Cours 5c - Syndrome du côlon irritable (SCI) et dyspepsie fonctionnelle Flashcards
SCI: autre nom
Syndrome de l’intestin irritable (SII)
SCI: causes
- Prédisposition génétique telle que des cas de SCI dans la famille
- Traumatisme dans l’enfance/abus sexuels (chez certains patients)
- SCI post-infectieux (par exemple, à la suite d’une gastro-entérite, d’une colite à C. difficile, etc.)
- Facteurs environnementaux
- Stress et alimentation : facteurs déclencheurs (la prise d’aliments et le stress sont des stimulants physiologiques de la motilité intestinale, donc la réaction à ces stimulants est exacerbée chez les patients avec SCI)
SCI: physiopathologie
- Il y a 2 théories
-
Théorie motrice :
* 10-15 % des patients
* Altération de la motilité digestive occasionnant des contractions de grande amplitude et de la douleur crampiforme.
-
Théorie motrice :
-
Théorie d’hypersensibilité :
* 50-90 % des patients
* Hypersensibilité à la distension des parois coliques due à un signal intestinal élevé causé par :- Amplification corticale ou médullaire
- Absence d’une inhibition descendante
-
Théorie d’hypersensibilité :
- Conséquemment, il y a une diminution du seuil de la douleur et le mouvement péristaltique normal est ressenti de manière amplifiée par le cerveau (hypersensibilité viscérale).
SCI: la douleur peut résulter de…
A : Signal intestinal élevé (intestin hypersensible).
B : Signal normal, mais amplifié lors du trajet dans la moelle.
C : Signal normal, mais amplifié lors de son arrivée au cerveau.
D : Signal initial normal, mais non compensé par une inhibition descendante, donc amplifié.
3 types de SCI
- SCI-constipation
- SCI-diarrhée
- SCI mixte.
- N.B. Il est important de savoir qu’au cours de sa vie, un patient peut se « promener » d’un type de SCI à un autre puisque les symptômes peuvent varier.
- Par exemple, un patient qui a toujours présenté un problème surtout de constipation et qui développe plus tard des symptômes de type mixte avec alternance de diarrhée-constipation.
SCI - dx
- Histoire compatible
- Examen physique normal
- Si nécessaire, examens biologiques et autres tests
SCI: “histoire compatible” (pour le dx) - critères et leur utilité, comorbidités, à quoi faire attention?
-
Critères de Rome/Manning
- Les critères de Rome sont plus utilisés que ceux de Manning.
- Les critères de Manning peuvent venir compléter le diagnostic en abordant des points un peu plus collatéraux, notamment le ballonnement et le mucus dans les selles
-
+/- signes accompagnateurs
- Comorbidité digestive (exemple : dyspepsie fonctionnelle, etc.)
- Comorbidité somatique (exemple : migraine, cystite interstitielle, etc.)
- Comorbidité psychogénique (exemple : anxiété, dépression, etc.)
- Vérifier la présence de drapeaux rouges pour rechercher des diagnostics différentiels
Critères de Rome/Manning: pathologie + quoi?
- SCI
SCI: signes accompagnateurs
- Comorbidité digestive (exemple : dyspepsie fonctionnelle, etc.)
- Comorbidité somatique (exemple : migraine, cystite interstitielle, etc.)
- Comorbidité psychogénique (exemple : anxiété, dépression, etc.)
SCI: drapeaux rouges
- Fièvre
- Perte de poids (10% poids initial)
- Rectorragie
- Anémie
- Masse abdominale
- Symptômes nocturnes
- Symptômes obstructifs ou de malabsorption
- Patient de plus de 50 ans (NDC) / début à plus de 50 ans (PPT)
- Antécédents familiaux de MII, néoplasie, maladie cœliaque
- Rectorragie
- Début récent des sx (moins de 6 mois)
SCI: tests supplémentaires à faire et examens biologiques aux besoins - conditions + quoi?
- À faire si :
- Il y a la présence de signaux d’alarme (drapeaux rouges).
- Par exemple : colonoscopie si perte de poids et/ou rectorragies.
- Si l’on doit réviser le diagnostic.
- Il y a la présence de signaux d’alarme (drapeaux rouges).
- Peut comprendre certains tests spécifiques selon la présentation clinique (ex : colonoscopie, imagerie abdominale, cultures de selles, recherche parasitaires, TSH, etc.) et une consultation spécialisée en gastroentérologie.
- ATTENTION : le test pour diagnostiquer la maladie cœliaque (anticorps anti-transglutaminases et dosage des IgA) doit toujours être fait pour les SCI-diarrhée et les SCI-mixte.
SCI: dx différentiel de maladie coeliaque - quand faire le test?
le test pour diagnostiquer la maladie cœliaque (anticorps anti-transglutaminases et dosage des IgA) doit toujours être fait pour les SCI-diarrhée et les SCI-mixte.
SCI: dx différentiel
-
Maladie cœliaque
- toujours faire le test pour diagnostiquer la maladie cœliaque (anticorps anti-transglutaminases et dosage des IgA) pour les SCI-diarrhée et les SCI-mixte.
- MII (maladies inflammatoires intestinales)
- infection entérique (ex : giardiase)
- néoplasie
- etc.
SCI: tx
- Rassurer et informer le patient
- Conseils diététiques
- Traitement pharmacologique (selon le symptôme principal du patient)
- Psychothérapie (au besoin)
SCI: tx - rassurer et informer le patient
- Savoir qu’une accumulation de tests négatifs seule n’a pas d’effet bénéfique sur le patient, qui doit comprendre le diagnostic et les mesures suggérées pour réduire/contrôler les symptômes.
- Primordial d’expliquer au patient que le SCI n’est pas une maladie dégénérative (pas de risque de transformation en MII ou néoplasie par exemple).
- Donner de l’info
- Promordial
- Diminue les consultations à répétition
- Améliore l’autogestion des sx
SCI: tx - conseils diététiques, faire attention à quels aliments?
- Essayer un retrait du lactose pendant 2-3 semaines
- Régime pauvre en FODMAP’s à suggérer (consultation en nutrition)
- Par exemple, consommer avec modération selon tolérance du patient (à évaluer avec le ou la nutritionniste):
- Fibres insolubles : son de blé, céréales à grain entier, graines, noix.
-
Fibres solubles : pectine dans les fruits et légumes, psyllium, graines de lin
- souvent type de fibres qui fonctionnent le mieux avec la digestion de ce type de patient
- Fermentescibles : fibres, légumineuses, brocolis, fruits séchés.
- Gras : friture, sauces
SCI: tx - traitement pharmacologique
- selon le symptôme principal du patient
- Il n’y a pas d’obligation de prescrire si les symptômes ne sont pas très incommodants pour le patient.
- SCI-D : lopéramide, cholestyramine, amitriptyline, rifaximine (à l’étude pour approbation), éluxadoline
- SCI-C : fibre (psyllium), laxatif osmotique, linaclotide, prucalopride.
- Douleur : dicyclomine, (pinaverium), (trimébutine), amitryptilin, duloxétine, linaclotide
- Les probiotiques à base de bifidobactéries sont parfois utiles chez certaines personnes. On peut les prescrire pour 1 ou 2 mois surtout si diarrhées et/ou ballonnement.
- À cesser si inefficace. (ex : Align, Probaclac)
Bien que ces informations seront fréquemment utilisées en pratique et donc que l’on vous encourage fortement à les lire, VOUS N’AVEZ PAS pour le moment à apprendre les noms commerciaux des molécules ni les dosages. Sachez seulement les noms génériques des molécules pour l’examen.
SCI: tx - Psychothérapie
- Au besoin
- Rôle du stress dans l’exacerbation des symptômes
- Importance de la reconnaissance du rôle du stress
- Journal alimentaire et du stress quotidien
- Hypnose, yoga, méditation pleine conscience, traitement cognitivocomportemental, traitement interpersonnel, counseling, journal personnel, etc.
SCI et lésions organiques
SCI n’est pas dû à des lésions organiques
SCI et condition psychiatrique
Pas une condition psychiatrique!
SCI: quel genre de dx?
- Diagnostic positif : Critères de Rome
- pas un dx d’exclusion, existe bel et bien critère clinique
SCI: déclencheurs
- Alimentation
- Stress
- Stimuli “normaux” du système digestif qui sont perçus de façon
exagérée
- Stimuli “normaux” du système digestif qui sont perçus de façon
SCI: algorithme de dx
FODMAP’s: c’est quoi?
- “Fermentable Oligo- Di- Mono-saccharides and Polyols”
- Oligo : fructanes et galactanes (oignons, ail, artichauts, asperges, brocolis, fenouil / haricots, légumineuses)
- Di : lactose
- Mono : fructose (fruits secs, pommes, poires etc.)
- Polyols : xylitol, mannitol, lactitol
Dyspepsie fonctionnelle non organique: c’est quoi?
- Douleur ou inconfort chronique présent plus de 3 mois survenant en l’absence d’anomalie structurale identifiable à l’anamnèse, l’examen physique, les laboratoires de base et les tests usuels de diagnostic tels que radiographies et gastroscopie.
- Souvent causé par une incapacité à tolérer normalement une distension de l’estomac.
- Comme un peu le SCI mais au niveau de l’estomac
Dyspepsie fonctionnelle non organique: types
- Type ulcéreux : brûlements épigastriques et crampes abdominales, mais sans lésions ulcéreuses à la gastroscopie
- Type moteur : satiété précoce, digestion lente, éructation post-prandiale, mais sans anomalie de la vitesse de vidange gastrique.
Dyspepsie fonctionnelle: autre nom
- dyspepsie non-ulcéreuse
- (comme le SCI de l’estomac)
Dyspepsie fonctionnelle: dx
- Basé sur l’anamnèse (symptômes gastriques chroniques, sans atteinte de l’état général), l’examen physique et l’exclusion de lésions organiques par endoscopie, échographie et, parfois, TDM.
- Laboratoires normaux
- Absence de sx d’alarme
- Dans les faits : souvent OGD (Oeso-gastro-duédunoscopie) même si souvent non-requise…
- Sérologie H Pylori (stratégie “test and treat”)
- traitement est peu efficace
- Échographie abdominale si doute problème biliaire ou pancréatique
- Éliminer gastroparésie seulement SI facteurs de risque par test de vidange gastrique aux solides (examen de médecine nucléaire)
Dyspepsie fonctionnelle: investigation plus poussée? quand est-elle indiquée?
- L’investigation la plus utilisée est l’endoscopie digestive haute et elle est indiquée si :
- Symptômes récents ou nouveaux (< 3 mois)
- Âge > 50 ans
- Atteinte de l’état général, telle perte de poids
- Anomalie à l’examen physique, telle une douleur à la palpation
- Anomalie aux laboratoires, telle une anémie
Dyspepsie fonctionnelle : tx
- Éviter les aliments qui augmentent les symptômes
- Éviter les facteurs précipitants (stress, fatigue)
-
IPP (amélioration chez 50% des patients)
- surtout chez le type ulcéreux
- Prise en charge en psychothérapie selon les cas
- Ressemble au tx du SCI
- Éradication H Pylori si positif
- Augmenter relaxation fundique (dicyclomine)
- Analgésiques viscéraux (amitryptiline)
Dyspepsie fonctionnelle : physiopathologie
Hypersensibilité viscérale ou défaut de relaxation gastrique du fundus
Dyspepsie fonctionnelle et H. pylori
Bénéfice marginal de l’éradication du Hélicobacter Pylori
Dyspepsie fonctionnelle et gastroparésie
Gastroparésie rare en l’absence de facteurs de risque