Cours 9 : Le leadership Flashcards
Le pouvoir
Capacité qu’a un individu d’influencer les autres pour qu’ils fassent quelque chose. MAIS A (l’influenceur potentiel) a du pouvoir sur B (l’influencé potentiel) seulement si B accorde du pouvoir à A.
Les bases du pouvoir
Pouvoir légitime : découle du titre officiel hiérarchique
Pouvoir d’expertise : connaissances, savoirs, compétences, expériences qu’on confère à quelqu’un
Pouvoir de référence : degré avec lequel les autres admire une tierce personne et s’identifient à elle
Pouvoir de récompenses : capacité à fournir une récompense désiré par l’employé
Pouvoir de punition : coercition/capacité à punir
Pouvoir informationnel : contrôle et possession d’information nécessaire ou désirée
Quelques exemples
Expertise : sait ce qu’il fait
Légitime : c’est normal
Punition : je vais le faire ce foutu
Référence : nous ressemble
Est-il possible de combiner plusieurs sources d’influence ?
oui
3 notions reliées au pouvoir et l’influence
Les habiletés politiques
Les actions politiques
Les tactiques d’influences
Les habiletés politiques
La capacité à comprendre autrui, ses intentions et comportements de manière à adapter son propre comportement à la situation et paraître sincère dans ses agissements.
La capacité d’user de son influence à travers la
manipulation, la négociation et/ou la persuasion.
Les dimensions des habiletés politiques
Habiletés de réseautage (networking ability) : Habiletés à développer des relations avec un éventail de gens
Perspicacité sociale (social astuteness) : Capacité à comprendre les autres personnes et les situations sociales
Influence interpersonnelle (interpersonal influence) : Capacité à convaincre les autres de s’engager dans des comportements désirés ou d’adopter certaines positions
Paraître sincère (apparent sincerity) : Habileté à paraître (ou à être) réellement honnête, ouvert et digne de confiance
Les actions politiques
Processus par lequel une personne ou un groupe
tente d’obtenir du pouvoir ou de protéger le pouvoir
qu’il détient au sein d’une organisation
Le contrôle du processus décisionnel : Consiste à contrôler et influencer les décisions importantes
(allocation des ressources) de l’organisation afin de mieux se positionner et de contrôler l’impact des décisions - trésorier
La coalition : Consiste à former des alliances permanentes ou occasionnelles afin d’augmenter son rapport de force
L’absorption (co-opting): Tentative de dissoudre l’opposition en accordant à ses membres de participer à la prise de décisions
Le contrat : Entente officielle entre les deux parties
Les tactiques d’influences
Moyens permettant aux individus de passer des sources du pouvoir à l’action concrète en orientant les attitudes en comportements des autres acteurs.
Comportements concrets qu’on peut émettre vs la compétence (pour les actions politiques)
Exemple : légitimation, persuasion rationnelle, émotion, consultation, réciprocité, demande personnelle, pression, prévenance
Le leadership
Processus selon lequel une personne influence et
exerce du contrôle sur les croyances, attitudes,
comportements et émotions/réactions d’une autre personne dans le but d’atteindre des objectifs
Le leader
Formel vs informel
Rôle formel : spécifié par l’organisation (pouvoir
légitime)
Informel : née de l’interaction entre les membres du groupes
À quoi sert le leadership ?
Le leadership est la solution au problème d’effort collectif: c’est-à-dire le problème de rassembler les gens et de combiner leurs efforts pour promouvoir le
succès et la survie
Les approches en leadership…
Théorie des traits Théorie comportementale Théorie de la contingence Théorie cheminement-but (besoins des subordonnés) Approche intégrative
Théorie des traits (1920 – 1940)
Le succès du leader est attribuable aux
caractéristiques personnelles (traits ) du leader.
Les traits sont relativement stables et innés.
Il faut donc sélectionner plutôt que former les bons
leaders.
Objectif : Déterminer les traits qui rendent les leaders efficaces (traits physiques, personnalité, habiletés cognitives)
Théorie comportemental (1950 – 1960)
Le succès du leader est attribuable aux
comportements émis par le leader et à son style
de leadership
Style de leadership : regroupement de
comportements qui représentent l’approche privilégié par le gestionnaire pour gérer les employés.
- Considération : Préoccupation pour le bien-être et le
bonheur de ses subordonnées
- Structure : Définition de son rôle de leader et explication des attentes envers les employés
Griefs : plaintes que les gens ne respectent pas les tâches prédéfinies
Théorie de la contingence
1960 – 1980
Le succès du leader est attribuable à la fois aux
caractéristiques de la situation, aux caractéristiques des
subordonnés ainsi qu’à son style de leadership.
Certains styles de leadership sont plus adaptés et efficaces dépendamment de la situation.
Croyance que les styles de leadership sont
relativement inflexibles. Il faut donc sélectionner le
leader approprié pour une situation donnée.
Objectif : Identifier le leader adéquat selon la situation.
Théorie cheminement-but (path-goal theory)
1970 – aujourd’hui
Prémisse :
Le succès du leader est attribuable à sa capacité de diagnostiquer efficacement la situation et d’identifier les
besoins de ses subordonnés pour ensuite adapter son style de leadership.
Objectif : Adapter son style de leadership à la situation.
Deux facteurs à considérer quant au style de leadership à adopter
Caractéristiques de la situation
Caractéristiques des subordonnés
*Regarder le tableau
Styles de leadership
Directif
Soutenant
Participatif
Orienté sur la réussite
Leader-Member Exchange (LMX)
Le leader modifie son style dépendamment à qui il
s’adresse.
On s’intéresse à la dyade superviseur-supervisé.
Deux types de relation superviseur-supervisé
Les agréés : - Proches du leader, ont la confiance et font partie du cercle du leader - Style Participatif Les exclus : - Ne font pas partie du cercle du leader - Style autoritaire
Le leadership transformationnel
Les leaders transformationnels sont des leaders ayant
une influence considérable et inhabituelle sur leur
followers
Quatre caractéristiques du leadership transformationnel
Influence idéalisée : servir de modèle de comportements de haut niveau
Motivation inspirationnelle : fournir une vision
Stimulation intellectuelle : amener les employés à
questionner le statu quo et à penser à de meilleures façons de faire les choses
Considération individualisée : porter attention au
développement et au bien-être des employés
Le leadership transactionnel
Les leaders transactionnels pour influencer leurs
followers (subordonnés) leur donne quelque chose en échange des comportements désirés.
Échange où le superviseur et le subordonnée s’influence de manière réciproque
Trois caractéristiques de leadership transactionnel
Récompense contingente aux comportements : Récompenser un comportement en échange de
la réponse des employés à ses demandes
Gestion active par exception : Suivre les écarts dans le comportement des
employés et corriger par des punitions
Gestion passive par exception : Ne pas faire de suivi, mais punir les écarts détectés après le fait.
Qu’est-ce qui différencie le leadership transformationnel du
leadership transactionnel ?
Transformationnel : pouvoir de référence et d’expertise
Transactionnel : récompenses et punitions
Les avantages du leadership
transformationnel
Sont plus performants (tâche + contextuelle)
Sont plus satisfaits au travail
Sont plus engagés au travail
Perçoivent plus de justice dans leur travail
Envisagent moins à quitter leur emploi
Les tendances en leadership
Leadership éthique Leadership habilitant (empowerment) Leadership servant Leadership autoritaire Leadership destructeur Leadership laissez-faire
Leadership éthique
La démonstration d’une conduite normalement appropriée à travers ses
actions personnelles, ses relations interpersonnelles et la promotion
d’une telle conduite à ses adaptes (followers) grâce à une communication bi-directionnelle et du renforcement
Leadership habilitant (empowerment)
Le leadership d’habilitation (empowerment) correspond à déléguer des responsabilités et à fournir des ressources (e.g., coaching, reconnaissance) à ses employés afin de favoriser leur autonomie et leur implication au travail
Leadership servant
Le leadership servant est caractérisé comme la théorie plus éthique et centré sur les gens. Il se différencie principalement par une composante morale, une responsabilité sociale et met explicitement l’emphase sur les followers plutôt que sur les objectifs organisationnels
Leadership autoritaire
Style de leadership recherchant l’autorité et le contrôle de ses subordonnées ainsi qu’une obéissance indiscutable de leur part. Ils cherchent à exercer un contrôle en initiant une structure, en édictant des
règles, en promettant des récompenses pour la conformité et en menaçant de punir la désobéissance
Leadership destructeur
Les comportements du leader ou du gestionnaire qui de manière répétée et systématique violent les intérêts légitimes de l’organisation en minant et/ou sabotant les objectifs organisationnels, les tâches, les ressources
et l’efficacité des processus organisationnels et/ou la motivation, le bienêtre ainsi que la satisfaction au travail des subordonnées
Leadership laissez-faire
Le leadership laissez-faire est lorsque le leader du groupe à peu de considération à la fois pour les objectifs et envers ses subordonnés.
L’abus de pouvoir
Le plus fort soumet l’autre
Le but est de dominer l’autre
On utilise les faiblesses de l’autre et on l’amène à
douter de lui-même afin d’anéantir ses défenses
(harcèlement psycho – bullying)
Donner l’impression de savoir mieux, de détenir une
vérité
Un abuseur agit d’autant mieux dans une
organisation que celle-ci est désorganisée, mal
structurée
La supervision abusive
Mesure dans laquelle les employés perçoivent que leur
superviseur s’engage dans des comportements hostiles
(verbaux et non verbaux) excluant l’agression physique. Tepper (2000)
Exclut l’intention de blesser volontairement
□ Les personnes moins performantes sont plus susceptibles de subir de la
supervision abusive
2,3$ milliards US par année (Seckyoung, Lee et Yun, 2016)
Augmentation de l’intention de quitter (turnover),
l’absentéisme, comportements contre-productifs, etc…
Diminution de la performance, le bien-être, etc…
La triade sombre
- Le machiavélisme
- Le narcissisme
- La psychopathie
Le machiavélisme
« Tendance à se méfier des autres, à s’engager
dans la manipulation immorale lorsque utile, à
chercher le contrôle sur les autres et à
rechercher un statut social pour soi-même »
Quatre dimensions du machiavélisme
Manipulation immorale : Volonté sélective à dévier des
conventions morales lorsque se présente une
opportunité d’obtenir un gain.
Désir de contrôle : Besoin d’être dominant en situations
interpersonnelles afin de diminuer le pouvoir des autres.
Désir de statut : Succès = résultats extrinsèques,
visibles aux yeux des autres, tels richesse, pouvoir,
statut dans sa communauté de référence.
Méfiance envers les autres : Vision cynique et négative
des motivations et intentions d’autrui à son égard
Le narcissisme
Les narcissiques ont une image de grandiosité d’eux-mêmes, un sentiment de supériorité et de mériter un traitement de faveur (entitlement). Ils ont également une tendance à vouloir exploiter ou dominer les autres
Charismatiques donc montent rapidement les échelons
Mais dominent les autres pour se remonter donc leadership négatif
La psychopathie
« La psychopathie est caractérisée par l’égoïsme, l’impulsivité, le manque de remords ou d’empathie »
Les psychopathes d’entreprise (corporate psychopathy) sont des gestionnaires qui agissent dans le sens contraire à l’éthique et qui gèrent souvent comme des superviseurs abusifs.
1% de psychopathes dans la population - 3 à 4 % parmi les cadres supérieurs.
Quelle est la différence entre pouvoir et leadership à la lumière des définitions présentées?
Le leadership va s’appuyer sur les bases de pouvoir pour influencer et mobiliser et les bases de pouvoir qu’Il choisit vont dépendre de son style de leadership
Le followership
Capacité d’un individu de suivre activement un leader.
Le followership aurait émergé en réponse à des
problèmes ancestraux spécifiques qui ont été mieux résolus grâce à un effort collectif coordonné par une structure leader-follower qui a amélioré la survie individuelle et collective.
Types d’approches de followership
Approche constructiviste :
- Le leadership et le followership sont des phénomènes
émergeants suite aux interactions entre différents
individus.
- Les interactions entre les individus ne concordent pas toujours avec les rôles formels, hiérarchiques.
Approche basée sur les rôles :
- Se centre sur les traits, caractéristiques et styles des subordonnées.
Les caractéristiques d’un bon follower
Gestion de soi
Engagement
Compétence
Courage
Les types de followers
Pragmatique : agent neutre
Aliéné (passif, indépendant) : anticonformiste, avocat du diable (leader potentiel)
Mouton (passif, dépendant) : faible engagement, faible motivation
Exemplaire (actif, indépendant) : autonome (évaluation du leader avant de s’engager)
Aquiesceur (actif, dépendant) : haut engagement, conformiste
Genre et leadership
Hommes : autoritaires VS femmes : démocrates
Les femmes seraient aussi performantes que les hommes
Les leaders féminins seraient perçues autant voir plus comme des
leaders transformationnels
Les hommes ont tendance à s’auto-surévaluer tandis que les femmes à se sous-évaluer
Le leader comme coach :
- L’évolution du rôle de gestionnaire
- Savoir développer le potentiel de ses employés
Le leadership partagé
Diffusion du pouvoir à travers l’équipe
Née de l’interaction entre les membres du groupe
Influence mutuelle entre les membres de l’équipe
Interdépendance entre les membres de l’équipe
Le leadership partagé favorise la mobilisation des
forces des membres de l’équipe vers l’objectif
commun.
Le plafond de verre
■ Moins ambitieuse
■ Moins soucieuse du salaire
■ Plus concernée avec le conflit famille – travail
■ Biais envers les femmes et les postes de gestion