Évaluation des dysarthries Flashcards

1
Q

Nommer les facteurs influençant l’évaluation

A
  1. Le but de l’intervention (définir le profil du client, orienter l’intervention, mode de communication)
  2. Le milieu de pratique
  3. La nature du problème
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2
Q

Comment doit-être la démarche d’évaluation ?

A
  1. Constante / systématique (avoir le schéma d’évaluation en tête)
  2. Dynamique (demeurer flexible et s’ajuster en fonction de la réponse du client) : investiguer davantage une observation, poser des hypothèses, faire des essais de traitement.
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3
Q

Nommer les grands enjeux de la démarche d’évaluation

A

 Situer le problème de la personne dans le contexte global de l’évaluation (habitudes de vie, autres suivis, difficultés / forces…)

 Comprendre les atteintes physiologiques (fonctionnelles) qui engendre les symptômes de parole.

 Identifier les limites / capacités de l’activité de parole

 Identifier les restrictions à la participation sociale et les facteurs contextuels qui y contribuent (milieux bruyants, sujet émotif, parler à des inconnus…).

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4
Q

Nommer les deux modèles de production de handicap

A
  • Processus de production du handicap
    (PPH)
  • Classification internationale du fonctionnement (CIF)
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5
Q

Résumé des deux modèles de production de handicap

A

Le PPH met davantage l’accent sur l’interaction entre l’individu et son environnement, tandis que la CIF adopte une approche plus large et standardisée, utilisée à l’échelle internationale.

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6
Q

Nommer les grandes étapes de l’évaluation

A
  1. Histoire de cas
  2. Évaluation physique (MOP)
  3. Évaluation de la parole
    - Évaluation perceptuelle
    - Évaluation instrumentale / approfondie
    - Évaluation complémentaire s’il y a lieu
  4. Évaluation du handicap
  5. DDX, conclusion ortho et recommandations
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7
Q

Décrire ce que contient l’histoire de cas

A

 Informations tirées du dossier médical + de l’entrevue avec le client et ses proches.
 Données de base : âge, scolarité, historique linguistique, histoire sociale, passé orthophonique, occupation du passée et actuelle.
 Début et trajectoire : premiers symptômes (date et présentation), évolution des symptômes.
 Problèmes associés : dysphagie, autre diagnostic médical, problèmes cognitifs / langagier / auditif / visuel, troubles de l’humeur, changement imprévu associé…
 Perception et conscience du problème
 Conséquences des atteintes
 Stratégies et moyens utilisées
 Connaissance du diagnostic et du pronostic

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8
Q

Décrire ce que contient l”examen physique

A
  • Observations générales
  • Examen du MOP
  • Examen des réflexes
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9
Q

Quels sont les observations générales à faire lors de l’examen physique ?

A

 Posture au repos :
- Impact significatif sur plusieurs aspects de la parole

 Posture en mouvement :
- Permet parfois de statuer sur la physiopathologie

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10
Q

Quels sont les éléments à évaluer pendant l’examen du MOP ?

A

 Structures :
- Faciès, lèvres, mandibule, langue, voile, dentition
 Aspects :
- Symétrie, force, amplitude, tonus, endurance, vitesse, précision
 Activités :
- Repos, position soutenue, mouvements, réflexes
 Praxies orofaciales

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11
Q

Pourquoi évaluer les réflexes dans l’examen physique ?

A
  • Absence de réflexe normal ou présence de réflexe primitif (on ne devrait pas voir systématiquement ces réflexes)
  • Reflète possiblement une altération du système nerveux central ou du système nerveux périphérique.
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12
Q

Quels sont les réflexes à venir documenter (si besoin) ?

A
  • Réflexe de morsure
  • Réflexe massétérin
  • Réflexe de succion
  • Réflexe palmomental
  • Réfexe nauséeux
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13
Q

Quels réflexes sont primitifs ?

A
  • Réflexe de morsure
  • Réflexe massétérin
  • Réflexe de succion
  • Réflexe palmomental
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14
Q

Qu’est-ce que l’évaluation perceptuelle ?

A
  • Permet d’identifier un problème et de générer des hypothèses cliniques en fonction des observations.
  • Basé sur l’analyse de chaque composante : respiration, phonation, articulation, résonance prosodie / débit
  • Basé aussi sur l’intelligibilité et le caractère naturel.
  • Plus subjectif
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15
Q

Qu’est-ce que l’évaluation instrumentale / approfondie ?

A
  • Vise à évaluer de façon plus spécifique et objective une difficulté identifier en évaluation perceptuelle : pour tester les hypothèses cliniques.
  • Plus quantifiable
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16
Q

Qu’est-ce que l’évaluation complémentaire ?

