200.2 - circu Flashcards

1
Q

Les conditions nécessaires au bon fonctionnement du
système circulatoire

A

Les conditions nécessaires au bon fonctionnement du système circulatoire reposent sur un cœur et des vaisseaux en bon état ainsi qu’un volume de sang et de globules rouges circulant en quantité suffisante.

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2
Q

détresse circulatoire

A

baisse de la tension artérielle - collapsus
Le collapsus est une baisse importante de la pression artérielle qui devient insuffisante pour assurer une perfusion correcte des organes (pression artérielle
systolique < 90 mmHg chez l’adulte ou baisse de plus de 30 % de la pression artérielle systolique chez un hypertendu
connu).
Le pouls est difficile à prendre. Il peut être imperceptible en périphérie (pouls radial), mais présent en carotidien.
La pression artérielle est alors inférieure à 80 mmHg.
Normalement, l’organisme réagit à cette baisse de pression et cherche à préserver les organes les plus importants : cerveau, cœur, poumons, au détriment des autres organes, en particulier la peau qui devient
froide et pâle. En effet, le sang des capillaires de la peau est redistribué vers ces organes. En l’absence de traitement, l’évolution est souvent défavorable.

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3
Q

état de choc

A

baisse prolongée de la tension artérielle qui entraine une défaillance des organes vitaux
Dans un souci de clarté et de simplification, on assimilera l’état de choc à une baisse brutale, importante et prolongée de la pression artérielle dans l’organisme.

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4
Q

hypovolémie

A

L’hypovolémie est la baisse de la quantité de sang en circulation.
En fonction de la cause, la détresse circulatoire peut être :
* temporaire (cas de certains malaises) ;
* prolongée, c’est l’état de choc

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5
Q

cause détresses circulatoire (triangle de la circulation)

A

baisse d la pression artérielle entrainée par :
- dilatation excessive des vaisseaux par : allergie, intoxication, infections graves
- perte de liquide par : hémorragie, brûlure étendue (plasma), déshydratation aigue (plasma), infection grave (plasma)
- défaillance cardiaque par : vieillissement du myocarde, pathologie du myocarde, trouble du rythme, intoxication avec atteinte cardiaque, traumatisme cardiaque, infections graves

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6
Q

chocs

A

En fonction de la cause, les différents types de choc sont appelés :
* choc cardiogénique quand l’origine est une défaillance cardiaque ;
* choc hypovolémique quand il n’y a pas assez de volume sanguin ; le choc hémorragique est un choc hypovolémique ;
* choc allergique ou anaphylactique quand l’origine est une allergie aiguë.
Il existe un choc qui associe les 3 mécanismes et qui est la conséquence d’une infection sévère : le choc septique.

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7
Q

signes généraux circu

A
  • signes circulatoires (exprimant la défaillance de l’appareil circulatoire) :
  • tachycardie, bradycardie, arythmie ;
  • pouls mal frappé, voire imperceptible, d’abord au niveau radial puis au niveau carotidien
    (arrêt circulatoire) ;
  • pression artérielle basse ;
  • temps de recoloration cutanée (TRC) allongé ;
  • sensation de soif.
  • aspect de la peau (évocateur d’une vasoconstriction) :
  • pâleur cutanée, signe commun à toutes les détresses, accentué en cas d’hémorragie ;
  • conjonctives décolorées ;
  • froideur cutanée en particulier des extrémités ;
  • impossibilité de mesurer la SPO2 ;
  • marbrures ;
  • sueurs, signe commun à toutes les détresses.
  • autres signes dus à l’interaction des grandes fonctions vitales :
  • signes respiratoires associés : respiration rapide et superficielle (signes de tentatives de compensation du système respiratoire) ;
  • signes de souffrance cérébrale :
    ▪ vertiges en position assise ou debout, angoisse, agitation ;
    ▪ troubles de la conscience, coma
  • impossibilité de se tenir assis, debout ou de se déplacer : personne gisante.
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8
Q

causes ACR

A
  • cardiaque ou circulatoire :
  • altération de la pompe cardiaque ou troubles du rythme cardiaque provoqués par :
    ▪ un syndrome coronarien aigu ;
    ▪ une insuffisance cardiaque ;
    ▪ une intoxication par des produits à toxicité cardiaque ;
    ▪ d’autres pathologies cardiaques (péricardite, malformation cardiaque, myocardite…) ;
    ▪ des atteintes traumatiques du cœur ;
    ▪ une électrisation ;
  • altération des vaisseaux ou de leur contenu provoquée par :
    ▪ une hypovolémie majeure à l’origine d’un « désamorçage » de la pompe cardiaque
    (hémorragie) ;
    ▪ une embolie pulmonaire massive ;
    ▪ une dissection aortique ;
    ▪ un choc allergique ;
  • respiratoire :
  • évolution d’une pathologie respiratoire aiguë ;
  • évolution d’une obstruction totale des voies aériennes, suite à des manœuvres de désobstruction inefficaces ;
  • intoxication : CO, fumées d’incendie, médicaments,
    alcool, drogues, produits industriels ou ménagers ;
  • noyade, électrisation, pendaison… ;
  • traumatisme thoracique ;
  • neurologique :
  • certains accidents vasculaires cérébraux ;
  • traumatisme rachidien ou crânien grave.
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9
Q

La tolérance des tissus à l’anoxie est :

A
  • diminuée si elle est précédée d’une “hypoxie” (détresse ventilatoire, hypotension) ;
  • augmentée en cas d’hypothermie (des noyés en ACR ont ainsi été sauvés sans séquelle neurologique après une immersion prolongée en eau froide).
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10
Q

conséquence immédiate ACR

A

La conséquence immédiate de l’ACR est un arrêt circulatoire, avec effondrement des pressions et des débits sanguins dans tout l’organisme. Tous les tissus sont donc privés d’O2 tant qu’une réanimation cardio-pulmonaire n’est pas entreprise.

