Dermatologie Flashcards
FDR de mélanome :
A - brûlures solaires dans l’enfance
B - naevus atypique
C - phototype 2
D - ATCD familial au 1er degré
E - naevus traumatisé
ABCD
Bilan d’extension d’un mélanome ?
Pour tous : examen du tégument et palpation des aires ganglionnaires
> 2mm ou > 1mm ulcéré : écho ganglionnaire
> 4 mm : écho ganglionnaire + scanner cérébral + scan TAP ou TEP
3 signes évoquant un sarcome de Kaposi ?
Terrain immunodéprimé
Lymphœdème +++ souvent au premier plan
Nodules violacés et fermes prédominants aux MI
Caractéristiques d’un carcinome basocellulaire ?
Lésion rosée, perlée avec télangiectasies
Risque d’ulcération
Evolution lente
Devant un patient VIH bien équilibré présentant des plaques annulaires squameuses, non prurigineuses, siégeant aux paumes de mains et plantes de pieds, on évoque :
A - lupus induit
B - syphilis primaire
C - syphilis secondaire
D - dyshydrose
C
Cela correspond à une description de syphilides.
B : on aurait un chancre
C : on aurait pu voir une roséole, des syphilides du tronc, du visage, des membres et les zones génitales, une fausses perlèches, des plaques fauchées de la langue et une alopécie en plaque mitée
–> devant toute éruption bizarre : faire un TPHA
Quels sont les signes de toxidermies sévères :
A - Nikolsky
B - érosions cutanées
C - érosions muqueuses
D - fièvre élevée
E - œdèmes de extrémités
ABCDE
E : signe de DRESS
Quels sont les éléments en faveur d’un DRESS ?
A - Nikolsky
B - hyperésoniphilie
C - hausse des enzymes hépatiques
D - polyadénopathies
E - bulles du tronc
BCD
D : critère majeur avec grosses adénopathies dans toutes les zones
Survenue entre 2 et 6 semaines
Type d’éruption : maculopapulaire
Signes évocateurs d’une urticaire allergique (par rapport à une autre étiologie d’urticaire) :
A - apparition à 5j d’une prise médicamenteuse
B - signes digestifs
C - fièvre
D - bronchospasme
E - prurit
BD
A : au maximum dans les 2h avec sensibilité préalable
C : plutôt en faveur d’une cause virale (principale étiologie d’urticaire)
E : dans tous les urticaires
Donner une trousse de secours avec adré car risque d’anaphylaxie
Quels examens devant un purpura vasculaire depuis 10 jours ?
A - NFS
B - PL
C - biopsie
D - immunofluorescence direct
E - ANCA
ACDE
B : ça dure depuis 10 jours…
CD : suspicion de pupura rhumatoïde, notamment si arthralgies et signes digs associés chez un sujet jeune
Devant une teigne tondante :
A - prélèvement mycologique nécessaire
B - éviction scolaire d’une semaine obligatoire
C - traitement par griséofulvine seule 1 semaine
D - traitement systématique de l’ensemble de la famille
E - pas de déclaration obligatoire
AE
A : pour toutes les myco avec traitement systémique
B : retour à la communauté dès le traitement instauré
C : association d’un traitement local par shampooing bethadine puis imiodazolé avec un traitement systémique par griséofulvine 6 semaines (recommandation mais en rupture : terbunafine chez l’adulte et fluconazole chez l’enfant)
D : examen de la famille mais traitement uniquement si syptômes
Quels signes évoquent un lupus systémique ?
A - alopécie
B - arthralgies mécaniques
C - ulcérations muqueuses
D - manifestations neurologiques
E - signe de la manucure
ACD
E : dermatomyosite
Devant un eczéma des mains :
A - un eczéma de contact est possible
B - un prick test est nécessaire pour identifier l’allergène
C - un traitement par dermocorticoïdes très forts est indiqué
D - un eczéma par dyshydrose est favorisé par l’humidité
E - la surinfection par S. aureus est fréquente
ACDE
B : peau = patch tests
Patient de 74 ans se présentant avec des lésions bulleuses, tendues, prurigineuses, épargnant le visage et les muqueuses. Hyperéosinophilie à 1200 / mm3.
Que peut-on suspecter ? Quels examens ?
Pemphigoïde bulleuse
Examens à faire : biopsie cutanée avec immunofluorescence directe
Dans quelle dermatose bulleuse auto-immune sont retrouvés les anticorps anti BPAG1 et anti BPAG2 ?
Pemphigoïde bulleuse
Ce sont des anticorps anti-membrane basale;
Quel est le délai d’apparition du DRESS syndrome après administration du traitement inducteur?
A - < 48h
B - 1-4 jours
C - 2-6 semaines
D - 4-14 jours
E - 7-21 jours
C
A : moins de 48h pour l’érythème pigmenté fixe
B : 1 à 4 jours pour la pustulose exanthémique aigue généralisée
D : 4 à 14 jours pour la toxidermie érythémateuse (ou exanthème maculopapuleux)
E : 7 à 21 jours pour le Lyell ou le Steven Johnson
Concernant les hémangiomes infantiles, quelle(s) proposition(s) est/sont vraie(s)?
A - Ce sont des tumeurs congénitales
B - L’hémangiome infantile présente une phase de croissance pendant 5-6 ans
C - L’hémangiome infantile régresse spontanément
D - Se manifestent comme une tuméfaction rouge soufflante à l’auscultation
E - Se manifestent comme une tuméfaction rouge élastique dépressible
CE
A : non présentes à la naissance, elles apparaissent dans les premières semaines / mois de vie
B : phase de croissance de 5 à 6 mois
DE : ce sont des tumeurs rouges, élastiques, dépressibles, non soufflante, non battantes
- superficielles : en relief, surface mamelonnée
- profondes : bleutée ou de la couleur de la peau
Si une biopsie de lésion psoriasique était réalisée que montrerait-elle?
A - Acantholyse
B - Hyperkératose
C - Micro-abcès à lymphocytes de Munro-Sabouraud
D - Parakératose
E - Spongiose
BD
Histologie du pso :
- parakératose : anomalie de la ifférenciation des kératinocytes avec persistance de noyaux dans la couche cornée ou ils sont normalement absents
- hyperkératose
- acanthose : épaississement de l’épiderme
- micro-abcès à PNN de Munro Sabouraud
A : l’acantholyse est une perte de cohésion entre les kératinocytes et se rencontre dans le pemphigus, le Lyell et l’épidermolyse staph
E : la spongiose est un oedème épidermique dissociant les kératinocytes et se voit dans l’eczéma
Vous décidez d’introduire un traitement par photothérapie chez un patient de 45 ans atteint de psoriasis. Quelles contre-indications à ce traitement connaissez vous ?
A - Antécédents de cancer cutané
B - Dermatose photosensible
C - Intoxication alcoolique
D - Traitement par cyclines
E - Traitement par ß-bloquants
ABD
AB : pathologie cutanée nécessitant une protection maximale contre les UV
D : traitement photosensibilisant
Quelle(s) est/ sont la/les zone(s) bastion(s) du psoriasis ?
A - coude
B - muqueuses génitales
C - ombilic
D - plis axillaires
E - visage
AC
BD : pas des zones typiques de pso mais peuvent se voir dans le psoriasis inversé
Concernant la rosacée, quelle(s) est/sont la/les réponses exactes?
A - Elle débute après l’âge de l’acné, chez des adultes d’âge moyen.
B - Elle est lié à l’activité inflammatoire de Propionibacterium acnes.
C - L’exposition solaire diminue les signes fonctionnels et la rougeur.
D - Les complications oculaires sont fréquentes : blépharites, conjonctivites, sécheresse, kératites..
E - Les phases inflammatoires ont tendance à disparaitre avec l’âge.
ADE
B : agent de l’acné
C : aggravation au soleil +++
Quelle(s) manifestation(s) biologique(s) peuvent être observées dans le DRESS syndrome?
A - Cytolyse
B - Hyperlymphocytose avec un syndrome mononucléosique.
C - Hyperplaquettose
D - Hyperéosinophilie > 1500/mm3
E - Réactivation virale des virus herpès (HHV6, 7, EBV, CVM)
ABDE
Vous recevez en consultation, un enfant de 5 mois, pour un hémangiome palpébral droit, rendant difficile l’ouverture de l’oeil.
Quelle est votre prise en charge thérapeutique?
A - Abstention thérapeutique
B - chirurgical.
C - Traitement par corticoïdes
D - Traitement par nicardipine (inhibiteur calcique)
E - Traitement par propranolol (beta-bloquant)
E
Vous recevez une patiente de 57 ans, traitée par dermocorticoides pour un psoriasis invalidant. Les lésions persistent malgré une parfaite observance du traitement.
A ce stade de la prise en charge, quelles options thérapeutiques pouvez vous proposer?
A - Anti-IL12/23
B - Anti-IL17
C - Ciclosporine
D - Méthotrexate
E - Photothérapie
CDE
3 lignes thérapeutiques :
1 - dermocorticoïdes ou dérivés de la vitamine D
2 - ciclosporine, méthotrexate ou photothérapie
3 - après 2 échecs de traitements systémiques : anti-TNFa, anti-IL17 ou anti-IL12/13
Concernant l’isotrétinoïne (ROACCUTANE®) utilisé dans l’acné
A - entraine une sécheresse cutanéo-muqueuse.
B - est le seul traitement curatif de l’acné.
C - est phototoxique.
D - est un traitement court, d’environ 3 semaines.
E - peut être associé aux cyclines par voie générale.
AB
C’est le seul traitement curatif. Il nécessite d’atteindre une dose cumulée de 120 à 150 mg/kg avec une posologie de 0,5 mg/kg/j, soit un traitement d’environ 9 à 12 mois.
Il entraîne une sécheresse cutanéo-muqueuse, des douleurs ligamentaires et des dépressions en pus d’être tératogène +++
Aucune association avec des cyclines car risque d’HTIC.
Concernant la photosensibilité, quelles sont les réponses exactes
A - La photo allergie se manifeste par des lésions d’eczéma qui peuvent s’étendre au-dela des zones exposées au soleil
B - La photo-allergie peut être déclenchée par des expositions solaires minimes
C - La photo-allergie se manifeste dans les heures suivant l’exposition solaire
D - La photo-toxicité se manifeste par un érythème actinique intense (“coup de soleil”) malgré une exposition solaire minime
E - La photo-toxicité se manifeste dans un délai de 7-21 jours suivant l’exposition solaire
ABD
Toutes deux se manifestent dès une exposition solaire minime.
Pour les différencier :
- phototoxicité : érythème intense limitée aux zones exposées et apparaissant des les heures suivantes
- photoallergie : eczéma s’étendant au delà des zones exposées et survenant entre 7 et 21 jours après exposition
Quelles lésions élémentaires s’observent classiquement dans le pemphigus?
A - Bulles flasques
B - Erosions muqueuses
C - Peau péri-lésionnelle érythémateuse
D - Pustules
E - Squames
AB
Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles appartient au syndrome de Struge-Weber-Krabbe?
A - Angiome du membre inférieur
B - Angiome du territoire V1
C - Glaucome congénital
D - Hypertrophie acquise des tissus et des os sous-jacents
E - Hémangiome du visage
BC
syndrome SWK : angiome du V1 + angiome pie-mère + glaucome congénitale
Dans quelle(s) pathologie(s) est retrouvé le signe de Nikolsky?
A - Pemphigoïde bulleuse
B - Pemphigus vulgaire
C - Syndrome de Lyell
D - Syndrome de Steven Johnson
E - Épidermolyse staphylococcique
BCDE
Nikolsky = acantholyse
Quel est le traitement principale de la pemphigoïde bulleuse ?
Dermocorticoïdes de très forte activité
Quelles sont les manifestations cliniques du DRESS syndrome?
A - Adénopathies diffuses
B - Fièvre élevée
C - Prurit sévère
D - Éruption parfois érythrodermique.
E - Œdème du visage et des extrémités.
Tout !
Que rechercher en urgence à l’examen clinique / interrogatoire devant un purpura ?
Fièvre et nécrose extensive –> purpura fulminans
Saignement –> thrombopénie
Devant un purpura fébrile, que évoquer ?
Purpura fulminans (méningite à méningocoque ?) Endocardite
–> à l’examen, rechercher un syndrome méningé et un souffle cardiaque
Devant un purpura, quels signes à l’examen orientent vers une vascularite ?
Purpura vasculaire non fébrile
Signes pulmonaires : asthme, syndrome pseudorénal
Signes ORL : rhinite crouteuse, otites, perforation de la cloison
Signes ophtalmo : oeil rouge
Une fois les urgences écartées (thrombopénie ou infection), quelles sont les 2 grandes étiologies à évoquer devant un purpura vasculaire ?
Vascularite
Thrombose
Quels sont les examens à demander pour évaluer le retentissement d’une vascularite ?
Systématiquement car atteintes potentiellement mortelles :
- Retentissement cardiaque : ECG
- Retentissement pneumo : radio de thorax
- Retentissement rénal : BU + créat
+ retentissement neuro avec examen clinique et retentissement ORL avec scanner mais atteintes moins graves
Dans quelle vascularite trouve-t-on des Ac anti-PR3 ?
Granulomatose avec polyangéite
Vous recevez une jeune fille de 19 ans avec des lésions du visage et du dos à type de papules et de comédons. Quel est le diagnostic ?
Acné juvénile
Quelles sont les lésions primaires de l’acné ?
Lésions rétentionnelles : papules + comédons
Lésions inflammatoires : pustules + nodules
Séborrhée
/!\ les cicatrices sont des lésions secondaires
Définition d’une pustule
Définition d’une vésicule
Lésion élémentaire en relief, à contenu liquidien clair < 5 mm
Définition d’une bulle
Lésion élémentaire en relief, à contenu liquidien clair > 5 mm
Définition d’une papule
Définition d’une macule
Définition d’un nodule
Quels sont les traitements de première intention devant une acné légère ?
Traitement topique avec rétinoïdes ou peroxyde de benzoyle
En cas de résistance aux traitement topiques, quels sont les traitements de l’acné possibles ?
