Maladies bulleuses Flashcards
Etiologies de maladies bulleuses (5)
- (3)
2.
3.
- Maladies auto-immunes :
• Pemphigus
• Pemphigoïde
• Dermatite herpétiforme
- Maladies congénitales : épidermolyses bulleuse
- Porphyries
- Eczéma toxique ou allergique
- Origines infectieuses (impétigo bulleux, staphylococcal scalded skin syndrome)
- Hypersensibilité : érythème polymorphe, Lyell, réaction médicamenteuse, piqûre d’insectes
- Agents physiques et thermiques
- Photodermatoses
Quelle est la distinction histologique des maladies bulleuses AI
Bulle intra-épidermique : pemphigus Bulle sous-épidermique : - Pemphigoïde bulleuse - Dermatose à IgA linéaire - Épidermolyse bulleuse acquise - Dermatite herpétiforme
Pemphigus
- Âge survenue
- Clinique 3
- Histo 3
- 40-60 ans
- 1er Érosions buccales (+++), génitales, conjonctivales
- 2e Bulleuse généralisée
- Bulles fragiles
- Lésions érosives
- Squamo-croûteuses du tégument sur peau saine
- Régions axillaires et inguinales, tronc
- Douleur
- ø prurit
- Signe de Nikolski positif
- Intra-épidermique avec acantholyse ø infla
- IgG + C3 : membrane kératinocytaire
- Réactivité contre desmogléine —> desmosomes
Pemphigoïde
- Âge survenue
- Histologie 5
- > 65 ans
- Bulle ss-épidermique perte cohésion épiderme + derme,
- Infiltrat eosinophiles
- ID => Ac IgG et ou C3 —> JDE
- IInd => auto-AC circulants anti-JDE dans 60-80 % des cas
- Réactivité contre hémidesmosomes
Dermatite herpétiforme
- Âge survenue/ Sexe
- Clinique 5
- Histo 5
- 25-35 ans H > F
- Prurit ++
- Lésions papulo-vésiculeuses groupées (herpétiformes)
- Excoriations
- Distribution symétrique
- Membres, fesses et dos
- Bulle sous-épidermique + infiltrat neutrophile
- ID Dépôts IgA1 —> papilles dermiques
- Sérologie : Ac anti-transglutaminase
- Gastroduodénoscopie –> biopsies
- Enquête dans l’entourage AF + (maladie cœliaque, DH?)
Présentation clinique pemphigus “vulgaire” - Début - Généralisé
Phase initiale de la maladie : érosions buccales +++, génitales, conjonctivales Phase bulleuse généralisée : • Bulles fragiles, lésions érosives, squamo-croûteuses du tégument sur peau saine • Douleur, pas de prurit • Peuvent être végétantes • Localisations : régions axillaires et inguinales, tronc Signe de Nikolsky positif
Physiopathologie pemphigus
Atteinte desmosome : desmogléine 1 et 3 (cible des Ac) - NB : pemphigus superficiel –> toxine exfoliative A (ETA) du S. aureus –> Ac anti-dsg1
Diagnostic pemphigus (4)
- Bulle intra-épidermique avec acantholyse sans inflammation (histologie) 2. Dépôts d’IgG : membrane cytoplasmique des kératinocytes (IFD) 3. Auto-anticorps IgG circulants anti-membrane cytoplasmique kératinocytaire (sérologie) 4. Autoréactivité (Ac) contre desmogléine 1 et 3 + protéines d’adhésion des desmosomes –> ELISA : recherche d’anticorps anti-dsg-1 et anti-dsg-3 • Tests sensibles (> 95 %) et spécifiques • Profil de réactivité reflète le type de pemphigus (vulgaire ou foliacé) • Taux d’Ac corrèle avec l’activité
DD érosions buccales (10)
• Aphtose buccale et maladie de Behçet • Infection herpétique • Lichen érosif • Érythème polymorphe • Pemphigoïde • Maladie de Crohn, RCUH • Déficits en fer, vitamine B12, acide folique, zinc
DD pemphigus (5)
• Pemphigoïde bulleuse • Toxidermie, Lyell/TEN • Infection herpétique, varicelle disséminée
Traitement pemphigus (3)
- Corticothérapie systémique : prednisone 2. Immunosuppresseurs : azathioprine, chlorambucil, ciclosporine, cyclophosphamide, mycophénolate mofétil… 3. Autres : - Échanges plasmatiques - Immunoglobulines IV - Photophérèse extracorporelle - Rituximab (anti-CD20 LBs)
Présentation clinique pemphigoïde - Début - Généralisé - Atypique
Formes de début : prurit, placards urticariens et « eczématiformes » Forme généralisée : • Bulles solides à contenu clair sur base érythémateuse • Lésions érosives croûteuses, placards inflammatoires : abdomen, cuisses, plis des membres • Atteinte des muqueuses possible (< 30 % des cas) Formes atypiques : localisée, dyshidrosiforme, à type de prurigo…
Diagnostic pemphigoïde (4)
- Histologie : - Bulle sous-épidermique avec perte de cohésion épiderme et derme - Infiltrat avec éosinophiles 2. IFD : IgG et/ou C3 sur JDE 3. IFID : auto-Ac circulants anti-JDE dans 60-80 % des cas - Substrat : peau humaine clivée 4. Immunoblot / ELISA / immuno-précipitation : - Réactivité (Ac) contre BP180 et/ou BP230 = composants des hémidesmosomes
DD pemphigoïde (4)
o Allergiques : eczéma de contact, toxidermies, urticaire fixe o Immunitaires : érythème polymorphe, pemphigus vulgaire o Ectoparasitoses (y compris gale) o Tumoral : lymphome T cutané (mycosis fongoïde)
Traitement pemphigoïde (4)
- Corticothérapie générale : prednisone 2. Immunosuppresseurs : azathioprine, chlorambucil, méthotrexate, ciclosporine, mycophénolate mofétil 3. Corticoïdes topiques de classe IV : alternative à la corticothérapie générale 4. Autres : - Dapsone, sulfapyridine, tétracycline et acide nicotinamique, IVIg - Photophérèse extracorporelle (PEC)
Présentation clinique dermatite herpétiforme
Prurit +++ Lésions papulo-vésiculeuses groupées (herpétiformes) Excoriations Lésions eczématiformes Distribution symétrique sur les faces d’extension des membres, fesses et dos
Diagnostic dermatite herpétiforme
- Histologie : - Bulle sous-épidermique - Infiltrat riche en neutrophiles : éosinophilie 2. IFD : dépôts d’IgA1 dans les papilles dermiques 3. Sérologie : 70-100 % des cas : • Ac anti-transglutaminase (Tg) tissulaire • Ac anti-Tg épidermique ± Obsolètes : • IgA/IgG anti-gliadine et anti-endomysium 4. Gastro-duodénoscopie : biopsies 5. Enquête dans l’entourage familial (maladie coeliaque, dermatite herpétiforme ?)
Traitements dermatite herpétiforme (3)
o Disulone (dapsone) : action anti-inflammatoire o Autres : sulfapyridine, salazosulfapyridine, sulfaméthoxypyridazine o Régime sans gluten (blé, seigle, orge) : signes cutanés et digestifs, diminue risque de lymphome
Physiopathologie porphyries cutanées
Affections caractérisées par un trouble du métabolisme des porphyrines (synthèse de l’hème)
Présentations cliniques porphyries cutanées (2)
- Syndrome bulleux et érosif avec hyper-fragilité cutanée - Syndrome de photosensibilité avec lésions érythémato-oedémato-purpuriques
Porphyrie cutanée tardive (PCT) - Âge ? - Genre ? - Associé à quelle maladie ?