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11
Q

types ACR

A

fibrillation ventriculaire ( grande maille - petite maille)
asystolie
activité électrique sans pouls

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12
Q

Que permet la RCP

A
  • de suppléer l’arrêt de la circulation sanguine par des compressions thoraciques régulières ;
  • de normaliser éventuellement un fonctionnement anarchique du cœur grâce à un choc électrique délivré par un DAE ;
  • de suppléer la respiration défaillante par une respiration artificielle.
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13
Q

signes spécifiques

A

L’ACR est un processus dynamique d’arrêt des fonctions vitales et l’on voit le corps « s’éteindre ».
Ainsi, quand la circulation s’arrête :
* la perte de connaissance est quasiment instantanée,
parfois précédée de convulsions dues à l’anoxie
cérébrale ; elle s’accompagne d’une perte de tonus
musculaire et d’un effondrement qui peut entrainer
des traumatismes ;
* le cœur peut fibriller plusieurs minutes
* la respiration peut encore paraître normale quelques
dizaines de secondes avant que n’apparaissent les
gasps (mouvements respiratoires inefficaces d’origine
réflexe) qui vont s’espacer puis disparaitre à leur tour.
C’est pourquoi la recherche de la respiration et de la
circulation se font de façon simultanée.
Si la RCP est démarrée sans délai dès l’effondrement, la reprise d’une circulation, partielle mais suffisante pour irriguer le cerveau, par le MCE fait réapparaître des « quasi signes de vie ». Il s’agit de mouvements respiratoires
(gasps), légers mouvements des extrémités ou du visage,
pupilles réactives, de déglutition… Il ne faut pas arrêter le MCE car c’est lui qui permet à ces signes d’exister.
Seule la réapparition de « signes certains de vie » (la victime se réveille avec une réactivité et obéit aux ordres simples), qui font suite à un MCE réalisé avec insistance ou à un CEE suivi de MCE par exemple, permet d’interrompre la
RCP avant l’arrivée de l’équipe médicale.

Une fois les manœuvres de réanimation débutées et les moyens demandés, rechercher par l’interrogatoire de l’entourage :
* l’âge (donnée essentielle pour la suite de la prise en charge) ;
* le(s) facteur(s) déclenchant(s) (fausse-route, noyade, effort, intoxication…) ;
* les symptômes précédant l’ACR (douleur thoracique, difficulté respiratoire…) ;
* le délai entre l’ACR et la mise en œuvre de la RCP ;
* l’état des pupilles ;
* la température corporelle particulièrement en cas
de suspicion d’hypo ou d’hyperthermie (noyade, intoxications, hyperthermie maligne d’effort) ;
* les antécédents (maladie cardiaque, cancer, patient dépendant ou fin de vie…) ;
* les hospitalisations antérieures en particulier les séjours en réanimation ;
* le traitement en cours ;
* l’existence de directives anticipées

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14
Q

caractéristiques ACR

A

Comme indiqué dans le bilan primaire, l’ACR est caractérisé par :
* l’inconscience de la victime, parfois précédée de convulsions ;
* et :
l’arrêt de la respiration (ou la présence de gasps) ou l’absence de pouls carotidien perceptible. l’arrêt de la respiration est considéré comme un arrêt cardiaque sauf dans le cas de l’overdose aux opiacés.

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15
Q

CàT ACR

A

Après avoir appliqué la conduite à tenir définie dans le bilan primaire
❶Sauvegarde immédiate.
❷Conscience : la victime est inconsciente.
❸Respiration et circulation : la victime ne respire pas (sauf overdose) ou ne présente pas de pouls carotidien.
❹Pratiquer 5 insufflations s’il s’agit d’un nouveau-né, d’un nourrisson, d’un enfant ou d’un noyé en étant
particulièrement attentif aux réactions éventuelles de la victime (mouvements, toux, reprise de la ventilation).
Si la respiration et la circulation sont appréciées simultanément, la RCP décrite ci-dessous, débutera par
5 insufflations.
❺Placer la victime sur une surface rigide et dans un
espace suffisamment dégagé pour réaliser une RCP efficace, en effectuant, si nécessaire, un dégagement
d’urgence, ou en faisant déplacer le mobilier.
❻Débuter les manœuvres de RCP, immédiatement,
en commençant par le massage cardiaque et en réalisant des cycles de :
* 30 compressions thoraciques et 2 insufflations chez l’adulte ;
* 15 compressions thoraciques et 2 insufflations chez
l’enfant, le nourrisson et le nouveau-né.
❼Simultanément :
* dénuder le thorax de la victime ;
* mettre en œuvre la cardio-pompe chez l’adulte ou les
compressions thoracique manuelles
* mettre en place systématiquement la canule oropharyngéechez l’adulte et
l’enfant et, si besoin, chez le nourrisson et le nouveau-né.
❽Mettre en œuvre le DSA.
❾Demander un renfort médicalisé.
Après avoir fait débuter la RCP et poser le DSA, le chef d’agrès demande un renfort médicalisé en urgence, de préférence par téléphone, sans retarder la délivrance d’un CEE.
❿Demander un engin de prompt secours.
Cette demande sera systématique si le premier engin
engagé est un VSAV.
⓫Continuer la RCP jusqu’à l’arrivée de l’équipe médicale
sans rechercher le pouls. Seule la réapparition de
signes certains de vie (réveil de la victime) permet
d’arrêter la RCP.
⓬En cas de réveil de la victime, la placer dans une position d’attente adaptée à son état, sans jamais éteindre le
DSA ou quitter le mode DSA. Assurer une surveillance
constante de la circulation (risque majeur de récidive).
⓭Remplir le cahier ACRR ou la partie ACR de eFiBi et
envoyer le message DSA au retour d’intervention.
⓮En cas d’utilisation d’un DAE public, appliquer les directives de la procédure BPIB pour la récupération du tracé.

