Les handicaps de l'enfant Flashcards
Y. Courbois
Le handicap est polymorphe
- Handicaps « mentaux »
- Handicaps moteurs
- Handicaps sensoriels
- Polyhandicaps
Très grande variabilité interindividuelle
Selon l’OMS, 1980
“Est handicapé un sujet dont l’intégrité physique ou mentale est passagèrement ou définitivement diminuée, soit congénitalement, soit sous l’effet de l’âge, d’une maladie ou d’un accident, en sorte que son autonomie, son aptitude à fréquenter l’école ou à occuper un emploi s’en trouvent compromises (les conséquences du trouble, on questionne les causes/l’éthologie)”.
Modèle du handicaps selon l’OMS
- Causes
- Déficience
- Incapacité
- Désavantage
Les causes (éthologiques) du handicaps
- Maladies
- Anomalies génétiques
- Atteintes infectieuses
- Traumatismes
Déficience du handicaps
“Toute perte de substance ou altération d’une structure ou fonction, psychologique, physiologique ou anatomique”
Dimension lésionnelle du handicap
Norme : Biologique
Exemples : Déficiences motrices, déficiences visuelles, déficiences auditives, etc.
Incapacité du handicaps
“Toute réduction (résultant d’une déficience) partielle ou totale de la capacité d’accomplir une activité d’une façon, ou dans des limites considérées comme normales pour un être humain”
Dimension fonctionnelle du handicap
Norme : Comportement, activité
Exemples : Langage, communication, locomotion, raisonnement, etc.
Le désavantage (aussi appelé “handicap”)
“Le désavantage social d’un individu est le préjudice qui résulte de sa déficience ou de son incapacité et qui limite ou interdit l’accomplissement d’un rôle considéré comme normal compte tenu de l’âge, du sexe et des facteurs socio-culturels”
Dimension sociale du handicap
Norme : Sociale
Exemples : Ecole, travail, loisirs, etc.
Critiques du modèle de OMS, 1980
Une déficience n’entraîne pas nécessairement un handicap
Il peut y avoir des effets de rétroaction de tel façon que le désavantage peut impacté les incapacité et les renforcer
Modèle individuel du handicap
Emane des associations de personnes handicapées, le modèle montre que les difficultés sont uniquement liées à l’individu, il est considéré que l’environnement social et physique n’affecte pas les difficulté ce qui est faux
Opposition entre modèle individuel et modèle social
- Modèle individuel (dit bio-médical) centré sur les déficiences et les incapacités
- Modèle social (ou socio-environnemental) centré sur les obstacles environnementaux
Fougeyrolas, 1998
La situation de handicap correspond à une limitation des habitudes de vie d’un individu découlant d’une interaction entre des facteurs personnels et les facteurs environnementaux agissant comme des facilitations ou des obstacles
Handicaps de l’enfant
- Facteurs individuels : Déficiences, limitations d’activité (incapacités)
⇒ Points forts et limites - Facteurs environnementaux : Famille, école, …
⇒ Facilitateurs et obstacles - Facteurs individuels et facteurs environnementaux : Très forte variabilité interindividuelle
Prévalence des déficiences chez l’enfant
- Prévalence : Nombre de cas d’une pathologie présents à un moment donné dans une population (en %)
- Incidence : Nombre de nouveaux cas d’une pathologie observés pendant une période donnée
La gravité de la déficience est
Inversement proportionnelle à sa prévalence (80% des déficiences intellectuelles sont “légères”)
Les handicaps de moteurs
- Déficiences motrices d’origine non cérébrale
Déficiences motrices d’origine cérébrale
Déficiences motrices d’origine non cérébrale
- Lésions médullaires due à un traumatisme (selon l’endroit de la blessure, la perte de motricité est différente) = fermeture incomplète du tube neural pendant l’embryogenèse : Paraplégie et Tétraplégie
- Maladies neurodégénératives : Les maladie neuromusculaire atteinte de l’unité motrice (selon l’unité motrice atteinte on parle de différentes maladies)
Fibre musculaire touchées = motricité
Déficiences motrices d’origine cérébrale
- Spasticité
- Athétose
- Ataxie
L’infirmité motrice cérébrale (IMC)
Concerne “les enfants adolescents ou adultes atteints d’entraves partielles ou totales à la réalisation de mouvements volontaires et/ou du maintien des postures. Ces limitations résultent d’une lésion cérébrale survenue avant, pendant ou peu de temps après la naissance”
Cerebral palsy (CP)
Des lésions du fœtus ou du bébé, entraîne des troubles moteurs progressifs permanents, souvent accompagné des problèmes de la sensorialité, des troubles perceptifs, troubles cognitifs, troubles de la communication, comportementaux, épilepsie, et par des troubles musculo squelettiques secondaires (= conséquences des problèmes de mouvements ou de postures)
Paralysie cérébrale différenciée selon 2 critères
- Nature des troubles
- Localisation de l’atteinte
Nature des troubles
- Spasticité
- Athétose
- Ataxie
Spasticité
- “Exagération pathologique du réflexe d’étirement entraînant une contraction involontaire du muscle lors de l’élongation”
- Muscles agonistes se contractent et muscles antagonistes entraînent troubles
- Trouble du tonus musculaire qui résulte de l’hyper-contractibilité des muscles
- Mouvement involontaire, lents, qui se manifeste aux extrémité des membres et au visage
- Environ 70% des infirmités motrice cérébrale
- Provoquée par l’atteinte des voies pyramidales
Athétose
- Mouvement involontaires, lents, qui se manifestent aux extrémités des membres et au visage (entraîne dysarthrie = difficulté d’articulation et de prononciation)
- On l’observe au repos.
- Hyperextensions qui alternent avec des flexions
- Environ 20% des infirmités motrice cérébrale
- Atteinte du système nerveux périphérique et central
Ataxie
- Manque de coordination fine des mouvements
- Démarche instable
- Environ 10% des infirmités motrice cérébrale
- Atteinte du cervelet
La paralysie cérébrale
Un handicap permanent avec différents niveaux/degrés
Plus l’enfant est jeune, plus le fonctionnement moteur est malléable
Notion de rééducation précoce importante chez les enfants souffrant de paralysie cérébrale
Plus on intervient tôt, plus on a des résultats efficaces
Si on intervient trop tard, alors peu de changements, voire pas du tout
Premiers signes de la paralysie cérébrale : des difficultés dans le développement moteur
- Persistance des réflexes archaïques (ex: réflexe de Moro, marche automatique)
- Troubles du tonus
- Troubles de la motricité
Diplégie spastique (ou maladie de Little)
- Atteinte limitée des membres supérieurs;
atteinte plus importante des membres
inférieurs. - « Premiers signes » remarqués vers 9 mois (ne s’assied pas seul) ou vers 18-20 mois si déficience plus légère (marche).
- Membres inférieurs : adduction et rotation interne, pieds en équin
Hémiplégie
- Atteinte d’un côté du corps
- Souvent prédominance au membre supérieur (flexion, pronation)
- « Premiers signes » remarqués vers 5-6 mois, asymétrie, préhension unilatérale.
- Marche vers deux ans
Quadriplégie (ou tétraplégie)
Forme plus sévère de paralysie cérébrale
- Tout le corps est atteint (membres, tronc, parfois maintien tête)
- La position assise nécessite un maintien
- “Premiers signes” remarqués dès 3 mois
Evaluation du niveau de développement pendant la petite enfance
Première possibilité : Calcul de coefficients de développement
Seconde possibilité : Calculer l’écart avec les enfants de même âge à partir de la moyenne et de l’écart-type
Première possibilité
Calcul de coefficients de développement
On calcul le rapporte entre l’âge de développement et l’âge réelle chronologique (AD/AC) x 100
Echelle Brunet-Lézine révisée (Baby test)
Passation standardisée de 2 à 30 mois
4 domaines :
- Moteur et postural (motricité globale)
- Coordination oculomanuelle (motricité fine)
- Langage
- relation sociales
Etalonnage (1 000 enfants français)
Calcul de quotients de développement
Test composée d’une série d’items
Seconde possibilité
Calculer l’écart avec les enfants de même âge à partir de la moyenne et de l’écart-type
Calcul de notes zi puis calcule de notre standard
la note de l’individus - la note de la moyenne du groupe / l’écart-type
Temps que l’on est en dessous de -2 écart-type de la moyenne on peut faire un diagnostic pathologique
Echelle de Bayley - développement du nourrisson et du jeune enfant
De 16 jours à 42 mois
3 domaines :
- Cognitifs
- Langage réceptif (ce que l’enfant comprend)/expressif (les mots que l’enfant prononce)
- Motricité globale/fine
Participation du parent pendant l’examen
Echelle de Bayley
Utilisée pour le dépistage précoce, tester les plus jeune enfants pour déceler chez eux des anomalie de développement (plus tôt on décèle meilleur et le traitement)
Utilisée pour l’évaluation des interventions précoces
Paralysie cérébrale : Développement intellectuel
Il peut y avoir une altération des fonctions intellectuelles mais ce n’est pas systématique
Elles sont plus fréquentes lorsque la déficience motrice est importante (quadriplégie par exemple)
Attention : Les tests classiques ne sont pas toujours adaptés à l’évaluation des personnes avec un paralysie cérébrale
Recherche de Enkelaar et al., 2008
78 enfants avec une paralysie cérébrale âgés en moyenne de 2 ans et 7 mois (du niveau 1 au niveau 5 à l’échelle d’évaluation des fonctions motrices globales, GMFCS → motricité global spécifique enfants avec paralysie cérébrale)
Paralysie cérébrale : Langage et communication
Les problèmes moteurs peuvent affecter :
- La production de la parole
- Les gestes communicatifs
- L’initiation d’interactions
Evaluation du niveau de langage à l’aide de tests
Les problèmes de langage entraînent :
- Des production verbales brèves
- Peu de demandes spontanées
- Une certaines passivité dans l’interaction
⇒ Répercussion dans les interactions sociales et les activité scolaire
Le développement sociale
La mobilité indépendante pourrait jouer un rôle dans le développement sociale, probablement parce que ca permet a l’enfant d’expérience la vie sociale et ca accroît sa capacité à initier des interactions
L’enfant a une moindre capacité d’initier les interactions sociale et ca va l’impacter
L’expérience motrice
Les limitation motrice vont impacter en cascade d’autres secteur que le moteur
L’expérience motrice a des effets sur le développement cognitif et social
C’est une expérience qui se fait en plusieurs groupe de mesure
Quel effet ça a sur la locomotion inné, sur le développement social et communicatif et cognitif ?
Observation de l’expérience motrice
- Se déplace plus vite que son âge chronique
- La possibilité de se déplacer de manière inné, ça boost ses capacités de développement communicatif, sociale et cognitif
- Montre bien que les limitation de l’expérience motrice impact le développement des capacités sociales et cognitives
- La locomotion indépendante (avec ou sans fauteuil) joue un rôle essentiel dans le développement sociales, de la communication et de la cognition
Conclusion du handicap
- Très forte variabilité interindividuelle
- L’étendue des lésions détermine la sévérité des troubles moteurs, la présence éventuelle de limitations intellectuelles ou de troubles du langage
- Les limitation motrices peuvent influencer, elle aussi, le développement cognitif, communicatif et sociale
- Ces effets en cascade ne sont pas systématiques, mais ils sont d’autant plus importants que le niveau de motricité fonctionnelle globale est faible
Ouverture à propos de la scolarisation
Besoin d’autonomie motrice
- Permettre à l’enfant d’exprimer la motricité existante. Ne pas induire de “surdépendance”
- Être correctement installé (aménagement de l’espace, aménagement du poste de travail)
- Aides techniques, aides humaines (AESH)
Ouverture à propos de la scolarisation
Besoins de communication
- Le cas échéant, utilisation de systèmes d’aide à la communication (orthophonie)
- Nécessité d’informer
Ouverture à propos de la scolarisation
Besoins en termes de développement cognitif
Les difficultés cognitives ne relèvent pas nécessairement de la déficience Intellectuelle (ex : dyspraxie visuo-spatiale)
Ouverture à propos de la scolarisation
Besoins de socialisation
Prendre part à l’ensemble des activités de la classe (récréation, sorties de classe, travail en groupe, etc.)