Traumatismes complexes Flashcards
Qu’est-ce qu’un traumatisme?
Blessure de l’esprit/psychologique
Un événement perturbant qui provoque une réaction physique et psychologique extrême
Quelle est la différence entre le trauma de type 1 et de type 2?
Trauma de type 1 : Événement isolé, imprévu et limité dans le temps
- Accident de voiture, catastrophe naturelle, agression dans la rue par un inconnu, etc.
- On réfère aussi à des traumas simples : pour les différencier des traumas de type 2, pas pour minimiser leur importance
Trauma de type 2 : Exposition répétée, prolongée et chronique à des traumas de nature interpersonnelle
- Les traumas se vivent au sein même des relations significatives qu’une personne entretien avec son entourage
- Par vraiment de avant et après parce que l’expérience est souvent une condition de vie, ce n’est pas seulement un événement ponctuel et limité dans le temps
En quoi le trauma complexe présente une double réalité?
Il y a l’exposition chronique ou répétée à des traumas interpersonnels impliquant habituellement une figure de soins et les conséquences complexes résultant de cette exposition à des traumas interpersonnels répétés ou chroniques
Expliquer l’exposition chronique ou répétée à des traumas interpersonnels impliquant habituellement une figue de soin
Souvent anticipé : Les jeunes vont vire dans la menace constante que le trauma se reproduise (un peu comme marcher dans un champ de mines)
Implique une forme de trahison des figures se soins envers les jeunes : C’est une violation d’une attente universel selon laquelle les jeunes doivent leur faire confiance, mais ce sont ces mêmes adultes qui leur font du tort
La fuite est difficile voir impossible, ce qui rend les conditions propice à ce que ces situations soient récurrentes
Souvent difficile d’aller chercher de l’aider parce que la figure de soin causant le trauma représente elle-même l’autorité
Quelle est le différence entre un acte commis et un acte omis?
Acte commis : Concrets et observables
- Violence physique, abus sexuel, menace de violence ou d’abandon, dénigrement, humiliation, contrôle, isolement, cri, punitions sévères, moqueries, hostilité, violation des frontières, etc.
Omis : Difficultés dans la réponse aux besoins
- Besoins physiques, affectifs, éducatifs
- Abandon, négligence, indifférence, ignorance, parents absents, jeune qui vit de l’invalidation émotionnelle, absence des soins alors que l’enfant est blessé, rupture de lien, manque de nourriture, etc.
Expliquer les conséquences résultant de cette exposition à des traumas interpersonnels répétés ou chroniques
Dans la sphères émotionnelle, physique, cognitive, comportemental, etc.
Ce qui faut retenir : Le portrait clinique des jeunes peut être différent d’un à l’autre
- Il n’y a pas nécessairement de portrait type des jeunes qui vivent des traumas
Les conséquences sont souvent sévères et persistantes, se chevauches, s’alimentent entre elles
Quelles sont les types de conséquences différents?
- Cerveau
- Comportement
- Fonctions exécutives
- Relations interpersonnelles
- Régulation des émotions
- Concept de soi et identité
- Santé physique
Expliquer les conséquences possibles sur les comportements
Les jeunes peuvent être réactifs, évitants, dissociées, soumis, etc.
Expliquer les conséquences possibles sur les fonctions exécutives
Si notre cerveau de survie est trop souvent allumé, le cerveau réflexif sera souvent éteint. Les fonctions se développement quand on les utilisent, alors si on les utilisent moins, elle se développent moins.
Expliquer les conséquences possibles sur les relations interpersonnelles
Un enfant dont les besoins n’ont pas été comblés, par exemple, peut intégrer qu’il n’a pas de valeur, que le monde est dangereux, qu’il ne peut pas faire confiance aux autres.
Être réactif ou sous réactif
Expliquer les conséquences possibles sur la régulations des émotions
Quand le cerveau est en mode survie, les jeunes vivent des émotions extrêmes et désagréables. Surcharge émotives, ces enfants sont trop petits pour vivre ces émotions.
Expliquer les conséquences possibles sur le concept de soi et l’identité
Les jeunes peuvent intériorisé une vision d’eux-même très négative notamment à cause du regard négatif qui a été posé sur eux
Expliquer les conséquences possibles sur la santé physique
Le cumul de trauma augmente le risque de souffrir de problèmes de santé physique à l’âge adulte
Expliquer les conséquences possibles sur le cerveau
Cerveau réflexif (frontal) : Siège des fonctions exécutives
- Analyser, planifier, organiser, évaluer des solutions, retarder un inhiber un réponse, réguler nos émotions et nos comportements, résister aux distractions, maintenir notre attention, initier une tâche, prendre des décisions, etc.
- Responsable de traduire ce qu’on perçoit en pensée logique, en mot et en parole. Il nous permet de communiquer, de maintenir des relations interpersonnelles enrichissantes
- On agit en conscience, en contrôle de nos pensée (généralement, on a accès à cette partie e notre cerveau quand on se sent en sécurité)
Cerveau de survie (région basse du cerveau)
- Sécurité menacée : Activation du cerveau de survie et éteinte du cerveau réflexif. Sécrétion d’hormones de stress, comme l’adrénaline, pour que le corps soit près à être réactif au meilleur de notre capacité.
