02l - Définitions Flashcards
La transversalité budgétaire
Condition qui, lorsqu’elle est remplie, veut que les recettes actualisées sont équivalentes aux dépenses actualisées.
Les facteurs de la soutenabilité de la dette publique
- Le taux de croissance ;
- L’inflation ;
- Le stock de dette de l’État ;
- Le déficit primaire.
Le solde public stabilisant
Le solde budgétaire qui maintient stable le ratio dette/PIB, c’est-à-dire qui fait varier la dette publique à un rythme strictement identique à celui de la croissance.
Une économie de marché
« Une économie où les individus et les entreprises privées prennent la plupart des grandes décisions » (Samuelson et Nordhaus, Économie, 2000).
Stop and go
Politique budgétaire de pilotage du cycle successivement restrictive et accommodante.
La répression financière
La décision officielle de réserver à des usages publics (et habituellement à des taux inférieurs à ceux du marché) les fonds qui seraient autrement allés à d’autres emprunteurs :
- Obtention par l’État de prêts préférentiels auprès de publics intérieurs captifs (fonds de pension, banques nationales) ;
- Plafonnement explicite ou implicite des taux d’intérêt ;
- Réglementation des mouvements de capitaux transnationaux ;
- Liens plus étroits entre l’État et les banques, par une participation publique explicite ou par une lourde « pression morale ».
II. Parfois, la répression financière s’accompagne de l’imposition de réserves obligatoires relativement élevées, de taxes sur les transactions boursières, de l’interdiction des ventes d’or ou du placement de montants élevés de titres non négociables de dette publique. Elle fait aujourd’hui partie de la « réglementation macroprudentielle », qui vise à préserver la santé du système financier tout entier.
Les fonds de secours européen
Le Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF)
Le Mécanisme européen de stabilité (MES)
Le système Target 2
Système de paiement permettant aux banques de l’Union européenne de transférer des fonds en temps réel dans tout le territoire de l’Union.
Il se distingue du système Target 1 en ce qu’il permet aux banques de se connecter à la plateforme en se reliant au réseau SWIFT sans passer par les banques centrales.
Ajustement des prix relatifs
En cas de taux de change réel surévalué (également possible dans une union monétaire) :
- La hausse des salaires est moins rapide que celle de la productivité du travail ;
- → Baisse des coûts salariaux unitaires ;
- → dépréciation du taux de change réel.
Le système financier
Les marchés financiers, les intermédiaires financiers et les infrastructures financières.
(BCE)
Rôle des marchés financiers
Les marchés financiers obligataires, d’actions, de change ou de matières premières permettent le financement direct de l’économie en assurant, sans intermédiaires, les transferts de fonds des prêteurs/épargnants vers les emprunteurs (consommateurs et investisseurs).
Rôle des intermédiaires financiers
Les intermédiaires financiers (banques, assurances, institutions financières monétaires) permettent le financement direct ou intermédié de l’économie en recueillant les fonds des épargnants et en utilisant leurs dépôts pour assurer une activité de prêt.
Rôle des infrastructures financières
Les chambres de compensations, centralisateurs, banques centrales, etc. sont les supports techniques qui permettent le transfert de paiements ainsi que l’échange, la compensation et le règlement des titres.
La stabilité financière
(définition officielle)
La situation du système financier « capable de résister aux chocs, c’est-à-dire de réduire la probabilité d’une interruption du processus d’intermédiation financière qui serait suffisamment importante pour perturber l’allocation optimale des ressources ».
(BCE)
Le marché primaire
Le marché sur lequel les nouveaux titres financiers sont émis et souscrits par des investisseurs.
Le marché secondaire
Le marché sur lequel sont échangés entre investisseurs des titres financiers déjà créés sur le marché primaire.
📚 Il assure la qualité du marché primaire, en assurant la liquidité des investissements financiers et l’évaluation des titres financiers.
