Asthme Flashcards
Asthme: Types de facteurs déclencheurs
- Pro-inflammatoires
- Mixtes
- Irritatifs
Asthme: Facteurs déclencheurs pro-inflammatoires - Nommez-les
-
Allergènes
- Acariens, poussières
- Squames d’animaux
- Pollens
- Plumes, moisissures
-
Substances industrielles / exposition professionnelle
- Origine animale (lab)
- Origine végétale (farine, café, poussière de bois)
- Agents chimiques ou biologiques (nickel, isocyanates, sels de platine)
- Infections virales des voies respiratoires
Asthme: Facteurs déclencheurs mixtes - Nommez-les
-
Peuvent accentuer l’inflammation des bronches
- Polluants atmosphériques
- Fumée de cigarette
-
Peuvent causer un bronchospasme
- ASA, AINS
- Certains additifs alimentaires (sulfites, benzoates, glutamate)
- B-bloquants à crée un bronchospasme chez tous les asthmatiques
Asthme: Facteurs déclencheurs irritatifs - Physiopatho, exemples
- Ne cause pas d’inflammation bronchique
- Dépend du degré d’hyperréactivité de chaque asthmatique
-
Quelques exemples
- Inhalation d’air froid et variation de température
- Exercice physique
- Émotions fortes et stress
- Odeurs fortes
Asthme: Facteurs déclencheurs irritatifs - Expliquez exercice physique
- Le bronchospasme débute classiquement à l’arrêt de l’effort.
- Les symptômes seront maximum 10-15 minutes après l’effort et se résoudront dans les 60 minutes suivant l’arrêt.
Asthme: Présentation clinique - Physiopatho
- Asthme : Syndrome caractérisé par la présence de symptômes respiratoires persistants ou intermittents associés à une obstruction bronchique variable, généralement réversible et d’une hyperréactivité bronchique.
- L’inflammation bronchique et les changements de la structure bronchique (remodelage) sont tenus responsables des manifestations cliniques et physiopathologiques de l’asthme.
- Chez certains asthmatiques de longue date, il est possible d’avoir une obstruction bronchique fixe comme chez les patients atteints de MPOC
Asthme: Présentation clinique - Si asthmatique de longue date
Chez certains asthmatiques de longue date, il est possible d’avoir une obstruction bronchique fixe comme chez les patients atteints de MPOC.
Asthme: Définir
- Asthme : Syndrome caractérisé par la présence de symptômes respiratoires persistants ou intermittents associés à une obstruction bronchique variable, généralement réversible et d’une hyperréactivité bronchique
Asthme: Physiopatho
L’inflammation bronchique et les changements de la structure bronchique (remodelage) sont tenus responsables des manifestations cliniques et physiopathologiques de l’asthme
Asthme: Symptômes
- Épisodes transitoires de dyspnée avec cillements principalement expiratoires et de sensation d’oppression thoracique.
- Toux
- Expectorations mucoïdes
- Symptômes variables dans le temps et l’intensité : les symptômes sont pratiquement absents si l’asthme est bien contrôlé
- Les symptômes s’améliorent spontanément ou post-bronchodilatateur/antiinflammatoire.
- Symptômes pires la nuit ou tôt le matin (prob. en lien avec le rythme circadien hormonal)
Asthme: Symptômes typiques
- Toux périodique
- Oppression thoracique
- Sillements (wheezing)
- Dyspnée
- Expectorations
Asthme: Symptômes lors d’une crise sévère
- Élocution difficile
- Possible cyanose centrale
- Pencher vers l’avant les mains sur les cuisses
- Présence de tirage
Asthme: Symptômes - Fréquence, intensité
- Accrus en présence de stimuli
- Pratiquement absent si l’asthme est bien maitrisé
Asthme: Signes - Examen physique
- L’examen physique est habituellement normal dans l’asthme, sauf dans les cas de bronchospasme.
-
L’anomalie la + fréquemment rencontrée : sibilances expiratoires à l’auscultation pulmonaire
- Lorsque le bronchospasme s’intensifie, les sibilances deviennent audibles en inspiration et en expiration.
