Sémiologie neurologique Flashcards
Cognition
Capacité à assimiler et traiter les données qui nous parviennent → connaissances.
Apprentissage, attention, mémoire, langage, raisonnement, prise de décision, etc…
Les stades hypothétiques de mémoire
- Encodage : traitement initial de l’information → mémorisation et apprentissage à court terme
- Stockage/Consolidation : transfert dans la mémoire à long terme
- Rappel/Récupération
Les capacités attentionnelles et les fonctions exécutives impactent directement notre encodage et notre
récupération
Différentes formes de mémoire
- Mémoire à court terme / de travail : délai défini, sous l’influence des fonctions exécutives et attentionnelles.
- Mémoire à long terme : délai indéfini
- mémoire non déclarative : procédurale (quasi inné : vélo), amorçage
- mémoire déclarative : épisodique (contexte spatio-temporel/émotionnel), sémantique (nos connaissances: dates WW2)
Tests de mémoire
- MMSE
- Test de Dubois
- Figure de Rey
MMSE
Mini Mental State Examination :
test de dépistage permettant une évaluation globale des fonctions cognitives (verbale et visuelle), donc peu sensible.
- capacités mnésiques spatio-temporels,
- restitution et rappel d’information,
- calcul mental,
- répétition de phrases
=> Etude de l’évolution du patient
Test de Dubois
Evalue la mémoire épisodique verbale
Retenir 5 mots, puis les restituer (indice possible)
Figure de Rey
Evalue la mémoire épisodique visuelle
Présentation de la figure au patient. Par la suite ce dernier va devoir la retenir et la redessiner sans aide.
Types de mémoire
- La mémoire sémantique : connaissances générales
- La mémoire procédurale : apprentissages moteurs (vélo) et cognitifs (tables de multiplication)
- La mémoire perceptive : basée sur les 5 sens, reconnaitre un visage, une odeur, un son…
- La mémoire autobiographique : événements marquants de sa propre vie. Mix entre la mémoire épisodique (Souvenirs d’enfance), et la mémoire sémantique sur
sa propre vie (Date de naissance, Genre, Filière…).
Syndrome amnésique
2 grandes catégories
Amnésie antérograde : postérieur à l’apparition du trouble
Amnésie rétrograde : antérieur
Syndrome de Korsakoff
- Amnésie antérograde complète, et rétrograde relative
- Déficit mnésique à l’étape du stockage
-> alcooliques chroniques, et les dénutris - Anosognosie : pas conscience du trouble
- Fausses reconnaissances / Confabulation : Le patient considère comme présent des souvenirs qu’il tire
de sa mémoire épisodique, et qu’il transpose sur son entourage. - Les fonctions instrumentales tel que le langage ne sont pas atteintes, la mémoire procédurale est conservée.
= altération de la mémoire épisodique ≠ confusion
Ictus amnésique
- Trouble pur, transitoire et isolé de la mémoire antérograde.
- Secondaire à un évènement chargé émotionnellement, Positif ou Négatif
- Le patient oublie tout ce qui succède l’évènement sur une durée allant de 4h à 24h
- Ce n’est PAS un trouble psychiatrique :
L’individu a conscience de son trouble, il conserve l’entièreté de ses capacités, son comportement est adapté. - Les causes biochimiques sont encore mal comprises
Fonctions exécutives et attentionnelles sur la mémoire
Anatomiquement : niveau frontal en sous cortical
Rôle : attention, planification, flexibilité, inhibition,…
Une atteinte de ces fonctions aura un effet indirect sur la mémoire :
- Plus assez concentré pour encoder correctement l’information.
