C8 Memoire Flashcards
La mémoire
La mémoire correspond à l’expression dans le comportement présent d’une information à laquelle on a été confronté antérieurement.
La mémoire est définie comme la capacité d’acquérir, de conserver et de restituer une information.
Encodage —> stockage <—> récupération
Elle implique un processus à trois étapes :
- L’encodage – la transformation d’un événement ou d’une perception (les infos) en une trace mnésique.
- Le stockage – le maintien de la trace en mémoire pour une utilisation ultérieure.
- La récupération – la recollection d’une information précédemment stockée et/ou son utilisation pour un processus en cours.
⁃ recherche du locus du décifit: se situe au niveau de l’encodage, stockage et récupération
⁃ ex: patient maladie Alzheimer:stockage et récupération atteint
-ex: patient maladie parkinson: sfockage ok et récupération atteint
Ne pas se souvenir, pourrait être dû à l’échec de l’un ou l’autre de ces trois processus.
Test de rappel & rappel libre: dit moi le plus de mot de cette liste
Test de reconnaissance: je te lis qqchose et lorsque tu reconnais qqchose tu me le dit, est-ce que j’ai dit le mot pomme, chaise (processus = juger de la familiarité du mot avec ce qui a été dit)
Test de rappel = plus difficile car deux processus
Rappel et reçu = Alzheimer échoue: problème d’accès à l’info, elle n’existe plus
Parkinson échoue rappel mais normal pour reconnaissance: je ne peux pas sans indice, mais avec oui
5 essaies: on veut voir s’il y a des apprentissages (calculer la pente d’apprentissages)
Après 5 rappels, on passe à la phase de reconnaissance
Le plus vieux test clinique utiliser, mais abandonné car dit rien sur l’encodage
Il peut avoir aussi des problèmes d’encodage
TEST DE GRÖBER ET BUSCHKE
(résultats normés)
Résous le manque de considération pour l’encodage
Faire l’encodage: il y a une profession, un instrument, un métal…
Après un rappelimmédiat
Rappel libre (RL) et indicé (RI)
Récupération
A - contrôle encodage
(encodage sémantique)
(exemple : quel est le nom du poisson, du jeu… ?)
B - 3 rappels libres + 3 rappels indicés
(exemple : mot oublié : « hareng » indiçage catégoriel : quel était le poisson ?)
C - rappel libre différé + rappel indicé différé
D - reconnaissance
Pas le test le plus utilisé, celui CVLT est le plus utiliser car l’autre évalue seulement encodage verbale, car il est facile et peu sensible
Les syndromes amnésiques
Distinguer l’oubli (fait partie de l’équilibre physiologique, saine, normale, libère les infos inutile) de l’amnésie (pathologie de la mémoire).
On peut distinguer des amnésies organiques (cause lésion, ou dysfonction cérébrale) vs psychogènes (cause psychologique ex. grand accident et la personne ne se rappel de rien de l’évènement = protection de l’angoisse)
Les amnésies organiques sont les conséquences de lésions anatomiques, très souvent bilatérales, intéressant des structures sous-corticales et des lésions corticales restreintes. Les plus fréquentes sont associées aux suivants :
• Le syndrome de Korsakoff
• Le syndrome amnésique du lobe temporal
• L’encéphalite herpétique
• L’anoxie
• L’amnésie suite aux accidents cérébro-vasculaires
• La maladie d’Alzheimer
Le cas H.M.
Henry Molaison (H.M.) est un jeune homme de 27 ans, souffrant d’épilepsie depuis ses 10 ans. Malgré la prise de traitements médicamenteux importants, ses crises épileptiques sont de plus en plus violentes, fréquentes et le handicapent au quotidien.
En 1953, H.M. est opéré par le William Scoville qui réalisa une ablation bilatérale de 8 cm de son lobe temporal comprenant l’hippocampe et l’amygdale. (Retirer la source des décharges électriques)
→Apparition de troubles mnésiques
Amnésie bi-hippocampique
Brenda Milner (neuropsychologue) :
• QI normal, pas de troubles sensoriels ou moteurs, pas de troubles du langage, pas de dépression.
