COURS 20 - VIH/SIDA Flashcards
définition VIH
virus de l’immunodéficience humaine
définir séropositif pour le VIH
personne infectée par le VIH (présence d’Ac dans le sérum)
définir infection opportuniste
infection chez une personne immunodéficiente causée par un germe qui s’établit à cause de cette immunodéficience
définir SIDA (2)
- syndrome d’immunodéficience acquise
- forme extrême de l’infection par le VIH qui se manifeste par une immunodéficience profonde rendant les personnes susceptibles aux infections opportunistes et à certaines néoplasies
définir lymphoyte CD4 dans le cadre du VIH (3)
- lymphocyte préférentiellement infecté par le VIH
- ce type de lymphocyte est nécessaire pour l’induction de la réponse immune à un Ag
- le décompte de CD4 mesure le degré de dommage fait au syst immunitaire par le VIH
définir décompte lymphocytaire (2)
- dénombrement des dif lymphocytes dans une prise de sang
- le décompte lymphocytaire donne, entre autres, le décompte absolu de LT CD4 et le % que cela représente sur le total des lymphocytes et par rapport aux autres lymphocytes
définir charge virale (2)
- décompte des particules (copies) du VIH dans le sang par PCR
- la charge virale mesure le potentiel de destruction du syst immunitaire par le VIH
définir génotypage
détection des mutations de résistance aux différents antirétroviraux sur les genes du virus
définir reconstitution immune
- augmentation du nombre de lymphocytes CD4 et CD8 et de la proportion de cellules naives suivant l’initiation du Tx anti-rétroviral
historique - premier phénomène ayant laissé suspecter la pandémie de VIH dans les années 80
CDC sont informés d’un taux anormalement élevé de pneumonies a pneumocystits carinii et de sarcome de kaposi chez les jeunes hommes gais
historique - nom initial du SIDA
- GRID : gay related immune deficiency
historique - quand a-t-on cessé de l’appeler GRID
- quand on a identifier le meme probleme dans d’autres groupes dont les utilisateurs de drogues IV et les hétérosexuels
historique - comment renomme-t-on la maladie après GRID
SIDA
historique - comment peut etre transmise la maladie
sexuellement et par le sang
historique - décrire l’identification du virus (3)
- 1983 : virus isolé a partie d’un ganglion d’un Px par une équipe française → LAV (Lymphadenopathy-associated virus)
- 1985 : virus identifié par des chercheurs américains qui le croient associé au VIH → HTLV-III (Human T-lymphotropic virus) & Les premiers tests diagnostiques sont développés et tous les produits sanguins sont testés au Canada
- on découvre finalement que HTLV-III = LAV
historique - comment renomme-t-on le LAV
VIH
historique - nommer le premier med contre le VIH ayant été commercialisé
AZT
historique - qu’est-ce qui devient le Tx standard contre le VIH a la fin des années 90
HAART : combinaison de 3 antirétroviraux
historique - qui a recu le prix nobel de la médecine pour la découverte du VIH (2)
- francoise barré-sinoussi
- luc montagnier
historique - de quoi dérive le VIH
un virus simien isolé chez les chimpanzés (SIV)
historique - ou trouve-t-on le premier serum séropositif
kinshasa en république démocratique du congo
historique - qui fut le premier patient possiblement trouvé mort du SIDA
un marin britannique
épidémiologie - comment est-ce que le SIV est devenu VIH
contact H/chimpanzé par la chasse probablement, suivi d’une adaptation du SIV à l’H pour devenir le VIH
dissémination en afrique - qu’est-ce qui y a contribué (3)
- Tx médicaux admin sous forme d’injections sans mesure de stérilisation des aiguilles
- urbanisation/dev des routes
- désequilibre H/F + multiples partenaires
dissémination en occident - qu’est-ce qui y a contribué (4)
- changement des habitudes sexuelles vers 1970
- tourisme sexuel
- communauté gaie
- utilisateur de drogues injectables
dissémination mondiale - décrire l’évolution de l’incidence
- depuis le pic de 1997, diminution de l’incidence de 52%
dissémination mondiale - décrire l’évolution des décès