- Parvient pas à organiser sa mémoire, à sélectionner les informations pertinentes
Effet sur l’accès lexical :
- Manque du mot sensible à l’ébauche orale (On cherche ses mots sans les trouver)
- Diminution de la fluence (Dialogue décousu)
La BREF
Batterie rapide d’efficience de stockage => évaluer les fonctions exécutives avec plusieurs tests :
- Test de Similitudes -> conceptualisation
- Test de fluidité lexicale -> flexibilité
- Test des séquences motrices -> programmation
- Test des consignes contradictoires -> sensibilité à l’interférence
- Test « Go - No Go » -> Inhibition
Syndrome dysexécutif comportemental
= Syndrome frontal comportemental
- Désinhibition: premier aspect alimentaire (peut manger/boire énormément); comportement d’urination; une désinhibition sexuelle ; une jovialité inappropriée et une perte des convenances sociales.
- Hyperoralité (explorer les objets avec la bouche)
- Persévérations verbales et motrices. La personne n’arrive pas à inhiber ce comportement.
- Perte d’empathie
- Apathie = baisse d’initiative. Leur lobe frontal est inhibé, alors qu’il permet l’initiation de la plupart des mouvements, donc des fonctions exécutives.
- Négligence : vestimentaire ou alimentaire.
Fonctions attentionnelles
Situées en région frontale et occipitale
Les fonctions attentionnelles impactent les processus d’encodage et de récupération en mémoire épisodique.
- Attention divisée : capacité à accomplir plusieurs tâches à la fois
- Attention soutenue : capacité à sélectionner l’information et inhiber les informations non pertinentes
Problèmes attentionnels peut être pas à causes des zones du cerveau de la mémoire.
Une atteinte de ces fonctions peut avoir un effet sur la mémoire et l’accès lexical.
Les fonctions instrumentales
C’est tout ce qui n’est pas de la mémoire ou de l’exécutif.
- Langage
- Praxie
- Gnosie
Aphasie
= Trouble du langage caractérisée par une atteinte des aires cérébrales spécialisées dans les fonctions linguistiques.
Langage : pôle expressif, pôle réceptif
Troubles qui ne sont pas des aphasies
- Troubles d’acquisitions du langage (la dyslexie, la dysphasie, le retard de développement du langage )
- Trouble du langage dans le cadre d’une désorganisation globale du fonctionnement cérébral (confusion mentale : la personne est dans un état où elle ne sait pas ce qu’elle dit, les zones du langage dysfonctionnent transitoirement MAIS il n’y a pas de lésion anatomique)
- Dysphonies : trouble de la voix donc un trouble vocal et non du langage
- Dysarthries : trouble de l’articulation, trouble de la parole et non du langage. Exemple : le syndrome parkinsonien.
- Schyzophasie, la personne n’arrive pas à parler car elle n’a pas d’assez bonnes interconnections cérébrales
Les zones anatomiques du langage
- Information visuelle -> le cortex visuel -> la zone langagière
- Information auditive -> le cortex somatosensoriel -> la zone langagière
=> Aire de Wernicke : compréhension
=> Zone de stockage du langage
=> Aire de Brocca : permet l’accès au mot
=> Cortex moteur primaire : fonction motrice pour dire le mot
Différents types d’examens du langage
- Examen de l’expression orale : manque du mot en situation conversationnelle, la dénomination, la lecture, la répétition, la paraphrasie phonémique (dire balette au lieu de baguette ) ou sémantiques (dire vâche au lieu d’âne) surtout dans les pathologies commmunitives
comme Alzheimer sous certaines formes peut provoquer des troubles langagiers - Examen de la compréhension orale : exécutions de consignes simples et complexes, désignation d’objets
- Examen de l’expression écrite : écriture de mots irréguliers, de phrases (orthographe, manque de mots)
Les patients atteints de problèmes cognitifs peuvent écrire certains mots avec des lettres en plus ou changer des
lettres. - Examen de compréhension écrite : lire des mots, des phrases
- DTLA : dépistage des troubles du langage chez l’adulte
DTLA
Dépistage des Troubles du Langage chez l’Adulte :
- la dénomination (mot -> doit montrer l’image),
- la répétition
- la fluence verbale (donner le plus de mot possible en une minute qui commence par la même lettre),
- la lecture
- la compréhension de phrase (image : fille qui porte un garçon, demander si la fille tien le garçon ou l’inverse)
- La dictée
- L’appariement sémantique (connaissance du langage, connaissance des mots : lunettes pour les yeux ou bien pour les oreilles )
Types d’aphasie
Troubles aphasiques retrouvés lors d’Accident Vasculaire Cérébral :
- Aphasie de Brocca
- Aphasie de Wernicke
Aphasie de Brocca
Aphasie non-fluente : stockage bon mais incapable de dire le mot.
