handisport Flashcards
Chronologie Du Sport Adapté
- 1971 : Fédération de sport pour handicapés Mentaux
(FSHM) - 1974 : Fédération française d’Education par le sport des
personnes handicapées mentales ( FFESPHM) - 1983 : La Fédération française Sport Adapté voit le jour
- 1960: 1ers Jeux Paralympiques
- 1968 : Apparition des Jeux olympiques Spéciaux
(réservés aux personnes en situation de handicap mental
PHM) - 1992 : Première participation aux Jeux paralympique
pour les PHM françaises - 2009 : Reconnaissance de 5 disciplines de haut niveau
en France et exclusion des Jeux Paralympiques
(Athlétisme/Basketball/Football/Natation/Tennis de table) - 2012 : 7 disciplines HN reconnues (+Ski Alpin/Ski
Nordique)
FFSA
- Public cible : personnes en situation de
handicap mental et/ou psychique et/ou
avec des troubles du comportement - Multi sports
- 75 disciplines sportives
- 114 Ligues Régionales et Comités
Départementaux - de 65 000 licenciés
- de 150 000 pratiquants
- de 1300 associations
Handicap Mental
Le handicap mental représente à la fois une déficience intellectuelle et
les conséquences qu’elle entraîne au quotidien. Les origines du
handicap mental sont variées, elles peuvent survenir à la conception,
pendant la grossesse, lors de l’accouchement ou après la naissance. La
personne en situation de handicap mental éprouve des difficultés plus
ou moins importantes de réflexion, de communication, de décision, de
conceptualisation, d’attention, d’adaptation au changement, de
compréhension des conventions sociales. Dans la plupart des cas la
déficience mentale ne peut être soignée mais le handicap qui en
résulte peut être compensé par un environnement aménagé et un
accompagnement humain adapté. La France compte 3,5 millions de
personnes handicapées. Parmi elles, 2 millions sont porteuses d’un
handicap sévère. 650 000 à 700 000 d’entre elles se trouvent en
situation de handicap mental, ce qui représente environ 20 % des
personnes handicapées. Chaque année, entre 6 000 et 8 500 enfants
naissent avec un handicap mental (Unafam, 2014).
Handicap Psychique
La notion de handicap psychique a été retenue dans la loi du 11 février 2005.
Le handicap psychique se distingue du handicap mental. Le handicap mental
est, le plus souvent, la conséquence de pathologies identifiables qui entrainent
une limitation stable des capacités intellectuelles et une prise de médicament
très modérée. Les origines du handicap psychique sont plus floues. La maladie
psychique n’altère pas les capacités intellectuelles des personnes mais c’est la
possibilité de les utiliser qui est déficiente. L’évolution l’état de la personne est
instable et imprévisible, la maladie influe sur son mode de comportement de
façon momentanée ou durable, la prise de médicaments est le plus souvent
indispensable, associée à des techniques de soins et la réadaptation peut
nécessiter du temps. Les causes du handicap psychique les plus répandues
sont les psychoses, les troubles bipolaires, les troubles graves de la
personnalité, les troubles névrotiques et parfois des pathologies comme les
traumatismes crâniens, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies
neuro-dégénératives (Unafam, 2014). Le handicap psychique est caractérisé par
un déficit relationnel, des difficultés de concentration, une grande variabilité
dans la possibilité d’utilisation des capacités alors que la personne garde des
facultés intellectuelles normales.
Handicap mental =
déficience intellectuelle +
pas de traitement médicamenteux
Handicap psychique =
pas nécessairement de
déficience intellectuelle + traitement
médicamenteux pour stabiliser la maladie
mentale et prise en charge en Hôpitaux
Psychiatrique
Handicap Invisible et discrimination
En Europe le handicap est la discrimination la plus importante après
l’origine ethnique (Heas, 2012). Chez ces personnes dont le handicap
est invisible et qui semblent pouvoir tout faire, observer la capacité
d’autonomie et l’importance du handicap est primordial, il faut pour
cela évaluer la capacité de la personne à prendre soin d’elle, à établir
des relations durables, à se former et à assurer une activité, à se
maintenir dans un logement et à organiser une vie sociale et des
loisirs. Leur handicap d’ordre comportemental perturbe leurs relations
sociales et les mènent à l’exclusion et à l’isolement La personne en
situation de handicap psychique rencontre des difficultés à mémoriser
des informations, à rester concentrer un temps donné, à élaborer,
planifier un projet, à terminer une action. Les erreurs d’analyse de
contexte et les fausses attributions d’intention sont courantes et très
handicapantes dans chaque action, chaque sortie, qui sont sources de
fatigue, d’angoisse, de méfiance, et d’inquiétude, autant de situations
qui conduisent la personne vers l’enfermement (Escaig, 2009).