- Dans les cas très sévères, les bruits respiratoires peuvent diminuer jusqu’à l’obtention d’un thorax silencieux.
- Bronchospasme sévère : hypoxémie (cyanose centrale possible), tachypnée, tirage et utilisation des muscles accessoires, temps expiratoire prolongé, pouls paradoxal
-
Examen pulmonaire :
- Baisse des vibrations vocales
- Léger tympanisme possible
- Auscultation : prolongation de la phase expiratoire, baisse du murmure vésiculaire, sibilances (attention!!! Si elles diminuent = signe d’aggravation et de bronchoconstriction sévère)
Asthme: Signes - Anomalie la plus fréquente à l’examen physique + comment évolute-t-il avec la gravité?
- L’anomalie la + fréquemment rencontrée : sibilances expiratoires à l’auscultation pulmonaire
- Lorsque le bronchospasme s’intensifie, les sibilances deviennent audibles en inspiration et en expiration.
- Dans les cas très sévères, les bruits respiratoires peuvent diminuer jusqu’à l’obtention d’un thorax silencieux.
Asthme: Signes - Examen pulmonaire
- Baisse des vibrations vocales
- Léger tympanisme possible
- Auscultation :
- prolongation de la phase expiratoire,
- baisse du murmure vésiculaire,
- sibilances (attention!!! Si elles diminuent = signe d’aggravation et de bronchoconstriction sévère)
Asthme: Signes - Signe d’aggravation
- Auscultation :
- prolongation de la phase expiratoire,
- baisse du murmure vésiculaire,
- sibilances (attention!!! Si elles diminuent = signe d’aggravation et de bronchoconstriction sévère)
Asthme: Signes - Si bronchospasme sévère
- Hypoxémie (cyanose centrale possible)
- Tachypnée
- Tirage et utilisation des muscles accessoires
- Temps expiratoire prolongé
- Pouls paradoxal
Asthme: Critères de maîtrise
Asthme: Critères de maîtrise (tableau 2)
Asthme: Différences cliniques avec MPOC
- Âge apparition
- Tabac
- Expectorations
- Allergies
- Évolution de la max
- Spirométrie
- Symptômes cliniques
- ASTHME
- Âge apparition: Moins de 40 ans
- Tabac: Non causal (mais facteur mixte)
- Expectorations: Rares
- Allergies: Fréquentes, avec rhinites, eczéma
- Évolution de la max: Stable (avec exacerbations)
- Spirométrie: Souvent normale (limitation du débit d’air habituellement réversibles)
- Symptômes cliniques: Intermittents et variables
- MPOC
- Âge apparition: Plus de 40 ans
- Tabac: Exposition prolongée au tabac en général > 10 paquets/année
- Expectorations: Fréquentes
- Allergies: Pas d’association
- Évolution de la max: Limitation du débit d’air en bonne partie irréversible
- Spirométrie: Ne se normalise jamais
- Symptômes cliniques: Persistants
Asthme:
- Âge apparition
- Tabac
- Expectorations
- Allergies
- Évolution de la max
- Spirométrie
- Symptômes cliniques
- Âge apparition: Moins de 40 ans
- Tabac: Non causal (mais facteur mixte)
- Expectorations: Rares
- Allergies: Fréquentes, avec rhinites, eczéma
- Évolution de la max: Stable (avec exacerbations)
- Spirométrie: Souvent normale (limitation du débit d’air habituellement réversibles)
- Symptômes cliniques: Intermittents et variables
Asthme: Éléments amenant une suspicion clinique
- symptômes intermittents tels
- dyspnée,
- expectorations,
- intolérance à l’effort,
- oppression thoracique,
- sillements,
- toux
Asthme: Test de préférence
- Test de préférence : spirométrie
- La spirométrie est suffisante pour le diagnostic d’un syndrome obstructif
Asthme: Diagnostic
- Le diagnostic repose sur l’anamnèse et l’examen clinique.
- Il est confirmé par les épreuves fonctionnelles respiratoires.
