C9 Fonctions Executive Flashcards
Phineas Gage
- En 1848, Phineas Gage est âgé de 25 ans.
- Une barre de fer d’un mètre-dix de long, trois centimètres de section et pesant 6 kilos a pénétré sous la joue gauche de Phineas pour ressortir par le sommet de son crâne.
- Outre ces lésions, pas de déficit sensoriel, moteur ou intellectuel. (Avant on n’avait pas vrm d’info sur le lobe frontal, on ne comprenait pas le rôle)
- Seulement, Gage n’était plus Gage. (Atteinte du lobe frontal)
- Humeur changeante, parfois grossier, inconstant et capricieux. Changement de son statut social et son parcours est devenu chaotique. DC 21 mai 1861 (13 ans après l’accident). (Changement du comportement, la personne n’est plus la même personne) régulation des cognitions: planification, flexibilité, inhibition, mais aussi ses comportements…
- Reconstitution virtuelle de la trajectoire de la barre de fer (Hanna et Antonio Damasio, 1995). Lésions ?
- Son crâne et la fameuse barre de fer sont visibles au Warren Anatomical Museum à la Harvard University School of Medicine (USA).
- Une plaque à la mémoire de ce célèbre patient a été fixée sur un rocher à Cavendish dans le Vermont
Aspects neuroanatomiques
• Ratio du lobe frontal au cerveau le plus grand chez l’homme.
• Spécificité phylogénétique et ontogénétique.
Dernier lobe à être organiser et développé
Lobe frontal: hétérogénéité (limite) cisure
A4 = motrice
A6 = prémotrice
A8
A 34-45 = Broca
= préfrontale
Dans parties préfrontale:
- Yeux : orbito-frontale
- Dorsolatérale préfrontal (cognitive et exécutive)
Cortex cingalaise antérieur
Très grande hérérogénité: beaucoup d’erreur
Au dela du moteur: cognitive & émotionnel /affective /motivationnelle
Le patient EVR
Ablation bilatérale des cortex orbitaire et frontal mésial inférieur → changements profonds du comportement qui sont restés stables pendant 8 ans.
Examens neurologiques et neuropsychologiques : intacts.
La TDscan, l’IRM et le SPET → lésions localisées des cortex orbitaire et frontal mésial inférieur.
Toutes les autres zones cérébrales avaient une structure et des schémas de radioactivité normaux.
De telles altérations de la motivation et du comportement social complexe n’ont pas été observées dans les cas témoins présentant des lésions frontales supérieures mésiales ou dorsolatérales
Quotient intellectuel de 129 = très fort presque douance
Quotient performance = très fort, mémoire même chose…
Bref aucun problème intellectuel, mémoire, langage, compréhension, perception, orientation…
Réussi même les tests de fonctions exécutives = lésions frontales grande, mais réussi quand même…
Permet de considérer : personne avec lésions frontale = très grande hétérogénéité de la pathologie (?)
Spécificités du cortex préfrontal
Connexions multiples :
Avantages :
· Intégration simultanée de toutes les stimulations internes et externes
· Adapter son comportement à toutes les circonstances
Inconvénients :
· Une lésion focale dans d’autres régions ou des lésions axonales diffuses peuvent provoquer un syndrome dysexécutif
· Effets sur d’autres fonctions cognitives
On s’accorde aujourd’hui pour dire que le fonctionnement exécutif implique la participation d’un très vaste réseau cérébral :
• Incluant principalement le lobe frontal, en particulier le cortex préfrontal,
• Mais débordant aussi vers d’autres régions du cerveau : les structures pariétales postérieures et sous-corticales (voir notamment Andrès et Van der Linden, 2001).
Il existe donc une importante hétérogénéité dans les aires cérébrales associées aux différentes fonctions exécutives.
