Cours 10 Flashcards

1
Q

Qu’est-ce que la théorie des traits de personnalité de Raymond B. Cattell (1905-1998) ?

A

Cattell était d’avis que l’analyse factorielle permettait de dégager un ensemble d’éléments psychologiques de base qui constituerait le fondement de la psychologie de la personnalité.

Cattell établit une distinction conceptuelle entre deux types parmi la multitude de traits existante.

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2
Q

Que sont les 2 types de traits importants pour Cattell ?

A
  1. Les traits de surface
  2. Les traits de source
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Q

Que sont les traits de surface ?

A

Les traits de surface représentent des tendances comportementales qui se manifestent à un niveau superficiel.

Ils existent « en surface » et peuvent donc être observés.
Facilement identifiable de façon explicite parce qu’ils s’observent par un comportement

Ex. : Une personne sociale va parler aux gens, elle ne va pas s’isoler.

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4
Q

Que sont les traits de source ?

A

Les structures psychologiques internes qui constituent la source, ou la cause sous-jacente des corrélations observées entre les traits de surface.

Dans le système établi par Cattell, les facteurs qui résument les corrélations entre les traits de surface sont les traits de source.

Selon la théorie de la personnalité de Cattell, ces traits de source constituent les structures de base de la personnalité humaine.

La base, l’origine, les éléments fondamentaux de la personnalité.

Commande les traits de surface.

Ex. : Une personne avec une personnalité altruiste va aider les gens.

Sans ces traits, il n’y a pas de personnalité.

**Ces traits formeraient l’ensemble de la personnalité de l’humain.

À cet égard, Cattell s’appuie sur l’idée qu’il y a des relations hiérarchiques entre les divers construits de traits.

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5
Q

Groupes de traits

A

En analysant les modèles de corrélation entre un grand nombre de traits de personnalité, Cattell a réussi à distinguer environ 40 groupes de traits qui représentent un niveau élevé de corrélations.

Pour Cattell, chaque groupe représente un trait de surface.

Il cherche aussi à cerner les structures sous-jacentes aux comportements observables.

À cette fin, Cattell, a aussi tenté de faire ressortir les traits de source.

Il a mis au point des instruments pour mesurer de façon systématique les traits de surface et a utilisé ces outils sur un grand nombre de personnes, puis, par analyse factorielle, il a pu déterminer les corrélations entre les traits de surface.

**On va généralement s’entourer de gens avec des traits de personnalités communs, des valeurs communes.
**Quand on ne partage pas les mêmes valeurs qu’un de nos amis, ça peut causer un clash.

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6
Q

Comment peut-on définir ce qu’est un trait de source ?

A

Cattell a répertorié 16 traits de source et les a regroupés en trois catégories :
1. les traits d’aptitudes
2. les traits de tempérament
3. les traits dynamiques

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7
Q

Qu’est-ce que les traits d’aptitudes ?

A

Ils désignent les capacités et les certitudes qui permettent à l’individu d’agir avec efficacité.

L’intelligence constitue un exemple de trait d’aptitude.

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8
Q

Qu’est-ce que les traits de tempérament ?

A

Ils renvoient à la vie affective et au style de comportement habituel. La tendance à travailler rapidement ou lentement, à se montrer en général calme ou émotif, à agir après avoir réfléchi ou impulsivement est liée aux traits de tempérament.

**Emphase sur l’impulsivité et la capacité à être posé.
**L’impulsivité peut avoir du bon, ce n’est pas toujours négatif.

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9
Q

Qu’est-ce que les traits dynamiques ?

A

Ils se rapportent au type de motivation qui pousse les gens à agir. Les gens qui sont plus ou moins motivés selon les contextes différents quant à leur traits dynamiques.

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10
Q

Qu’est-ce qu’on dit de ces trois groupes de traits ?

A
  • On considère que les traits d’aptitudes, de tempérament et dynamiques captent les éléments stables les plus importants de la personnalité.

