MPOC Flashcards
Quelle est la seule intervention possible pour ralentir la chute du VEMS ?
L’arrêt du tabac.
V-F: La MPOC est réversible et stable dans le temps.
F: La MPOC est une maladie irréversible qui est caractérisée par l’obstruction évolution et seulement PARTIELLEMENT réversible des voies respiratoires.
La MPOC est caractérisée par 2 pathologies, lesquelles ?
La bronchite chronique et l’emphysème.
Décrire la bronchite chronique.
Toux productive d’expectorations la plupart des jours lorsqu’il y a absence d’autres causes de la toux.
Décrire l’emphysème.
Anomalie morphologique caractérisée pas l’augmentation du volume entre les espaces aériennes secondaire à la destruction des parois alvéolaires et la perte du tissu de soutien.
V-F: Les femmes sont davantage touchées que les hommes.
Vrai, mais après 75 ans ce sont davantage les hommes.
V-F: La MPOC est très mortelle.
V: Elle est la 4e cause de mortalité après le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies cérébrovasculaires.
Quel est le + grand facteur de risque de la MPOC ?
Le tabagisme
Nommer les facteurs de risque de l’hôte.
-Déficit en alpha-1 antitrysine
-Infections virales en bas âge
- Hyperréactivité bronchique
Nommer les facteurs de risque environnementaux.
-Pollution atmosphérique
-Expositions professionnelles
Quels sont les globules blancs retrouvés en grande quantité ?
-Neutrophiles
-Macrophages
-Lymphocytes
Ils libèrent des médiateurs chimiques qui endommagent la structure bronchopulmonaire.
Quels sont les effets de l’inflammation sur la bronchite chronique?
-Hypertrophie et hyperplasie des glandes muqueuses.
-Altération transport mucociliaire alvéolaires.
-Obstruction des petites voies.
-Hypertrophie musculaire lisse bronchique.
-Bronchiolite.
-Hyperplasie des cellules à gobelets.
- Bouchons muqueux.
Quels sont les effets de l’inflammation sur la bronchite chronique ?
-Augmentation du volume des espaces aériens causé par l’augmentation de la destruction des parois alvéolaires.
Quelle est l’enzyme protectrice du poumon ?
Alpha-1 antitrypsine.
Qu’est-ce qui explique la réduction du débit expiratoire ?
Facteurs intrinsèques: inflammation, oedème et sécrétions
Facteurs extrinsèques: diminution de la traction radiale par emphysème et compression extra-liminales régionale par unités alvéolaires dilatées.
Effet net : augmentation de la résistance
Énumérer les manifestations cliniques de la MPOC.
-Dyspnée par rétention gazeuse et par hyperinflation pulmonaire ce qui engendre une reconfiguration de la cage thoracique et une adaptation des muscles respiratoires.
La MPOC crée de l’insuffisance cardiaque G.
Possible mais davantage insuffisance cardiaque D. et hypertension pulmonaire qui sont causées par la destruction des lits vasculaires (emphysème).
Énumérer les points importants à questionner lors de l’anamnèse.
-Indice tabagique
-Autres irritants pulmonaires
Expliquer l’échelle de classification de la dyspnée.
1- essoufflements à l’effort vigoureux.
2- essoufflements à la marche rapide sur une surface plane.
3- pt marche + lentement et doit arrêter pour reprendre son souffle
4- arrêt après 100 m.
5- essoufflements en s’habillant.
Énumérer les principales complications de la MPOC.
oedème des membres inférieurs ( signe d’insuffisance cardiaque D.)
perte de poids inexpliquée ( cachexie respiratoire)
V-F: l’examen physique est un élément clé dans le diagnostic de la MPOC.
Faux: il est important, mais ne permet pas le diagnostic.
Décrit les 2 stéréotypes de la MPOC.
1) Pink puffer= emphysémateux
maigre, dyspnéique à l’effort léger, sécrétions rares, pas de cyanose, action des muscles accessoires +++
2) Blue boater = bronchitique chronique
gros, toux-expectorations ++, cyanose, épisodes d’aggravation de l’essoufflement.