• Altération relative de la mémoire rétrograde (amnésie rétrograde: partielle (2 ans), ou total (pour toujours, pas capable d’enregistrer l’info, mémoire courte intacte, capable d’avoir une convo, présent continuel, ne se rappel plus d’épisode personnel, mais peut apprendre de nouvelle connaissance motrice et sémantique) et altération massive de la mémoire antérograde (amnésie antérograde)
• Préservation de la mémoire à court terme, de la mémoire de travail, des effets d’amorçage et de la mémoire procédurale.
Voir photo: amnésie rétro et antérograde
HM c’est les deux
MCT: immédiat (30sec)
MLT: qui j’ai vu ce matin
HM: capable de faire des calculs, amorçage (dire ne pense pas à un ours rouge = activation de l’image dans le cerveau)
Mémoire et récupération se faire de façon non consciente
Améliorer la mémoire
Amnésie: inutile de répéter, mais si on présente de façon indirecte = possibilité
Les IRM du patient H.M montrent l’ablation des structures du lobe temporal médian.
La lésion comprenait tout le cortex entorhinal, la majeure partie du cortex périrhinal et de l’amygdale, ainsi qu’environ 5 cm de l’hippocampe.
Systèmes mnésiques : différents circuits cérébraux
Rappel libre = pas capable
Rappel indicé (reconnaissance) = est capable
Problème de stockage vs d’accès à l’info
La lésion comprenait tout le cortex entorhinal, la majeure partie du cortex périrhinal et de l’amygdale, ainsi qu’environ 5 cm de l’hippocampe.
Où as-tu étudié = capable (donc pas hyppo pour épisodique) = hypocampe pour le rôle de l’encodage
Deux processus d’encodage:
implicite (je ne te demande pas de mémoriser, ni de te rappeler, mais l’info est préservée et on peut l’utiliser pour la réhabilitation)
et explicite (mémorise et rappelle moi ce que j’ai dit)
Qu’est-ce que H.M. nous a appris sur les substrats neuronaux de la mémoire ?
L’importance des lobes temporaux médians
Il y a une localisation associée à certains types d’informations mnésiques
Différentes structures cérébrales pour la mémoire à court et à long terme (dans différents systèmes)
Les lobes temporaux médians contribuent à la consolidation de la mémoire
Les souvenirs ne sont pas stockés en permanence dans les lobes temporaux médians
Différentes structures cérébrales pour la mémoire « explicite » vs « implicite »
Hypo ou amygdale ou les deux ??? On doit voir d’autres cas
Cas R.B.
Lésions bilatérales de l’hippocampe suite à un épisode ischémique dans la région CA1.
L’amygdale, le thalamus, les corps mamillaires sont intacts.
Cerveau sans sang ni oxygène pendant quelques minutes = mène à amnésie semblable à HM
Après décès: lésions CA1 de l’hippocampe = si touche seulement hypo microscopie peut provoquer amnésie
Cas NA
£ À l’âge de 22 ans, N.A. a subi une lésion cérébrale pénétrante causée par un fleuret d’escrime miniature.
£ Destruction accidentelle d’une grande partie du thalamus gauche, du lobe temporal médian droit, du corps mamillaire bilatéral.
£ Hippocampe intact.
£ Amnésie antérograde déclarative (+ verbal)
£ Apprentissage procédural normal.