Doit-on parler de syndrome frontal ou syndrome dysexécutif ? (Certains utilise l’un et l’autre dans la littérature)
• La notion de syndrome frontal couvre l’ensemble des désordres neuropsychologiques (cognitifs et/ou comportementaux) dont sont responsables les lésions des lobes frontaux chez l’homme. (Localisation)
• On lui préfère aujourd’hui largement celle de syndrome dysexécutif pour insister davantage sur la nature des dysfonctionnements (ou troubles) observés après lésions frontales que sur la localisation des lésions responsables de ces dysfonctionnements ou troubles (Baddeley, 1986). (Fonction)
Aspects conceptuels
Un consensus semble se dégager pour considérer qu’elles correspondent à un ensemble de processus dont le rôle principal est de faciliter l’adaptation du sujet aux situations nouvelles et/ou complexes, quand les habiletés cognitives sur-apprises ne sont plus suffisantes (Seron et al., 1999). (Est-ce que la tâche est sur-apprise, ou est-ce nouveau comme tache (non-routinière)
Le fonctionnement exécutif se délimite ainsi par rapport au fonctionnement routinier. En fait, chaque fois que le répertoire de nos habiletés apprises, de nos habitudes, de nos réflexes ne nous permet pas d’affronter adéquatement une situation, le fonctionnement exécutif est susceptible d’intervenir.
Les déficits du fonctionnement exécutif peuvent passer inaperçus dans de nombreuses activités de la vie quotidienne, chaque fois que le sujet peut réaliser celles-ci de manière routinière (mais pas toujours !!!!), sans y prêter particulièrement attention (faire sa toilette, se préparer une tasse de café, conduire sa voiture).
Certaines personnes passe leurs vie dans la routine, donc on ne sera pas s’il y a des dysfonctions
Les fonctions exécutives sont donc des fonctions de contrôle de l’activité (notion de processus contrôlés) permettant la gestion des conduites nouvelles et/ou complexes qui incluent différents processus cognitifs distincts dont l’inventaire n’est pas encore clairement établi à ce jour. (permet l’adaptation et du contrôle de l’activité en cours, je dois pouvoir corriger mes erreurs)
On y retrouve toutefois des mécanismes cognitifs tel que :
• L’inhibition des réponses dominantes
• La flexibilité cognitive (changer nos techniques en fonctions des infos)
• La planification de l’action (élaborer des plans pour atteindre le but)
• La mise à jour de la mémoire de travail (contenu doit être actualiser en fonction des infos nouvelles)
• L’initiation de comportements nouveaux
• La génération d’hypothèses (catégorisation, déduction de règles, etc.)
• La prise de décision
• Le contrôle des effets de l’action et la correction online des erreurs
• L’attention sélective, divisée, soutenue (chevauchement: niveau évolué de l’attention font partie des fonctions cognitives)
• La recherche en mémoire à long terme, etc.
(Adaptation, contrôle et régulation = fonctions exécutives)
Les FE réfèrent à “un ensemble de processus généraux (interviennent partout = ex. langage il faut des fonctions exécutives pour prévoir ce que je vais dire, contrôler l’information, lire un livre = pas laisser d’autre idées rentrer dans le champ de la lecture) de contrôle qui régulent nos pensées et nos comportements” (Miyake et Friedman, 2012).
Les conséquences des lésions frontales ne concernent pas que la sphère cognitive (c’est à dire les fonctions exécutives cognitives au sens strict) mais aussi la sphère émotionnelle, et plus largement la sphère comportementale.
Fonctions cognitives de haut niveau COOL (pas de dimension relationnelle, sociale et décisionnelle) et HOT (relationnelle, sociale et décisionnelle)
Sous-tendant l’action humaine pertinente dans un monde complexe.
Fonctions exécutives froides (cognitive) VS Fonctions exécutives chaudes
Réussit cognitif mais échoue dans hot
Circuit dorso dans cool
Médiales (vers l’intérieur ?)