La Fédération Française Handisport
Public cible : personnes en situation de handicap
moteur, physique ou sensoriel
* Multi sports
* 25 sports de loisir ou de compétition
* 104 Ligues Régionales et Comités Départementaux
* + de 35 000 licenciés
* + de 60 000 pratiquants
* + de 1400 associations
- Chronologie Du Handisport 1/3
- 1890 : Première course amicale Paris-Versailles sourds
- 1900 : Premier championnat de France de cyclisme sourds
- 1910 : Fondation du 1er club de l’histoire sportive des
sourds, Club Sportif des Sourds-Muets de Paris - 1918 : Création Fédération Sportive des Sourds-Muets de
France (FSSMF) - 1954 date de création de l’Association des Mutilés de France
- 1956 : Fédération Sportive Sourds France FSSF
- 1960 : Premiers Jeux Paralympiques à Rome
Chronologie Du Handisport 2/3
- 1963 : Association des mutilés de France devient
Fédération Française Sportive des Handicapés Physiques
(FFSHP). - 1976 : Premiers Jeux Paralympiques d’hiver en Suède
- 1977 : La FFSHP devient la Fédération Française Handisport
(FFH). - 1988 : Pour la première fois, les Jeux Paralympiques de
Séoul (Corée du Sud) se déroulent sur les mêmes sites
sportifs que les Jeux Olympiques, de même pour les Jeux
d’hiver depuis ceux d’Alberville1992
Chronologie Du Handisport 3/3
Juin 2001 : Un accord est signé entre le CIO et l’IPC afin de
garantir et protéger l’organisation des Jeux Paralympiques.
Les villes candidates à l’organisation des Jeux Olympiques
devront y associer l’organisation des Jeux Paralympiques :
dans la même ville, sur les mêmes sites de compétition, le
même village d’hébergement des athlètes, la même prise en
charge des frais d’inscription et des frais de déplacement. Et
ce à partir des Jeux Olympiques et Paralympiques de Pékin
en 2008 .
* 2008 : disparition de la Fédération Sportive des Sourds de
France, la FFH intègre les sportifs sourds au sein du
mouvement
Des disciplines adaptées et spécifiques
Athlétisme
* Badminton sourds
* Basket-ball
* Boccia
* Bowling sourds
* Canoë-kayak
* Cécifoot
* Cyclisme
* Développé couché
& musculation
* Equitation
* Escrime
Handisport
- Foot fauteuil
électrique - Foot mal-
marchants - Football sourds
- Goalball
- Handball sourds
- Judo
- Natation
- Plongée
subaquatique - Randonnée
- Rugby fauteuil
- Sarbacane
- Showdown
- Ski alpin et
snowboard - Ski nordique
- Sports boules
pétanques - Tennis
- Tennis de table
- Tir à l’arc
- Tir sportif
- Torball
- Voile
*Volley-ball sourds
La classification : pour une compétition
équitable
L’un des enjeux principaux des sports paralympiques
est d’éviter d’être le théâtre d’une compétition prévisible
où le sportif dont le handicap est le moins “important”
gagne systématiquement. La compétition sportive doit
garantir une équité entre les athlètes.
* Les différents sports paralympiques font appel à
des aptitudes très variées : courir, propulser un fauteuil,
tirer à l’arc, ramer… L’impact d’un type de handicap
particulier sur la pratique de ces différentes activités est
par conséquent très inégal de l’une à l’autre. C’est
pourquoi, afin de limiter l’impact du handicap sur la
performance sportive, le modèle de classification est
spécifique à chaque sport.