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16
Q

cas particulier ACR

A
  • En cas de dysfonctionnement du DSA, appliquer le protocole de RCP avec matériel ci-dessus et demander par radio un DSA.
  • Chez le nouveau-né à la naissance, un pouls inférieur à 60 par minute est considéré comme un arrêt circulatoire et fait démarrer une RCP avec une fréquence se rapprochant de 120 compressions par minute sur une séquence de trois compressions sternales pour une
    insufflation (3/1)
  • En cas d’insufflations inefficaces, en l’absence de soulèvement de la poitrine, le sapeur-pompier doit, avant la prochaine tentative :
    ❶Ouvrir et contrôler la bouche de la victime et retirer tout corps étranger visible.
    ❷S’assurer que la tête est bien basculée en arrière et que le menton est tiré vers le haut.
    Il ne faut pas tenter plus de 2 insufflations à chaque cycle avant de refaire une série de compressions.
  • Chez une femme enceinte dès que l’utérus atteint le niveau de l’ombilic (au cours du 5ème mois de la grossesse), un équipier refoule dès que possible l’utérus vers la gauche (dès le début si c’est un PSE,
    sinon dès l’arrivée du 2e VSAV). Cette manœuvre permet de faciliter la circulation pendant le MCE en évitant la compression des gros vaisseaux par le fœtus.
    Déplacement latéral vers la gauche de l’utérus pendant la RCP
  • Chez une victime porteuse d’un DAI (défibrillateur
    automatisé interne).
    Certaines personnes qui ont déjà été victimes d’un ACR, ou souffrent d’une pathologie cardiaque avec risque de FV, sont porteuses d’un DAI. Ce défibrillateur miniaturisé ressemble extérieurement à un pacemaker et peut d’ailleurs avoir les deux fonctions. Parfois, ces
    personnes ignorent même qu’elles sont porteuses d’un
    DAI.
    Lorsque le DAI détecte un rythme choquable, il envoie une décharge électrique sans risque pour l’entourage, pour revenir à un rythme cardiaque normal.
    En cas de FV :
  • si le choc est efficace, la victime n’a pas le temps de
    perdre connaissance. Si la FV récidive, la victime est choquée plusieurs fois, parfois sans jamais perdre connaissance et en ressentant qu’elle va être choquée ;
  • si le choc est inefficace, la victime perd connaissance et présente un tableau classique d’ACR, tout en continuant de recevoir des chocs électriques le temps que dure la FV.
  • En cas d’ACR chez une personne choquée par son DAI, la CAT ne change pas, y compris l’utilisation
    du DSA (cf. fiche technique 23.1- cas particuliers).
    Toutefois, il est possible que le chef d’agrès ou un équipier reçoive un choc (sans danger) lors de la recherche du pouls carotidien au moment du bilan primaire ou lors du début du MCE s’il est réalisé
    manuellement. Il convient de passer rapidement au MCE par cardio-pompe et si possible de porter 2 paires de gants pour diminuer la conduction en cas de choc.

Si la victime est choquée plusieurs fois tout en restant
consciente, il faut éviter de la toucher à deux mains afin
de ne pas offrir au courant une possible boucle de passage
au moment du choc. Ainsi, il est proscrit de rechercher la
symétrie des pouls simultanément chez une personne
porteuse de DAI quelle que soit l’intervention.

  • Chez une victime porteuse d’un défibrillateur externe temporaire : dispositif Life Vest (un seul modèle
    disponible en France).
    En cas de transport d’une victime porteuse de la Life Vest, quel que soit le motif, il faut emporter le chargeur.
    En présence d’une victime en ACR porteuse de la Life Vest, c’est le DSA BSPP qui est utilisé. Il faut auparavant :
    ❶ Si l’alarme de la Life Vest sonne, laisser administrer le CEE, puis désactiver la veste en retirant la batterie du boitier ; en cas d’impossibilité, dégrafer la veste ;
    ❷ Retirer la veste ;
    ❸ Appliquer la RCP classique ;
    ❹ En cas de transport, l’équipe médicale emporte le gilet, le boitier et le chargeur.
  • En cas d’inconscience après la réalisation d’ECG demandé par la coordination pour une douleur thoracique, il est très probable que la victime soit en FV.
    On ne perd pas de temps à réaliser un bilan primaire.
    La priorité est donnée à la défibrillation et la séquencee est alors :
  • Mettre au sol après avoir rapidement enlevé les cables ;
  • Masser
  • Enlever si besoin les électrodes restant sur le thorax ;
  • Coller les patchs, les connecter, basculer en mode DAE ;
  • Les insufflations ne sont alors pas prioritaires avant la défibrillation ;
  • Lorsqu’après un ECG particulièrement inquiétant, le médecin pense qu’il y a un risque majeur de fibrillation ventriculaire, il peut demander au CA de coller et connecter préventivement les patchs de défibrillation, tout en restant sur le mode multiparamétrique et
    en surveillant l’état de conscience de la victime. Dès
    que la victime perd connaissance, le CA passe le
    multiparamétrique en mode DSA, permettant une
    analyse immédiate du rythme et la délivrance d’un
    CEE (conditions de sécurité du DSA respectées). Cette
    procédure qui court-circuite la totalité d’un nouveau
    bilan primaire dans ce cas, permet ainsi une efficacité
    optimale du CEE avant que le cerveau n’ait été endommagé. La RCP est ensuite réalisée.
    Une fois en mode DSA, on ne le quitte plus car le DSA surveille la possible réapparition d’une fibrillation et peut demander de choquer alors que la victime n’a pas encore perdu connaissance si entre-temps elle s’est réveillée.
  • Dans le cas d’un arrêt cardiaque consécutif a une hémorragie ou une allergie, le MCE est amélioré par le relevage des membres inférieurs. Les techniques d’arrêt des hémorragie externes doivent être appliquées.
  • Dans le cas où un engin précurseur se présente auprès
    d’une victime d’ACR
    L’engin précurseur arrive et débute la RCP en utilisant
    le DSA de son DGT7 qu’il rallume en arrivant auprès de
    la victime en ACR.
    A l’arrivée du 1er engin sonné, l’engin précurseur quitte
    les lieux avec son DSA pour poursuivre sa mission avec
    sa propre victime, dès que la prise en charge par le 1er
    engin sonné est effective.
    Procédure de changement de DSA : juste après une
    analyse et le CEE éventuel, à la reprise du MCE, l’engin
    précurseur déconnecte les patchs de son DSA et les
    patchs sont immédiatement reconnectés au DGT7 du
    1er engin sonné sur cette intervention.
    Le mail en 13 point précise qu’il y a eu 2 DSA en donnant
    le nom de l’engin précurseur.
    Le VSAV précurseur éteint son DGT7 qu’il rallumera pour
    terminer la surveillance de la victime qu’il transporte.
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17
Q