Les marchés financiers
Les marchés sur lesquels s’organise la confrontation de l’offre et de la demande de financement sur différents supports.
Ils comprennent le marché monétaire, le marché obligataire, le marché des actions et le marché des produits dérivés.
Marché monétaire
Marché de court terme sur lequel les banques commerciales, les compagnies d’assurances et les entreprises prêtent et empruntent des fonds en fonction de leurs besoins.
📚 Il est largement lié aux besoins de refinancement des banques.
Produits des marchés monétaires
Certificats de dépôt ;
Bons du Trésor ;
Billets de trésorerie ;
Prêts interbancaires en blanc ;
Pensions livrées ;
Repos.
Marchés de capitaux
Marchés visant à faciliter les échanges d’instruments financiers.
Produits des marchés financiers
Actions ;
Obligations ;
Billets de trésorerie.
Les catégories d’intermédiaires financiers
Les banques de détail ;
Les banques de financement et d’investissement (BFI).
Les banques de détail
Les banques qui s’appuient sur les dépôts des usagers pour exercer une activité de crédit traditionnel.
Les banques de financement et d’investissement
Les banques qui fournissent des services plus complexes aux entreprises et aux clients financiers ou gouvernementaux.
Le système financier non bancaire
(en anglais)
Un « système d’intermédiation de crédit auquel concourent des entités et activités extérieures au système régulé ».
(Conseil de stabilité financière)
(shadow banking)
La politique de place
La promotion et la défense des intérêts du secteur financier national dans un environnement international compétitif.
📚 Mission dévolue à la Banque de France et au ministère de l’économie.
Regroupement Paris Europlace
Dans le cadre de la politique française de place, inclusion des acteurs privés (entités de crédit, infrastructures de marché, lobbys), chargé de soutenir la première place financière européenne, en profitant de l’opportunité que représente le Brexit de rapatrier de nombreux services financiers à Paris.
Bâle II
Mise en place en 2004 du « ratio Mc Donough », qui adopte une approche pondérée du risque.
SPV
Special purpose vehicle
Véhicule juridique ad hoc chargé d’acheter des tranches de prêts en se finançant par émission obligataire sur le marché monétaire.
Ils permettent aux banques d’augmenter leur encours de crédit puisque le risque associé au portefeuille bancaire est en partie transféré à des investisseurs via le SPV.
Spread Libor-Ois
Écart entre le taux interbancaire et le taux sans risque, qui permet de mesurer le risque de crédit.
Effets de débordement
Phénomènes qui ont entraîné des flux massifs de capitaux menant à des divergences compétitives accentuant les fragilités financières.
Ils étaient dus à l’interdépendance financière durant la crise de 2008 :
- avec les non-résidents qui détenaient des actifs toxiques ;
- avec les établissements financiers étrangers dépendants des financements en dollar ;
- entre les secteurs exposés et non exposés à la concurrence.
Le système monétaire international
« un ensemble de règles qui contraignent, ou du moins influencent, les décisions des États en matière de régime de change, de politique monétaire et de réglementation des flux de capitaux ».
McKinnon, 1993
Les quatre éléments constitutifs du système monétaire international
- Les régimes de change ;
- Le régime de convertibilité des monnaies et la nature de la liquidité internationale ;
- Les règles et les mécanismes assurant la fourniture de la liquidité en cas de besoin ;
- La surveillance et la coopération monétaires.
Les objectifs du système monétaire international
Objectif principal :
Assurer la convertibilité des monnaies nécessaires aux échanges commerciaux et financiers.
Objectifs secondaires :
- Faciliter les ajustements face aux chocs asymétriques ;
- Stabiliser les anticipations de change.
Effet Dornbusch (1976)
Une impulsion monétaire qui, en générant une surréaction du taux de change nominal (surajustement de change), est à l’origine de mouvements amplifiés de ce dernier (volatilité).
Convertibilité totale d’une monnaie
Caractéristique de la monnaie est dont le prix est déterminé librement sur le marché des changes.