£ Lobe temporal médial et régions diencéphaliques→ large système (deux sortes d’amnésie: bi-hypocampique et diencéphalique)
Mémoire verbale affectée
Même lésions qui ne touche pas hypo peuvent donner amnésie
Syndrome de Korsakoff
Le syndrome de Korsakoff (SK) est classiquement décrit comme un syndrome amnésique diencéphalique caractérisé par :
Amnésie / oubli à mesure (immédiatement ce qu’il apprend) + amnésie rétrograde
Fabulation + fausses reconnaissances + anosognosie
Troubles exécutifs
Désorientation
Mémoire sémantique, mémoire procédurale et effets d’amorçage préservés
Intelligence normale et préservé
Souvent chez les alcoolique chronique: pas alcool, mais mode de vie sans vitamines (thiamine D12)
Lésions bilatérales affectant le thalamus + corps mamillaires
Consécutif à une carence en thiamine (lien entre vitamine et mémoire)
TEP du cerveau d’un patient normal (la plus grande image) et de celui d’un patient souffrant d’un syndrome de Korsakoff (insertion). Chez ce dernier, on peut observer une activité réduite dans les lobes frontaux (en bas). Les zones rouges et jaunes correspondent à des zones où règne une forte activité métabolique
Amnésique diencéphalique
Le cas Boswell (Damasio et al., 1989)
▪ À l’âge de 48 ans, Boswell a développé une encéphalite herpétique simplex. Il s’est remis des symptômes aigus de cette infection, y compris des crises d’épilepsie et de 3 jours de coma →intelligence limite, langage normal, aucune déficience sensorielle ou motrice.
▪ Mais syndrome amnésique sévère (antérograde et rétrograde quasi-totale) – Mémoire procédurale intacte
▪ Lésions plus étendues que HM : lésion bilatérale des régions temporales médianes, une atteinte du télencéphale basal, du cortex insulaire et de la partie postérieure du cortex orbitofrontal.
Pas d’affect à l’intelligence (si inférieur à 70 = déficitaire, il est limite), mémoire rétrograde antérograde = 0/60, mémoire verbale = déficitaire, apprentissage de mot = déficitaire, reconnaissance déficitaire, apahasie et perception = intact… juste amnésie
Deux exemple bi hypo
Deux diencéphalique
Et un ni un ni l’autre
= mémoire épisodique son circuit est beaucoup plus large
Accident de la voie publique: hypo et diencéphale, temporal intact mais amnésie car d’autre zones sont impliqué
MÉMOIRE DÉCLARATIVE
Concerne la mémoire épisodique et sémantique
Composé de 3 constituants majeurs:
• Hippocampe
• Zones adjacentes de l’hippocampe
• Aires corticales associatives
L’amygdale ne fait pas nécessairement partie de la mémoire déclarative
La gravité des troubles de la mémoire dépend de l’étendue et du lieu des lésions du lobe temporal médian
• Seulement l’hippocampe→ Pas grave
• Hippocampe + Zones adjacentes→sévère
L’amygdale
Rôle de l’amygdale dans la modulation de la mémoire : quelle est la valeur de l’apprentissage d’informations particulières ?
• Les souvenirs d’événements émotionnellement excitants sont souvent plus vifs, plus précis et plus durables que les souvenirs d’événements plus neutres (la peur et l’agressivité)
• L’excitation émotionnelle augmente notre attention sur des événements particulièrement saillants (Gallagher et Holland, 1994) Lien étroit entre mémoire et émotion: plus la charge émotionnelle est là, plus c’est facile de se rappeler et plus longtemps
Le cortex préfrontal
Contributions à la mémoire épisodique
• Contexte et mémoire source: tous nos souvenirs sont contextualisés par temps et espace, et c’est grâce à ça qu’on peut se rappeler parfois (sémantique ne fonctionne pas comme ça)
• Ordre temporel
• Rappel libre
• Asymétrie de récupération de l’encodage hémisphérique
HERA (Tulving, 1996)
L’encodage de l’information dans la mémoire épisodique active l’hémisphère gauche plus que l’hémisphère droit, tandis que la récupération de l’information active davantage l’hémisphère droit que l’hémisphère gauche.
Les systèmes mnésiques
Systèmes indépendants mais en interaction
• Distincts par les structures cérébrales impliquées (différentes)
• Distincts par les processus cognitifs impliqués et dans la nature des représentations mentales (différentes)
Il diffère des processus d’encodage de sémantique, de travail… tous des processus différents
La phonation n’a pas d’effet sur l’info dans la mémoire sémantique, mais ou dans mémoire de travail (système de fonctionnement sont différents
Les systèmes mnésiques
Déficits de mémoire sélectifs → Distinctions entre les systèmes
Dissociations simples et doubles
La mémoire n’est pas unitaire
Franz Gall: Chaque faculté spécialisée de l’esprit s’intéresse à des contenus particuliers (par exemple, la musique, les mathématiques) et entretient sa propre mémoire.