Nommer les 4 méthodes diagnostic.
Spirométrie
volumes pulmonaires-diffusion monoxyde de carbone
radiographie
gazométrie artérielle
V-F: Si la spirométrie est positive c’est un grand signe de la MPOC.
Vrai: si elle est normale, on exclut rapidement la MPOC.
Quels sont les critères pour la spirométrie ?
Positif dès que 1 oui:
-toux régulière
-crachat régulier
- essoufflements à des taches simples
- respiration sifflante
-rhume persistant
À quoi sert majoritairement le test du volume pulmonaire ?
Pas tant pour le diagnostic, davantage pour savoir les répercussions de la maladie et la sévérité.
Que pouvons-nous voir sur la radiographie de la bronchite chronique ?
augmentation de la trame trachéo-bronchique (on voit davantage les bronches sur la radio)
augmentation du volume des artères pulmonaires
Que pouvons-nous voir sur la radiographie de l’emphysème?
++ signe d’hyperinflation
bulle emphysème
grosses artères pulmonaires, mais atténuation rapide des vaisseaux périphériques.
Différencier MPOC et l’asthme.
MPOC: après 40 ans, tabagisme, expectorations fréquentes, allergies rares, maladie évolutive avec exacerbations, spirométrie anormale, symptômes persistants.
Asthme: avant 40 ans, tabagisme n’est pas la cause, il n’y a pas d’expectorations, allergies fréquentes, stable avec exacerbations, spirométrie souvent normale et les symptômes sont intermittents et variables.
Décrire le syndrome de chevauchement.
C’est une co-existation, un chevauchement entre la MPOC et l’asthme. Nous avons a besoin des 3 critères réunis: 1) diagnostic de la MPOC clairement établi (risque, spirométrie+ symptômes) 2) Histoire d’asthme 3) obstruction bronchique persistante à spirométrie
Quels sont les buts de la prise en charge :
A) prévenir la progression
B) soulager les symptômes
C) Réverser la destruction alvéolaire
D) Améliorer la tolérance à l’exercice
E) Prévenir et traiter les exacerbations
F) régénérer la fonction respiratoire
G) Améliorer la qualité de vie
H) diminuer le taux de mortalité
tous sauf C et F
Quelles sont les 3 premières étapes de la prise en charge ?
1) abandon du tabac
2) éducation et autogestion (programme dans les CLSC)
3) Vaccination contre influenza et pneumonies
À quoi servent les bronchodilatateurs ?
-diminuer le tonus des muscles lisses des voies aériennes
- améliorer le débit expiratoire
*Par voir orale ou inhalation c’est favorable
Nomme les 3 classes de bronchodilatateurs.
1) Bêta-2 agonistes
2) Anti-cholinergique
3)Théophyline
Comment fonctionnent les Bêta-2 agonistes ?
agonistes qui se lient aux récepteurs adrénergiques (type B2) dans la muqueuse bronchique. Cela induit une augmentation des AMPc ce qui stimule les kinases et inhibe les phosphomyosine et donc diminue la concentration de calcium intracellulaire.
DONC : relaxation des muscles lisses des voies respiratoires.
Comment fonctionnent les anti-cholinergiques ?
se lient au récepteurs cholinergiques de type muscarinique du muscle lisse bronchique, cela diminue la concentration des GMPc donc induit une bronchodilatation locale.
Comment fonctionnent la théophylline ?
inhibe la phosphodiestérase ce qui augmente la concentration de AMPc.
DONC: faible bronchodilatation + stimulation du SNC.
Quels sont les 2 traitements pharmacologiques de la MPOC ?
les bronchodilatateurs et les anti-inflammatoires
Nomme les 3 classes d’anti-inflammatoire.
