Chapitre 4 Perception et Cognitions Sociales Flashcards
Composante sociale des perceptions et cognitions
Notre façon de percevoir les gens et de les évaluer.
Différence entre perception des personnes et celles des objets
Personne :
- La perception des personnes évolue selon le contexte, une personne peut changer après une perception ou un jugement
- Une personne change avec le temps et les circonstances,
- Une personne peut vouloir influencer l’environnement
- Les perceptions sont réciproques
- Les personnes sont plus complexes que les objets.
- Les perceptions sociales sont beaucoup plus complexes, difficiles, approximatives et sujette à des erreurs et souvent non vérifiées
Observer un objet souvent (statique) et définitivement sans intention est très différent d’observer une personne, active et intentionnée (dynamique)
Les influences sociales sur la perception
- Le percevant construit une réalité subjective qui lui est propre et significative
- La cible elle-même influence le percevant
- La culture influence la perception
Perceptions et cognition sociale
Les schémas
Ils sont la solution de notre système cognitif à la complexité de notre environnement social. Les schémas sont des structures issues de notre expérience qui nous aident à créer un ordre et à organiser la nouvelle information qui nous parvient
Schémas sur le soi
Besoin des individus de sélectionner et d’organiser les informations à propos de soi.
- Deviennent plus clairs et conscient avec l’accumulation d’expérience.
- Susceptible aux erreurs des biais personnels
- Influence motivation
- Influence estime de soi
Schéma sur les personnes
Emmagasine l’information sur les personnes que l’on rencontre et sur les catégories de personnes. (Amis, famille, etc..) prototypes.
Schéma sur les évènements
Des structures cognitives qui servent à l’emmagasinement d’informations sur la successions de faits familiers
- Les scripts
- Les évènements personnels
- Les représentations sociales
4 processus de base des perceptions et cognitions sociales
- L’attention
- L’emmagasinage en mémoire, le stockage
- Le rappel d’information
- Le jugement
Ces derniers sont influencés par les schémas, plus une personne avance dans le processus plus on perd de l’information
Processus de base des perceptions et cognitions sociales
L’attention
- Processus le moins compris, car difficile de juger si l’information a été perçue et si elle est oubliée
- Interaction constante entre l’information contextuelle et la représentation mentale par le percevant
- Éléments non conformes aux schémas internes actifs sont souvent ignorés
- Ce qui attire l’attention dépend du stimulus, mais aussi de la personne
Processus de bases des perceptions et cognitions sociales
L’emmagasinement d’information en mémoire
- l’information de base initiale (factuelle), tel que comportements, traits, apparence, etc.
- l’évaluation faite de la personne par nous
Processus de base des perceptions et cognitions sociales
Le rappel d’information
- Généralement on se souvient mieux des informations congruentes avec nos schémas encodés
- Exceptionnellement, les informations incongruentes sont mieux récupérées, mais cela requiert un effort intentionnel lors de l’observation initiale de la personne
- Mais de façon générale, même les informations incongruentes ont souvent l’effet de renforcer les schémas initiaux, car elles activent ces derniers, et les arguments déjà en mémoire à l’encontre desdites informations incongruentes
Processus de base des perceptions et cognitions sociales
Le jugement
- Peut-être formulé à n’importe quel moment dans le processus de base du traitement de l’information sociale
- N’implique pas nécessairement un emmagasinement ou un rappel d’information
- Les jugements sont rapides et seraient portés au fur et à mesure que des nouvelles informations nous parviennent (sujettes à l’attention)
Processus de base des perceptions et cognitions sociales
Wyer et Radvinsky (1999)déterminent 4 étapes de jugement
- Interprétation des comportements observés (en fonction de nos attentes ou les traits présents a ce moment la si aucune attente)
- Formation d’une évaluation générale de la cible
- Application de l’évaluation générale faite aux nouveaux comportements de la cible
- Cherche dans sa mémoire une évaluation générale pertinente à l’évaluation présente au jugement, si aucun trouvé, poursuite de l’observation et de l’évaluation de la cible.
Comment utilise t’on les informations multiples
Quand on veut être plus précis dans nos interactions sociales, on recueille plus d’information que d’habitude Erber et Fiske (1984) ont observé que nous avons tendance à nous concentrer sur les caractéristiques de la personne qui nous paraissent incohérentes.
Modèles sur la façon que nous considérons les attributs et caractéristiques de la personne pour en faire une évaluation globale.
- Le modèle additif
- Le modèle de la moyenne pondérée
Le modèle additif
• Le modèle additif propose que l’impression que nous formons est le résultat de la somme des caractéristiques détectées de la personne aka cible. Ex : plus les caractéristiques sont positives plus on perçoit la personne de façon positive.
Le modèle de la moyenne pondérée (Anderson, 1981)
- Le modèle de la moyenne pondérée est similaire au modèle additif, mais chaque caractéristique est multipliée par un poids subjectif qui dépend de l’importance que le percevant lui donne.
- De nombreuses recherches semblent supporter ce modèle
L’information sociale peut être assimilée de deux façons
- L’information est rapidement interprétée en fonction des schémas déjà établis. Le jugement est alors fortement influencé par lesdits schémas.
- Si l’information ne peut être facilement comprise ou nécessite une analyse détaillée, le percevant peut créer un sous-schéma pour intégrer et traiter ladite information. Cette stratégie reste toutefois fortement influencée par les schémas pertinents déjà
Quelles sont les conditions favorisant l’analyse multiple?
- Le niveau d’occupation cognitive du percevant (la charge cognitive)
- La motivation du percevant
Le niveau d’occupation cognitive du percevant
- Les sujets plus chargés sur le plan cognitif ont plus tendance à utiliser des schémas déjà établis pour pallier leurs ressources cognitives déjà occupées et se concentrent sur la cible.
- Les sujets moins chargés prennent l’ensemble de l’information disponible (contexte et cible) en considération.
La motivation du percevant
- Ce que le percevant retire de la situation (conséquences) dépend de ses actions, mais aussi de celles de l’autre (par exemple, récompense, bénéfice, une punition etc… ex : équipe de travail);
- Lorsque le percevant doit justifier une décision ou un jugement devant un tiers;
- Le désir d’éviter les conséquences entraînées par l’erreur;
- La coopération du percevant et de la personne rendue nécessaire par la situation (ce qui peut amener le percevant à considérer des éléments normalement inconciliables avec ses propres schémas, et même modifier sa perception initiale
Les étapes du processus de l’analyse multiple
- 1re étape – définir certains des attributs de la cible perçue et les catégoriser à l’aide de schémas
- 2e étape – après avoir utilisé le schéma considéré comme le plus approprié, le percevant teste sa validité par des attributs additionnels
- 3e étape – si le schéma est jugé valide et s’il permet d’expliquer la plupart des attributs de la personne, le percevant fait appel uniquement à lui et perçoit la personne
- 4e étape – si le schéma est jugé suffisamment invalide, une recatégorisation se produit, laquelle implique généralement des sous-catégories en une analyse hybride entre analyse schématique et analyse des attributs • 5e étape – si la sous-catégorisation s’avère impossible, l’impression de la personne reposera entièrement sur les attributs perçus.