- Trouble de l’expression orale et de l’expression écrite
- Préservation de certains automatismes (chanson) qui font plus appel à la mémoire
qu’au langage.
- Stéréotypie (bégayement)
- Paraphasie phonémique (balette au lieu de baguette)
- Compréhension préservée
- Troubles articulatoires fréquents
Aphasie de Wernicke
Aphasie fluente (pb de compréhension)
- Trouble de la compréhension orale et écrite.
- Discours fluent (aire de Broca pas touchée) mais parfois non cohérent.
- Jargonaphasie (comprend pas les questions donc meuble avec des mots aléatoires), néologisme (inventer des nouveaux mots).
- Simples paraphasies sémantiques (grosse interconnection entre la zone de Wernicke et celle du stockage du langage -> peut perde le sens des mots ).
- Anosognosie (absence de prise de conscience du trouble).
Le lobe pariétal permet de nous rendre compte de ce qui nous arrive et nous permet de percevoir des choses.
- Troubles articulatoires rares
Praxie - Apraxie
= Adaptation des mouvements pour un but visé
Apraxie = trouble de la commande motrice acquis, lésions anatomiques au niveau du cortex fronto-pariéto-temporal
Dyspraxie = difficulté à effectuer des mouvements coordonnés, en dehors de toute lésion organique, pas de lésions au niveau cérébral
Types d’apraxies
Apraxie gestuelle :
- Apraxie idéatoire : ne sait plus utiliser les objets du
quotidien
- Apraxie idéo-motrice : surtout fronto-pariétal → 3 modalités
○ Gestes symboliques
○ Gestes abstraits : imitation de gestes
○ Pantomimes : “faites comme si…” (connaissances, imagination)
Apraxie visuo-constructive : faire une copie de la figure de REY (ou autre dessin géométrique) → reproduction anarchique
Apraxie de l’habillage : ne savent plus s’habiller correctement
Les gnosies - Agnosie
Relatives à notre façon
de percevoir les choses, que ce soit sur le plan visuel, auditif…
Agnosie = trouble de l’identification perceptive, ceci
en l’absence de troubles visuels, auditifs ou sensitifs élémentaires
↳ liée à une atteinte des aires associatives du cortex occipital, plus précisément pariéto-occipital ou temporo-occipital
Fonctions des lobes
- Lobe pariétal : acquisition des infos sensorielles → appréhender notre espace et de savoir ce qui s’y passe
- Lobe temporal : concerne le stockage de la mémoire, du langage… = lobe des
connaissances - Lobe occipital : permet de voir
Les lobes sont interconnectés entre eux. Une lésion au sein d’une connexion aura des répercussions sur les 2 lobes
liés
Connexions entre lobes
- La voie dorsale = lobe occipital (voir) et pariétal (appréhenderl’espace)
X→ trouble visuo spatiaux - Connexion entre l’occipital (voir) et le temporal (stock des
connaissances)
X→ trouble visuo perceptif (voit une trousse sans reconnaitre).