**Ce sont les seuls traits de personnalité qui sont stables à travers le temps.

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11
Q

Comment Cattell s’y est-il pris pour dégager ces traits de source ?

A

Les trois types de données utilisées par Cattell sont :
1. les données biographiques (L)
2. les données provenant d’auto-questionnaire (Q)
3. les données fournies par les tests objectifs (T)

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12
Q

Qu’est-ce que les données-L ?

A

Elles se rapportent au comportement tel qu’il s’exprime par exemple dans le rendement scolaire ou les contacts avec les pairs. Il peut s’agir de la compilation de la fréquence des comportements manifestés ou d’évaluation de ces comportements par un observateur externe.

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13
Q

Qu’est-ce que les données-Q ?

A

Ils proviennent de questionnaire et comprennent les données auto-rapportées sur soi-même et la réponse à des questionnaires.

**Peut avoir un effet de biais de désirabilité sociale puisque le répondeur répond lui-même.
**Le répondeur peut se victimiser (évaluer sa condition pire que ce l’est).

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14
Q

Qu’est-ce que les données-T ?

A

Ils sont fournis par les tests objectifs et ont trait à des situations comportementales en miniature dans lesquelles le participant n’est pas au fait de l’association postulée entre la réponse qu’il fournit et le trait de personnalité étudié (en aveugle).

**On confronte son comportement par rapport à ce qu’il a répondu au questionnaire (on vérifie ses données subjectives).

**Jeux de rôle.

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15
Q

Quelle méthode a permis à Cattell d’établir le questionnaire 16 PF ?

A

Cattell a d’abord procédé à une analyse factorielle des données-L et a ainsi pu en extraire 16 facteurs qui semblaient résumer en bonne partie la personnalité d’un individu. Il a ensuite tenté de voir s’il était possible d’extraire des facteurs comparables des données-Q provenant de questionnaires. Il a donc conçu un questionnaire composé de milliers d’énoncés et a soumis ce questionnaire à un grand nombre de personnes. Il a ensuite procédé à une analyse factorielle pour déterminer quels énoncés étaient associés les uns aux autres.

Cette méthode lui a permis d’élaborer le questionnaire 16 PF (Sixteen Personality Factor).

**On s’en sert beaucoup dans le monde du travail.

Ex. : Pour du recrutement, etc. Des choses qui ont rapport aux ressources humaines.

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16
Q

Différence entre le 16 PF et le MMPI ?

A

**Pour une personne qui cherche à se rediriger vers un différend emploi, on va faire passer un 16PF mais si on veut voir si quelqu’un a une pathologie, on lui fait passer le MMPI.

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17
Q

Que dit-on de l’invention des néologismes ? (Cattell)

A

Au départ, Cattell a inventé des néologismes, tels que surgence, pour désigner ces facteurs de personnalité, en espérant toutefois éviter les interprétations erronées de ces nouveaux termes.

Comme nous pouvons le constater, ils s’appliquent à des aspects très divers de la personnalité, notamment au tempérament (par exemple l’émotivité) et aux attitudes (par exemple le conservatisme).

Dans l’ensemble, les facteurs observés grâce aux données-Q paraissent similaires à ce que fournissent les données-L, mais certains n’étaient liés qu’à un seul type de données.

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18
Q

Que dit-on au sujet du biais de désirabilité sociale ? (Cattell)

A

Cattell s’inquiète par ailleurs des erreurs de mesure provoquées par les participants désirant donner une image positive d’eux-mêmes en déformant leurs réponses au questionnaire (biais de l’effet de désirabilité).

Il crée une échelle de désirabilité sociale.

