9. Pragmatique et communication non verbale Flashcards
Exemples de communication non verbale:
domaine vaste et potentiellement infini:
gestes, regard voix, posture, odeurs, codes vestimentaires, distance interpersonnelle…..
Quels différents types de gestes y a-t-il?
A. Mouvements adaptateurs (Accompagnement du langage oral)
B. Langue (langue des signes - gestes communicatifs au sens stricte)
C. Révélateur de l’état émotionnel du sujet
Exemples de gestes accompagnant la production orale
- mouvements de la tête (ex. oui, non)
- mouvements des mains et bras (ex. saluer, indiquer…)
- mouvements des épaules (ex. je ne sais pas)
… de manière coordonnée et automatique:
- gestualité présente même lorsque l’interlocuteur ne peut pas les voir
- si on interdit la gestualité, le parole est moins fluide
- —> idée de processus de planification communs
Comment distingue-t-on les gestes?
- rythmiques (accompagnent le rythme et les accentuations de l’énoncé)
- déictiques (désignent une direction, un emplacement)
- symboliques (signification conventionnelle plus ou moins arbitraire)
- iconiques (illustrent un aspect de ce qui est expliqué verbalement)
Gestes rythmiques
La parole et les gestes sont coordonnées:
- au niveau temporel (du rythme)
- –> également chez le jeune enfant, chez des aveugles congénitaux
- lorsqu’on emphatise le contenu
- pour la régulation des tours de parole
Gestes déictiques
- Indiquer quelque cose en pointant vers le référent
- attirer l’attention sur des objets/persones
- différences interculturelles!
- Ex: pointer avec le doigt vs avec le poings/la main, vs ne pas pointer du tout
Gestes symboliques
Signification conventionnelle plus ou moins arbitraire -> variations inerculturelles
- expressions d’états ou d’évaluations/jugements (ok, j’approuve, je ne sais pas)
- des objets/actions/concepts (mais moins fréquent que les gestes iconiques)

Gestes iconiques
- réfèrent aux objets/actions/concepts dont on parle
- peuvent accompagner ou remplacer des items lexicaux
- Très reliés à la parole au niveau temporel et de contenu
- souvent l’interprétation dépend du contexte, comme pour les mots –> pragmatique

Gestes iconiques: Quelles sont les 3 position quant au lien entre la parole et le geste?
A. L’information spatiale et motrice est générée à partir du message pré-linguistique (conceptualisation)
–> indépendance des processus d’encodage du langage et des gestes
B. Le geste est généré à partir de l’information lexico-sémantique
C. L’information spatiale et motrice des gestes est générée simultanément avec l’encodage linguistique et influencée par celui-ci
–> interdépendance entre le geste et les processus linguistiques
Qu’est-ce qu’ont trouvé Morrel-Samuels et Krauss (1992) sur le lien entre parole et geste?
Les gestes iconiques précèdent de 1 à 3 sec la production du mot correspondant
Qu’est-ce qu’ont trouvé Beattie et Coughlan (1999) sur le lien entre la parole et le geste?
Sujets en situation de ToT; la moitié des sujets empêchés d’utiliser la gestualité. Résolution du ToT:
- 71.4% chez les sujets pouvant gesticuler
58. 3% chez les sujets avec les “mains liées”.
=> Hypothèse d’un rôle facilitateur du geste sur l’encodage lexical
Qu’est-ce qu’ont trouvé Özyürek & Kita (1999, 2003) sur le lien entre la parole et le geste?
Comparaison de gestes iconiques entre Anglais, Japonais et Turc.
Un objet qui dévale une pente. En expression orale:
- Anglais: il rolled down the hill
- en japonais et turc: “descendre + rouler”
La gestualité des locuteurs correspond à l’expression orale:
- en anglais: un seul geste qui montre le roulement et la descente chez les anglophones
- 2 gestes consécutifs (descendre + rouler) chez les autres
- => interdépendance entre geste et langage oral.
La langue des signes (LS)
reconnue officiellement depuis -300 ans (l’abbé de l’Epée 1760)
langue à part entière, partageant les propriétés des langues orales:
- lien arbitraire entre geste et signification (même si certains sont plus iconiques)
- double articulation: combinaison d’un nombre limité de traits gestuels pour former les mots, combinaison des mots pour former des phrases
- Acquisition automatique par l’enfant exposé à la LS
Double articulation - quels sont les 3 paramètres de base des traits gestuels?
- configuration de la main (et orientation)
- emplacement (localisation)
- mouvement
–> paires minimales.
Quelles sont les caractéristiques de la LS partagées avec le langage oral?
- paires minimales
- perception catégorielle de la configuration (Emmorey et al., 2003)
- Accès partiel à la forme lors des “Tips of the Fingers” (ToF)
- Erreurs lexicales et erreurs de paramètre dans les “Slips of the Hand” (Hohenberger et al., 2002)
Définition de la pragmatique
Notion très vaste qui fait référence à divers domaines
- Le contexte: l’ensemble des aspects extra-linguistiques de la communication, cad
- connaissances du monde
- connaissance de l’interlocuteur
- connaissance des règles sociales
- les actes de langage (cours 2)
- règles conversationnelles
Le contexte

Exemple de situations ou le sens de la même énoncée dépend du contexte

Des exemples où
A. une phrase erronée est comprise en contexte ou
B. Où une information non explicitée est comprise
A. Il s’habilla puis il prit une douche.
B. Puis-je vous offrir un café? - Je ne prends jamais d’excitants après 16h.
=> Les connaissances partagées par les partenaires de communication et le contexte sont utilisés pour rectifier l’interprétation d’énoncés incorrects ou pour expliciter l’information implicite
Compréhension de l’information non explicitée - quand l’interprétation littérale n’est pas adéquate:
- langage indirect
- ironie, humour
- métaphores
- langage indirect: “Il y a un courant d’air dans cette salle.”
- ironie, humour: “Tu as l’air en forme ce matin…!”
- métaphores: “Ce chirurgien est un boucher”
Questions: comment sont compris ces énoncés?
=> coût de traitement?
Quels sont les 2 hypothèses dans le traitement du langage indirect?
1. On traite le sens littéral de l’énoncé, on confronte ce sens au contexte, si l’interprétation est non-pertinente, on élabore une interprétation indirecte (Searle, 1975):
- sens littéral: le locuteur ressent un courant d’air
- pertinence: le locuteur ne veut pas informer sur son ressenti
- élaboration: il demande de fermer la fenêtre
- => coût dans l’élaboration du sens
2. L’accès est direct: on ne doit pas passer par le sens littéral, il est calculé directement (Gibbs, 1979)
- pas de coût cognitif dans le traitement du langage indirect

Etude de Clark et Lucy (1975) sur s’il y a un coût de traitement
vérification phrase-image

Etude de Clark et Lucy (1975) sur s’il y a un coût de traitement
vérification sens littéral vs figuré