depuis le pic de 2004, diminution des décès reliés au SIDA de 64%
dissémination mondiale - qu’est-ce qui a permit une diminution de l’incidence et des décès (3)
- Tx plus accessible
- éducation et promotion de comportements sécuritaires
- meilleur accès aux services de prévention
objectifs de l’ONU : nommer l’objectif pour 2020 et celui pour 2030
- 2020 : 90/90/90
- 2030 : 95/95/95
stats - combien de personnes avec VIH dans le monde
39 millions
stats - combien de personnes sous Tx
29,8
stats - % des personnes qui connaissent leur statut
86%
stats - % des personnes au courant de leur statut qui ont accès a un Tx
89%
stats - % des femmes enceintes et allaitantes infectées ayant accès au Tx
82%
stats - combien de nouvelles infections en 2022
1,3 million (vs 3,2 millions en 1995)
stats - combien de décès liés au VIH en 2022
630 000
onu - comment atteindre les buts de l’ONU (90/90/90 et 95/95/95) (5)
s’adresser aux phénomènes sociaux :
- pauvreté
- manque éducation
- inégalités H/F
- violence entre partenaires sexuels
- discrimination
épidémio au canada - au canada, a la fin de 2020, cmb de personnes vivaient avec le VIH?
- 62 000 (75% hommes)
épidémio au canada - au canada, a la fin de 2020, quelle est la prévalence du VIH
170/100 000
épidémio au canada - au canada, a la fin de 2022, combien de nouvelles infections ont été Dx
- 1833 (25% de plus que l’année précédente)
- il y a donc une recrudescence de l’épidémie de VIH au Canada.
épidémio au canada - au canada, en 2020, esr-ce que la cible 90/90/90 etait atteinte
non, c’était 90%-87%-95%
épidémio au canada - au canada, a la fin de 2014, combien de personnes vivant avec le VIH étaient décédées depuis le début de l’épidémie
>26 000
mode de transmission - nommer le mode de tranmission
ITSS
mode de transmission - décrire les risques liées aux relations sexuelles (3)
- anale réceptives est la plus a risque
- insertion hétérosexuelle la moins a risque
- la relation orale est très peu à risque
mode de transmission - nommer tous les modes de transmissions (4)
- sexuelles
- drogue injectables (0,4-3% par partage de matériel d’injection)
- tranmission verticale (+/- 25% si mère non traitée durant la grossesse)
- transmission par le sang et les dérivés
dépistage du VIH - nommer la première étape
Détection d’anticorps par technique CMIA (sérologie)
dépistage du VIH - caractéristiques de la premiere étapes (technique CMIA) (5)
- simple
- rapide
- très sensible
- fiable
- peu couteuse
dépistage du VIH - quel autre test que ELISA est maintenant utilisé
- tests de 4e génération qui détectent les Ac anti-VIH et l’Ag p24 qui est un marqueur d’infection aigue
- L’antigène p24 peut être détectable aussi rapidement que 14 jours suivant l’infection
- Les anticorps peuvent être détectés 3 à 4 semaines suivant l’infection et jusqu’à 3 mois suivant l’infection
dépistage du VIH - nommer la 2e étape + expliquer
- confirmation du résultat + par le lab de santé publique du Qc (LPSQ)
- rechercher d’Ac VIH-1 et VIH-2 et de l’Ag p24 avec des trousses différentes
Dépistage du VIH - nommer la 3e étape
Mesure de la charge virale par PCR (nombre de copies du virus par mL de sang) et décompte lymphocytaire (pour dénombrer les cellules CD4+)
dépistage du VIH - quelle est la limite de détection de la charge virale
20 copies/mL
pathogénèse - nommer les caract du VIH (2)
- rétrovirus
- ARNsb, enveloppé
pathogénèse - décrire le tropisme du VIH
tropisme pour les cellules sanguines et du SNC
pathogénèse - décrire la transcription de l’ADN (2)
- Durant la réplication, il y aura transcription en ADN double brin par une enzyme encodée par le virus, la transcriptase inverse
- L’ADN sera transporté dans le noyau de la cellule où il pourra s’intégrer au génome de l’hôte (par l’intégrase, une autre enzyme encodée par le virus)
pathogénèse - vrai ou faux : il y a une longue période entre l’infection et les manif cliniques
vrai
pathogénèse - comment les étapes de l’infection au VIH (4)
- fixation via récepteur CD4 et corécepteur