Différents travaux sur le sujet, les FE sont liés à toute! Voir photos
Hypothèse de base:
3 types de syndrome: désorganisé, désinhibé et apathique
Méso = vers la médiane
Syndrome dorsolatéral (Type désorganisé) cognition
- Manque de jugement
- Pensée concrète
- Manque d’insight
- Mauvaise planification
- Inflexibilité cognitive
Syndrome orbitofrontal (Type désinhibé) émotions
- Mauvaise conduite sociale
- Mauvais contrôle des impulsions
- Labilité émotionnelle
- L’hypersexualité
- Comportement dirgé par les stimuli (ex. comportement d’utilisation = mettre un verre d’eau devant le patient = il va le boire, lorsqu’on dit pourquoi = il dit qu’il a compris qu’il fallait le faire = c’est le stimuli externe qui motive le mouvement)
Syndrome mésial frontal motivation
(Type apathique)
- Manque d’initiative
- Diminution de la production verbale et du comportement moteur
- Mutisme akinétique
- Incontinence urinaire
Pathologies en cause:
Accidents Vasculaires Cérébraux
• Ischémique (sans ne coule pas)/Hémorragique (ACM, ACA, thalamus)
• Rupture d’anévrysme (AComA)
• Thrombose veineuse cérébrale (Sinus sagittal sup)
Autres lésions focales
• Tumeurs ou abcès (Régions Frontale, Th, Striat)
TC sévères
Processus démentiels
Démence vasculaire
Démence sous-cortico-frontale (Mies Parkinson, Huntington)
Démence fronto-temporale
Dégénérescence cortico-basale
Maladie d’Alzheimer
Processus inflammatoires
SEP
Encéphalites
Hydrocéphalie
Description clinique des principaux troubles
- Les troubles de la personnalité et de l’humeur
- Les troubles de la perception
- Les troubles du comportement moteur
- Les troubles des conduites verbales
- Les troubles de la mémoire
- Les troubles des fonctions exécutives
- Les troubles de la personnalité et de l’humeur
Deux types:
• Pseudo-dépressif : Le patient manque d’initiative, se désintéresse de son entourage et de son environnement et est incapable de se projeter dans l’avenir. Ce tableau clinique se différencie d’un réel état dépressif par l’absence d’anxiété et de douleur morale. (Apathie, indifférence, mais pas idée négatives de soi et des autres, pas de tristesse, mais il y a un manque de motivation = pas une dépression)
• Pseudo-psychopathique : Le patient présente une excitation intellectuelle et psychomotrices qui évoque un état maniaque. Les conduites sont impulsives et puériles avec une tendance exagérée aux pitreries. Une désinhibition verbale et des comportements alimentaires d’avidité sont fréquemment observés. (violent, non approprié, transgression, mais pas d’intention = absence d’inhibition seulement)
- Les troubles de la perception
Se caractérisent par une inattention aux stimuli extérieurs. Le patient manifeste soit par :
• Une réduction de l’exploration pouvant conduire à des phénomènes “d’aimantation” ou “d’agrippement” du regard (aimanter à certaines infos).
• Une distractibilité excessive.
- Les troubles du comportement moteur
S’observent par des persévérations de comportements dans des situations complexes ou le patient doit inhiber ses automatismes.
Devant utiliser une séquence motrice complexe le patient utilise de manière répétée un programme plus élémentaire qui se répète de manière stéréotypée et non appropriée.
On observe des tendances à :
• L’utilisation : tendance exagérée du patient à saisir et à utiliser les objets présentés devant lui.
• L’imitation : tendance à imiter les gestes réalisés devant lui, malgré la consigne de ne pas les refaire.
• les deux traduisent par la dépendance vis-à-vis du monde extérieur. (Pas guider par soi-même, juste signaux externe)
Comportement d’utilisation et Comportement d’imitation
- Les troubles des conduites verbales
Associés à une excitation pseudo maniaque : logorrhée (fluence (sémantique [donner moi le plus de nom de fruits], lettre [donner moi le plus de mots commençant pas R], alterner [alterne un fruit et instrument de musique] importance de comparer les différentes taches car relié à certaine trouble = alterner et lettre est plus exécutive (validité écologique = on le voit dans la vrai vie alors plus sémantique que exécutif), discours intarissables)
Associés au syndrome pseudo dépressif : réduction du discours
Deux perturbations se distinguent entre les lésions entraînant des aphasies et les troubles verbaux issues des lésions préfrontales :
• Réduction de la fluidité verbale dans des tâches d’évocation lexicale: produire un maximum de mots dans un temps donné et en suivant une contrainte sémantique (animaux, ville de France) ou une contrainte orthographique (mots commençant par la lettre b, d, …). Ce signe n’est pas propre aux syndromes frontaux. Il est compris comme un déficit des stratégies exploratoires du lexiques et de la mémoire sémantique.