Les trois étapes du processus de
classification des sportifs en compétition
La classification d’un-e sportif-ve est opérée par un
groupe de spécialistes qui évaluent sa situation en
se posant trois questions principales :
* 1. L’origine du handicap de l’athlète est-il
compatible avec l’une des 10 catégories définies
par le Comité International Paralympique (IPC) ?
* 2. L’athlète a-t-il le minimum de handicap requis
dans le sport considéré ?
* 3. Quelle catégorie de compétition est la plus
adaptée au niveau de limitation d’activité constaté
pour ce sportif dans ce sport particulier avec,
éventuellement, avec ce matériel spécifique ?
Les 10 catégories de handicaps “éligibles”
définies par l’IPC (International Paralympic
Commitee)
- Perte de force musculaire
Capacité réduite ou incapacité de contraction musculaire volontaire.
Exemples : Blessure médullaire complète ou incomplète, spina-bifida,
séquelle de poliomyélite… - Perte de mobilité articulaire passive
Diminution de la mobilité ou mobilité passive impossible d’une ou plusieurs
articulations.
Exemples : Arthrogrypose, arthrodèse… - Atteinte d’un membre
Absence totale ou partielle d’un os ou d’une articulation, congénitale ou
conséquence d’un traumatisme ou d’une maladie. - Différence de longueur de jambe
Jambes de longueurs différentes, consécutivement à un problème de
croissance ou à un traumatisme. Dans la plupart des sports paralympiques, la
différence minimale admise est de 7cm.
Petite Taille
Longueurs réduites des os des jambes et/ou du tronc.
Exemples : Achondroplasie, Disfonctionnement hormonal, ostéogénèse imparfaite…
Une taille maximum est fixée dans les sports concernés. En athlétisme, par exemple, la
taille maximum est de 1m45 chez les hommes et de 1m37 chez les femmes. - Hypertonie
Accroissement de la tension musculaire et réduction de la capacité d’un muscle à
s’étirer suite à une atteinte du système nerveux central.
Exemples : Infirmité Motrice Cérébrale, Traumatisme crânien, Sclérose en plaques… - Ataxie
Problème de coordination motrice suite à une atteinte du système nerveux central.
Exemples : Infirmité Motrice Cérébrale, Traumatisme crânien, SEP… - Athétose
Mouvements lents, continus et involontaires.
Exemples : Infirmité Motrice Cérébrale, Traumatisme crânien… - Déficience Visuelle
Vision réduite ou nulle suite à une détérioration de l’appareil
oculaire, du nerf optique ou du cortex visuel.
Exemples : Rétinite pigmentaire, rétinopathie diabétique…
Le handicap visuel minimum accepté est de 1/10ème du
meilleur œil après correction ou un champ visuel réduit à 20°
maximum. - Handicap intellectuel
Déficience intellectuelle et limitation des capacités
d’adaptation, affectant les aptitudes sociales, conceptuelles et
pratiques nécessaires dans la vie quotidienne.
Ce handicap doit être présent avant l’âge de 18 ans. La
mesure du Quotient Intellectuel fait partie des éléments pris
en compte, ce dernier ne devant pas dépasser 70.
Origines de handicaps non considérés par l’IPC
Douleurs
* Handicap auditif
* Perte de tonus musculaire
* Hyper laxité articulaire
* Instabilité articulaire (Luxation récurrente…)
* Limitation de l’endurance musculaire
* Atteinte des fonctions cardiovasculaires
* Atteinte des fonctions métaboliques
* Tics, T.O.C., persévération tonique…
Des sports inégalement accessibles aux
différents types de handicaps
Chaque sport paralympique définit à quels
types de handicaps s’adressent ses
compétitions. Certains sports sont ouverts à
tous les groupes de handicaps de l’IPC
(Athlétisme, Natation), quand d’autres sont
spécifiques à un seul type de handicap (Judo,
Goalball…) ou à plusieurs groupes déterminés
(Cyclisme, Equitation…)
Le handicap minimum