William James: distinction entre les habitudes (marcher, écrire, chanter et autres routines) et la mémoire consciente (souvenir d’événements et de faits)
+
Distinction entre mémoire primaire (ici et maintenant), mémoire secondaire (long terme) et mémoire tertiaire (très long terme)
MCT MLT
Dichotomies multiples
Type de modalité: Verbale vs visuo-spatiale
Axe temporel Atkinson & Shiffrin (1968) Court terme vs Long terme
Type de matériel Tulving (1972) épisodique (mes épisodes persos, pas partagé) vs sémantique (connaissance générale / sur le monde, connaissances partagées)
Type d’expression Squire (1980) déclarative (j’ai vu tel et tel = déclaration) vs non déclarative (ne sait pas comment nager: il faut faire ça pour nager = pas suffisant, non déclarer, il faut passer par l’action/motrice)
Type de récupération Graph & Schacter (1985) implicite (sans avoir conscience qu’on a utilisé notre mémoire) vs explicite
MCT = 30s (répétition = reste actif, sinon envoie à MLT si intéressant)
On peut passer directement en MLT, sans nécessairement avoir passé par MCT.
Pas capable de répéter chiffre (problème MCT), mais peut revenir demain et me dire exactement ce qu’on a fait hier = MLT intacte
Mémoire sensorielle qui permet de se rendre à MLT et MCT sans être linéaire
Illustration de la courbe d’apprentissage sériel
Effets de Primauté et récence: se rappeler des premiers mots (MLT) et dernier mots (MCT)
Et milieu oublié
Preuve de dissociation entre MCT et MLT
Pour trouble de mémoire à court terme = pas de récence, mais primauté
Mémoire de travail:
MLT et MCT: vieux modèle = mémoire de travail
MT = active
Enregistre et utilise pour faire du traitement cognitif (je montre des chiffres un après l’autre et tu les additionnes)
= ex. apprendre une nouvelle langue
Il faut faire des tâches
Administrateur central – (gestion des ressources attentionnel et contrôle exécutif)
- Calepin visuo-spatial
o Éléments de sens visuels (sémantique visuelle)
- Buffer épisodique (binding/lien entre présent et passé)
o MLT épisodique
- Boucle phonologique
o Langage
Le modèle fait le lien entre mémoire immédiate et LT
Mémoire de travail (MCT)
Activité préfrontale variant en fx de la charge mnésique (1,3 ou 6 lettres)
Plus la charge mentale est lourde, plus le lobe frontale l’est = sollicité pendant la MT
Dichotomie épisodique/sémantique
In Neuropsychologie de la mémoire humaine, Van der Linden & Bruyer(1991).
Mémoire sémantique: éducation, pas sensible à l’amnésie
Épisodique ; pas d’utilité avec l’éducation, sensible à l’amsnésie
Dissociation (épisodique – procédurale)
Amnésiques (Diencéphalique) VS Parkinsoniens (Boucle striato-frontale)
Mémoire épisodique x →
Mémoire procédurale → x
Les patients parkinson échoue procédurale, mais réussi épisodique
Les patients amnésique: échoue épisodique mais réussi procédurale
MÉMOIRE PROCÉDURALE
Système du comment – implicite – non conscient
Il est médié par deux sous-systèmes anatomiquement et fonctionnellement distincts
• Acquisition d’habitudes et de compétences → néostriatum
• Adaptations sensori-motrices et ajustements des réflexes→ cervelet
Deux: motrice (comment faire un dessin d’étoile) vs cognitive (jouer aux échecs = stratégies)
What et how (comment):
Capacités intactes chez les amnésiques
Amorçage perceptuel et conceptuel (formes) ?
Performances préservées chez les amnésiques
• Cortex visuel activé dans la tâche de complètement de racines de mots.
• L’Hippocampe est activé dans le rappel explicite (je te donne qqchose à mémoriser et rappelle-le-moi) uniquement.