Traitements systémiques : cyclines en première intention ou gluconate de zinc si grossesse
/!\ Après guérison, traitement d’entretien par topiques
En cas de résistance aux traitements topiques et aux cyclines, quel est le traitement à proposer pour l’acné ?
Isorétinoïde
Quelles sont les modalités de prescription de l’isorétinoïdes ?
Test de grossesse tous les mois moins de 3 jours avant d’aller chercher le traitement à la pharmacie puis 5 semaines à l’arrêt du traitement
Contraception
Signature du formulaire de soin
Surveillance biologique BHC + AEL tous les 3 mois
Dose à atteindre avec l’isorétinoïde
Entre 120 et 150 mg/j de dose cumulée
Quels sont les 2 grands cadres à évoquer devant un exanthème maculopapuleux ?
Virose
Toxidermie
A quel délai après la prise d’un traitement apparaît l’exanthème maculopapuleux toxidermique ?
Entre 4 jours et 2 semaines
(dit “exanthème du 9è jour)
Quels sont les signes cliniques de Dress syndrome ?
Exanthème étendu > 50% de la surface corporelle
Oedème du visage et des extrémités
Adénopathies
Fièvre
Quels sont les anomalies biologiques vues dans le Dress ?
Hyperéosinophilie
Hyperlymphocytose et syndrome mononucléosique
Perturbation du bilan hépatique
Réactivation des herpès virus
Quelles sont les causes d’érythrodermie ?
Pso
Dermatite atopique
Dress
Gale
VIH
Vous recevez un patient chez qui votre examen clinique est compatible avec un chancre syphilitique. Quel(s) examen(s) complémentaire(s) prescrivez-vous pour affirmer le diagnostic et compléter le bilan?
a. Une sérologie syphilis
b. Une PCR syphilis sur 1er jet d’urine
c. Une biopsie du gland
d. Une sérologie VIH
e. Une sérologie Chlamydia et gonocoque
AD
Ne pas oublier le bilan des autres IST (pas PCR sur urines pour gono et chlamydia -> réponse E fausse)
Vous posez finalement le diagnostic de syphilis primaire. Laquelle (lesquelles) de ces propositions thérapeutiques est (sont) exacte(s) ?
a. Vous traitez le patient par amoxicilline per os pendant 14 jours.
b. Vous traitez le patient par injection intramusculaire unique de benzathine pénicilline G.
c. Vous traitez le patient par doxycycline pendant 14 jours en cas d’allergie à la pénicilline.
d. Un syndrome grippal avec fièvre et myalgies quelques heures après le début de l’antibiothérapie doit faire évoquer en premier lieu une allergie aux antibiotiques.
e. La syphilis est une maladie à déclaration obligatoire.
BC
Que doit vous faire suspectez cette image ?
Mélanome
Quel(s) est (sont) le(s) facteur(s) de risque de mélanome que vous recherchez à l’interrogatoire ?
a. Exposition solaire intense avec coups de soleil dans l’enfance
b. Immunodépression
c. Syndrome des naevus atypiques
d. Antécédent familial de mélanome
e. Phototype IV, V et VI
ABCD
E : phototype de 1 à 3
Vous voyez un patient avec une lésion suspecte de mélanome. Vous réalisez une exérèse sans marges de la lésion qui vous confirme le diagnostic de mélanome superficiel extensif (SSM).
Quel(s) est (sont) le(s) facteur(s) histologique(s) pronostique(s) que vous recherchez dans le compte-rendu anatomopathologique ?
A. Ulcération
B. Indice de Breslow
C. Degré de différenciation
D. Nécrose tumorale
E. Anomalies cytonucléaires
AB
Facteurs histopronostiques sur la pièce d’exérèse : Breslow, ulcération, index mitotique
Quelles sont les indications du ganglion sentinelle dans le mélanome ?
Breslow > 1mm
Ulcération (clinique ou anapath)
Rappelez les marges de sécurité à respecter dans l’exérèse d’un mélanome
Selon le Breslow +++ :
- intra-épidermique : 0,5 cm
- < 1 mm : 1 cm
- < 2mm : 1 à 2 cm
- > 2mm : 2 cm
Vous avez traité un patient pour un mélanome Il vous demande comment éviter que son fils de 3 ans développe lui aussi un mélanome. Que lui répondez-vous ?
a. Le mélanome chez l’enfant est exceptionnel, en dehors des mélanomes sur naevus congénital géant.
b. Une photoprotection par écran total est recommandée afin que son enfant puisse jouer à la plage en maillot de bain toute la journée.
c. Une protection solaire par chapeaux, vêtements couvrants, et le fait de rester à l’ombre et ne pas s’exposer volontairement au soleil sont à recommander.
d. Une photothérapie en cabines UV permettra d’habituer la peau au soleil et limitera le risque de mélanome.
e. Les coups de soleil multiples dans l’enfance sont un facteur de risque de développer un mélanome à l’âge adulte.
ACE
Lors d’un examen clinique systématique, vous remarquez une lésion sur le dos de la main gauche du patient. La lésion est apparue en 3 mois, est infiltrée, bourgeonnante avec un centre érosif et saigne au contact. Qu’évoquez vous ?
Carcinome épidermoïde
Vous voyez une femme âgée de 85 ans, avec antécédent de maladie de Parkinson, de diabète de type 2 sous régime seul et d’obésité. Cette patiente présente depuis 3 semaines des lésions prurigineuses du tronc et des membres avec apparition depuis quelques jours de bulles sur les bras et les jambes.
Quel(s) élément(s) de votre interrogatoire et votre examen clinique est (sont) exact(s) parmi les propositions suivantes?
a. La présence de lésions muqueuses serait en faveur d une pemphigoïde bulleuse
b. La présence de bulles tendues sur des placards “urticariens” est très évocatrice de pemphigoïde bulleuse
c. La présence d’érosions buccales et génitales profuses est très évocatrice de pemphigoïde bulleuse.
d. La présence de ces bulles tendues est évocatrice d’une infection à herpes virus (HSV- 1 ou 2)
e. La co-existence de bulles et d’érosions post-bulleuses vous fait évoquer un diagnostic de varicelle.
B
Quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) afin de confirmer le diagnostic de pemphigoïde bulleuse ?
a. Vous réalisez une biopsie cutanée au niveau d’une bulle tendue pour rechercher un clivage sous-épidermique en analyse anatomopathologique.
b. Vous réalisez une biopsie cutanée pour immunofluorescence directe en peau péri-bulleuse pour recherche d’un dépôt en résilles d’Ig A et de C3.
c. La présence d’une augmentation des polynucléaires neutrophiles à la NFS est en faveur d’une pemphigoïde bulleuse.
d. Une immunofluorescence indirecte doit être réalisée sur la biopsie cutanée.
e. La présence d’anticorps anti-membrane basale en immunofluorescence indirecte est en faveur d’une pemphigoïde bulleuse.
AE
B : en résilles = pemphigus
C : PN éosinophiles
D : Attention : IF directe sur les tissus, IF indirecte dans le sang
Quel est votre diagnostic ?
a. Mélanome de Dubreuilh
b. Kératose actinique
c. Kératose séborrhéique
d. Carcinome basocellulaire
e. Kyste sébacé
D
Lésion perlée avec télangiectasie
Quelles sont les connectivites fréquemment pourvoyeuses de Raynaud ?
Ce sont les connectivites : sclérodermie +++, lupus, connectivite mixte.
Les signes devant alerter sont : absence d’antécédent familiaux, sexe masculin, atteinte asymétrique ou des pouces, manœuvre d’Allen positive, signes systémiques associés
Définition d’une érythrodermie
Erythème touchant au moins 90% de la surface corporelle accompagné de desquamation et d’oedème
Citer des causes d’érythrodermie
Toxidermie
Eczéma et dermatite atopique
Psoriasis
Gale profuse
VIH
Lymphome HTLV1
Syndrome de Sézary
Clinique d’un hémangiome
Tuméfaction élastique, dépressible, apparaissant dans les premiers mois de vie avec progression pendant plusieurs mois puis régression sur plusieurs années
Quelles sont les principales causes de prurit sine materia ?
Dysthyroïdie
Cholestase
Insuffisance rénale chronique
Polyglobulie (prurit à l’eau !)
La pemphigoïde bulleuse :
- est d’origine allergique
- est d’origine auto-immune
- est plus fréquente chez le sujet jeune
- montre des bulles tendues
- montre des bulles flasques
BD
La pemphigoïde bulleuse est une maladie auto-immune ciblant la jonction dermo-épidermique.
Elle touche le sujet âgé, le plus souvent avec comorbidités neurologiques ou ne mauvais état général.
Cliniquement, elle donne des bulles prurigineuses tendues sur fond érythémateux sans atteinte muqueuses.
Eléments du diagnostic de pemphigoïde bulleuse
Biopsie cutanée : bulles avec décollempent au niveau de la jonction dermo-épidermique et dépôts d’IgG et de C3 le long de la membrane basale à l’IFD
Biologie : hyperéosinophilie et présence d’Ac anti-membrane basale
Traitement d’une pemphigoïde bulleuse
Dermocorticoïdes très forts (Clobétasol) sur tout le corps jusqu’à disparition des lésions puis décroissance progressive sur 4 mois
Quelle est la prise en charge d’un ulcère veineux de jambe ?