- pénétration dans la cellule
- ARN → ADN via TIV
- intégration de l’ADN viral à l’ADN de l’hote
primo-infection - vrai ou faux : le virus est assez homogène
vrai
primo-infection - décrire le tropisme
pour les cellules mononuclées périphériques (macrophages, cellules dendritiques, lymphocytes CD4+)
primo-infection - décrire la virémie
haute
Le virus se dissémine aux ganglions de la région infectée en 2 jours, puis dans le sang, la rate, les ganglions, l’intestin et autres organes
primo-infection - que se passe-t-il au CD4
baissent transitoirement et la charge virale (niveau d’ARN viral) augmente rapidement
primo-infection - quand est-ce que les Sx survienennt
2 à 4 semaines suivant l’acquisition en moyenne
primo-infection - décrire les Sx (7)
- syndrome viral chez 40-90% («syndrome mononucléosique»)
- fièvre
- rash
- céphalées
- pharyngite
- myalgies
- adénopathies généralisées
peut aussi être asymptomatique
primo-infection - combien de temps durent les Sx
1-3 semaines
primo-infection - décrire le lien évolution/sévérité des Sx
+ sévérité = - évol est favorable
primo-infection - décrire la détectabilité de l’Ag p24
détectable
phase de latence - décrire les CD4
- > 500/mm3
phase de latence - décrire la présence virale (6)
- CD4 supérieurs à 500 cellules/mm3 (Normale = 300 à 1400)
- On a atteint ce qu’on appelle le « set point » environ 6 mois suivant l’acquisition
- Équilibre entre le virus et le système immunitaire
- Peu de virus dans les cellules mononuclées périphériques
- La charge virale baisse et se maintient quelques années
- Activité intense dans les centres germinatifs des ganglions: beaucoup de virus et d’anticorps
◦ Production de plus d’un milliard de particules virales par jour
phase de latence - décrire sa détérioration qui se déroule sur quelques années (5)
- CD4 baissent : entre 200 - 500
- architecture du ganglion se détériore
- diminution de la capacité des centres germinatifs a controler le virus
- augmentation de la quantité de virus dans les ganglions et les cellules mononuclées
- augmentation de la virémie et diminution progressive du décompte des lymphocytes CD4
phase de latence (détérioration) - décrire les Sx (10)
- asymptomatiques
- Sx généraux : fatigue, fievre, sudations nocturnes, adénopathies généralisées
- parfois candidose orale, leucoplasie chevelue de la langue, zona, herpes et autres infections non opportunistes + fréquentes
phase de latence (détérioration) - durée médiane
8-10 ans avec une grande variabilité
phase de latence (détérioration) - risque de dev le SIDA sans Tx
4-10%/année
SIDA - décrire les CD4
< 200 cellules/mm3
SIDA - décrire les caract de cette phase (5)
- dissolution des centres germinatifs
- multiplication non controlée du virus
- virémie très élevée
- virus tres hétérogènes
- diminution des CD4 sous les 200 cellules/mm3
SIDA - décrire les manifestations (4)
- les memes que la phase de latente en détérioration
- manifestations cliniques de réactivations d’infections latentes (CMV, toxoplasmose, tuberculose)
- manifestations cliniques d’infections opportunistes (ex : pneumonies a pneumocystis carinii)
- dev de certaines néoplasies comme le sarcome de Kaposi (tumeur vasculaire due au virus de la famille Herpesviridae: HHV-8)
Tx - buts (5)
- améliorer l’etat clinique
- diminuer la mortalité
- améliorer la qualité de vie
- rendre la charge virale indétectable et diminuer la transmission
- augmenter les CD4 et reconstituer le syst immunitaire
Tx - nommer les 4 principales classes d’antiviraux
- inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI)
- inhibiteurs non nucléosidiques de la TIV (INNTI)
- inhibiteurs de l’intégrase (II)
- inhibiteurs de la protéase (IP)
Tx - nommer les antirétroviraux moins utilisés (3)
inhibiteurs de l’entrée
- inhibiteurs de fusion
- antagonistes du CCR5
- Autre nouvelles molécules telles que les inhibiteurs de la capside
Tx - tolérance et efficacité
bien tolérés et très efficaces
Tx - quand traiter? pourquoi?