📚 Monnaies du G10 : USD, EUR, JPY, GBP.
Convertibilité partielle d’une monnaie
Caractéristique d’une monnaie pour laquelle la banque centrale peut intervenir sur le marché des changes pour freiner son appréciation, sa dépréciation ou la volatilité du prix de sa conversion dans d’autres monnaies.
Inconvertibilité d’une monnaie
Caractéristique d’une monnaie qu’il est impossible de convertir.
Par exemple, le won nord-coréen.
📚 On parle de quasi-inconvertibilité lorsque le taux de change est fixe et le change lui-même soumis à un régime d’autorisation préalable.
Déterminants de la valeur du taux de change
À court terme, il est fortement déterminé par les mouvements de capitaux.
À long terme, il obéit aux lois de la théorie de la parité de pouvoir d’achat.
Accords de Bretton Woods
Accords conclus en 1944.
I. Adoption du Gold exchange standard :
- Toutes les monnaies sont convertibles entre elles et en USD à taux fixe ;
- Le dollar est convertible en or à 35 USD l’once d’or fin.
II. Création du Fonds monétaire international.
Sudden stop
(« arrêt soudain »)
Ralentissement soudain des entrées de capitaux privés dans une économie émergente, s’accompagnant d’un impact négatif simultané sur le solde de son compte courant.
La politique commerciale
L’ensemble des moyens dont dispose un État pour orienter les flux de biens et de services avec le reste du monde.
Le commerce international
Transactions dans lesquelles les biens ou les services sont produits ou conçus dans un pays d’origine avant de franchir une frontière et en contrepartie desquels sont rapatriés des flux de paiement.
Production à l’étranger par des firmes transnationales
≠ commerce international
Investissement direct à l’étranger qui franchit la frontière pour produire directement dans le pays de consommation, le flux de paiement prenant généralement la forme de rapatriement de dividendes.
Compétitivité dans le commerce international
Capacité à prendre ou à maintenir des parts de marché sur les marchés exposés à la concurrence internationale.
📚 Le terme a été forgé pour les entreprises, mais est parfois utilisé pour les États, ce qui est contesté par certains économistes (Krugman, 1994).
Globalisation commerciale
Aboutissement de la seconde mondialisation commencée au début des années 1970, ayant conduit à la mise en place de chaînes de valeur au niveau mondial qui reposent sur un commerce intrafirme de plus en plus intense.
Les objectifs des politiques d’aménagement du territoire en matière de politique commerciale
- Le soutien à la compétitivité des entreprises, en suscitant des externalités positives qui aident les entreprises du territoire à prendre des parts de marché ;
- Le développement des facteurs d’attractivité du territoire, en visant les facteurs les plus mobiles : capitaux, travail qualifié, compétences.
Les facteurs d’attractivité d’un territoire
- La mondialisation industrielle en parallèle de la globalisation financière, dans un univers d’échanges et de production de plus en plus transnationaux, soit la division internationale des processus productifs ;
- La polarisation de l’économie au sein de métropoles ;
- Le mode d’organisation des firmes (et pas seulement des grandes firmes).
(Veltz, 2004)
Objectifs des politiques d’attractivité d’un territoire
- Le développement de l’accessibilité du territoire via des réseaux de communication et de transport ;
- Le développement des processus d’apprentissage collectif entre les acteurs.
Un obstacle au commerce non tarifaire
Une mesure réglementaire disproportionnée ou discriminatoire qui engendre un coût pour une entreprise qui cherche à entrer sur un marché, mais qui ne s’applique pas aux entreprises déjà présentes sur le marché, sans préjudice du droit des États membres de poursuivre des objectifs légitimes de politique publique comme la protection de l’environnement, la protection des consommateurs ou les droits des salariés.
(Parlement européen, Rapport sur les obstacles non tarifaires au commerce dans le marché intérieur, 2006)