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19
Q

Que dit-on des questionnaires par rapport aux patients atteints de troubles mentaux ? (Cattell)

A

De plus, il croyait que les questionnaires étaient d’une inutilité particulièrement discutable dans le cas de patients atteints de troubles mentaux. En raison des difficultés que soulèvent les données biographiques et les données provenant des questionnaires, et parce que la méthode de recherche choisie au départ exige qu’on s’appuie sur les données fournies par les tests objectifs. Cattell en viendra par la suite à s’intéresser davantage à la structure de la personnalité qui correspond aux données-T, fournies par le test objectif.

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20
Q

Comment Cattell cherche à définir la structure de la personnalité ?

A

Cattell cherche à définir la structure de la personnalité en recourant à trois types d’observations :
1. les données biographiques
2. les données provenant de questionnaire
3. les données fournies par les tests objectifs

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21
Q

Qu’est-ce que le questionnaire 16 PF ?

A

Guidé par les résultats des données biographiques, Cattell élabore le questionnaire 16 PF

Comportant 12 traits qui correspondent aux traits repérés grâce à l’analyse des données biographiques et 4 traits que seul le questionnaire permet de déceler.

S’inspirant de ses résultats pour s’orienter dans l’élaboration des tests objectifs, Cattell discerne 21 traits de source dans les données issues des tests objectifs qui semblent avoir des rapports complexes et peu corrélés avec les traits découverts au moyen de l’analyse des autres types de données.

Les traits de source décelés dans les trois types de données n’éclairent pas toute la structure de la personnalité telle que Cattell l’a élaboré.

Cependant, les traits énumérés dans la présente section décrivent ce qu’est la structure de la personnalité selon Cattell.

Autrement dit, nous disposons tout de même de ce qui constitue la base du tableau des éléments en psychologie, de son système classificatoire.

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22
Q

Sur quoi Cattell se fonde t’il pour affirmer ces traits ?

A

Il cite les arguments suivants :
1. Les résultats des analyses factorielles effectuées sur les différents types de données
2. Les résultats similaires obtenus dans plusieurs cultures
3. Les résultats similaires trouvés dans différents groupes d’âge
4. Leur utilité quand il s’agit de prédire le comportement dans le milieu naturel
5. L’importance composante héréditaire présente dans de nombreux traits.

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23
Q

Que dit-on au sujet de la stabilité et la variabilité du comportement ? (Cattell)

A

Cattell ne considère pas la personne comme une entité statique qui se comporte de la même manière dans toutes les situations.

Il a souligné l’influence de deux autres facteurs

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24
Q

Quels sont les 2 autres facteurs qui influence le comportement selon Cattell ?

A
  1. L’état de la personne
  2. Le rôle
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25
Q

Que dit-on de l’état ?

A

Il concerne la vie émotionnelle et l’humeur à un moment précis. L’état psychologique d’une personne est en partie déterminé par la situation du moment. L’angoisse, la dépression, l’épuisement, l’excitation et la curiosité sont des exemples d’états psychologiques.

Ex. : Je suis contente parce qu’il fait soleil, je sors de la salle de classe, il neige, j’ai envie de mourir.

Des changements physiologiques peuvent aussi nous affecter.
Ex. : Glycémie.

26
Q

Que dit-on du rôle ?

A

attell note que certains comportements sont plus étroitement liés au rôle ou situations sociales qu’à la tendance générale induite par les facteurs de personnalité. Ainsi, les coutumes et les rôles sociaux peuvent influer sur les comportements, si bien qu’un individu peut s’exprimer bruyamment à un match de football, parlez moins fort à table et ne rien dire du tout à l’église.

Quel rôle j’ai ? Quel rôle j’adopte ?
Ex. : Je suis un professeur donc je dois avoir un comportement qui a de la rigueur, de la conscience professionnelle, etc.

27
Q

Quelle est la conclusion de l’état et du rôle ?

A

En somme, même si Cattell croit que les facteurs de personnalité favorise la stabilité du comportement dans différentes situations, il pense également que l’humeur (l’état psychologique) de l’individu et la façon dont cette humeur se présente dans une situation donnée (rôle) influent sur son comportement.