CaT ACR seul

A

Après avoir appliqué la conduite à tenir définie dans le bilan primaire
❶Sauvegarde.
❷Conscience : la victime est inconsciente.
❸Respiration et circulation : la victime ne respire pas ou ne présente pas de pouls carotidien.
❹Pratiquer 5 insufflations s’il s’agit d’un nouveau-né, d’un nourrisson, d’un enfant ou d’un noyé en étant particulièrement attentif aux réactions de la victime (mouvements, toux, reprise de la ventilation). Dans ce cas, si la respiration et la circulation sont appréciées simultanément, la RCP décrite ci-dessous, débutera par 5 insufflations.
❺Placer la victime sur une surface rigide et dans un espace suffisamment dégagé pour réaliser une RCP efficace, en effectuant, si nécessaire, un dégagement d’urgence, ou en faisant déplacer le mobilier.
❻Faire alerter ou alerter le CO par téléphone ou le CSO par radio. Dans le cas où aucun témoin ne peut donner l’alerte et s’il s’agit d’un nouveau-né, d’un nourrisson, d’un enfant ou d’un noyé, pratiquer 10 cycles de RCP
15/2 ou 5 cycles de RCP 30/2 avant d’alerter.
❼Demander ou récupérer un DAE, s’il est disponible à proximité.
❽Débuter les manœuvres de RCP immédiatement en commençant par le massage cardiaque et en réalisant, sur un torse dénudé si possible, des cycles de :
* 30 compressions thoraciques et 2 insufflations chez l’adulte ;
* 15 compressions thoraciques et 2 insufflations chez l’enfant, le nourrisson et le nouveau-né.
❾Mettre en œuvre le DAE dès qu’il est à disposition : poser les patchs, les connecter si besoin, puis allumer le DAE et suivre ses indications
❿Surveiller et/ou poursuivre la RCP jusqu’à l’arrivée des secours.
La RCP n’est arrêtée qu’en cas de « signes certains de vie » (réveil de la victime avec réactivité et obéissance aux ordres simples).

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18
Q

Qui masser

A

État de mort apparente = RCP ;
« Quasi signes de vie » (mouvements incomplets, gasps) = RCP ;
Signes certains de vie (victime réactive, obéit aux ordres simples) = arrêt de la RCP et surveillance. Au moindre doute :
reprendre la RCP.

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19
Q

définition saignement

A

Un saignement est une extériorisation de sang hors des vaisseaux. Il peut provenir d’une plaie, s’écouler par un
orifice naturel ou à l’intérieur de l’organisme. Quand cette perte de sang est abondante ou prolongée, on parle
d’hémorragie. On distingue trois types d’hémorragies. Un adulte ne commence à ressentir les effets d’un saignement
qu’à partir d’environ 750 ml de sang.

20
Q

hémorragie externe

A
  • L’hémorragie externe est un épanchement de sang abondant et visible, qui s’écoule en dehors des vaisseaux, au travers d’une plaie et qui ne s’arrête pas spontanément.
21
Q

parmi les hémorragies externes, on distingue

A
  • une hémorragie artérielle : pulsatile (en jets saccadés, au rythme du pouls), de sang rouge vif, et souvent extrêmement abondante ;
  • une hémorragie veineuse de sang plus sombre, s’écoulant plutôt « en nappe ».
22
Q

hémorragie interne

A

L’hémorragie interne est un épanchement de sang invisible car il s’écoule et reste à l’intérieur de l’organisme.

23
Q

hémorragie interne extériorisée

A

L’hémorragie interne extériorisée est un épanchement de sang à l’intérieur de l’organisme qui s’extériorise par un orifice naturel :
- le nez : épistaxis ;
- les oreilles : otorragie ;
- la bouche :
▪ vomissements : hématémèse ;
▪ toux : hémoptysie, crachats rosés ;
- le vagin :
▪ en dehors des règles : métrorragie ;
▪ règles abondantes ou augmentation de la durée des règles : ménorragie ;
- l’anus :
▪ sang rouge non digéré : rectorragie ;
▪ sang noir, digéré d’odeur fétide : melæna ;
- l’urètre : hématurie

24
Q

choc hémorragique/hypovolémique

A

La perte abondante ou prolongée de sang conduit à une détresse circulatoire, qui menace à très court terme la vie d’une victime, par l’installation d’un état de choc. Le choc hémorragique est un choc hypovolémique.
Dans un premier temps, le cœur augmente la fréquence de ses contractions pour compenser la perte de sang et maintenir un débit et une pression suffisants dans les vaisseaux. Ceci permet d’assurer une distribution correcte de sang dans l’organisme.
Dans un second temps, si le saignement n’est pas arrêté,
la pression artérielle s’effondre (collapsus), l’état de choc s’installe, le débit cardiaque chute, la pompe se désamorce et le cœur s’arrête.
Il faut donc particulièrement surveiller les victimes
présentant des signes évoquant une hémorragie interne, y compris lorsque la pression artérielle reste satisfaisante.
Le bilan circonstanciel et clinique doit primer sur le bilan technique.
Toute hémorragie nécessite une action de secours immédiate rapide et efficace