• Préservation du langage « automatique » mais grande difficulté à produire des productions verbales plus contraintes (ex: faire une phrase avec des mots).
- Les troubles de la mémoire
Ils sont largement distingués des syndromes amnésiques.
Plus la charge de mémoire de travail est grande = plus j’ai besoin d’un lobe frontal activé
Troubles de la mémoire à court terme :
• Baisse de l’empan et de l’effet de récence. Le déficit est encore plus net dans des épreuves mettant en jeu l’administrateur central de la mémoire de travail (gestion des ressources attentionnelles) comme dans la tâche de Brown et Peterson (rappel différé avec intervalle occupé). Une sensibilité accrue aux interférences et des perturbations de l’attention. Rappel libre = stratégie d’accès = LF
Mémoire prospective lié fortement au LF
Troubles de la mémoire à long terme :
• Particulièrement de la mémoire épisodique, déficit dans la tâche de rappel libre, qui contraste avec des performances normales dans la tâche de reconnaissance. Ce résultat est attribué au déficit des stratégies de récupération de l’information. Le patient présente des difficultés à mettre en place des indices de récupération de l’information et à extraire des informations pertinentes du contexte.
• Difficulté à évaluer l’ordre et la fréquence d’apparition d’un stimulus. On fait l’hypothèse d’un déficit à la source, c’est-à-dire où? et Quand? une information a été mémorisée. Ces troubles de l’organisation temporelle se manifestent aussi lors des récits autobiographiques.
- Les troubles des fonctions exécutives
Les fonctions exécutives comprennent: l’intention d’agir (la volition), qui mène à l’élaboration de plans (planification), puis à l’exécution (action dirigée vers un but), puis au contrôle de l’efficacité.
• La volition se définit comme: la capacité d’initiative et de formulation des intentions et des objectifs, nécessite l’intégration de soi et la prise en compte de l’environnement. La volonté qu’on a.
• Les patients présentent des comportements d’errances et une restriction des actions qui sont déclenchées que par des stimulations. L’activité des patients est restreinte aux activités routinières.
Les troubles de la planifications entraînent une incapacité à :
• anticiper et à élaborer des étapes d’une action,
• à choisir la stratégie la plus adaptée à un contexte,
• ni à prendre une décision.
Lors d’un déficit de contrôle: le patient n’effectue pas de comparaison entre le résultat de son action et le but escompté.
Luria (1960) & Milner (1968): les modèle des fonctions exécutive, théorisation
Luria est le premier à parler de “fonctions exécutives” pour décrire les fonctions cognitives de haut niveau permettant le contrôle de tâches cognitives diverses
La description du syndrome frontal s’enrichit d’un plan cognitif grâce au développement de tests, considérés comme spécifiques de l’examen de tel ou tel aspect de l’activité cognitive frontale.
- Wisconsin Card Sorting Test (Milner, 1963) : Génération de concept
- Stroop Colour Word Test (Stroop, 1935) : Inhibition
- Trail Making Test (Reitan, 1958) : Flexibilité
- Tour de Londres (Shallice, 1982) : Planification
Modélisation des FEs
Le modèle général du fonctionnement cérébral auquel se réfère Luria n’est pas un modèle cognitif mais psychophysiologique.
Luria divise le cerveau en trois unités fonctionnelles (vigilance et attention (active tt le cerveau), postérieur (réception et analyse de l’info), antérieur (action)) = régulation de l’action) qui participent nécessairement aux activités psychologiques y compris lorsqu’elles sont basiques, chacune de ces unités exerçant une influence particulière dans l’organisation des processus psychologiques.
L’approche de Luria
La première unité inclut les formations de la partie supérieure du tronc cérébral et le lobe limbique.