Détersion + cicatrisation dirigée (pansement hydrocolloïdes / alginate de calcium)
Compression
Prise en charge de la douleur
Prévention du tétanos
Pour les ulcères étendus ou évoluant depuis plus de 6 mois, discuter la chirurgie
Présentation d’un ulcère veineux de jambe
Ulcère superficiel, indolore, exsudatif, touchant la partie inférieure de la jambe
Signes d’insuffisance veineuse : dermite ocre, varices, oedème, atrophie blanche
Pouls périphériques perçus et pied normalement perfusé
Présentation d’un ulcère artériel
Ulcère de petite taille, creusant et très douloureux
Signes d’ischémie en aval : perte des pouls périphériques, pied froid, IPS < 0,9
Prise en charge d’un ulcère artériel de jambe
Prise en charge de la douleur
Prévention du tétanos
Vasodilatateurs + analogues de la prostacyclines
Discuter amputation selon la gravité
Quelles complications évoquer devant un ulcère veineux ne cicatrisant pas ?
Surinfection
Dermatite de contact aux traitements / pansements
Carcinome épidermoïde +++ : faire systématiquement des biopsies si chronicité
Parmi les propositions qui suivent concernant les angio-oedèmes lesquelles sont vraies ?
a. Un angioedème qui accompagne une urticaire chronique spontanée (UCS) est un signe d’UCS grave
b. Un angioedème peut être histaminique
c. Un angioedème isolé, récidivant qui résiste aux antihistaminiques 1, à 4 fois leur dose usuelle, nécessite de faire un bilan
d. Un angioedème récidivant peut être dû à la prise d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion
e. Un angioedème récidivant peut être héréditaire
BCDE
Les angio-oedèmes sont des urticaires profondes : ils ne sont pas des signes de gravité +++.
On distingue 3 grands groupes : histaminiques, bradykiniques et neurotiques.
Leur prise en charge repose sur des anti-histaminiques en première intention (les formes histaminiques, les plus fréquentes, y répondent).
En cas de résistance, suspecter des angio-oedèmes bradykiniques (prise d’IEC ou d’AINS) ou neurotiques (histoire familial, signes digestifs associés).
/!\ bien différencier par un eczéma de contact : on a alors des anomalies de l’épiderme associées
Quel bilan proposer chez une patiente avec un urticaire persistant après plusieurs mois de prise d’antihistaminique 1 de 2ème génération ?
Devant un urticaire chronique (> 6 semaines) résistant un traitement de 4 à 8 semaines bien conduits, il faut réaliser un bilan : NFS + CRP + anti-TPO
Quel est le traitement de la dermatite séborrhéique ?
Traitement par antifongique prolongé
Quels sont les effets secondaires des dermocorticoïdes?
Veuillez choisir au moins une réponse :
a. une atrophie cutanée
b. une rosacée
c. une acné
d. un eczéma par sensibilisation de contact
e. une pigmentation cutanée
ABCD
E : dépigmentation cutanée
Quels sont les lésions élémentaires ne faisant pas partie de la rosacée?
a. les comédons fermés (microkystes)
b. les comédons ouverts (points noirs)
c. les télangiectasies
d. les pustules
e. les papules
CDE
Pas de lésion rétentionnelles : se voient dans l’acné
Traitement de la rosacée
Métronidazole topique
ou Doxycycline PO
/!\ CI aux dermocorticoïdes
Quel est l’agent microbiologique impliqué dans la rosacée ?
Demodex folliculorum
Devant une acné sévère (grade 4), lequel proposez vous en première intention ?
a. Association de Doxycycline per os et d’un traitement topique par peroxyde benzoyle et rétinoïde
b. Association de Doxycycline per os et d’un traitement topique par Benzoate de benzyle et rétinoïde
c. Association d’érythromycine per os et d’un traitement topique par Benzoate de benzyle et rétinoïde
d. Traitement par Doxycycline seule
e. Association de Doxycycline per os et d’un traitement topique par érythromycine en lotion
A
Association topique + systémique
Vous prescrivez un traitement par isotrétinoïne per os. Quel est le bilan pré thérapeutique recommandé ?
a. des BHCG quantitatifs plasmatiques à réaliser 3 jours avant la consultation
b. des transaminases
c. un dosage de cholestérol total et des triglycérides
d. une TSH
e. une créatininémie
ABC
Quels sont les effets secondaires d’un traitement par isotrétinoïne per os ?
a. une chéilite
b. des troubles de l’humeur
c. hypertension intra-crânienne en association avec certains médicaments
d. une néphrotoxicité
e. une tératogénicité
ABCE
Risque tératogène
Cytolyse
Dyslipidémie
Sécheresse : chéilite, conjonctivite, xérose
Troubles de l’humeur
Risque d’HTIC si association aux cyclines
Concernant l’isorétinoïde, comment prescrivez vous la contraception ?
a. Si la patiente utilise un préservatif pour chaque rapport, vous pouvez prescrire l’isotrétinoïne en vérifiant régulièrement biologiquement l’absence de grossesse
b. Vous prescrivez un contraception oestro-progestative
c. Vous débutez une contraception efficace au moins 1 mois avant le début du traitement
d. Vous débutez une contraception efficace au moins 10 jours avant le début du traitement
e. Vous poursuivez la contraception au moins 3 mois après la fin du traitement par isotrétinoïne
BC
Prescription obligatoire de contraception un mois avant le traitement et jusqu’à un mois après EN PLUS de la surveillance biologique des β-hCG
Quelles est (sont) la (les)lésion(s) élémentaire(s) sur le plan sémiologique ?
