cours 11 - changements émotionnels consécutifs à une lésion cérébrale Flashcards
quels sont les changements émotionnels principaux suite à une lésion cérébrale
- modifications émotionnelles et comportementales
- troubles des conduites
- internalisées
- externalisées
quelles sont les conséquences des changements émotionnels consécutifs à une lésion cérébrale
- conséquence sur le plan familial, professionnel et social
- impact sur la qualité de vie des pt’s et de leurs proches
quels sont les troubles des conduites internalisées chez les personnes ayant eu un AVC
- dépression
- troubles anxieux (diminue après 2-3 ans)
- état de stress post-traumatique
quels sont les troubles des conduites internalisées chez les personnes ayant eu un TCC
- dépression
- troubles anxieux
- état de stress post-traumatique
- agoraphobie
quels sont les signes de dépression davantage ressentis par les personnes ayant eu un AVC en comparaison avec le population ayant une dépression dite fonctionnelle
- détérioration cognitive
- grandes fluctuations de l’humeur
- ralentissement psychomoteur
- anxiété plus marquée
- symptômes somatiques et végétatifs
quels sont les signes de dépression moins ressentis par les personnes ayant eu un AVC en comparaison avec le population ayant une dépression dite fonctionnelle
- anhédonie (perte de la capacité à ressentir le plaisir)
- état mélancolique
- dépression dite fonctionnelle
- moins d’idéations suicidaires (sauf pour les jeunes de 20-22 ans)
vrai ou faux :
l’étiologie de la dépression chez les personnes ayant eu un AVC est multifactorielle
vrai
quelles sont les données connues sur l’étiologie de la dépression chez les personnes ayant eu un AVC
- corrélation entre la localisation lésionnelle (hémisphère G, D, ant ou post) et les symptômes dépressifs est faible
- sévérité de l’atteinte initiale est le facteur qui est le mieux corrélé avec le développement d’une dépression
- étiologie de la dépression post-AVC est multifactorielle
quelles sont les conséquences d’un AVC a/n de la dépression
personnes ayant présenté un AVC :
- font l’expérience d’un événement traumatique (dépression post-traumatique)
- subissent un impact sur leur intégrité corporelle et mentale, leur autonomie et leur estime personnelle ainsi que leur vie de couple et professionnelle
quels sont les troubles des conduites internalisées chez les patients aphasiques d’une lésion hémisphérique G ant
(aphasie de Broca)
- manifestation fréquente des symptômes dépressifs
quels sont les troubles des conduites internalisées chez les patients aphasiques d’une lésion hémisphérique G post
(aphasie de Wernicke)
- euphorie
- agitation psychomotrice
- agressivité
- comportements délirants
- anosognosie (pas conscience d’avoir un problème)
quel est le type d’aphasie présent lors d’une lésion hémisphérique G ant
aphasie de type Broca
quel est le type d’aphasie présent lors d’une lésion hémisphérique G post
aphasie de type Wernicke
quelles sont les réactions psychologiques dues à la perte de langage (patients aphasiques) et pourquoi
personne avec aphasie sévère non fluente = prédisposition à la dépression
- car, consients de leur déficit avec un trouble limité de la compréhension = expérience difficile et stressante
- car, frustration
le pt se trouve impuissant devant la tâche à accomplir et manifeste son désarroi par des pleurs ainsi que des gestes et des paroles de colère = refus de poursuivre les évaluations
quels sont les troubles des conduites externalisées chez les personne ayant eu un TCC
- agressivité
- aux plans verbal et physique
- envers les objets
- irritabilité
- problèmes motivationnels ou apathie
- achats compulsifs -> réduction de comportements orientés vers des buts (Lezak) (ex : but = acheter 1 paire de souliers et rx = achète 3 paires)
- modification du comportement alimentaire
- modification du comportement sexuel
- symptômes psychotiques (hallucinations, idées délirantes)
- consommation d’alcool
- jeu problématique
quels sont les troubles des conduites externalisées chez les personnes ayant eu un AVC
- épisode maniaque (<1%)
- rires et pleurs pathologiques
- labilité émotionnelle
les rires et pleurs pathologiques et la labilité émotionnelle sont des comportements excessifs et fréquents, mais la personne conserve la sociabilité - colère
- irritabilité (seuil bcp plus bas)
- syndrome dysexécutif
- modification du comportement
- apathie
- athymhormie (perte d’auto-activation psychique)
- comportements obsessionnels compulsifs
- démence vasculaire
- état confusionnel aigu
- anosognosie
- confabulations spontanées
vrai ou faux :
la prévalence des pleurs pathologiques chez les personnes ayant eu un AVC diminue avec le temps
faux
augmente avec le temps
- 7% dans les premiers jours qui suivent l’AVC, puis 25% à 6 mois après l’AVC
quels sont les facteurs de prédisposition de la colère et de l’irritabilité suivant un AVC
- jeune âge
- symptômes dépressifs
- troubles cognitifs
- localisation de la lésion dans les régions ant de l’hémisphère G
quels sont les symptômes des épisodes maniques chez une personne ayant eu un AVC
- logorrhée (surproduction verbale)
- fuite des idées
- impulsivité
- augmentation estime de soi
- insomnie
- distractibilité
- hyperactivité
quelles sont les caractéristiques des rires et pleurs pathologiques chez les personnes ayant eu un AVC
- après des stimuli anodins
- en l’absence d’un contexte affectif adéquat
- pas de ressenti émotionnel
- perte de l’expression faciale
quelles sont les caractéristiques de la labilité émotionnelle chez les personnes ayant eu un AVC
- comportement provoqué par des stimuli ayant une composante émotionnelle
- ressenti adéquat
- ne contrôle pas l’expression de l’émotion (incontinence émotionnelle)
qu’est-ce qui peut causer de la colère (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
présence de troubles moteurs, dysarthrie, labilité émotionnelle et de lésions touchant les régions fronto-basales = colère
vrai ou faux :
l’irritabilité, comme trouble des conduites externalisées, chez les personnes ayant eu un AVC, est l’une des conséquences les plus présentes
vrai
surtout dans la 1re année suivant l’AVC
le syndrome dysexécutif, comme trouble des conduites externalisées, surgit lorsque quelles régions sont atteintes lors d’un AVC
réseaux fronto sous-corticaux
quels sont les troubles associés à un syndrome dysexécutif chez les personnes ayant eu un AVC
- dépression
- manie
- labilité émotionnelle
- etc.