• Elle est dévolue à maintenir un niveau d’activité optimal du cortex, “Le tonus cortical”, la vigilance et la synthèse des signaux en provenance du milieu interne, donc dans les processus affectifs et dans la motivation.
La seconde unité comprend la partie postérieure du cortex (temporal, occipital et pariétal).
• Elle est dévolue à la réception, au traitement et au stockage des informations en provenance du milieu extérieur.
La troisième unité est constituée par le cortex frontal.
• Elle programme, régule et contrôle les mouvements et l’activité.
Luria propose que les stimulations (qu’elles soient internes ou externes) arrivent au lobe frontal qui est responsable du contrôle et de la régulation du comportement.
Modélisation des FEs
L’approche de Fuster
Le modèle théorique du fonctionnement frontal développé par Fuster (1997) est en partie issu de travaux conduits chez les primates (singe macaque).
Carte cytoarchitectonique de la surface latérale du cortex préfrontal du cerveau humain (a) et du singe macaque (b). d’après Petrides & Pandya (1994)
La conception du fonctionnement cérébral défendue par Fuster propose que le cerveau sous-tende 2 principaux types de mémoires couplées entre elles :
• une mémoire perceptive,(postérieur = conceptuel et sémantique, recoit infos))
• une mémoire exécutive. (antérieur = conceptuel programmation, action)
La mémoire exécutive permet la représentation des actes moteurs et des conduites complexes.
Comme la mémoire perceptive, la mémoire exécutive est hiérarchisée.
Le cortex moteur primaire (la mémoire motrice) est à la base de la hiérarchie exécutive corticale.
Les plans comportementaux langagiers plus complexes et/ou nouveaux sont représentés dans le cortex préfrontal qui constitue le niveau le plus élevé de la hiérarchie exécutive.
A travers les tâches de mémoire différée, Fuster ajoute que le cortex préfrontal latéral est essentiel pour l’organisation temporelle des conduites.
Il permet de conserver temporairement active la représentation d’une information sensorielle pour guider l’action appropriée à effectuer jusqu’à sa réalisation correcte.
Organisation temporelle des conduites(de l’action) : mémoire de travail (garder active l’info pour l’utiliser) vs associative (associer des trucs ensemble) il a contraster le tout
Mémoire de travail versus mémoire associative.
Un singe ayant une lésion du cortex préfrontal présente une détérioration sélective lors d’une tâche de réponse différée mettant en jeu la mémoire de travail. (a) Dans la tâche de mémoire de travail, le singe observe un réceptacle contenant de la nourriture. L’emplacement de la nourriture est déterminé au hasard. Après un délai temporel, l’animal récupère la nourriture. (b) Dans la tâche de mémoire associative, la récompense alimentaire est toujours cachée sous le même signal visuel et les emplacements des deux signaux sont déterminés de manière aléatoire. La mémoire de travail est requise dans la première tâche car, au moment où l’animal répond, aucun signal externe n’indique l’emplacement de la nourriture. La mémoire à long terme est requise dans la deuxième tâche car l’animal doit se rappeler quel signal visuel est associé à la récompense (Goldman-Rakic, 1992).
Modélisation des FEs
Le modèle de Norman & Shallice
Ce modèle cherche à comprendre le rôle de l’attention dans l’action en postulant que tout un chacun est capable de réaliser de nombreuses actions répétitives sans y prêter attention alors qu’un contrôle attentionnel est indispensable à la conduite des actions qui nécessitent l’inhibition d’un comportement dominant ou une planification.
Ce modèle comporte 3 composantes :
• les schémas d’action (Activités routinières) (plus petite unité comportementale: tourner la poigné de porte, tout stimulus peut mener à un schème d’action)) prioriser les schèmes car ils sont plusieurs
• le gestionnaire des priorités de déroulement (Activités routinières)
• le Système Attentionnel Superviseur ou SAS (Activités non-routinières)
• Les schémas d’action : Ce sont des unités de connaissances qui contrôlent les séquences d’action ou de pensées sur-apprises. Le déclenchement d’un schéma se fait automatiquement à partir d’un certain seuil déterminé par le rapport entre l’excitation et l’inhibition dont il fait l’objet.