- Le diagnostic des causes sous-jacentes et l’exclusion des autres causes de wheezing sont également importants.
- L’asthme et la BPCO sont parfois confondus; les symptômes et les résultats des épreuves fonctionnelles respiratoires sont similaires, mais ces troubles diffèrent sur le plan biologique, d’une manière non toujours cliniquement évidente.
Asthme vs BPCO
- **BPCO: Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO
-
L’asthme et la BPCO sont parfois confondus;
- les symptômes et les résultats des épreuves fonctionnelles respiratoires sont similaires,
- mais ces troubles diffèrent sur le plan biologique, d’une manière non toujours cliniquement évidente.
Asthme: Diagnostic - Examens possibles
- Spirométrie (test de préférence)
- Variabilité du débit expiratoire de pointe (DEP) (solution de rechange)
- Test de provocation (test de rechange)
Asthme: Diagnostic - Spirométrie - Résultats
- Spirométrie montrant une obstruction réversible des voies aériennes
- Rapport VEMS/CVF réduit
- ET
- Augmentation du VEMS après BD ou thérapie d’entretien
-
Critère de réversibilité
- VEMS augmente de plus de 200 mL
- VEMS augmente de plus de 12%
Asthme: Diagnostic - DEP - Résultats + critères de réversibilité
- Variabilité du débit expiratoire de pointe (DEP)
- Augmentation après la prise de BD ou thérapie d’entretien
- OU
- Cycle circardien
-
Critères de réversibilité
- 60 L/min, pour un minimum de plus de 20%
- OU
- plus de 8% selon les lectures biquotidiennes / plus de 20% selon de multiples lectures quotidiennes
Asthme: Diagnostic - Test de provocation - Résultats - Méthacholine + test à l’effort
-
Test de provocation à la méthacholine
-
Baisse du VEMS de plus de 20%
- moins de 4 mg/mL: diagnostic
- entre 4 et 16 mg/mL: limite
- plus de 16 mg/mL: normal
-
Baisse du VEMS de plus de 20%
- OU
-
Test de provocation à l’effort
- diminution de plus de 10-15% du VEMS après exercice
Asthme: Stratégie de traitement pour les 12 ans et plus
Asthme: Traitement initial
- Maîtrise rapide des symptômes
- Déterminer quel est le niveau de maîtrise optimal
- Déterminer le plus bas niveau de traitement qui permettra de maintenir cette maîtrise
Asthme: Principes de base de traitement
- Instituer un traitement axé sur l’amélioration à long terme de l’asthme
- Éviter les facteurs déclenchants, particulièrement les facteurs inflammatoires
- Donner la priorité au traitement de l’inflammation et, si requis, ajouter d’autres médicaments pour optimiser la maîtrise de l’asthme
- Assurer un enseignement et un suivi adéquat
Asthme: Traitement - Mesures non pharmaco
- Éviter les facteurs déclenchants
- Allergènes
- Irritants
- Médicaments: AINS, bêta-bloquants
- Bonnes habitudes de vie
- Exercice physique régulier
Asthme: Traitement pharmacologique
-
Anti-_inflammatoires_ (pour cibler l’inflammation bronchique)
- Corticostéroïdes inhalés : doivent être pris à chaque jour pour être pleinement efficaces
-
Bronchodilatateurs (pour relaxer le muscle lisse bronchique responsable du bronchospasme)
- À courte action : médication de secours
- À longue action : médication d’entretien (toujours utiliser en association avec les CSI !!!)
Asthme: Traitement - Implication du patient
- Avec une maladie chronique comme l’asthme, il est important d’impliquer activement le patient dans la prise en charge de sa maladie.