Bulles et vésicules
Quel diagnostic évoquer ?
Zona du V1
Bulles et vésicules systématisées au territoire du V1
Quel bilan demander devant un patient présentant un zona ?
NFS : recherche d’hémopathie
Sérologie VIH
Quel traitement est indiqué pour un zona évoluant depuis 2 jours chez une patiente de 25 ans sans antécédent ?
Valaciclovir PO
Quel est le traitement d’un zona chez un patient sous immunosuppresseurs pour un Crohn ?
Aciclovir IV
Parmi les étiologies suivantes, lesquelles doivent être évoquées devant une érythrodermie ?
a. poussée de dermatite séborrhéique
b. hémopathie cutanée type primitif type syndrome de Sézary
c. psoriasis érythrodermique
d. scarlatine
e. toxidermie médicamenteuse
BCE
Causes d’érythrodermie :
- toxidermie
- eczéma
- psoriasis
- infectieux : gale, VIH
- lymphome T
Ernestine présente un psoriasis touchant plus de 20 % de la surface corporelle avec un retentissement important sur ses activités quotidiennes et sa vie affective. Quels sont les traitements envisageables en l’absence de contre-indications en 1ère ou 2ème ligne thérapeutique ?
a. biothérapie : anti-TNF-alpha type adalimumab ou infliximab
b. biothérapie : anti-CD20 type rituximab
c. biothérapie : anti-IL17
d. biothérapie : anti-IL12/IL23 type ustekinumab
e. méthotrexate
ACDE
Christophe, 70 ans, présente ce type d’éruption touchant l’ensemble du tronc, le visage et les 4 membres. L’éruption évolue depuis 15j.
Quelles hypothèses diagnostiques sont compatibles avec cette sémiologie?
a. psoriasis
b. toxidermie de type exanthème maculo-papuleux
c. hémopathie cutanée primitive type syndrome de Sézary
d. dermatite atopique sévère en poussée
e. DRESS ou syndrome d’hypersensibilité
ACDE
Quelle est votre première hypothèse diagnostique devant cette lésion ?
Carcinome basocellulaire
Quel est le traitement d’intertrigo inter-orteils ?
Antifongique en crème pendant 3 semaines
Antifongique en poudre dans les chaussures / chaussettes
Cette lésion est apparue précocement dans la vie et s’efface à la vitropression. Quel est votre diagnostic ?
Angiome
QUEL DIAGNOSTIC ÉVOQUEZ VOUS EN PRIORITÉ
DEVANT CES LÉSIONS CUTANÉES
CICATRICIELLES CHEZ UNE JEUNE PATIENTE ?
A : psoriasis
B : Pytiriasis rosé de Gibert
C : dermatophytie
D : lupus discoïde
E : dermatite
séborrhéique
D
Lésions discoïdes, cicatricielles, chez une jeune patiente
QUELS ÉLÉMENTS SÉMIOLOGIQUES SONT A RECHERCHER EN FAVEUR D’UNE ROSACÉE?
A : des télangiectasies
B : des comédons
C : des pustules
D : des squames
E : un érythème oculaire
ABE
Ne pas oublier de rechercher une atteinte oculaire (signe de gravité +++) : risque de sécheresse oculaire et de kératite
QUEL EXAMEN COMPLÉMENTAIRE EST INDIQUÉ
EN CAS DE FORME PROFUSE DE DERMATITE
SÉBORRHÉIQUE?
A : une biopsie cutanée
B : une sérologie VIH
C : un prélèvement
bactériologique
D : un prélèvement
mycologique
E : aucun examen
B
QUEL EST VOTRE DIAGNOSTIC DEVANT CES LÉSIONS DES MAINS CHEZ UN PATIENT QUI CONSULTE POUR PRURIT GÉNÉRALISÉ?
Gale
Sillons scabieux et vésicules perlés sur les mains dans un contexte de prurit
Quelles sont les étiologies à évoquer devant un érythème noueux ?
Idiopathique +++
Infection : tuberculose, angine SBHA, VIH, VHB, VHC, EBV, PB19
Inflammation : sarcoïdose, MICI, Behçet
Hémopathie maligne
Quel est le traitement de première intention d’une dermo-hypodermite non nécrosante ?