Cause de la fluctuance dans les traits de personnalité.

28
Q

Quelle est la conclusion sur Cattell ?

A

Sa théorie (le nombre de traits, leurs caractéristiques, les traits de source) reposait entièrement sur le résultat du processus de mesure (analyse factorielle des données sur les traits de surface).

29
Q

Qu’es-ce que la théorie des trois facteurs de Hans J. Eysenck (1916-1997)

A

Eysenck accorde une importance toute particulière au fondement biologique des traits de personnalité. Selon lui, sans une compréhension de la dimension biologique des traits de personnalité, on risque de s’engager dans des raisonnements circulaires, une sorte de piège conceptuel où le trait sert à expliquer le comportement, qui lui-même a servi à établir l’existence du trait.

Eysenck estimait que la théorie des traits de personnalité permettait d’éviter ce piège conceptuel en allant au-delà des mots et en dégageant les éléments biologiques qui sont à la base des traits de personnalité.

**Il a voulu affiner le test de personnalité de Cattell.

30
Q

Quelles sont les méthodes qu’Eysenck a utilisé ?

A

Tout comme Cattell, Eysenck a élaboré sa théorie en ayant recours à l’analyse factorielle des réponses des participants aux tests.

Mais Eysenck est allé plus loin en utilisant une application secondaire de la méthode de l’analyse factorielle. Il a ainsi mené des analyses factorielles dites de deuxième niveau, qui consistent à analyser statistiquement un ensemble de facteurs qui représente une corrélation.

En d’autres termes, l’analyse factorielle initiale d’un vaste éventail de traits de personnalité pourrait révéler l’existence d’un nombre de facteurs qui demeure encore assez grand.

On pourrait penser spontanément que c’est le cas pour certains facteurs révélés par Cattell, par exemple les facteurs « réservé » et « timide ». Puisqu’il y a corrélation entre les facteurs et que l’analyse factorielle a pour but de révéler les modèles qui se dégagent d’un ensemble de corrélation, on peut procéder à l’analyse factorielle de ces nouvelles corrélations.

C’est ce que l’on appelle une analyse sectorielle de deuxième niveau.

Eysenck a eu recours à l’analyse factorielle de deuxième niveau pour révéler un petit groupe de facteurs indépendants les uns des autres.

31
Q

Que sont les superfacteurs ?

A

Ce sont des styles émotionnels ou comportementaux stables qui distinguent les individus les uns des autres. Il s’agit de dimensions se distribuant sur un continuum comportant une extrémité où le trait est faible et une extrémité où le trait est marqué. La plupart des individus se situant autour du centre du spectre. Parce que ces dimensions se situent au sommet de l’organisation hiérarchique des traits, Eysenck leur a donné le nom de superfacteurs (car élevés).

32
Q

Quels sont les 2 superfacteurs cerné par Eysenck au début de ses travaux ?

A
  1. L’extraversion-introversion
  2. Le névrosisme

Ils correspondent à la normalité

33
Q

Qu’est-ce que l’extraversion ?

A

Le concept extraversion regroupe des traits comme la sociabilité, l’activité, la vitalité et l’excitabilité.

34
Q

Qu’est-ce que l’organisation hiérarchique du névrosisme ?

A

montre que ceux qui ont score élevé pour cette dimension ont tendance à être angoissés, déprimés, timides et maussades

35
Q

Que démontre le schéma provenant de l’ouvrage d’Eysenck ? *Voir l’image

A

Ce schéma montre comment les superfacteurs constituent le schéma organisationnel supérieur des traits de personnalité et le niveau inférieur.

Il présente la structure d’Eysenck sous la forme de deux lignes perpendiculaires qui définissent l’espace psychologique des traits de personnalité ; c’est la démonstration statistique de l’absence de corrélation entre les traits qui permet à Eysenck de les représenter ainsi comme deux dimensions séparées et indépendantes. En principe, ceci permet de situer n’importe quel individu dans cet espace à deux dimensions, dans le système d’Eysenck, toute personne possède un niveau plus ou moins élevé d’extraversion et de névrosisme. Pour reprendre un terme employé aux cours précédents, il s’agit d’un système nomothétique.

36
Q

Pourquoi a t-il établit ces deux dimensions ?

A

Au début, Eysenck n’a employé que deux dimensions pour désigner les caractéristiques normales de la personnalité, telles qu’elles se présentent aisément chez les gens que nous côtoyons tous les jours. Nous constatons que nos amis ou nos parents ne présentent pas tous le même niveau de quiétude et d’anxiété, de timidité et de sociabilité, et le modèle d’Eysenck propose une organisation scientifique de ses intuitions.

37
Q

Pourquoi Eysenck a-t-il ajouter une 3e dimension ?

A

A ces deux dimensions, Eysenck en a ajouté une troisième qui concerne les comportements que l’on pourraient désigner comme « anormaux » soit l’agressivité, le manque d’empathie, la froideur et le comportement antisocial.

38
Q

Quelle est la 3e dimension d’Eysenck ?

A

Superfacteur : Psychotisme

39
Q

Qu’est-ce que le psychotisme ?

A

Il s’agit de la dimension de la personnalité qui se définit, à un pôle, par une propension à être solitaire et insensible et, à l’autre pôle, par l’acceptation des normes sociales et a une attitude empathique.

40
Q

Que forment ces 3 dimensions ?

A

Ces trois facteurs (psychotisme, extraversion et névrosisme) forment le modèle de la structure de la personnalité d’Eysenck. Ces facteurs, universellement reconnus en psychologie de la personnalité, sont désignés par leur première lettre : P, E et N.

41
Q

Qu’est-ce qu’Eysenck crée pour mesurer les différences individuelles pour les 3 facteurs ?

A

Il a conçu un questionnaire d’évaluation (le questionnaire de personnalité d’Eysenck) composé de questions d’auto-évaluations simples destinées à évaluer chacun des facteurs.

Il a intégré à son questionnaire des questions qui permettent de mesurer l’échelle de mensonge et de déceler les participants qui n’auraient pas répondu honnêtement afin de mieux paraître.

L’échelle de désirabilité sociale.

Les corrélations vont permettre de voir si les résultats de la personne sont significatifs ou non.

Ex. : Si une personne ment pour avoir un job.

Les résultats bruts sans aucune interprétation clinique n’ont aucun sens.

Eysenck a élaboré des instruments de mesures objectives, c’est-à-dire qui ne s’appuient pas sur l’évaluation subjective des questionnaires.

Elle est encore reconnu par la psychologie aujourd’hui

42
Q

Qu’est-ce que le névrosisme ?

A

changement rapide d’humeur, susceptibilité, anxiété, signes physiques de l’émergence d’émotion, rougir, avoir les mains moites, fait davantage appel à toute la vie émotionnelle.

43
Q

Que dit-on des fondements biologiques des traits de personnalité ? (Eysenck)

A

Eysenck a crée des modèles scientifiques précis pour expliquer le fondement biologique des différences dans les traits de personnalité des individus. Il lui a fallu non pas un seul modèle, mais plusieurs, car sur le plan statistique, les traits P, N et E sont un peu dépendants les uns des autres.

Il faut donc un modèle biologique pour chacun des traits.

44
Q

Quel est le trait pour lequel Eysenk rencontre le plus de succès pour établir son origine biologique ?

A

Le trait pour lequel Eysenck a rencontré le plus de succès pour établir l’origine biologique, au plan empirique, est l’extraversion.

45
Q

Pourquoi le trait d’extraversion ?

A

Eysenck soutient que les variations que l’on peut observer entre les individus dans la dimension extraversion-introversion reflètent des différences dans le fonctionnement neurophysiologie du cortex cérébral.

46
Q

Quelle est la différence entre le cortex des introvertis et le cortex des extravertis ?

A

Le cortex des introvertis est le plus facilement stimulé par les événements. Dès lors, les stimuli sociaux intenses provoquent chez eux une sûre stimulation, un état qu’ils cherchent à éviter. Parce qu’ils sont surstimulés dans de telles situations, le comportement des introvertis est caractérisé par davantage d’inhibition sur le plan social.

A l’inverse, le cortex des extravertis étant moins sensible aux stimulations, ceux-ci chercherons les expériences sociales plus intense.

47
Q

Que vient appuyer la théorie d’Eysenck au sujet du cortex ?

A

Des études qui ont permis de mesurer directement l’activité cérébrale des introvertis et des extravertis viennent appuyer la théorie d’Eysenck.

48
Q

Quelle est l’importance de l’hérédité dans la dimension extraversion-introversion ?

A

Puisqu’il existe un fondement biologique à la dimension extraversion-introversion, l’hérédité devrait représenter un facteur susceptible d’expliquer les différences entre les individus.

Selon plusieurs études, portant sur les vrais et faux jumeaux, l’hérédité représente toutefois un facteur très important quand il s’agit d’expliquer les différences de résultats lors de l’évaluation de la dimension extraversion-introversion.

49
Q

Quelle est l’importance de l’environnement dans la dimension extraversion-introversion ?

A

Mais l’hérédité n’explique pas tout, puisqu’on sait que l’expérience vécue par l’individu dans son enfance modifie sa constitution biologique.

50
Q

Quels sont les principaux systèmes neuronaux mis en oeuvre dans la théorie d’Eysenck au sujet du névrosisme ?

A
  1. Le système limbique (située dans la partie inférieure du cerveau et associé à l’activation émotionnelle)
  2. Le système nerveux autonome (dont une partie contrôle certaines fonctions d’activation corporelle par exemple le rythme cardiaque), il est régulé par le système limbique.
51
Q

Qu’a été la prédiction de d’Eysenck par rapport le névrosisme et a-t-il eu raison ?

A

Eysenck a notamment prédit que les individus qui ont un score élevé de névrosisme réagiraient rapidement au stress et que cette réaction, une fois la menace disparue, s’atténuerait lentement.

Les études extérieures n’ont pas permis de soutenir avec constance la théorie des facteurs physiologiques du névrosisme, ce qu’a reconnu lui-même Eysenck.

52
Q

Que sait-on au sujet de la dimension du psychotisme ?

A

On en sait moins sur le fondement biologique de la dimension psychotisme. Mais on estime qu’il existerait un lien génétique et notamment un rapport avec la masculinité. Des recherches semblent en effet indiquer que les personnes qui ont un score élevé de psychotisme présentent un niveau élevé d’activité neuronale induite par la dopamine. C’est là un résultat intrigant, puisqu’on a déjà établi un lien entre le taux de dopamine et la schizophrénie.

53
Q

Les individus qui présentent des différences en matière d’extraversion-introversion ont-ils des comportements sociaux différents ?

A

De nombreuses études se sont penchées sur cette question.

L’extraversion est sans doute la plus étudiée de tous les traits, ce qui vient du faite que les comportements qui en relèvent sont relativement facile à observer.

54
Q

Quelle est une autre théorie établit par Eysenck ?

A

Eysenck a également élaboré une théorie de la psychologie de la personnalité anormale et de la modification du comportement.

55
Q

Quelle est l’idée centrale par rapport à la théorie sur la personnalité anormale et de la modification du comportement ?

A

Une des idées centrales d’Eysenck était que le type de symptômes ou de problèmes psychologiques que l’individu est susceptible de connaître est lié aux traits fondamentaux de la personnalité et au fonctionnement du système nerveux en relation avec les traits.

56
Q

À quoi sont dues les symptômes névrotiques ?