- Il est donc recommandé de référer le patient à un éducateur en asthme qui effectuera une intervention éducative (enseignement) incluant les éléments suivants :
- Éducation globale sur l’asthme : mécanismes, manifestations, caractéristiques d’une bonne maîtrise, comorbidités
- Autogestion : plan d’action, mesure des débits de pointe PRN
- Intervention sur les comportements : assainissement de l’environnement, tabagisme, perte de poids, éviter les allergènes et irritants
- Médication : Rôle, effets secondaires, technique d’inhalation, adhérence, éviter les AINS et les bêta-bloqueurs
Asthme: Complications
- Non compliance au traitement (parfois lourd)
- Effets délétères de la corticothérapie PO (hypercorticisme – syndrome de Cushing)
- La corticothérapie inhalée n’a pas d’effets systémiques.
- Exacerbation d’une crise d’asthme (4 stades)
Asthme: Complications - Exacerbation d’une crise d’asthme - Stades
- 1. Hyperventilation + alcalose respiratoire
- 2. Apparition d’une hypoxémie
-
3. Hypoxémie se détériore = fatigue du patient; normalisation du pH et de la pCO2 (car le patient n’a plus la capacité d’hyperventiler).
- La décompensation respiratoire est alors imminente.
-
Insuffisance respiratoire majeure avec rétention de CO2 et acidose.
* Une assistance ventilatoire est alors nécessaire.
-
Insuffisance respiratoire majeure avec rétention de CO2 et acidose.
Asthme: Symptômes lorsque asthme contrôlé
Les asthmatiques bien contrôlés sont normalement asymptomatiques.
Asthme: Symptômes lors des crises
- Dyspnée
- Sensation de constriction thoracique
- Wheezing audible
- Toux : chez certains patients, la toux peut être le seul symptôme
- La symptomatologie peut suivre un rythme circadien et s’aggraver la nuit, souvent autour de 4h am.
Asthme: Signes lors de crises
- Wheezing : peut être présent seulement durant l’expiration, ensuite durant les 2 phases (en cas de bronchoconstriction sévère = thorax silencieux)
- Pouls paradoxal : baisse de la TA systolique > 10 mmHg lors de l’inspiration
- Tachycardie, tachypnée
- Tirage (utilisation des muscles accessoires)
- Prolongement de la phase expiratoire
Asthme: Signes et sx lors d’exacerbations sévères
- Incapacité de faire une phrase
- Troubles de l’état de conscience : agitation, confusion, somnolence, inconscience
- Tachypnée : RR > 30/min
- Tachycardie : FC > 120/min
- Pouls paradoxal > 15 mmHg
- Hypoxémie : PaO2 < 60 mmHg ou saturation < 90%
- Thorax silencieux
- Hypercapnie : PaCO2 > 42 mmHg
- Hyperinflation
- Cyanose
- VEMS ou DEP < 40% des valeurs habituelles du patient
- On observe, rarement, un pneumothorax ou un pneumomédiastin à la rx thorax
Asthme: Urgence du bronchospasme
- Cette patiente présente un bronchospasme aigu modéré à sévère (ici présenté dans un contexte allergique).
- Il s’agit d’une urgence médicale, et ce, peu importe l’âge du patient.
Asthme: Traitement lors de bronchospasme
- Les agonistes des récepteurs β-2 adrénergiques à début d’action rapide sont la pierre angulaire du traitement de la crise d’asthme aigüe.
- En plus de leur innocuité chez l’enfant, ils peuvent être donnés sans crainte à la femme enceinte.
- Les bronchodilatateurs anticholinergiques comme l’ipratropium sont conseillés comme traitement d’appoint seulement dans les crises graves.
- Finalement, les corticostéroïdes par voie orale ou parentérale devraient être prescrits d’entrée de jeu dans le traitement du bronchospasme aigu.
- Le but est d’éviter l’évolution vers une insuffisance respiratoire.
Status asthmaticus
Le terme status asthmaticus (état de mal asthmatique) décrit un bronchospasme sévère, intense et prolongé qui résiste au traitement.
Asthme: Complications - ABPA
- Aspergillose Broncho-pulmonaire Allergique (ABPA)
- L’aspergillose bronchopulmonaire allergique est une réaction d’hypersensibilité à Aspergillus sp. qui survient le plus souvent chez le sujet asthmatique, mais parfois en cas de mucoviscidose, elle peut être responsable de ou contribuer à des bronchectasies.