Chapitre 2 Glossaire Flashcards
Alcmaeon (vers 500 av. J.-C.)
Il fut un des premiers médecins grecs à s’écarter de la magie et de la superstition qui imprégnaient la médecine dite sacrée et à élaborer une compréhension et un traitementnaturalistes de la maladie.
Allégorie de la caverne
Allégorie de Platon qui expliqueque des individus vivent leur existence parmi les ombresde la réalité définie par l’expérience sensorielle plutôtque dans la vraie réalité qui dépasse cette expérience.
Âme rationnelle (ou intellective)
Selon Aristote, type d’âme propre à l’être humain qui intègre les fonctions de l’âme végétative et de l’âme sensitive. Ce type d’âme permet la réflexion sur les événements du monde matériel (raison passive) et l’abstraction des concepts caractérisent les événements du monde matériel (raison active).
Âme sensitive
Selon Aristote, type d’âme que les animaux possèdent. Elle inclut les fonctions accomplies par l’âme végétative, et elle confère la capacité d’interagir avec l’environnement et de retenir l’information perçue dans l’environnement.
Âme végétative
(ou nutritive) Type d’âme que les plantes possèdent. Elle permet seulement la croissance, l’assimilation de la nourriture et la reproduction.
Analogie de la ligne divisée
Illustration par Platon de son idée selon laquelle il y a une hiérarchie de la compréhension. Le niveau le moins élevé de la compréhension est fondé sur des images des objets physiques. Le niveau suivant consiste à appréhender les objets empiriques eux-mêmes, mais cette compréhension ne conduit qu’à l’opinion. On parvient ensuite à une compréhension des principes mathématiques abstraits, puis à celle des formes. Enfin, la compréhension la plus élevée (la véritable connaissance) concerne la forme du bien et implique une connaissance de toutes les formes ainsi que de leur organisation.
Anaxagore (vers 500-428 av. J.-C.)
Ce philosophe croyait que toute chose est issue d’un nombre infini d’éléments (germes) et contient tous les éléments; ce qui différencie une chose d’une autre dépend des éléments prédominent. L’esprit fait exception en ce sens qu’il ne contient aucun autre élément mais peut ce combiner avec d’autre éléments, créant ainsi la vie.
Anaximandre (vers 610-547 av. J.-C.)
Ce philosophe proposa l’hypothèse selon laquelle le principe fondamental est l’« infini » ou l’« indéfini » et il formula une théorie rudimentaire de l’évolution.
Animisme
Attitude consistant à croire que toute chose naturelle est vivante.
Anthropomorphisme
Attitude consistant à attribuer à la nature ou aux choses des qualités et des réactions humaines.
Aristote (384-322 av. J.-C.)
Ce philosophe affirmait que l’expérience sensorielle est à la base de toute connaissance, mais que les cinq sens et le sens commun ne font que
fournir l’information dont la connaissance est issue.Aristote croyait aussi que toute chose dans la naturepossède une entéléchie (une raison d’être) qui détermine
son potentiel. La raison active, considérée comme la partie immortelle de l’âme, permet aux hommes de développer son potentiel. La raison active, comme tout devait avoir une cause, Aristote postulait qu’un Premier Moteur est à l’origine de toute chose dans le monde, mais que ce Premier Moteur n’est lui-même causé par rien. (Voir aussi Premier Moteur.)
Associationnisme
Croyance philosophique selon laquelle les phénomènes mentaux comme l’apprentissage, le souvenir et l’imagination peuvent être expliqués par les lois de l’association.
Cause efficiente
Selon Aristote, force qui transforme une chose.
Cause finale
Selon Aristote, raison d’être de toute chose.
Cause formelle
Selon Aristote, forme particulière que prend toute chose.
Cause matérielle
Selon Aristote, ce dont une chose est fait
Cosmologie
Étude de l’origine de l’Univers, de sa structure et des processus qui le régissent.
Définition inductive
Technique utilisée par Socratelorsqu’il examinait les nombreux exemples individuelsd’un concept pour découvrir ce qu’ils avaient en commun.
Démocrite (vers 460-370 av. J.-C.)