• Le gestionnaire des priorités de déroulement : Un gestionnaire des conflits qui assure la coordination des schémas les plus pertinents en regard du but poursuivi. Gérer la compétition entre les différents schémas potentiellement activables au moyen d’un mécanisme d’inhibition collatérale. Faire le ménage et choisir, un système qui me dit quoi gérer en premier (priorité)
• Le Système Attentionnel Superviseur : Il entre en action quand les procédures de déclenchement automatique des schémas ne suffisent plus pour aboutir, en modulant le gestionnaire des conflits, en introduisant une plus grande flexibilité qui implique cependant un accès à une représentation de l’environnement, au répertoire des schémas de haut niveau et aux intentions du sujet. Résous le problème dans les situations non routinière. Système plus fort
Lorsqu’il y a des lésions frontales: problème seulement avec SAS, mais réussit les taches routinières
Le système de supervision attentionnelle SAS intervient dans 5 types de situations bien distinctes :
Incapable de faire
• Les situations impliquant une planification et/ou une prise de décision
• Les situations nécessitant la correction d’erreurs
• Les situations nouvelles impliquant de nouveaux apprentissages
• Les situations dangereuses et techniquement difficiles
• Les situations impliquant l’inhibition de réponses fortement renforcées.
Donc,
• L’atteinte du SAS place l’organisme sous contrôle exclusif du gestionnaire des conflits, induisant des conduites persévératives, des phénomènes de distractibilité ou des conduites inappropriées, ce qui permettrait d’expliquer les phénomènes de désinhibition voire les comportements d’imitation ou d’utilisation.
Au plan clinique, l’altération du SAS correspondrait aux troubles comportementaux d’origine frontale.
Modélisation des FEs
LE MODELE de MIYAKE et al. (2000)
Miyake et al. (2000) examinent l’hypothèse du fractionnement des fonctions exécutives. (données statistiques)
Administrés à 137 étudiants
Résultats compatibles avec une conceptualisation du fonctionnement exécutif en termes à la fois d’unité et de diversité des fonctions.
Modèle validé par TEP
(Collette et al., 2005)
En faisant des analyses factorielles = 3 grandes fonctions exécutives
FE sont unitaires (si une chute, toute chute) ou fractionné (problème de flexibilité, mais pas d’inhibition) ?
Les trois fonctions :
• La flexibilité qui assure le déplacement volontaire du foyer attentionnel d’une catégorie de stimuli à une autre ou d’un processus cognitif à un autre.
• La mise à jour : c’est à dire la modification du contenu de la mémoire de travail en fonction de nouvelles entrées.
• L’inhibition qui a pour but d’empêcher l’intrusion des informations non pertinentes.
= les résultats défendent les deux hypothèse (unitaire ou fractionné) = fraction mais interdépendance entre les FE
Modèle le plus utilisé
Modélisation des FEs
L’approche de Damasio
L’intérêt de l’approche de Damasio (1994) réside surtout dans le lien qu’elle établit entre motivation et conduites orientées vers un but.
“Théorie des marqueurs somatiques”
Dualisme des réalités (affective et intellectuelle) = en fait tout est intégrée et pas de supériorité
Les modèles que nous venons de voir renvoient surtout à des troubles cognitifs secondaires à des souffrances des régions frontales dorso-latérales.
A l’inverse, Damasio et ses collaborateurs se sont intéressés aux troubles du comportement observés chez des patients porteurs de lésions frontales ventrales et médianes.
• Ces malades ne présentent généralement pas de perturbations dans les épreuves classiques destinées à mesurer les fonctions exécutives ou la mémoire de travail (exemple patient EVR).
• Ils ont par contre, des difficultés à s’engager avec pertinence dans des activités de vie quotidienne, à ajuster leurs comportements sociaux, ou à réagir de façon adaptée à des situations professionnelles ou personnelles (sociopathie acquise).
Pour Damasio (1994), ces comportements inadaptés seraient imputables à une perturbation des mécanismes permettant de prendre des décisions conformes aux intérêts du malade, aux conventions sociales ou aux principes moraux.