- modification du comportement*
quelles sont les modifications du comportement associées à un syndrome dysexécutif chez les personnes ayant eu un AVC
- impulsivité
- narcissisme
- surestimation de ses propres capacités
- puérilité
- sociopathie
- contact et discours inapropriés
- modification du sens moral
+ trouble de la personnalité dû à un déficit des capacités d’introspection
+ modification du comportement dû à AVC, si consistant e persistant (dépend de l’ampleur de la lésion)
+ exagération de traits préexistants
quelles sont les modifications du comportement associées à des lésions de la région frontale dorsolatérale chez les personnes ayant eu un AVC
- réduction de l’initiative
- réduction de la flexibilité mentale
- réduction de la mémoire de travail
- tendance aux comportements stéréotypés et automatiques
quelles sont les modifications du comportement associées à des lésions fronto-médiales (région du gyrus cingulaire) chez les personnes ayant eu un AVC
- difficulté à initier des comportements =
- mutisme akinétique
- syndrome aboulique
- apathie
- athymhormie
- dépendance à l’égard de l’environnement
quelles sont les modifications du comportement associées à un syndrome dit orbitofrontal chez les personnes ayant eu un AVC
- comportement de désinhibition
- perte d’intérêt pour les conséquences sociales de ses actes
quels sont les signes d’apathie (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
- réduction de l’initiative verbale ou motrice
- platitude affective
- réactivité émotionnelle réduite
quels sont les signes et les causes/conséquences d’athymhormie (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
(perte d’auto-activation psychique)
- réactivité émotionnelle en général réduite (sans anxiété)
- lésions bilatérales des noyaux gris de la base et du thalamus
- conséquence d’une déconnexion frontaux stricto-limbique
quelle est la cause des comportements obsessionnels compulsifs (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
lésion des noyaux de la base
rare ++
quels sont les signes de trouble cognitif associés à la démence sous-corticale (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
- réduction de la vitesse mentale
- déficit attentionnel
- syndrome dysexécutif
- déficit de la mémoire épisodique
quels sont les signes de l’affect associés à la démence sous-corticale (troubles des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
- dépression (+ élevé que dans la maladie d’Alzheimer)
- labilité émotionnelle (+ élevé que dans la maladie d’Alzheimer)
- irritabilité
- apathie
vrai ou faux :
la démence vasculaire (trouble des conduites externalisées AVC) présente des similitudes dans le tableau cognitif et comportemental avec la maladie d’Alzheimer
vrai
mais avec présence de signes neurologiques
quels sont les signes d’état confusionnel aigu (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
- déficit de la clarté et de la cohérence de la pensée
- diminution importante des ressources attentionnelles
- pas de démence
quels sont les signes et la cause des confabulations spontanées (trouble des conduites externalisées) chez les personnes ayant eu un AVC
- fausses croyances
- après un AVC ischémique ou hémorragique bilat de la région orbito-frontale médiane
quels outils nous permettent d’évaluer le comportement socio-émotionnel
différentes échelles :
- échelle des changements de comportements socio-émotionnels de Genève (ECCSEG)
- échelle UPPS d’impulsivité
- échelle d’évaluation du retentissement sur les proches
quelles sont les caractéristiques des échelles d’évaluation du comportement socio-émotionnel
- certains domaines évalués (rarement tous les comportements qui sont évalués)
- ne tiennent pas compte de l’état pré-morbide
- biais de l’auto-évaluation (déni, anosognosie)
quelles sont les forces et les faiblesses de l’échelle des changements de comportements socio-émotionnels de Genève
forces :
- en français
- couvre une large palette de problèmes socio-émotionnels décrits chez les personnes ayant un TCC
- utilise un langage simple
- permet une éval de l’état actuel et pré-morbide
- rapidement administré
faiblesses :
- pas d’item cognitif
- échelle de Likert en 5 points
- 15 items
quelles sont les dimensions abordées dans l’échelle UPPS d’impulsivité
- urgence
ex : quand la personne est contrariée, elle agit sans réfléchir - manque de préméditation
ex : la personne réfléchit soigneusement avant de faire quoi que ce soit - manque de persévérance
ex : la personne aime mener les choses jusqu’au bout - recherche de sensations
ex : la personne aime faire des choses qui sont un peu effrayantes
quelles sont les caractéristiques de l’échelle UPPS d’impulsivité
- 16 items
- 4 dimensions
- comportements impulsifs sur une échelle en 4 points (1 = presque jamais à 4 = presque tjrs)
- plus les scores sont élevés, plus l’impulsivité est marquée
quelles sont les caractéristiques de l’échelle d’évaluation du retentissement sur les proches
- 22 questions
- échelle de Likert en 5 points (0 = jamais à 4 = presque tjrs)
- score total compris entre 0 et 88
- plus le score est élevé, plus le fardeau ressenti est élevé