Ce philosophe proposa l’idée que les atomes sont les éléments primordiaux. Toute chose de la nature, y compris les hommes, peut s’expliquer par les atomes et l’activité atomique. Démocrite fut le premier à formuler une théorietotalement matérialiste du monde et des hommes.
Devenir
Selon Héraclite, état de toute chose dans l’Univers. Rien n’est statique et immuable; toute chose del’Univers est plutôt dynamique-c’est-à-dire en devenir.
Eidola
Minuscules copies qui, selon certains philosophesde la Grèce antique, émanent de la surface des choses del’environnement et leur permettent d’être perçues.
Élémentisme
Croyance selon laquelle même les objetscomplexes peuvent être compris en étudiant les élémentsdont ils sont issus.
Empedocle (vers 490-430 av. J.-C.)
Ce philosophe supposa que la terre, le feu, l’air et l’eau sont les quatre éléments dont toute chose, incluant l’humain, est issue, et que deux forces, soit l’amour et la haine, combinent et séparent en alternance ces éléments. Empedocle fut le premier philosophe à proposer une théorie de la perception, et il formula une théorie de l’évolution qui comportait une forme rudimentaire de sélection naturelle.
Entéléchie
Selon Aristote, raison d’être de toute chose, qui demeure potentielle jusqu’à ce qu’elle soit accomplie.La raison active, par exemple, est l’entéléchie de l’êtrehumain, mais elle demeure à l’état potentiel chez de nombreuses personnes.
Essence
Nature fondamentale d’une chose, sescaractéristiques propres qui lui donnent son identité unique.
Être
Une chose qui ne change pas et qui peut dès lorsêtre connue, en principe, avec certitude. Être suppose lastabilité et la certitude; devenir implique l’instabilité et l’incertitude.
Évocation
Pour Aristote, recherche mentale active dusouvenir d’expériences passées.
Formes
Selon Platon, réalités abstraites et pures qui sont immuables et permanentes et, par conséquent,connaissables. Ces formes créent des manifestations imparfaites d’elles-mêmes lorsqu’elles interagissent avec la matière.Ce sont ces manifestations imparfaites des formes quisont les objets de nos perceptions.
Galien (vers 130-200 apr. J.-C.)
Ce médecin associa un tempérament à chacune des quatre humeurs d’Hippocrate; ce faisant, il formula une théorie rudimentaire de la personnalité.
Gorgias (vers 485-380 av. J.-C.)
Sophiste, il croyait quela seule réalité qu’une personne peut percevoir est saréalité subjective, et que cette réalité ne peut jamais êtrecommuniquée fidèlement à une autre personne.
Héraclite (vers 540-480 av. J.-C.)
Ce philosophe affirma le feu est l’élément primordial parce que, en présence de celui-ci, rien ne reste dans son état intial. Ilconsidérait que le monde est en mouvement perpétuelet se demandait donc ce qu’on peut connaître avec certitude.
Hippocrate (vers 460-377 av. J.-C.)
Il est considéré comme le père de la médecine moderne parce qu’il croyait que la maladie a des causes naturelles et non surnaturelles. Pour Hippocrate, la santé est fonction d’un équilibre des quatre humeurs corporelles, tandis que la maladie traduit un déséquilibre. Le rôle du médecin est de favoriser l’aptitude naturelle du corps à se guérirlui-même.
Imagination
Selon Aristote, expression des imagesretenues des expériences passées.
Introspection
Examen minutieux que fait une personnede ses propres expériences intérieures.
Juste milieu
Règle d’or qu’Aristote proposait de suivrepour éviter les excès et vivre une vie sous le sceau de la modération.
Loi de la contiguïté
Une des lois de l’association voulantla pensée d’une chose tend à entraîner la pensée dechoses qui sont habituellement vécues parallèlement à celle-là.
Loi de la fréquence
Loi selon laquelle plus desexpériences sont vécues simultanément, plus elles deviennenten général associées dans la mémoire.
Loi de la similarité
Loi voulant que la pensée d’une chose amène à penser à des choses semblables.
Loi des contraires
Loi qui explique que la pensée d’une chose suscite la pensée de choses qui sont ses contraires.
Lois de l’association
Lois d’Aristote auxquelles il attribue le fait de retenir des événements dans la mémoire vertu d’un lien entre eux. Pour lui, les lois del’association sont celles de la contiguïté, des contraires, de la similarité et de la fréquence.
Magie
Cérémonies et rituels visant à influencer les esprits.
Médecine sacrée
Type de médecine pratiquée par des prêtres dans les temples de la Grèce antique et qui reposait sur la superstition et la magie. Alcmaeon et Hippocrate, entre autres, la critiquèrent vigoureusement et contribuèrent à développer la médecine naturaliste une médecine cherchant les causes naturelles de la maladie plutôt que des causes surnaturelles.
Nihilisme
Croyance selon laquelle toute recherche d’une vérité universelle (interpersonnelle) est vouée à l’échec puisque la perception de la vérité varie d’une personne à l’autre. Autrement dit, il n’y a pas de vérité. Les sophistes étaient nihilistes.
Orphisme
Religion dont la croyance principale était que l’âme devenait prisonnière du corps en raison d’une transgression qu’elle avait commise. Selon cette religion l’âme suivait un cercle de transmigrations jusqu’à ce qu’elle soit purgée du péché, moment où elle pouvait alors échapper à l’existence terrestre et retourner à son existence pure et divine parmi les dieux. On considérait que certaines pratiques de magie aidaient à libérer l’âmedu corps qui était son tombeau.
Paradoxe de Zénon
Raisonnement selon lequel, pour passer d’un point A à un point B, on doit d’abord parcourir la moitié de la distance entre ces points, puis la moitié de la distance restante, et ainsi de suite. Comme ce processus doit se répéter un nombre infini de fois, Zénon avait conclu qu’un objet parti d’un point A ne peut jamais, en toute logique, atteindre le point B.
Parménide (né vers 515 av. J.-C.)
Ce philosophe croyait le monde est solide, immuable et immobile et que par conséquent, toute apparence de changement ou de mouvement est une illusion.
Physis
Substance ou élément primaire dont toute chose serait issue.
Platon (vers 427-347 av. J.-C.)
D’abord disciple de Socrate, ce philosophe fut ensuite influencé par les pythagoriciens. Il postula l’existence d’un monde abstrait de formes ou d’idées qui, lorsqu’elles se manifestent dans la matière, constituent les objets du monde physique. La seule véritable connaissance est celle des formes, et on ne peut l’atteindre qu’en étudiant le contenu inné de l’âme. Selon Platon, l’expérience sensorielle nuit à la connaissance et doit être évitée.
Premier Moteur
Selon Aristote, réalité pure, principe qui donne sa raison d’être, ou cause finale, à la nature, mais qui n’est lui-même causé par rien. Dans la philosophie d’Aristote, le Premier Moteur est une nécessité logique.
Protagoras (vers 485-410 av. J.-C.)
Étant un sophiste, il enseignait que « l’homme est la mesure de toute chose » En d’autres mots, ce qu’on considère comme la vérité varie selon l’expérience individuelle de chacun; par conséquent, il n’y a pas de vérité objective, seulement des versions de la vérité.
Pythagore (vers 580-500 av. J.-C.)
Ce philosophe pensaitqu’un monde abstrait reposant sur les nombres et lesrelations numériques exerce une influence sur le mondematériel. II formula une théorie dualiste des hommessuivant laquelle nous aurions, en plus d’un corps, unesprit (une âme) qui pourrait, par le raisonnement,comprendre le monde abstrait des nombres. En outrePythagore croyait que l’âme humaine est immortelle. Saphilosophie eut une influence considérable sur Platon et par l’intermédiaire du christianisme, sur tout le mondeoccidental.
Raison active
Selon Aristote, faculté de l’âme à chercherles les essences ou les concepts abstraits qui se manifestent dans le monde physique. Aristote croyait que cette partie de l’âme est immortelle.
Raison passive
Selon Aristote, utilisation pratique del’information fournie par le sens commun.
