouvoir et l’amour.
Le pouvoir est au cœur du drame. L’anneau forgé à partir de l’or du Rhin devient un symbole de domination absolue, mais aussi de corruption et de destruction. Les dieux eux-mêmes, incarnés par Wotan, se révèlent prêts à trahir leurs principes pour s’en emparer. Cet opéra illustre brillamment comment la quête du pouvoir engendre des luttes fratricides et révèle la fragilité des puissants face à leurs propres désirs.
La nature joue un rôle central, tantôt source de richesse, tantôt victime de la cupidité des êtres. L’or, symbole de pureté lorsqu’il repose dans le Rhin, est corrompu dès qu’il est arraché à son milieu naturel. Wagner offre une puissante métaphore écologique : l’exploitation des ressources naturelles, motivée par la soif de pouvoir, finit par entraîner le chaos et la désolation. Cette œuvre trouve une résonance contemporaine face aux enjeux environnementaux et à la question de l’éthique dans la gestion des richesses naturelles.
L’univers mythologique de Wagner est transposé dans un contexte dominé par la virtualité numérique. Les personnages évoluent dans un monde où la technologie et la science deviennent des instruments de pouvoir et de contrôle, tout en déshumanisant les relations. Cette lecture contemporaine de l’œuvre interroge les conséquences de la technologie sur l’identité humaine. Il nous pousse ainsi à réfléchir sur les dérives potentielles d’une société de plus en plus asservie à la virtualité.
Numéro 24 réalisé par Erik Poppe (2024)
Ce film norvégien raconte l’histoire de Gunnar Sønsteby, héros de la résistance pendant l’occupation nazie de la Norvège. Refusant la soumission à l’oppresseur, il devient le leader du groupe “Oslo-gjengen” et organise des opérations clandestines pour saboter l’armée allemande. Le récit met en lumière le courage et les sacrifices nécessaires pour défendre la liberté face à la tyrannie. À travers son parcours, le film interroge la responsabilité individuelle dans la lutte contre l’oppression.
Ce film illustre l’aspiration universelle à la liberté et le rôle crucial des individus dans sa défense face à la dictature. Le parcours de Gunnar Sønsteby démontre que la résistance à l’oppression est un devoir moral, résonnant avec les fondements des droits de l’Homme. Cette œuvre cinématographique incarne l’idée que la liberté n’est jamais acquise et nécessite une vigilance constante.
Quel est le message principal d’Oppenheimer?
Les conséquences de la création de l’arme atomique
Qu’est-ce que la thérapie Ludovico ?
Une méthode d’éducation comportementale pour ceux considérés comme déviants, sans prendre en compte les origines du dysfonctionnement.
La Zone d’intérêt de Jonathan Glazer ?
Le commandant d’Auschwitz, sa femme, ses enfants, dont la maison jouxte le camp, avaient fini par s’habituer aux cris, aux bruits de balles et au grondement des fours. Et nous, alors? Entendons-nous les hurlements des peuples souffrant de la guerre ou de la misère tout autour de nous? L’être humain est un animal qui s’habitue à tout, surtout à la souffrance d’autrui = banalité du mal. La puissance de La Zone d’intérêt repose en grande partie sur le son. La machine de mort nazie est représentée à travers la permanence du bruit de fond sur la quasi intégralité du film : usines qui fonctionnent de jour comme de nuit (ou les fours crématoires, on ne sait pas vraiment). A cela, s’ajoute les cris, les suppliques, le bruit des armes… La Zone d’intérêt ne présente pas une famille ouvertement monstrueuse. Les Höss n’ignorent rien mais ne mentionnent jamais directement l’extermination des juifs. Après le diner, le chef de famille fait fi de ses soucis quotidiens pour raconter une histoire à ses filles pour les endormir. Un conte de Grimm, Hansel et Gretel, cette histoire où la méchante sorcière finira dans un four, juste châtiment pour tous les monstres qui menacent les petits enfants nazis.
«C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal» écrivait Hannah Arendt: ne plus écrire, ne plus filmer, c’est laisser place à l’oubli et forcément préparer la répétition de l’horreur.
Comment La Zone d’intérêt utilise-t-elle le son ?
Par la permanence du bruit de fond représentant la machine de mort nazie.
Quel est le principal dilemme illustré dans Le Procès Goldman ?
Les tensions entre respect des procédures et subjectivité des convictions dans le système judiciaire.
Il illustre avec intensité les tensions inhérentes à la justice et à la quête de vérité. En reconstituant le procès du militant Pierre Goldman, le réalisateur met en lumière les dilemmes des acteurs judiciaires, pris entre respect des procédures et subjectivité des convictions. Cette œuvre interroge le rôle de la justice dans une société traversée par des enjeux politiques et idéologiques, tout en questionnant la notion même d’impartialité. Elle offre une réflexion riche sur les défis de l’intime conviction et le poids des préjugés dans l’établissement de la vérité judiciaire.
Quel est le thème central de Une affaire de principe d’Antoine Raimbault ?
Les tensions entre intégrité politique et pouvoir des lobbies.
Ce film illustre les tensions entre intégrité politique et pouvoir des lobbies. Inspiré de faits réels, il relate l’enquête menée par José Bové et son équipe au Parlement européen, face à un scandale lié aux lobbies du tabac. Ce thriller met en lumière les failles des institutions européennes, tout en questionnant la capacité des individus à défendre l’intérêt général dans un contexte dominé par des enjeux économiques. Ce film engagé rappelle que la quête de justice et de transparence reste une bataille essentielle dans nos démocraties contemporaines.
Comment Metropolis de Fritz Lang représente la société ?
Une ville scindée entre une classe dirigeante opulente et un peuple misérable.
Le réalisateur Fritz Lang imagine une ville scindée en deux parties. Dans l’une, la classe dirigeante vit dans l’opulence tandis que dans l’autre, le peuple connait la misère ; et aucun contact n’est en droit permis entre ces deux mondes, illustrant un cas extrême de méconnaissance par l’Etat du bonheur des citoyens.
Quel dilemme Jean Monier doit-il affronter dans Le fil ? (Daniel Auteuil, 2024)
La lutte entre morale personnelle et responsabilité professionnelle.
L’histoire de Maître Jean Monier illustre la lutte entre la morale personnelle et la responsabilité professionnelle. Ayant renoncé à défendre des criminels après une affaire tragique, il retrouve sa vocation en prenant la défense de Nicolas Milik, accusé du meurtre de sa femme. Ce récit, centré sur la quête de vérité et la réhabilitation de la justice, interroge la complexité des dilemmes éthiques et les liens entre la confiance, l’engagement et la résilience face aux épreuves. À travers cette œuvre, Daniel Auteuil questionne notre rapport à la justice et à la foi en l’humain.
De quoi traite le film “Entre les murs” de Laurent Cantet ?
Le quotidien d’un professeur dépassé dans une classe de collège.
Palme d’or au Festival de Cannes en 2008, Entre les murs de Laurent Cantet est une adaptation du roman autobiographique de François Bégaudeau. Le film raconte le quotidien de Bégaudeau, professeur principal de français dans une classe de 4ᵉ d’un collège du 19ᵉ arrondissement de Paris. Ce huis clos, principalement situé dans une salle de classe, met en scène un enseignant dépassé, incapable de comprendre ses élèves et de répondre aux tensions sociales qui les traversent. Loin de favoriser l’émancipation ou de transmettre les valeurs républicaines, son approche, marquée par une déconstruction de l’autorité, accentue les dysfonctionnements : « J’ai beaucoup de mal avec la position magistrale et je souhaite un rapport aussi égalitaire que possible avec mes élèves », déclare-t-il.
Au fil des événements, le professeur renonce à plusieurs parties du programme et se retrouve confronté à l’échec de sa pédagogie. La situation s’aggrave lorsqu’il perd son sang-froid : accusé d’avoir dénigré un élève en conseil de classe, il traite une déléguée de « pétasse » avant d’être frappé par l’élève critiqué. Cet incident entraîne l’exclusion définitive de l’élève, suivi de son renvoi au Mali. Le titre, Entre les murs, symbolise l’enfermement et l’impossibilité d’émancipation dans ce contexte, où ni l’autorité ni l’égalité ne parviennent à s’imposer.
Quel dilemme moral rencontre le protagoniste de Juré n°2 de Clint Eastwood
Entre se protéger ou se livrer après avoir causé un accident mortel.
Le film s’intéresse au système judiciaire américain à travers l’histoire de Justin (Nicholas Hoult), convoqué en tant que juré dans un procès suite à la mort d’une jeune femme. Problème : le héros est persuadé d’être à l’origine de l’accident.
Alors qu’un homme se retrouve juré d’un procès pour meurtre, il découvre qu’il est à l’origine de cet acte criminel. Il se retrouve face à un dilemme moral, entre se protéger ou se livrer.
Le protagoniste incarne la tension entre responsabilité individuelle et impératif judiciaire. Ce dilemme moral, au cœur du film, illustre la complexité du jugement : la justice repose sur des faits et des procédures, mais peut-elle ignorer la conscience et la vérité intime ? En confrontant le juré à sa culpabilité, le film questionne l’idéal d’impartialité et met en lumière les failles d’un système où la légalité ne coïncide pas toujours avec la justice.
Quel est le thème central de L’amour ouf de Gilles Lellouche ?
L’emprise des déterminismes sociaux sur les trajectoires individuelles.
Dans les années 80 dans le Nord-Est de la France, deux adolescents, Clotaire et Jackie, tombent éperdument amoureux malgré leurs origines sociales opposées : elle est issue d’une famille bourgeoise alors qu’il vient d’une famille ouvrière. Leur histoire d’amour étant vouée à l’échec, le garçon devient un criminel et passe 12 ans en prison. Après sa sortie de prison, Clotaire est déterminé à reconquérir Jackie.
Dans L’amour ouf, Gilles Lellouche met en scène l’emprise des déterminismes sociaux sur les trajectoires individuelles, à travers une passion amoureuse qui défie les frontières de classe et de milieu. Le film illustre comment les origines sociales façonnent les destins, rendant l’émancipation difficile malgré la force des sentiments. Cette tension entre liberté et condition sociale rejoint les réflexions sur la justice, questionnant la part de responsabilité individuelle face aux déterminismes qui pèsent sur chacun, un enjeu central dans l’appréhension du crime et de la réinsertion.
Quel sujet aborde La Chambre d’à côté de Pedro Almodóvar ?
La confrontation à la mort et les tensions entre désirs personnels et préoccupations écologiques.
Dans La Chambre d’à côté, Pedro Almodóvar nous livre l’histoire poignante d’Ingrid, une femme confrontée à la mort imminente dans un monde au bord du gouffre écologique. Comme il le souligne lui-même, ce film est « l’histoire d’une femme qui va mourir dans un monde qui va mourir ».
Dans un pays où le suicide assisté n’est pas autorisé, ce que demande Martha à Ingrid est un acte illégal, qui exige une preuve d’amitié inouïe. Malgré sa peur maladive de la mort, Ingrid va pourtant s’y plier, devenant presque le pantin de Martha.
People in the Sun d’Edward Hopper symbolise la solitude et la fragilité des personnages. La scène où Ingrid admire cette peinture reflète leur confrontation à la finitude et à l’isolement. Comme les personnages de Hopper, Ingrid et ses proches sont figés dans un moment de réflexion face à l’inévitable.
À travers les dialogues entre Ingrid et l’Homme, Almodóvar aborde la tension entre les désirs personnels et les préoccupations écologiques, notamment lorsque l’Homme évoque la difficulté d’informer ses patientes sur les choix médicaux en raison de leur impact environnemental.
Au-delà de la mort et de la crise, le film est aussi une ode à l’amitié, à l’art, à la nature et à la liberté, comme le montre la relation d’Ingrid avec ses proches et la manière dont elle cherche à se reconnecter avec la beauté de la nature malgré sa souffrance. Ce film se veut aussi un espace de réconciliation intérieure, entre acceptation de la finitude et quête de liberté personnelle. La Chambre d’à côté est un film à la fois bouleversant et apaisant, où l’intensité des émotions humaines se mêle à une réflexion sur notre rapport au monde et à l’autre.
Quel est le message de Into the Wild de Sean Penn ?
Toute forme de protection de la nature n’est pas souhaitable.
Réalisé par Sean Penn en 2007, Into the Wild explore la quête de liberté à travers le parcours de Christopher McCandless, un jeune diplômé qui renonce aux conventions sociales pour partir vivre en autonomie dans la nature sauvage de l’Alaska. Le film met en scène une opposition entre une société perçue comme oppressante et corrompue, et une nature synonyme d’évasion et d’absolue liberté.
McCandless rejette les attaches matérielles et familiales pour embrasser une existence marquée par le voyage, l’imprévu et la solitude. Cette conception radicale de la liberté est illustrée par son refus des normes imposées et son désir de se construire sans entraves. Cependant, le film nuance cette vision en montrant que l’isolement total, loin d’être une garantie d’épanouissement, peut aussi conduire à une forme de prison. L’expérience de McCandless souligne ainsi le paradoxe de la liberté : est-elle absolue ou toujours conditionnée par des liens humains et des nécessités vitales ?
À travers cette trajectoire tragique, Into the Wild invite à une réflexion sur la nature de la liberté : est-elle un rejet total de la société ou se construit-elle aussi dans la relation aux autres ?