Les agnosies visuelles
- Agnosie des objets : on voit l’objet sans le reconnaître
- agnosie aperceptive : non reconnaissance des objets, des images et des couleurs
- agnosie associative : connaissance de la forme d’un objet mais pas de son utilité = capacité à percevoir mais incapacité
à associer l’objet à des connaissances
- Agnosies des visages : prosopagnosie aperceptive/associative
- Agnosie des couleurs
- Agnosie du langage écrit : ne reconnaît pas les lettres
= Troubles occipito-temporaux
la MoCA
= Montreal Cognitive Assessment
=> Teste de nombreux éléments (exécutif, mémoire, langage…)
Test très utilisé notamment utile pour avoir un “état des lieux” globale
Troubles neuro-développementaux
= Troubles apparaissant dans la petite enfance avec une cause biologique et impactant le fonctionnement de l’enfant
- TSA : troubles du spectre de l’autisme, développement socio-émotionnel
- TDAH : Troubles Développement de l’Attention avec ou sans Hyperactivité
- TDA : Troubles De l’Apprentissage et tous les Dys
- TDI : Troubles du Développement Intellectuel, de cause biologique (souvent causés par une microcéphalie)
- certains Troubles moteurs
- Troubles du langage
= trouble de l’organisation des réseaux neuronaux
Nb de Troubles Neuro-Développementaux en France
35 millions de personnes en France
Lien entre TND et fonctionnement
Les TDN impactent le fonctionnement mais le fonctionnement impacte aussi le développement
Développement : ensemble des connaissances apprises au cours du dvt
Age de la maturité du cerveau
25 ans
Caractéristiques communes des TDN
- Symptômes précoces : dans l’enfance
- Symptômes durables : non ponctuels (architecture des réseaux neuronaux est
atypique) et non corrigés - Retentissement fonctionnel (difficultés pour communiquer, interagir, apprendre, rester assis, remettre son pantalon, repérer son emploi du temps…)
Développement physiologique
- 1er développement (1 à 6 mois) : émotions primaires (détresse, joie, tristesse, dégoût, peur) avec la synchronisation socio-émotionnelle (vision, toucher, …)
- Puis développement sensori motrice (vision, audition, toucher), language, cognition
(apprentissage, connaissance) s’habiller, être propre, régulation des émotions,
marcher.
Le modèle biopsychosocial
important pour le développement de l’enfant atteint de TND
Symptômes du TSA
- grands balancements du corps,
- des torsions et déformations des membres,
- une dyspraxie,
- une répétition d’une action stéréotypée en boucle,
- une difficulté à décoder les émotions d’autrui,
- une faible expression faciale,
- refus catégorique d’être touché
- troubles du sommeil
- troubles digestifs
Autisme de Kanner
de “haut niveau”
=> difficulté à interagir avec l’autre : sociabilisation faible
=> fait de vouloir toujours faire la même chose : une stéréotypie forte
Compensation cognitive de l’intuitif.
Quelque chose que nous voyons de façon très intuitive est très coûteux en énergie
pour un autiste
Dimensions de l’autisme
- Sameness : besoin de faire/voir toujours la même chose
- Aloneness : Difficulté d’interaction avec les autres et recherche de solitude
Causes des troubles digestifs dans le TSA
- Sélectivité alimentaire, ils veulent manger la même chose par exemple tout ce
qui est blanc - Perturbation les axes du réseau cortex-intestin/SNC-intestin et alors influer sur
l’intérocéption et la digestion
Images radio pour diagnostiquer un TND
IRM : résolution trop faible → permet pas de voir précisément quels
réseaux du cortex sont endommagés et quelles seraient les conséquences exactes
Images → ANATOMOPATHOLOGIE c’est-à-dire avec prélèvement (de son vivant mais aussi mort)
- invasif
=> Déterminer la sémiologie : outils cliniques et observation clinique.
Théorie de l’esprit
= Aptitude d’un individu à expliquer les actions d’autrui en lui prêtant des états d’esprit, c’est-à-dire des intentions, désirs et croyances
= Reconnaissance des émotions et de les comprendre ce qui implique de savoir se mettre à la
place de l’autre