Gyrus lingual droit
Tests de mémoire implicite
De nombreuses méthodes différentes, mais les plus courantes sont les suivantes : Paradigmes d’amorçage:
Tache de décision lexicale amande vs adotame
Tache de Complètement de fragments de mots a _ _ _ _ _
Le mot amande sortira avant
Mémoire implicite mise en évidence par l’évocation du mot amorcés ou par des RT plus rapides pour les mots étudiés
Preuves neuropsychologiques:
• Il a été démontré que les patients amnésiques ont des performances normales sur plusieurs tâches de mémoire implicites
• Les performances reflètent le fonctionnement de deux systèmes de mémoire séparables : le système de mémoire explicite est altéré dans l’amnésie
Tous les tests de mémoire implicite ne sont pas verbaux : Closing Pictures
Modèle de Tulving’s (1985)
La relation entre les types de mémoire à long terme et les variétés de conscience (Tulving, 1985).
3 systèmes mnésiques:
Épisodique, sémantique et procédurale
Il a des degrés de consciences associés
Auto-noétique = conscience complète
Noétique= on se rappelle, sans savoir l’origine de la connaissance
Anoétique = insconscient
Organisation des systèmes mnésiques (Tulving, 1994)
Système Sous-sytèmes Rappel
Procédural: Habiletés cognitives, Habiletés motrices, Conditionnement (modification du comportement suite à des conditions bien défini (apprentissage), mais en mémoire, je ne modifie pas mon comportement mais je peux expliquer (?) implicitement, jai l’impression que ya qqchose à faire (?) = Implicite
SRP: Description structurale, Identification perceptive = Implicite
Sémantique: Spatiale, Relationnelle = Impl-Expl
M. de travail: Visuelle, Auditive = Explicite
Episodique: Personnelle, Autobiographique, Événementielle = Explicite
Organisation des systèmes mnésiques (Squire, 1998)
Le quoi VS comment
Mais, Bien sûr… on fonctionne comme un tout, et non comme pleins de différents systèmes, le tout fonctionne de façon intégré
CONCLUSIONS
Plusieurs systèmes de mémoire dans le cerveau
Hippocampe + Multiples zones corticales entourant l’hippocampe
Thalamus + Corps mamillaires
Amygdale (émotionnelle)
Néostriatum (procédurale moteur)
Cervelet (procédurale moteur)
Aires d’association corticale, grands réseaux d’aires corticales, y compris le cortex préfrontal
Cas EP
EP : un cas de lésion bilatérale et symétrique du lobe temporal médial et de trouble de la mémoire bien documenté. E.P. a développé un trouble profond de la mémoire à l’âge de 70 ans et a ensuite été étudié pendant 14 ans. Il n’avait aucune capacité à apprendre des faits et des événements et souffrait d’amnésie rétrograde couvrant plusieurs décennies. Il présentait également une altération modeste des connaissances sémantiques.
L’analyse neurohistologique a révélé des lésions bilatérales symétriques du lobe temporal médial qui ont éliminé le pôle temporal, l’amygdale, le cortex entorhinal, l’hippocampe, le cortex périrhinal et le cortex parahippocampique rostral. Les lésions se sont également étendues latéralement pour impliquer substantiellement le gyrus fusiforme. Enfin, les gyrus temporaux supérieur, inférieur et moyen étaient atrophiés et la substance blanche sous-jacente était gliotique. Plusieurs considérations indiquent que le trouble grave de la mémoire d’E.P. était causé par ses lésions temporales médiales, tandis que l’altération des connaissances sémantiques était causée par des lésions temporales latérales. Les lésions temporales latérales peuvent également avoir contribué à son amnésie rétrograde étendue. Les résultats éclairent la relation anatomique entre la mémoire, la perception et la connaissance sémantique.
▪ (E) L’IRM du cerveau du patient K.C. met en évidence des lésions bilatérales hippocampiques et parahippocampiques (flèches).
▪ (F) Malgré une amnésie épisodique sévère, les souvenirs sémantiques de K.C. restent largement intacts. (Rosenbaum et al., 2000 ; Tulving, 2002).