- Le cerveau de survie prend le contrôle et active différentes réactions de survie (combat, fuite, immobilisation, soumission) –> Il vaut mieux réagir que réfléchir (raison pour laquelle le cerveau réflexif s’éteint)
Le cerveau de survie des jeunes qui ont vécu des traumas est souvent activé, tandis que le cerveau réflexif est souvent éteint.
Quelles sont les conséquences associées à un cerveau de survie qui est suractivé?
- Difficulté à faire la différence entre un vrai danger et une situation “ordinaire”
- Il peut se tromper et déclencher des fausses
alarmes
- Il peut se tromper et déclencher des fausses
- Cerveau de survie peut rester allumé et ce, même en l’absence d’un danger réel
- Les jeunes seront toujours alertes
- Impacts sur les fonctions exécutives
- Altérer le développement des fonctions
exécutives (qui se logent dans le cerveau réflexif) - Expliquer pourquoi ces jeunes pourrait avoir de la
difficulté à exécuter certaines tâches mentales
(difficulté à s’inhiber, à analyser, à planifier,
évaluer des situations, organiser, etc.)
- Altérer le développement des fonctions
Qu’est-ce qu’une réaction de survie?
Comportements adaptatifs normaux dans un contexte traumatique, abusif, négligent. Mais, peut devenir inadapté quand le cerveau de survie est suractivité. Elles deviennent un problème, une inadaptation à long terme lorsqu’elles se produisent dans des situations non traumatiques
Quelles sont les différentes réactions de survie?
- Combat
- Fuite
- Immobilisation
- Soumission
Donner des exemples de combat
Colère, cri, répliquer, mordre, pleurer
Donner des exemples de fuite
- Fugue
- Isolement
- Évitement
Donner des exemples d’immobilisation
- Absence de réaction (déconnecté de la situation)
- Pétrifier
- Pas d’émotions
- Figer
- Fatigue intense
- Restriction de l’expression émotionnel et des comportements
- Impression de grand calme, sentiment d’être éteint
- Incapacité de bouger ou de parler
- Dissociation
- Absence de sensation dans certaines parties du corps
Donner des exemples de soumission
- Faire tout ce que l’autre veux
- Comportement passif
- S’excuser constamment
- Être obéissante
- S’adapter pour plaire
- Résignation
- Impuissance
- Conformité excessive
- Nier ses propres besoins ou ses propres émotions
Quels sont les déclencheurs?
C. I. N. É.
- Contrôle diminué
- Imprévisible
- Nouveauté
- Égo menacé
Quels sont les différents types de déclencheurs?
Sensoriels :
- Reliés au 5 sens
- Cri, alarmes, gémissements, pleures, tons de vois, expressions précises, mots, bruits forts, etc.
Internes :
- Venir de l’intérieur du corps
- Jeune qui a faim (Ne pas avoir sa faim comblé peut rappeler un traumatisme passé. Pourrait alors déclencher une réaction de survie)
Relationnels :
- Réagir à des situations où il va y avoir l’exercice d’un autorité
Émotionnels :
- Le jeune peut réagir quand il vit certaines émotions qui lui rappel des traumas du passé (toujours consciemment ou inconsciemment)
Expliquer le concept adaptation VS inadaptation
Les comportements des jeunes peuvent avoir été très utiles pour lui assurer un minimum de sécurité dans un environnement traumatique.
Ces mêmes comportements peuvent être inadaptés lorsqu’ils ne sont plus utiles et adaptés à la situation en question.
Expliquer le concept de volonté VS capacité
Comme le cerveau de survie prend le dessus, ne s’appuie pas sur la logique, le jeune ne peut pas se calmer, raisonner, être logique. Cela ne veut pas dire qu’il ne veut pas, c’est une question de capacité.
Le comportement du jeune n’est pas une attaque contre l’intervenant, c’est une réaction pour son autocorrection.
Important d’avoir des attentes réalistes selon l’âge de l’enfant (plus l’enfant est jeune, moins on doit s’attendre à ce qu’il sot question de volonté)
Y a-t-il de l’espoir auprès de ces jeunes?
Oui.
Le cerveau, c’est comme de la pâte à modeler. Les expériences peuvent en quelque sorte remodeler le cerveau. C’est le principe de la plasticité cérébrale. De nouvelles organisation dans le cerveau sont possibles.
Donner quelques pistes d’interventin
Importance de la relation : Souvent, les difficultés vont être dans les relations, mais le développement de rétablissement réside aussi dans le relation de qualité avec ses proches (parents, membres de la famille élargie, enseignant, amis, voisin, etc.). Influence puissante de la relation vers la guérison de vécu traumatique (comment on va être avec eux est très important).
L’éducation (pilier essentiel)
Être à l’affut des possibles déclencheurs de réactions de survie des jeunes
Répondre aux besoins de sécurité
Répondre aux besoins de prévisibilité (ex.: routines de régulation, de transition)
Régulation des adultes
S’adresser à la bonne partie du cerveau du jeune
Favoriser le développement du cerveau réflexif