25
Q

Un saignement de même abondance sera particulièrement
mal toléré :

A
  • s’il survient chez un sujet fragile (enfant, personne âgée, patient coronarien…) ;
  • s’il survient rapidement et que l’organisme n’a donc pas le temps de s’adapter ;
  • si le sujet est déjà traité par des médicaments qui fluidifient le sang (aspirine, anticoagulants…).
26
Q

signes spécifiques hémorragies externes

A

Rechercher par l’interrogatoire de la victime ou de l’entourage :
* le mécanisme déclenchant ;
* une estimation de la quantité de sang perdue ;
* les antécédents particuliers : hémophilie, infarctus myocardique, coronaropathie ;
* les traitements particuliers :
anticoagulant, antiagrégants (aspirine).

Rechercher ou apprécier :
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble circulatoire ;
* les caractéristiques et la gravité de la plaie ;
* la technique employée pour stopper l’hémorragie ;
* d’autres traumatismes associés en fonction du facteur déclenchant (plaie…) ;
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble neurologique ou respiratoire.

27
Q

CàT hémorragie externe

A

Il faut tout mettre en œuvre pour arrêter immédiatement l’hémorragie et limiter la perte de sang.
❶Constater l’hémorragie.
Elle est le plus souvent évidente, mais chez toute personne blessée elle doit être systématiquement recherchée car elle peut être temporairement masquée
par la position de la victime ou un vêtement particulier (manteau, blouson, bottes…).
❷Observer la plaie pour déceler la présence éventuelle d’un corps étranger.
❸ En l’absence de corps étranger, réaliser immédiatement une compression directe
❹Allonger la victime.
❺Adapter la conduite à tenir :
* En zone garrotable :
- si la compression directe est efficace, la compléter par un pansement compressif
- si la compression directe ou le pansement compressif sont inefficaces, réaliser un garrot.
Il est possible d’associer 1 pansement compressif et 1 ou 2 garrots.
* En zone non garrotable :
- si la compression directe est efficace, la compléter par un pansement compressif si possible (cuir chevelu par exemple)
En cas d’inefficacité, reprendre la compression directe.
Chez les victimes prenant certains médicaments (anticoagulants, aspirine), il est souvent utile de maintenir une compression directe plus longue avant d’appliquer un pansement compressif.
- si la compression directe est inefficace, utiliser le pansement hémostatique si possible et maintenir la compression directe afin de limiter l’hémorragie.
❻Administrer de l’O2 par inhalation si nécessaire
❼Compléter l’examen de la victime et réaliser des gestes de secours complémentaires si nécessaire.
❽Protéger la victime contre le froid, la chaleur ou les intempéries.
❾Vérifier la persistance de l’arrêt de l’hémorragie.

28
Q

cas particulier hémorragie externe

A
  • Le point de compression direct.
    Le point de compression direct se justifie lorsqu’on est dans l’impossibilité de réaliser une compression directe efficace ou de poser un garrot. C’est seulement le cas pour une plaie hémorragique :
  • de la carotide au niveau du cou ;
  • de l’artère fémorale au niveau du pli de l’aine ;
  • d’un membre arraché ou sectionné.
    Il doit être maintenu en permanence jusqu’à l’arrivée d’un médecin.
    Exceptionnellement, en cas de nombreuses victimes ou de nécessité imposée par le brancardage par exemple, ce point
    de compression direct peut être remplacé par l’utilisation du
    pansement compressif d’urgence en zone non garrotable,
    éventuellement avec un pansement hémostatique
  • Plaie hémorragique avec corps étranger
    Il ne faut, en aucun cas, enlever le corps étranger car il limite
    le saignement et son retrait pourrait aggraver la lésion. Si le
    saignement d’une plaie avec corps étranger est important, un garrot est posé en amont.
  • Sapeur-pompier isolé
    Dans le cas du sapeur-pompier isolé, la compression directe sera remplacée par un tampon relais si elle est efficace ou par un garrot dans le cas contraire. Si ce tampon relais est inefficace, il sera remplacé soit par un retour à la compression directe, si le sapeur-pompier n’a pas besoin de se libérer, soit par un garrot dans le cas contraire.
29
Q

signes spécifiques hémorragies internes extériorisées

A

Rechercher par l’interrogatoire de la victime ou de l’entourage :
* le mécanisme déclenchant éventuel (traumatisme, ingestion de toxiques, pénétration de corps étranger) ;
* l’existence d’une douleur thoracique ou abdominale, notamment épigastrique d’apparition récente, d’une grossesse en cours ;
* une estimation de la quantité de sang perdue ;
* les antécédents particuliers : alcoolisme, cancer, ulcère de l’estomac, maladie intestinale ou pulmonaire, hémophilie, coronaropathie ;
* les traitements particuliers : anti-coagulant, anti-inflammatoire ;
* les hospitalisations antérieures.

Rechercher ou apprécier :
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble circulatoire ;
* l’origine du saignement (hématémèse ou hémoptysie, saignement vaginal ou rectal) ;
* l’existence d’une toux ou de vomissements accompagnant l’extériorisation du sang dans la bouche ;
* une grossesse ;
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble neurologique ou respiratoire ;
* d’autres traumatismes associés en fonction du facteur déclenchant (plaie…).