1) stéroïdes inhalés
2) stéroïdes systémiques (déconseillé de manière prolongée, mais intérêt pour exacerbations aigues)
3) PDE4 (roflumilast)
Quoi prescrire si un peu de symptômes occasionnels?
bronchodilatateurs à courte action (BACA)
Quoi prescrire pour une prise régulière ?
bronchodilatateurs à longue action (BALA)
Que prescrire s’il y a une dyspnée persistante ?
2 bronchodilatateurs : bêta-2 et anti-cholinergique
Que prescrire si les exacerbations sont fréquentes ?
stéroïdes inhalés
Que prescrire au stade le + sévère de la maladie ?
théophylline
Pourquoi faire de la réadaptation respiratoire ?
c’est un traitement centré sur l’activité physique qui a comme objectifs de diminuer la dyspnée et augmenter l’endurance afin de donner une meilleure qualité de vie.
Quels sont les traitements chirurgicaux possibles ?
- chirurgie de l’emphysème
- Transplantation pulmonaire
Décrire la chirurgie de l’emphysème.
Consiste à enlever des zones emphysémateuses (non-fonctionnelles) pour restaurer la configuration normale de la cage thoracique et diminuer l’hyperinflation pulmonaire.
Décrire la transplantation pulmonaire.
-Pour MPOC avancé
- 60% sont des greffes uni-pulmonaires
- si arrêt tabac+ VEMS plus bas que 25%+ PCO2 plus haut que 55 mmHg.
Quelles sont les bronchoscopies d’intervention.
1) spirales endobronchiques
2) valves endobronchiques
V-F: les spirales endobronchiques servent à rétablir la perméabilité des grosses voies aériennes.
F: elles servent à rétablir la perméabilité des petites voies aériennes.
Servent aussi à réduire le volume régional du parenchyme pulmonaire, augmenter la rétraction élastique.
Comment fonctionnent les valves endobronchiques ?
Ce sont de petites valves unidirectionnelles qui servent à bloquer l’entrée d’air en direction des zones affectées donc diminue le volume pulmonaire.
Définir exacerbations aigues.
Aggravation soutenue de la dyspnée, de la toux ou une augmentation de la production des expectorations ce qui entraine une augmentation de l’usage des médicaments.
Quelle est la durée minimale de l’aggravation des symptômes pour établir le terme exacerbation aigues ?
Minimum de 48 heures
Quelles sont les causes des exacerbations aigues ?
50% sont de nature infectieuses (virale ou bactérienne)
des irritants tels que la fumée, l’air froid, les polluants peuvent être en cause.
Expliquer la classification d’Anthonisen des exacerbations.
Type 1: aggravation de la dyspnée ou augmentation des expectorations ou augmentation de la purulence des expectorations.
Type 2: 2 critères sur 3
Type 3: 1 critère + 1 autre entre fièvre ou toux augmentée ou une augmentation de la fréquence cardiaque de 20%
Comparer les exacerbations simples vs les exacerbations complexes.
Simples: VEMS + que 50%, - de 65 ans, 1 exacerbations et pas de comorbidité.
Complexes: VEMS - que 50%, 4 exacerbations, + de 65 ans et présence de comorbidités.
Quels sont les examens à considérer pour les exacerbations ?
-radio pulmonaires
- mesure des gaz artériels
- culture des expectorations
-Spirométrie ( si la MPOC est déjà établit)
En quoi consiste la prévention des exacerbations ?
vaccin anti-grippal
éducation
bronchodilatateurs à longue action
Autres (dépendamment du groupe de patient)
Énumérer les traitements des exacerbations aigues.
1) bronchodilatateurs (prise + régulière des bronchodilatateurs à courte action)
2) corticothérapie : améliore la fonction respiratoire et diminue les exacerbations
3) antibiotiques: pour expectorations purulentes
4) Hospitalisations si : dyspnée sévère, hypoxémie sévère, acidose respiratoire aigue, état confusionnel, support à domicile inadéquat ou retour à la maison difficile, besoin de support ventilatoire temporaire (on aime mieux la non-invasive plutôt que la invasive puisque demande une intubation)