Réductionnisme
Tentative d’expliquer les objets ou les événements d’un domaine en utilisant la terminologie, les concepts, les lois et les principes d’un autre domaine. L’explication d’un phénomène observable (domaine 1) à l’aide de la théorie atomique (domaine 2) en est un exemple; l’explication du comportement humain et de la cognition (domaine 1) à l’aide des principes biochimiques (domaine 2) en est un autre. En sens, on peut dire que les événements du domaine 1 sont réduits aux événements du domaine 2.
Religion olympienne
Religion fondée sur la croyance aux dieux olympiens tels que décrits par Homère. Cette religion tendait à prévaloir au sein des classes favorisées, tandis que l’orphisme était plus populaire chez les paysans, les ouvriers et les esclaves.
Scala naturae
Croyance d’Aristote selon laquelle la nature s’organise en suivant une hiérarchie qui va de la matière informe au Premier Moteur. Dans cette grandehiérarchie, la seule chose plus élevée que l’humain est le Premier Moteur.
Sens commun
Selon Aristote, aptitude située dans le cœuret qui synthétise l’information perçue par les cinq sens.
Socrate (vers 470-399 av. J.-C.)
Ce philosophe rejetal’hypothèse des sophistes selon laquelle il n’y a pas devérité discernable au-delà de l’opinion individuelle.Socrate croyait qu’en examinant un certain nombre demanifestations différentes d’un concept, on peut définirclairement et précisément le concept général lui-même.Ces définitions générales sont stables et intelligibles et,lorsqu’elles sont connues, elle guident la conduite morale.
Solipsisme
Croyance selon laquelle la réalité subjectived’une personne est la seule réalité qui existe et qui peut être connue.
Sophistes
Groupe de maîtres qui pensaient que la « vérité » est ce que les gens croient qu’elle est. Pour convaincre d’autres personnes qu’une chose est « vraie », un individu a besoin de bonnes aptitudes decommunication; ce sont ces aptitudes que les sophistes enseignaient.
Souvenir
Pour Aristote, réminiscence passived’expériences passées.
Téléologie
Croyance selon laquelle la nature a une raisond’être. La philosophie d’Aristote était téléologique.
Thalès (vers 625-547 av. J.-C.)
Il est souvent considéré comme le premier philosophe parce qu’il a tenté de donner des explications naturelles plutôt que surnaturelles pour appréhender le monde. Encourageantl’évaluation critique de ses propres idées et de cellesdes autres, Thalès est reconnu pour avoir amorcé l’âged’or de la philosophie grecque. Il croyait que l’eau estl’élément primaire dont toute chose est issue.
Théorie de l’esprit
L’aspect du développement cognitif touche la capacité de deviner les croyances, lessentiments, les projets et les intentions comportementales d’autrui.
Théorie de la connaissance
Croyance de Platon selon laquelle on acquiert la connaissance en se souvenantd’expériences que l’âme a vécues lorsqu’elle baignaitparmi les formes, avant d’entrer dans le corps.
Théorie des formes
Théorie de Platon selon laquelle laréalité ultime consiste en des idées ou formes abstraitesqui correspondent à tous les objets du monde matériel.La connaissance de ces abstractions est innée et ne peutêtre atteinte que par l’introspection.
Transmigration de l’âme
Croyance orphique selonlaquelle l’âme, en raison d’une transgression, est vouéeà errer d’une prison terrestre (un corps) à une autrejusqu’à qu’elle soit purifiée. Cette transmigrationpeut se produire à différents moments dans les plantes, animaux et les hommes, lorsque l’âme cherche la rédemption.
Xénophane (vers 560-478 av. J.-C.)
Ce philosophe affirmait que les hommes avaient eux-mêmes créé les dieux à leur image. Il fit remarquer que les gens à la peaufoncée vénéraient des divinités à la peau foncée; les gensà la peau claire, des dieux à la peau claire. Xénophanepostulait que si les animaux créaient des dieux, ceux-ciauraient les mêmes traits qu’eux. Il postula l’existenced’un dieu tout-puissant dépourvu d’attributs humains,mais affirma que toutes les croyances étaient douteuses,y compris les siennes.
Zénon d’Élée (vers 495-430 av. J.-C.)
Disciple de Parménide connu pour ses démonstrations et ses fables astucieuses.