A

Vise à approfondir davantage les évaluations perceptuelle et approfondie (donc peu fréquente). Requiert des outils particuliers ou du personnel spécifique :
- Plus fréquente dans certains milieux comme les hôpitaux en soins aigus
- Souvent plus invasif

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17
Q

Nommer les composantes de la parole à évaluer

A
  • Respiration
  • Phonation
  • Articulation
  • Résonance
  • Prosodie / débit
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18
Q

Vrai ou faux : La réduction du support respiratoire n’engendre pas nécessairement des difficultés de parole.

A

Vrai

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19
Q

Vrai ou faux : La respiration n’affecte pas la phonation.

A

Faux, un support respiratoire insuffisant affecte particulièrement la phonation

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20
Q

Évaluation perceptuelle de la respiration

A

 Intensité vocale :
- Associée aussi à la phonation

 Patrons respiratoires :
- Timing inspiratoire vs expiratoire
- Thoracique vs abdominal vs costal : La majorité de la respiration devrait se faire de manière diaphragmatique (abdominale)

 Fatigabilité

 Tâches :
- Changement volontaire de patrons
- Tenus vocaliques, tenues du /s/
- Comptage (voir le nb de fois respirer pendant)

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21
Q

Évaluation approfondie de la respiration

A

 Spiromètre (calcul du volume expiratoire)
 Manomètre (calcul de la pression d’air)
 Nombre de mots / expiration
 Nombre total d’inspiration en lecture de texte ou en spontané

22
Q

Évaluation complémentaire de la respiration

A

 Évaluation des mouvements
 Évaluation des pressions et des volumes

23
Q

Quelle est la composante de la parole sur laquelle les patient se plaigne le plus ?

A

La phonation

24
Q

Vrai ou faux : La phonation n’affecte pas la prosodie et le débit.

25
Q

Qu’est-ce qui a le plus d’impact sur le caractère naturel de la parole ?

A

La phonation

26
Q

Évaluation perceptuelle de la phonation

A

 Paramètres évalués :
- Tonalité, intensité, qualité, stabilité, contrôle…

 Différentes tâches :
- Tenues vocaliques
- Glissements vocaliques
- Voix d’appel / cri / chuchotement

27
Q

Évaluation approfondie de la phonation

A

 F0 moyenne, maximale, minimale, flexibilité

 Intensité vocale (moyenne, maximale)

 Qualité (jitter, shimmer, HNR, CPPS)
** Jitter : mesure de fluctuation dans la hauteur de la voix
** Shimmer : mesure de fluctuation dans l’intensité de la voix

 Stabilité : Ratio S/Z

28
Q

Évaluation complémentaire de la phonation

A

 Évaluation en ORL : laryngoscopie, nasoendoscopie
- Permet une observation directe des cordes vocales et de leurs mouvements
- Présence sous nom de paralysie
- Présence ou non d’anomalie structurelle

29
Q

Quel est le symptôme le plus fréquent de toutes les dysarthries?

A

Imprécision consonantique et vocalique (influencé par la coordination des autres systèmes aussi)

30
Q

Phénomène statique vs phénomène dynamique (articulation)

A

Phénomène statique : Cible articulatoire
Phénomène dynamique : Mouvement articulatoire

31
Q

Évaluation perceptuelle de l’articulation

A

 Éléments à évaluer :
- Précision, constance, enchaînement
- Segments et traits phonétiques touchés
- Transformations phonétiques

 Tâches :
- Lecture à voix haute d’items phonétiquement contrôlés (non-mots, mots, phrases, textes, monologues) (influence top-down)
- Diadococinésies (DDK) répétées et alternées
* Répétition rapide, précise et stable de syllabes
* Permet d’obtenir des informations concernant la vitesse, la régularité et la coordination des mouvements.

32
Q

Que faut-il prendre en compte avec les diadococinésies ?

A

Certains auteurs nuancent les résultats des DDK car peu représentatif de la parole naturelle

33
Q

Évaluation approfondie de l’articulation

A

 Analyses acoustiques :
- Voyelles : cibles formantiques F1 et F2 (contrastes et dispersion), durée vocalique
- Glides : vitesse de transition, amplitude de changement, pente de transition F2
- Consonnes : moments spectraux (fricatives), VOT (occlusives)

34
Q

Vrai ou faux : L’hypernasalité est très rare.

A

Faux, l’hypernasalité est présente dans plusieurs types de dysarthries :
- Impact ++ sur l’intelligibilité
- Impact sur les autres systèmes

35
Q

Vrai ou faux : L’hyponasalité est moins fréquente que l’hypernasalité.