Amoxicilline 10 jours
Antalgie
Quels arguments sont en faveur d’un ulcère veineux ?
A : une dépilation
B : une botte scléreuse
C : le caractère hyperalgique
D : une cyanose de déclivité
E : un antécédent de phlébite
BE
Ulcère veineux :
- caractéristiques de l’ulcère : superficiel et non douloureux, parfois de grande taille
- signes d’insuffisance veineuse : varice, atrophie scléreuse blanche, dermite ocre, oedème
Ulcère artériel :
- caractéristiques l’ulcère : creusant et très douloureux
- signes d’insuffisance artérielle : dépilation, peau pâle, lisse et froide, perte des pouls distaux
Quelles sont les complications des dermo-hypodermites non nécrosantes ?
Sepsis
DH nécrosante
Récidive +++ : indication à une contention veineuse au décours voire antibioprophylaxie si épisodes répétés
Quelle est la prise en charge d’un ulcère veineux ?
Antalgie
Prévention tétanos
Détersion fibrine (hydrogel ou alginates)
Cicatrisation dirigée par pansements avec hydrocellulaires / tulles vaselinés / hydrocolloïdes
Contention veineuse
DEVANT CES LÉSIONS CUTANÉES QUEL
TRAITEMENT PROPOSEZ-VOUS ?
A : dermocorticoïdes
B : antifongiques topiques
C : amoxicilline PO
D : antibiotiques topiques
E : valaciclovir
D
Lésions crouteuses mellicériques péribuccales chez une enfant : impétigo (S. aureus)
Traitement par pommade à la mupirocine 5 jours
Antibiothérapie PO si forme profuse : Augmentin chez l’enfant et Pyostacine chez l’adulte
QUEL(S) EXAMEN(S) PROPOSEZ-VOUS DEVANT CES LÉSIONS DOULOUREUSES DES MAINS SURVENANT AU FROID?
A : aucun examen
B : une biopsie cutanée
C : une radio de thorax
D : un dosage des anticorps anti-nucléaires
E : une capillaroscopie
DE
Bilan minimal devant tout Raynaud : FAN + capillaroscopie
Quels sont les diagnostics à évoquer devant un signe de Nikolsky positif à l’examen clinique ?
Pemphigoïde bulleuse
Epidermolyse staphylococcique
Nécrose épidermique toxique (Lyell ou Stevens-Johnson)
Rappel : le signe de Nikolsy correspond à l’apparition d’un décollement cutané / bulle à la friction de la peau saine et traduit une acantholyse, donc une atteinte inter-kératinocytaire
Parmi les propositions suivantes, laquelle (lesquelles) est(sont) une (des) contre-indication(s) au port d’une compression veineuse ?
A - Ulcère évoluant depuis plus de 6 mois
B - IPS > 1,4
C - TcPO2 < 30 mmHg
D - Thrombose veineuse septique
E - Phlegmatia caerulae
CDE
Les contre-indications à la compression veineuse sont :
- IPS < 0,6 (signe d’sichémie)
- TcPO2 < 30 mmHg : signe de microangiopathie
- phlegmatia caerulae : thrombose profonde association des signes veineux et artériels
- thrombose veineuse septique
Quelles sont les caractéristiques de l’exanthème morbiliforme ?
Macules et papules avec intervalles de peau saine
Signes cliniques de la rougeole
Phase invasive : signe de Koplik +++, fièvre, catarrhe oculorespiratoire
Phase éruptive : exanthème morbiliforme = avec intervalle de peau saine, débutant derrière les oreilles
Prise en charge d’une rougeole
Eviction de la collectivité pendant 5 jours
Traitement symptomatique
Vaccination des sujets non vaccinés
Ig polyvalents si femme enceinte, nourrisson de mère non immune ou sujet immunodéprimé
Déclaration obligatoire à l’ARS
Signes cliniques de la rubéole
Fièvre + syndrome pseudogrippal
Splénomégalie et adénopathies cervicales
Exanthème maculopapuleux fugace
Signes cliniques du mégalérythème (Parvo B19)
Fièvre + syndrome pseudogrippal
Exanthème maculopapuleux commençant aux joues (aspect souffleté) puis s’étendant au corps en cartes de géographie
Signes clinique de l’exanthème subit (roséole)
Fièvre
Exanthème maculopapuleux du visage et du tronc concommitant d’une chute thermique
Signes cliniques de la mononucléose infectieuse
Asthénie +++
Adénopathies + splénomégalie
Angine érythématopulpacée ou pseudomembraneuse
Exanthème maculopapuleux (surtout si prise d’Amox +++)
Prise en charge d’un impétigo étendue
Nettoyage à l’eau et au savon
Pristinamycine 7 jours ou Augmentin 7 jours chez l’enfant
Eviction 3 jours si les lésions ne sont pas recouvrables