30
Q

CàT HIE

A

Hémorragie extériorisée par le nez (épistaxis)
Lorsque le saignement est spontané ou provoqué par un
choc minime sur le nez (pas de déformation ni gonflement):
❶Asseoir la victime, tête penchée en avant.
❷Demander à la victime de se moucher pour évacuer les
caillots puis lui demander d’effectuer une compression des deux narines, pendant 10 minutes.
❸Contacter la coordination médicale en cas de persistance du saignement.
Si le saignement de nez survient après une chute ou un
coup violent laissant suspecter un traumatisme, adopter la
conduite à tenir pour les traumatismes crânio-faciaux
(cf. chapitre 15 – partie 02).
Chez une personne âgée présentant une épistaxis spontanée,
la prise de pression artérielle revêt une importance
particulière, afin de détecter une éventuelle hypertension
artérielle importante.

Hémorragie extériorisée par l’oreille (otorragie)
Après un traumatisme crânien, un écoulement, même peu
abondant, de sang provenant de l’intérieur de l’oreille est
souvent le signe d’une fracture du crâne. Adopter alors
la conduite à tenir pour les traumatismes crânio-faciaux

Hémorragie extériorisée par la bouche, vomissements ou crachats (hématémèse ou hémoptysie)
Une hémorragie de ce type est toujours le signe d’une
affection grave.
Face à une hématémèse :
❶Allonger la victime sur le côté.

Face à une hémoptysie :
❶Installer la victime en position assise ou l’allonger sur
le côté, si elle présente un collapsus.
Conserver les vomissements ou les crachats dans un
récipient pour les montrer au médecin.

Hémorragie extériorisée par le vagin (métrorragie ou
ménorragie)
❶Estimer la quantité de sang perdue en demandant le
nombre de garnitures changées, la présence ou non de
caillots (cf. chapitre 14 - partie 01).
❷Proposer de placer des serviettes ou des pansements
entre les cuisses de la victime.

Hémorragie extériorisée par le rectum
(rectorragie ou méléna)
Une hémorragie de ce type peut être le signe d’une affection
grave.
❶Observer la couleur du sang : rouge (rectorragie) ou
noir (méléna).
❷Conserver le sang en attendant l’arrivée éventuelle
du médecin (dans les toilettes, ne pas tirer la chasse
d’eau).
❸Proposer de placer des serviettes ou des pansements
absorbants entre les fesses de la victime.

31
Q

les hémorragies internes sont systématiquement suspectées

A
  • dans certains contextes traumatiques, même en l’absence de signe de choc hémorragique initial (traumatisme violent, défenestration, accident de la circulation avec cinétique rapide, traumatisme
    abdominal direct par coup de pied ou avec tout autre
    objet contondant comme un guidon, plaie pénétrante)
  • à partir d’un point d’appel clinique le plus souvent une douleur thoracique ou abdominale violente, suivie plus ou moins rapidement d’un collapsus ou d’un état de choc hémorragique ou d’une impossibilité à se tenir assis, debout ou à se déplacer (personne gisante). Si la douleur est migratrice, thoracique puis abdominale, on
    évoque une dissection aortique, si elle est épigastrique, une perforation d’un ulcère gastro-duodénal, si elle est péri-ombilicale, une ruptured’un anévrisme aortique, si elle est pelvienne une
    grossesse extra-utérine (cf. chapitre 14) ;
  • lors de la présence de signes de choc hémorragique,
    en l’absence d’hémorragie externe ou extériorisée, les
    pathologies en cause sont celles citées précédemment.+
32
Q

causes douleur thoracique

A

Les causes sont diverses car toute structure thoracique peut
en être l’origine :
* la cage thoracique (peau, muscles, os, articulations, nerfs intercostaux) ;
* les organes de la circulation (cœur, gros vaisseaux) ;
* les organes de la respiration (plèvres, trachée, bronches, poumons)
* l’œsophage.

33
Q

signes spécifiques douleur thoracique

A

Rechercher par l’interrogatoire de la victime ou de
l’entourage :
* le type, la localisation, l’intensité et la variabilité, la durée, la persistance et la récurrence de la douleur thoracique ;
* la reconnaissance de la douleur par la victime ;
* un malaise ou une perte de connaissance ;
* le(s) facteur(s) déclenchant(s) ou calmant(s) : effort, stress, position, mouvements, maladie, descente d’avion, intoxication, électrisation ;
* le traitement entrepris suite à la douleur et ses effets ;
* le(s) facteur(s) de risque cardio-vasculaires (FRCV) :
- FRCV coronariens : âge, tabagisme, diabète, cholestérol, HTA, antécédents familiaux ;
- FRCV d’embolie pulmonaire : tabac, pilule contraceptive, immobilisation (chirurgie, plâtre, alitement), accouchement ou fausse-couche récents ;
- maladie familiale génétique (dissection aortique).
* les antécédents cardiaques et respiratoires : angor, infarctus, pontage coronarien, stents, péricardite, arythmies, phlébites, embolie pulmonaire, pacemaker, DAI, bilan cardiologique avec coronarographie ;
* les hospitalisations antérieures : séjours en cardiologie ou en unité de soins intensifs de cardiologie, en réanimation, en pneumologie ;
* le traitement suivi : vasodilatateurs, anticoagulants (avec la valeur du dernier bilan de coagulation), antihypertenseurs.

Rechercher, réaliser ou apprécier :
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble circulatoire ;
* des signes spécifiques circulatoires :
- un électrocardiogramme télétransmis, réalisé à la demande exclusive du médecin coordinateur ;
- des palpitations ;
- l’asymétrie de la pression artérielle aux 2 bras, en prenant soin de réaliser les 2 mesures immédiatement l’une après l’autre, en laissant la victime dans la même position (dissection aortique) ;
- l’abolition ou l’asymétrie des pouls fémoraux et radiaux (dissection aortique) ;
- une douleur ou un œdème des membres inférieurs (phlébite) ;
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble respiratoire ;
- une toux sèche parfois accompagnée de crachats sanglants ou hémoptysie (embolie pulmonaire) ;
* les signes généraux d’une détresse ou d’un trouble neurologique :
- une PCI ;
- des troubles de conscience ;
- une anxiété (sensation de mort imminente : embolie pulmonaire) ;
* une fièvre (embolie pulmonaire, infection pulmonaire)

34
Q

CàT douleur thoracique

A

En cas de reconnaissance d’une pathologie spécifique nécessitant rapidement une équipe médicale, surtout avec signes de gravité (pâleur, sueurs, troubles de conscience…), contacter immédiatement la coordination médicale en argumentant la demande de renfort.
* Sinon :
- réaliser un bilan complet avec les gestes de secours adaptés ;
- mettre au repos strict la victime, dans la position où elle se sent le mieux en l’absence de détresse imposant une position spécifique, sinon dans la position adaptée à la détresse ;
- administrer de l’O2, par inhalation, si nécessaire
- surveiller en permanence le pouls et la respiration ; par anticipation, il faut être prêt à mettre en œuvre une RCP ;
- en cas de transport non médicalisé, repos et O2, s’il est indiqué, sont gardés jusqu’à la transmission à l’IOA.

35
Q

insuffisances coronariennes

A

Le myocarde est irrigué par les artères coronaires.
L’insuffisance coronarienne est due à la réduction du
diamètre interne de ces artères (spasmes, plaques
d’athérome liées à l’excès de cholestérol), empêchant
l’oxygénation correcte des fibres du myocarde.
Cette insuffisance d’oxygénation entraîne une souffrance
du muscle cardiaque, caractérisée par l’apparition d’une
douleur

36
Q

douleur thoracique typique

A
  • médio-thoracique (c’est-à-dire au milieu du thorax) ;
  • rétro-sternale (derrière le sternum) ;
  • constrictive (sensation d’avoir le cœur serré dans un étau, écrasé) ;
  • parfois irradiante dans le membre supérieur gauche, le cou, la mâchoire, le dos, voire le membre supérieur droit ;
  • le plus souvent non modifiée par l’inspiration profonde, les mouvements spontanés de la victime, une palpation du thorax.
37
Q

douleur thoracique atypique

A

Parfois la douleur d’origine coronarienne est atypique soit par sa localisation (épigastre, dos, épaule…) ou par sa qualité (sensation de brûlure…). L’origine coronarienne de cette douleur sera alors suspectée en raison des facteurs de risque cardio-vasculaire, des antécédents coronariens de la victime ou de la survenue à l’effort.

38
Q

L’insuffisance coronarienne peut se manifester par :

A
  • une crise d’angine de poitrine (ou angor simple) : il s’agit d’une douleur passagère, après un effort ou un stress. Un patient déjà coronarien reconnaît en général cette douleur.
    Elle cesse dans les 20 minutes suivant la mise au repos, le retour au calme, ou dans les 2 minutes suivant la prise d’un médicament vasodilatateur.
    La répétition des crises à des intervalles de plus en plus courts, lors d’efforts de plus en plus minimes, voire au repos, doit faire craindre l’évolution vers un syndrome coronarien aigu.
  • le syndrome coronarien aigu (SCA) qui est la forme grave de l’insuffisance coronarienne. Il est aussi improprement appelé infarctus du myocarde. Il est consécutif à l’obstruction complète d’une ou plusieurs artères coronaires (thrombose). Il se différencie
    de la crise d’angor simple car la douleur persiste malgré l’arrêt du facteur déclenchant ou la prise de médicaments spécifiques. Si un ECG est pratiqué, il montre des anomalies spécifiques.

Au-delà de 6 heures, la partie du myocarde qui n’est plus irriguée est définitivement détruite.
On parle alors de nécrose myocardique qui constitue l’infarctus du myocarde proprement dit.

En l’absence de traitement rapide, tout syndrome coronarien aigu peut entraîner rapidement une insuffisance cardiaque grave (œdème aigu du poumon, choc cardiogénique), des troubles du rythme (tachycardies et bradycardies), une fibrillation ventriculaire ou une asystolie. La prise en charge est médicale avec début de traitement en pré-hospitalier.

39
Q

CaT spécifique complémentaire SCA

A

Conduite à tenir spécifique complémentaire
Aider la victime à prendre son traitement, après avis
du médecin coordinateur. (trinitrine)

40
Q

Embolie pulmonaire

A

Elle est consécutive à la migration d’un caillot (ou thrombus) constitué, le plus souvent, dans les veines des membres inférieurs suite à une phlébite, souvent appelée thrombose veineuse, qui va remonter dans le réseau veineux. Arrivé au cœur droit par la veine cave inférieure, le caillot est éjecté dans l’artère pulmonaire entraînant une oblitération brutale, totale ou partielle, du tronc ou d’une branche de cette dernière. Les échanges gazeux ne seront plus
possibles. En effet, pour que les échanges gazeux soient efficaces, il faut que l’air pénètre dans les alvéoles et que rien n’empêche la circulation sanguine dans les capillaires provenant des artères pulmonaires. Cette obstruction vasculaire va entraîner une double détresse : respiratoire avec une dette en O2 et circulatoire par atteinte de la petite circulation, qui variera en importance selon la branche artérielle obstruée.
Le diagnostic de l’embolie pulmonaire est souvent difficile à poser même pour le médecin, dans la mesure où les signes spécifiques de celle-ci ne sont pas toujours tous présents. Parfois les signes sont très pauvres, comme une gêne respiratoire ressentie mais non visible, avec une sensation d’angoisse. Le risque est de minimiser les signes et de considérer qu’il s’agit juste de manifestation anxieuse
comme de la spasmophilie. Le bilan doit donc être complet et rigoureux, à l’écoute de la moindre anomalie.