Cette difficulté dans les prises de décision se doublerait de réactions émotionnelles inappropriées.
En effet, ces malades ne manifestent plus, lors de la présentation d’images à forte connotation émotionnelle (meurtre, noyade, etc.), la variation de conductance cutanée observée chez les sujets contrôle.
- Ce résultat contraste avec le fait qu’ils soient néanmoins capables d’accéder aux connaissances relatives aux faits présentés.
Afin de rendre compte de ces résultats, Damasio (1994) a émis l’hypothèse de l’existence de marqueurs somatiques.
Selon cette hypothèse, certaines structures préfrontales seraient nécessaires à l’acquisition de liens associatifs entre des types de situations et les états émotionnels habituellement associés à ces situations.
• Cette hypothèse considère donc que les processus émotionnels influencent significativement les processus de raisonnement et de prise de décision par le biais de marqueurs somatiques qui constituent des traces de la valence «Bonne» ou «Mauvaise», «Positive» ou «Négative» de l’émotion ressentie lors de la réponse comportementale. (pas juste subjectif, ça nous marque de façon cérébrale) c’est pourquoi qu’il faut croire à nos présentiments
• Ces marqueurs seraient acquis dans le cadre de la socialisation et de l’éducation.
• Leur fonction serait de signaler automatiquement le caractère néfaste ou non du résultat probable d’une situation donnée.
Par exemple, lorsqu’un sujet est confronté à une situation particulière, le cortex ventrolatéral, qui a appris par le passé le lien existant entre cette situation et un état interne singulier, est activé ce qui rend disponible l’état interne approprié, donc la qualification de la situation en fonction des conséquences qui lui sont associées.
Le groupe de Damasio (Bechara et al., 1994) a proposé d’étudier les marqueurs somatiques à l’aide de tâches impliquant des prises de décisions, dont en particulier celles comportant des risques.
Pour Damasio et ses collaborateurs ces tâches ne sont pas uniquement sous dépendance de mécanismes cognitifs de type flexibilité, inhibition ou encore contrôle attentionnel, mais également sous dépendance de facteurs émotionnels.
Le groupe de Damasio (Bechara et al., 1994) a proposé le “Gambling Task” la tâche du “Jeu de Poker” pour tester ces marqueurs =>
Principales connexions du cortex préfrontal
- Cortex sensoriel associatif (messages environnementaux)
- Système limbique (messages internes, motivationnels et émotionnels)
- Striatum (procédures motrices) agit avec le thalamus afin de reléiller au cortex préfrontal
- Cortex moteur (exécution)
Cortex préfrontal = intégration de tout
Troubles exécutifs: trouble d’allure exécutives du à la desat-frontale (manque de stimulation frontale)
Connexion très riches, impliquer motrice, traitement infos de l’extérieur, motivationnelle, émotionnelle, message…
Connexions fronto-sous-corticales
Voir photos
3 circuitsdu préfrontal :
Circuit dorso-latéral préfrontal: Permet à l’information de s’organiser pour obtenir une réponse
Circuit orbitofrontal: Intègre l’information limbique et émotionnelle dans les réponses comportementales
Circuit cingulaire antérieur: Sollicité pour le comportement motivé
1 Dimension motrice (dorso)
Deux fonction non-motrice: (excetuve/cognitvie) et non exécutif (émotionnelle motivationnelle)
Prefrontal — striatum — pallidum — thalamus
CONCLUSION
Le lobe frontal semble représenter la partie cérébrale la plus spécifique de l’Homme comme centre de contrôle attentionnel de l’action et comme centre de gestion et ‘intégration des fonctions mentales en modulant leur activité grâce à ses multiples interconnexions.
L’étude des patients souffrant de lésions cérébrales frontales montre que cette région est primordiale dans un ensemble de processus cognitifs (planification, inhibition, flexibilité et mémoire de travail) et socioémotionnels (prise de décision, contrôle émotionnel et social).
Le construit psychologique des fonctions exécutives, les modelés théoriques qui rendent compte de sa structure et de son fonctionnement ainsi que les instruments de son évaluation restent encore des sujets de débats.