tot pour préserver les réservoirs
Tx - qui traite-t-on
tout le monde, indépendamment du stade de la maladie
Tx - le traitement permet de diminuer l’inflammation chronique associée a… (2)
- vieillissement prématuré
- maladies cardiovasc
Tx - nommer les grands principes de la tri/bi-Tx (2)
- habituellement 2 antirétroviraux de la meme classe (inhibiteurs nucléosidiques de la TV) combinés a :
- 1 antirétroviral d’une autre classe (souvent inhibiteur de l’intégrase, mais aussi possible inhibiteur de la protase ou non nucléosidique de la TIV)
- Il faut commencer les 3 médicaments en même temps (souvent combinés en un seul comprimé) pour éviter le développement de résistance et assurer l’efficacité
- De plus en plus de bithérapies (2 antirétroviraux) sont aussi efficaces et disponibles
Tx - qu’est-ce qui guide le choix de tx
génotypage du virus
Tx - pourquoi faut-il commencer tous les med en meme temps?
éviter le dev de résistance
Tx - décrire la fréquence des effets secondaires
de moins en moins fréquents
Tx - pourquoi est-ce que la fidélité au Tx est très importante (3)
- assure l’efficacité du Tx
- prévient le dev de résistance
- prévient la transmission aux autres
prévention - nommer les méthodes de prévention (4)
- éviter les contacts à risque
- éviter le contact entre les muqueuse/peau non intacte et sang, sécrétion vaginales, sperme
- relations sexuelles protégées
- PrEP et PEP
prévention - quand est-ce que le risque de transmission est inexistant (2)
- Px fidèle au Tx et Tx efficace (charge virale indétectable a répétition)
- Px n’a pas de lésions génitales ou autres ITSS
on peut recommander l’arret du port du condom dans un couple stable séro-discordant qui remplit ces critères
prévention - décrire le PrEP (5)
- utilisé chez les Px a haut risque
- prise de 2 antirétroviraux dans un comprimé 1x/jour en continu ou de façon intermittente par la personne séro-neg a risque
- réduction importante de la tansmission
- recommandation de quand meme porter le condom
- permet aussi de Tx la mere infectée lors de la grossesse et l’acouchement pour réduire la transmission verticale
prévention - décrire la PEP (2)
- des patients ayant eu des expositions a risque peuvent prendre un Tx de trois antirétroviraux durant 28 jours pour diminuer le risque d’acquisition du VIH
- contexte : expo sexuelle ou professionelle
prévention - quand commencer la PEP
< 24h après exposition (idéalement)
prévention - med utilisés dans la PrEP (2)
- tenofovir-DF
- emtricitabine
Qu’est-ce que le concept i=i
- On accepte maintenant que le risque de transmission est, à toutes fins pratiques, inexistant lorsque :
- Le patient est fidèle au traitement et son traitement est efficace, démontré par une charge virale indétectable à répétition
- Le patient n’a pas de lésions génitales ou d’autres ITSS
Dans ces conditions: on peut recommander l’arrêt du port du condom dans un couple séro- discordant, c’est le principe i = i (indétectable = intransmissible, u=u en anglais)
–> Améliore ++ la qualité de vie des personnes infectées
nommer les défis pour le futur dans le combat contre le VIH (5)
- prévenir la transmission et diminuer les nouvelles infections
- augmenter la couverture de Tx au canada et dans le monde
- bien traiter les Px qui vieillissent avec le VIH
- controler la R
- cesser la discrimination
Quelle est la méthode de prévention de prédilection?
Le port du condom est autrement toujours recommandé et permet aussi la prévention des autres ITSS
◦ La chlamydia et la gonorrhée
◦ La syphilis
◦ L’hépatite B
◦ L’hépatite C chez les HARSAH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes)