adénopathies Flashcards
def
augmentation de volume pathologique d’un ganglion lymphatique
3 mécanismes adénopathie
- réaction lymphocytaire et/ou macrophagique à une stimulation antigénique locorégionale ou générale, de nature infectieuse ou tumorale, filtrée par le ganglion
- prolifération tumorale primitive du tissu lymphoïde
- envahissement par des cellules malignes non lymphoïdes (métastase ganglionnaire)
Diagnostic positif
clinique en présence d’une tuméfaction acquise (> 1 cm) dans l’un des territoires ganglionnaires superficiels: jugulocarotidien, sous-mandibulaire, occipital, sus-claviculaire, axillaire, épitrochléen ou inguinal
DD
- lipome
- tumeur parotidienne
- tumeur sous-maxillaire
- tumeur de la thyroïde
- kystes congénitaux au niveau du cou
- hydrosadénite
- masse vasculaire artérielle (pulsatile)
- hernie inguinale (impulsive à la toux)
DD lipome
tuméfaction souple ou molle, située sous la peau, stable, souvent en dehors d’un territoire ganglionnaire
DD tumeur parotidienne
au-dessus et en arrière de l’angle de la mâchoire
DD tumeur sous-maxillaire
dans la région sous-mandibulaire, en avant de l’angle et au-dessous du rebord inférieur de la mandibule, accessible à la palpation par voie externe et endobuccale
DD tumeur de la thyroïde
mobile avec la déglutition
DD hydrosadénite
en zone sudoripare, en particulier axillaire: sensible, superficielle et adhérente à la peau
caractères sémiologiques de l’adénopathie
- la taille (en cm)
- la consistance: molle, fluctuante ou
dure, ligneuse, rocailleuse / ferme ou élastique - la forme: régulière ou non, associée à une périadénite
- caractère douloureux spontanément, à la palpation ou dans certaines circonstances
- adhérence éventuelle aux plans superficiels et profonds
- état de la peau en regard: normale, rouge, inflammatoire voire ulcérée ou fistulisée
- date et le mode de début (brutal ou progressif)
consistance en faveur d’une suppuration
molle, fluctuante
consistance en faveur d’un cancer
dure, ligneuse, rocailleuse
adénopathie douloureuse à l’ingestion de l’alcool
dans certains lymphomes de Hodgkin
Signe formel de bénignité
aucun signe sémiologique formel de bénignité d’une adénopathie
examens complémentaires
- hémogramme systématique
- radio thorax souvent utile
- autres examens en fonction du contexte: prélèvements bactério, sérodiagnostics, bilan sanguin inflammatoire et hépatique, imagerie: échographie ganglionnaire ou abdominale, scanner
Etude du territoire physiologique de drainage lymphatique lors d’une adénopathie cervicale
cuir chevelu, dents, sinus, ORL, thyroïde
Etude du territoire physiologique de drainage lymphatique lors d’une adénopathie sus-claviculaire
- à gauche, ganglion de Troisier: tube digestif, reins, testicules, pelvis, abdomen
- à droite: poumon, médiastin
étiologie cancéreuse de loin la + vraisemblable
Etude du territoire physiologique de drainage lymphatique lors d’une adénopathie axillaire
seins, membres supérieurs, paroi thoracique
Etude du territoire physiologique de drainage lymphatique lors d’une adénopathie inguinale
membres inférieurs, organes génitaux externes, anus
Trois groupes étiologiques prédominant dans les adénopathies isolées
les infections, les cancers, les lymphomes
Eléments faisant suspecter une étiologie infectieuse
une porte d’entrée, de la fièvre et un caractère inflammatoire de l’adénopathie
Infections en cause dans les adénopathies isolées
- infections à staphylocoque ou streptocoque sont par plaie ou infection cutanée
- maladie des griffes du chat
- tularémie après contact avec du gibier
- MST pour les adénopathies inguinales: syphilis, chancre mou, maladie de Nicolas et Favre
- tuberculose
- toxoplasmose, qui peut donner également une polyadénopathie
adénopathie dans maladie des griffes du chat
= lymphoréticulose bénigne d’inoculation
avec une adénopathie parfois volumineuse et une possible fistulisation
Adénopathie dans tuberculose
adénopathie « froide » sans signes inflammatoires et évoluant vers la fistulisation (« écrouelle »)
Examen pouvant être utile dans adénopathie isolée infectieuse
cytoponction ganglionnaire avec examen microbiologique pour dépister le germe en cause
Suspicion de cancer devant adénopathie isolée
si l’étiologie infectieuse ne peut être affirmée
Suspicion de lymphome devant adénopathie isolée
- systématiquement envisagé devant toute adénopathie isolée qui n’a pas fait sa preuve au bout de 3 semaines d’évolution
- AEG et anomalies de l’hémogramme inconstantes
Examens devant suspicion de lymphome
cytoponction et biopsie ganglionnaire
Intérêt et limites de la cytoponction dans la suspicion de lymphome
- facile à réaliser
- donne un résultat rapide
- permet une étude microbiologique
- retrouve souvent des cellules lymphomateuses ou des cellules de Sternberg (lymphome de Hodgkin)
- une cytoponction normale ne permet cependant pas d’éliminer un lymphome et la biopsie du ganglion sera toujours nécessaire pour affirmer le lymphome et préciser son type histologique
Modalités biopsie ganglionnaire dans le suspicion de lymphome
- souvent réalisée sous anesthésie générale
- permet une étude histologique, l’immunomarquage, la biologie moléculaire ou la réalisation d’un caryotype
- seul examen permettant la classification histologique du lymphome
- congélation du tissu tumoral prélevé systématique
- si AG et forte suspicion de lymphome: association à une biopsie ostéomédullaire, nécessaire au bilan du lymphome
Démarche étiologique en présence d’une polyadénopathie
- orientation par l’hémogramme
- si l’hémogramme n’oriente pas, rechercher:
- une infection VIH ou une toxoplasmose sans syndrome mononucléosique
- une syphillis secondaire
- une brucellose
- une leischmaniose viscérale
- une sarcoïdose
- un lupus, une polyarthrite rhumatoïde
- un médicament (hydantoïnes)
- une histiocytose sinusale…
- en l’absence de diagnostic précis, biopsie ganglionnaire
Causes d’adénopathies chez l’enfant
- la mononucléose infectieuse
- l’infection à CMV
- la rubéole (ganglions occipitaux)
- l’infection par le VIH
- le syndrome de Kawasaki
- les infections à pyogènes
- la pasteurellose
- la maladie des griffes du chat
- la tuberculose