41
Q

bilan spécifique EP

A

même que pour douleur thoracique

La douleur est souvent latéro-thoracique type point de côté,
mais parfois de type coronarien ;
Les malaises et PCI doivent être recherchés, y compris dans les jours qui précèdent. Ils sont alors témoins d’arrêt de la circulation transitoire avec un caillot qui a bouché la petite circulation puis qui s’est dissous. L’embolie pulmonaire est une cause fréquente d’ACR de la femme jeune.

Rechercher par l’interrogatoire de la victime ou de l’entourage :
* le type et la localisation de la douleur thoracique (douleur latéro-thoracique à type de « point de côté » ressemblant parfois à une douleur coronarienne) ;
* un malaise ou une perte de connaissance

42
Q

dissection aortique

A

La dissection aortique est une affection rare et grave
qui trouve son origine dans une dégradation de la paroi
aortique (âge, certaines maladies génétiques) associée à
une forte poussée hypertensive. Une déchirure apparaît
dans l’épaisseur de la paroi de l’aorte. Le sang y entre sous
pression et décolle les 2 feuillets des couches constitutives
de la paroi de l’artère (média) (cf. chapitre 2 – partie 02) :
c’est le chenal de dissection ou faux chenal.
Le décollement va se poursuivre progressivement pour
atteindre parfois toute la longueur de l’aorte et peut toucher
alors d’autres artères (coronaires, carotides, rénales…).
La douleur de la dissection aortique diffère de celle de
l’insuffisance coronarienne car le mécanisme est différent.
C’est le déplacement de la douleur qui est caractéristique.
Elle est très intense, va d’une épaule à l’autre en suivant le
trajet de la déchirure et peut devenir abdominale, dorsale
ou lombaire, parfois cervicale en fonction de la localisation
de la dissection.
Les signes associés dépendent de la localisation et de
l’étendue de la déchirure. L’abolition d’un ou plusieurs
pouls (radiaux et fémoraux) et l’asymétrie significative
de la pression artérielle des bras doivent orienter vers
cette pathologie, mais il n’y a pas toujours d’asymétrie
tensionnelle dans la dissection aortique.
Ce dédoublement de la paroi vasculaire induit un
rétrécissement du diamètre intérieur du vaisseau et donc
gêne le passage du sang (ischémie). Cela peut entraîner
dans un premier temps :
* un syndrome coronarien aigu, en cas d’atteinte des
coronaires ;
* un accident vasculaire cérébral, en cas d’atteinte de la
carotide ;
* une atteinte d’autres organes suivant les artères
touchées.
Dans un délai variable, la fragilisation de la paroi vasculaire
peut entraîner une rupture secondaire de l’aorte (dans le
thorax ou l’abdomen) avec une hémorragie massive et un
arrêt cardiaque immédiat.
Dans ces cas, en l’absence d’une prise en charge rapide
(médicalisation avec prise en charge dans un service de
chirurgie cardiaque), le décès est quasi certain.

43
Q

signes spécifiques dissection aortique

A

même que pour douleur thoracique

  • la douleur est souvent migratrice ;
  • un malaise avec PCI est possible au début de la douleur ;
  • l’asymétrie de pression artérielle systolique entre les 2 bras doit être > 20 mm Hg pour être retenue, elle n’est pas toujours présente.
44
Q

trouble du rythme

A

Les troubles du rythme cardiaque dus à un trouble de l’automatisme des contractions du cœur peuvent être anciens ou de découverte récente, permanents ou paroxystiques (apparition et arrêt brutal).
Ils touchent soit :
* les oreillettes ;
* les ventricules, dont le plus grave, la fibrillation ventriculaire, entraîne la mort.
Les victimes peuvent se plaindre de palpitations (sensation désagréable de percevoir les battements de son cœur), de
fatigue soudaine ou d’une douleur thoracique.

Le trouble du rythme peut, dans les cas les plus graves, empêcher le fonctionnement efficace du cœur et entraîner d’emblée un OAP, un collapsus, une perte de connaissance ou un arrêt cardiaque.
Aucun effort ne doit être demandé à la victime au risque d’aggraver brusquement son état.
Lorsque l’on est en présence d’une tachycardie élevée (fréquence cardiaque supérieure à 160 battements/min environ), il devient difficile voire impossible de la chiffrer manuellement. L’utilisation de l’appareil multiparamétrique permet alors d’affiner la mesure de la fréquence cardiaque avec le saturomètre. En cas de doute persistant, l’utilisation du câble « 4 brins » de l’ECG permet de donner avec
certitude la fréquence cardiaque (personne obligatoirement
consciente).

45
Q

signes spécifiques troubles du rythme

A

même que pour douleur thoracique

  • les palpitations ;
  • le mode de survenue : brutal ou progressif ;
  • la tolérance : fatigue, douleur thoracique, PCI, dyspnée, vertiges ;
  • des manœuvres déjà entreprises si le trouble est connu.
46
Q

CàT trouble du rythme

A

même que pour douleur thoracique

La découverte de fréquences cardiaques très basses (< 40 /min sauf si déjà connu de la victime) ou très élevées (> 160/min) impose un contact rapide avec la coordination.
Le contexte et les détresses vitales associées sont décrits.
La PA doit être mesurée.
Toute victime en bradycardie extrême doit être mobilisée avec la plus grande prudence, un ACR pouvant survenir à tout moment.
Certaines tachycardies sont connues de la victime car elles sont récidivantes. Parfois elles n’ont jamais pu être enregistrées par un ECG car elles ne durent pas longtemps.
Dans ce cas il est important de réaliser un ECG avant le contact avec la coordination médicale.
Dans le cas de la maladie de Bouveret, connue de la victime ou diagnostiquée par l’ECG, des manœuvres en vue de diminuer la fréquence cardiaque, par le déclenchement d’une réaction vagale, peuvent être guidées par le médecin : boire de l’eau glacée par exemple ou effectuer la manœuvre de Valsalva modifiée (lien vidéo). En cas de réussite des manœuvres un nouvel ECG est réalisé. Les deux ECG sont attachés à la eFiBi.