A

Vrai, l’hyponasalité moins fréquentes
- Impact un peu moins grand sur l’intelligibilité que l’hypernasalité

36
Q

Évaluation de perceptuelle de la résonance

A

 Générale (normale, hypernasale, hyponasale), constance, sévérité, manifestations audibles (émissions nasales, ronflements), contexte d’apparition (initial / final de syntagme, mot, énoncé, contexte nasale et oral en coarticulation)

 Tâches :
- Opposition voyelles orales / nasales isolées
- En multiples contextes
- Paires minimales

37
Q

Évaluation approfondie de la résonance

A

 Tube auditif : pas très standard mais permet une systématisation des observations
 Changement de posture : couché sur le dos (gravité)
 Temps maximal de phonation /a/ avec et sans les narines pincées (ratio)
 Analyses acoustiques

38
Q

Évaluation complémentaire de la résonance

A

 Mesures aérodynamiques
 Techniques radiographiques : rarement utilisées en parole, mais très utilisées en dysphagie
 Nasoendoscopie : observation directe du MVP

39
Q

De quoi est responsable la prosodie ?

A

Transmission d’informations linguistiques, émotives, affectives…

40
Q

Quels aspects on observe quand on évalue la prosodie ?

A
  • Débit
  • rythme
  • Accentuation
  • Intonation
41
Q

Comment on caractérise le débit, le rythme, l’accentuation et l’intonation ?

A
  • Débit : débit optimal pour se faire comprendre
  • rythme : régulier, saccadé, pauses inadéquates…
  • Accentuation : augmentation de F0, augmentation de l’intensité, pauses…
  • Intonation : variation de tonalité, hauteur
42
Q

À quoi réfère l’évaluation du caractère naturel de la parole ?

A

Réfère généralement à l’appréciation globale de la conformité entre la prosodie et le contenu linguistique et affectif.

 Jugement négatif souvent associé à :
- La monotonie
- Les pauses inappropriées
- Les fluctuations prosodiques inhabituelles

43
Q

Que permettent les échelles des situations de handicap ?

A
  • Préciser les contextes problématiques (par exemple du bruit, le téléphone, le restaurant…)
  • Identifier les facteurs d’influence (par exemple la fatigue, les inconnus, les contenus plus difficiles)
  • Cibler les besoins et les objectifs d’intervention
44
Q

Points négatifs des échelles de handicap

A
  • Pas toujours complète (dépend des habitudes de vie)
  • Décalage entre l’inintelligibilité et l’insatisfaction
  • Difficile à compléter pour certains clients
45
Q

Nommer quelques outils d’évaluation

A
  • Lecture à voix haute + analyse perceptuelle Darley, Aronson et Brown (1969)
    Adapté en français
  • Dysarthria profile de Robertson (1987)
    Adapté en français
  • Frenchay dysarthria assessment Enderby & Palmer (1983)
  • Batterie d’évaluation clinique de la dysarthrie (BECD)

(Voir les notes de cours)

46
Q

Nommer les diagnostic différentiels les plus fréquents

A
  • Entre les types de dysarthries
  • Entre plusieurs diagnostics neuro
  • Entre les différents portraits cliniques (aphasie, CLD)
47
Q

Pourquoi c’est important de faire un bon diagnostic différentiel ?

A

permet d’orienter l’intervention et la prise en charge

48
Q

Dysarthrie vs aphasie

A

Dysarthrie :
- Trouble de la parole
- Lésion SNC et/ou SNP
- Compréhension orale et écrite OK
- Pas d’anomie
- Phonation et articulation atteinte

Aphasie :
- Trouble linguistique
- Lésions SNC
- Compréhension orale / écrite souvent atteintes
- Anomie fréquente
- Phonation et articulation OK

49
Q

Dysarthrie vs Cérébrolésé droit

A

Dysarthrie :
- Prosodie réceptive OK
- Traitement linguistique OK
- Bonne habiletés pragmatiques
- Respiration / phonation / résonance généralement touchées

Cérébrolésé droit :
- Prosodie réceptive souvent touchée
- Traitement linguistique touchée
- habiletés pragmatique touchée
- Autres composantes de la parole OK

50
Q

Que doit contenir le rapport d’évaluation ?

A
  • Histoire de cas
  • Résultats de l’évaluation physique incluant le MOP
  • Résultats de l’évaluation de la parole
  • Restriction à la participation sociale (situations de handicap)
  • Conclusion orthophonique
  • Références
51
Q

Quels sont les facteurs déterminants qui sous-tendent les décisions cliniques vis-à-vis des recommandations ?

A
  • Condition actuelle
  • Évolution prévue / pronostic
  • Handicap vécu
  • Stimulabilité
  • Pratique basée sur les évidences