A

Les symptômes névrotiques sont dues à l’action conjointe du système biologique et des expériences qui contribuent à l’apprentissage de fortes réactions émotionnelles aux stimuli engendrant la crainte.

57
Q

Quelle interprétation des faits est totalement fausse ?

A

Bien que convaincu de l’importance des facteurs génétiques dans les traits de personnalité et les troubles de la personnalité, Eysenck était plutôt optimiste quant aux possibilités de traitement : « le faite que pour une bonne part des troubles névrotiques, ainsi que les activités criminelles, s’amorcent et se maintiennent en raison de facteurs génétiques, est très mal accueilli par de nombreuses personnes qui croient que cette situation doit inévitablement aboutir au pessimisme en matière de traitement. » Si l’hérédité revêt une telle importance, il va de soi que toute modification du comportement est impossible. Cette interprétation des faits est totalement fausse.

58
Q

Qu’est-ce qui est génétiquement déterminé ?

A

Ce qui est génétiquement déterminé, ce sont les prédispositions à agir à ce comportement d’une certaine manière, dans une situation donnée.

L’individu peut éviter de se trouver dans des situations potentiellement traumatisantes, il peut désapprendre les réactions de crainte et apprendre à se conduire en société et dès lors développer une personnalité indépendante des dispositions initiales.

59
Q

Eysenck est grand défendeur de quoi ?

A

Eysenck était donc un grand défenseur de la thérapie comportementale

60
Q

Qu’est-ce que la thérapie comportementale ?

A

C’est à dire de l’application systématique au contexte thérapeutique des principes de l’apprentissage et de la modification du comportement.

61
Q

Que peut-on conclure sur Eysenck ?

A

Il a apporté des éléments probants en faveur de l’existence des différences individuelles.

La théorie des traits de personnalité d’Eysenck n’a pas été reprise par les psychologues de la personnalité à une plus grande échelle pour au moins quatre raisons :

  1. D’autres modèles ont proposé d’évaluer deux ou trois dimensions qui rendent mieux compte les données disponibles
  2. Puis, comme la lui-même reconnu Eysenck, sa théorie sur les fondements biologiques des traits de personnalité, ne s’appuie pas sur des éléments probants constants.
  3. La décision d’Eysenck de fonder une nouvelle revue s’est peut-être retournée contre lui. Le fait que sa revue était essentiellement consacrée à sa propre vision a fort probablement contribué à réduire son influence à l’extérieur du Royaume-Uni.
  4. Enfin, il est possible qu’il faille étudier plus de 2 ou 3 dimensions pour décrire adéquatement la personnalité, et l’on peut imaginer une dimension de la personnalité qu’il est difficile d’intégrer dans son modèle.
62
Q

Résumé du cours

A

Le concept de trait représente une disposition générale à se comporter d’une certaine manière ou à vivre certains types d’expériences émotionnelles. Allport, l’un des premiers théoriciens des traits de personnalité, a établi une distinction entre les traits cardinaux, centraux et secondaires. Il a également avancé l’idée que certains traits de personnalité ne peuvent être établis que par la recherche idiographique.

Pour effectuer une classification des traits l’analyse factorielle est la plus adaptée. Grâce à cette technique, on forme des groupes d’énoncés ou de réponses en se fondant sur le fait que les énoncés d’un groupe sont étroitement liés les uns aux autres et éloignés de ceux d’un autre groupe.

Cattell a établi une distinction entre les traits d’aptitudes, les traits de tempérament et les traits dynamiques, et une distinction entre les traits de surface et les traits de source.

Selon Eysenck, les dimensions fondamentales de la personnalité sont l’Extraversion-Introversion, le Névrosisme et le Psychotisme. Des questionnaires pour évaluer les individus selon ces dimensions ont été conçus. La recherche s’est particulièrement penchée sur la dimension extraversion-introversion, dans laquelle on a constaté des différences quant au niveau et au type d’activation. Eysenck soutient que les différences de traits entre les individus ont un fondement biologique et génétique.