- Environ 40 ans - H > F - Hépatopathie
Clinique Porphyrie cutanée tardive (PCT)
Hyper-fragilité cutanée : • Bulles séreuses et hémorragiques, érosions, cicatrices atrophiques et milia • Localisations : dos des mains, visage Hypertrichose (région malaire) Pigmentation brunâtre, élastose, lésions sclérodermiformes : visage, nuque, décolleté Calcinose (région pré-auriculaire), alopécie
Définition mila / milium
Petits kystes épidermiques
Formes de porphyrie cutanée tardive (2)
Type I : forme sporadique (80% - Mécanisme : déficit d’uroporphyrinogène décarboxylase dans les hépatocytes Types II et III : formes familiales - Déficit d’uroporphyrinogène décarboxylase dans les hépatocytes ou autres cellules (GR)
Facteurs déclenchants PCT
- Hépatite C, OH, hémochromatose - Substances chimiques hépatotoxiques (dioxine, hexachlorobenzène) - Médicaments (oestrogènes, barbituriques, inducteurs de CYP450)
Diagnostic PCT (4)
Dosage des porphyrines : - Urines (foncées) : augmentation uroporphyrines et coproporphyrines - Selles : augmentation iso-coproporphyrines Bilan hépatique : - Hypersidérémie avec augmentation ferritine - Recherche d’hépatopathie : stéatoses, hépatites, cirrhose, hépatocarcinome Histologie : bulle sous-épidermique sans inflammation Dépôts linéaires d’IgG, IgM et C3 à la JDE + autour des vaisseaux dermiques (épais manchons)
DD de porphyrie
o Dermatoses bulleuses auto-immunes o Toxidermies, pseudo-porphyries (réactions phototoxiques bulleuses) : acide nalidixique, quinolones, furosémide, amiodarone… o Porphyries mixtes o Sclérodermie
Traitements PCT (4)
o Proscription de l’OH + tous les médicaments hépatotoxiques o Photo-protection o Saignées o Chloroquine / hydroxychloroquine (petites doses)
Neurofibromatose de type 1 (NF1) - Cause - Gène impliqué
- Maladie à transmission autosomique dominante ou mutation de novo (50 % des cas) : évolutif avec âge - Gène NF1 : code la neurofibromine qui est un suppresseur de tumeur –> Mutation de NF1 : prédispose aux développements de tumeurs (++ gaine nerveuse périphérique)
Diagnostic clinique NF1 (2 critères ou +) (7)
- 6 Taches café au lait : - > 5 mm de diamètre avant la puberté - > 15 mm chez l’adulte 2. Lentigines (éphélides) axillaires ou inguinales = tâches de rousseur 3. 2 Neurofibromes ou 1 neurofibrome plexiforme 4. Gliome optique (< 6 ans) 5. 2 Nodules de Lisch (hamartomes iriens) : sans cécité ou autre anomalie visuelle 6. Lésion osseuse caractéristique (scoliose) 7. Parent de 1er degré atteint de NF1
Complications NF1 - Enfant (3) - Adulte (2)
Enfant • Gliome des voies optiques avant 6 ans • Scoliose • Retard mental Adulte • HTA : phéochromocytome et dysplasie de l’artère rénale • Cancers (neurofibrosarcomes)
Neurofibromatose de type 2 (NF2) - Cause - Gène concerné
- Maladie à transmission autosomique dominante ou mutations de novo (50 % des cas) - Mutation du gène NF2 : code pour la schwannomine ou merlin = suppresseur de tumeur
Critères diagnostics NF2 (3)
- Schwannomes (neurinomes) vestibulaires bilatéraux 2. Schwannomes d’autres nerfs crâniens, méningiomes (CT, IRM) 3. Signes cutanés : • Tumeurs cutanées (schwannomes, neurofibromes) dans 70 % des cas • Rarement > 2 taches café au lait
Cause Sclérose tubéreuse de Bourneville
Maladie à transmission autosomique dominante ou mutations de novo (75 % des cas)
Clinique Sclérose tubéreuse de Bourneville
Manifestations systémiques : hamartomes peau, cerveau, coeur, yeux, rein, poumons, os - Tubers cérébraux (= hamartomes cérébraux) : retard mental et épilepsie - Hamartomes rétiniens, rhabdomyomes cardiaques, angiomyolipomes rénaux
Définition hématomes
Malformation des tissus d’un organe prenant l’aspect d’une tumeur (bénigne)
Critères diagnostics Sclérose tubéreuse de Bourneville 1. Majeurs 2. Mineurs
- Majeurs Peau : o Angiofibromes o Tumeurs de Koenen o Macules achromiques (≥ 3) o Plaques « peau de chagrin » Hamartomes rétiniens multiples Tuber cortical Rhabdomyome cardiaque Lymphangiomatose Angiomyolipome rénal 2. Mineurs • Plaques achromiques « en confettis » • « Puits » dans l’émail dentaire • Kystes osseux • Fibromes gingivaux • Kystes rénaux multiples • Polypes rectaux hamartomateux –> Certain : 2 critères majeurs ou 1 critère majeur + 2 critères mineurs –> Probable : 1 critère majeur + 1 critère mineur –> Possible : 1 critère majeur ou 2 critères mineurs
Traitement Sclérose tubéreuse de Bourneville
Inhibiteurs de la voie mTOR : sirolimus (rapamycine), évérolimus - Antiprolifératives : immunosuppressives, anti-tumorales –> diminue angiofibromes
Syndrome d’Ehlers-Danlos 1. Cause 2. Formes (nombre) 3. Clinique forme classique 4. Risque
- Mutations des différents types de collagène 2. et 3. 11 formes différentes : forme la + classique : - Fragilité cutanée avec cicatrices papyracées - Contusions - Hyper-extensibilité cutanée et ligamentaire - Pseudotumeurs molluscoïdes 4. Risque : valvulopathies et scolioses