Sciencesanimales_1 Flashcards
Énumérer les critères définissant une espèce animale domestiquée
− être rustique, c’est-à-dire que les animaux doivent être capables de s’adapter à un sevrage hâtif, à une alimentation artificielle et aux conditions de captivité et doivent posséder probablement une résistance accrue aux maladies considérant que les densités animales élevées dans les élevages augmentent l’exposition aux agents pathogènes ;
− se reproduire en captivité sans aide ;
− accepter la vie dans des espaces confinés ;
− être utile à l’Homme, comme source de nourriture ou de vêtements, moyen de transport, force de travail ou comme symbole religieux ou rituel ;
− être docile, facile à entretenir et à vivre ;
− être facile à rassembler en troupeaux (l’homme doit être capable de regrouper les animaux
aisément : souvent, les oiseaux répondent moins à cette règle) ;
− être grégaire (l’instinct grégaire pousse l’animal à se retrouver en groupe et à suivre docilement
les autres membres du troupeau) ;
− présenter un bon potentiel de variabilité génétique.
Énumérer les principales caractéristiques des animaux domestiques
grande variabilité de formes et d’apparence externe ;
diminution du volume cérébral ;
réduction de la sensibilité des organes des sens ;
baisse de sensibilité aux stressors, c’est-à-dire un agent, condition ou autre stimulus causant du stress à un organisme ;
modifications du comportement.
Les modifications du comportements :
atténuation de plusieurs comportements (soins des petits, amplitudes des mouvements) ;
réactions d’alarme et de fuite émoussées ;
activité journalière réduite et répartie plus uniformément sur l’ensemble de la journée ;
liens sociaux atténués et moins complexes ;
augmentation de l’activité sexuelle.
Expliquer les différences existant entre les divers types d’élevage, particulièrement celles différenciant l’élevage extensif de l’élevage intensif
Les termes intensif et extensif représentent les deux extrêmes d’un continuum. Il n’existe pas
d’élevage complètement et parfaitement intensif ou extensif.
INTENSIF :
-Grand nombre d’animaux
-Fortes densités animales
-Beaucoup d’intrants
-Sans terres (superficies suffisantes pour autonomie)
-Beaucoup d’interventions humaines
-Contrôle élevé de la production
-Hyperspécialisation
EXTENSIF :
-Petit nombre d’animaux
-Faibles densités animales
-Peu ou pas d’intrants
-Avec terres
-Peu d’interventions humaines
-Contrôle faible de la production
-Peu ou pas de spécialisation
Un élevage n’est pas « mauvais » parce qu’il est
intensif et « bon » parce qu’il est extensif. Chaque approche présente des avantages et
inconvénients pour le producteur, l’animal, l’environnement et la société en général.
Discuter des principales raisons expliquant l’importance qu’ont les productions animales pour les populations humaines
Besoins physiques : manger (viande, produits laitiers), boire (lait), se vêtir (protection :
cuir, laine), maintenir son intégrité (développer des nouveaux moyens de se guérir :
animaux de laboratoire).
Besoins socio-économiques : travail (bêtes de somme), déplacement (transport :
marchandises ou humains), défense-attaque (espèces utilisées lors de guerres), occupation
du territoire.
Besoins psycho-affectifs : compagnie (animaux de compagnie), prestige (animaux nobles,
animaux d’exposition), plaisirs (zoo, cirque, rodéo, chasse, sport, etc.), connaissance (animaux
de laboratoire et recherche), métaphysiques (animaux « totem », etc.).
Décrire les grandes tendances de la consommation, de la production et du commerce des produits animaux à l’échelle mondiale
Les principaux produits alimentaires
d’origine animale sont les viandes, le lait et les produits laitiers, et les œufs.
La consommation totale de protéines dans l’alimentation journalière s’accroît en fonction de
l’augmentation de la richesse dans un pays, comme c’est le cas aussi pour la viande plus
spécifiquement.
Dans la
grande majorité des pays du globe, les animaux contribuent de façon très importante au travail pour
le transport de produits et d’individus, la culture du sol, etc. Les animaux fournissent un grand
nombre de sous-produits d’utilité courante pour l’industrie pharmaceutique, l’industrie cosmétique,
et pour d’autres usages plus ou moins industrialisés.
Étant donné l’accroissement global de la consommation mondiale de produits animaux, le nombre
d’animaux d’élevage augmente aussi en conséquence.
L’efficacité de production
s’accroît avec le temps. Il faut donc moins d’animaux pour obtenir la même productivité ou même
une productivité supérieure.
Énumérer certains impacts positifs et négatifs de l’élevage sur la société et sur l’environnement
Effets positifs des productions animales:
-Satisfaction des besoins de la société: L’élevage actuel permet de fournir des denrées alimentaires d’une bonne qualité à un bon prix.
-Amélioration de la fertilité des sols: L’application n des déjections animales3 dans les champs contribue à améliorer la fertilité du sol. Les déjections animales sont riches en éléments nutritifs et en minéraux dont l’azote, le phosphore et
le potassium (N-P-K). Les déjections animales sont également riches en matière
organique. Cette matière organique, incorporée au sol par l’épandage de fumier, a pour
conséquence positive d’améliorer l’activité biologique et la structure du sol ainsi que la capacité de rétention en eau et d’adsorption des minéraux par le sol. Cette adsorption accrue réduit les risques
de ruissellement des minéraux vers les eaux souterraines ou de surface.
-Rôle dans l’économie locale:
L’élevage joue un rôle clé dans l’économie à l’échelle mondiale, mais tout particulièrement dans
les pays en voie de développement.
L’élevage fournit un revenu par la vente des produits animaux
excédant la consommation domestique. L’élevage est essentiel pour assurer une certaine sécurité
alimentaire sur le plan familial.
Effets négatifs des productions animales:
-Perte de diversité génétique des populations animales d’élevage:
Un nombre très limité d’espèces et de races est utilisé pour l’élevage, les animaux étant
sélectionnés pour leur productivité au détriment d’autres caractères génétiques d’importance pour
une agriculture durable.
-Impact environnemental:
Les déjections animales
peuvent également contenir des agents pathogènes (bactéries et parasites) pouvant disséminer des
maladies à d’autres animaux ou à l’Homme (on parle alors de zoonoses). Les déjections animales
peuvent aussi générer des quantités excessives de minéraux dans l’environnement (le phosphore,
particulièrement et parfois l’azote).
-Les impacts directs, sur l’air et sur l’eau, qui comprennent l’eutrophisation des cours d’eau, la
dégradation du sol (due au surpâturage) et les émissions de gaz à effet de serre comme le CO2
et le méthane ;
− Les impacts indirects tels que la compétition, entre les populations animales et humaines, pour
les céréales ou intrants nécessaires à l’alimentation du bétail et donc par le fait même pour les
terres fertiles facilement cultivables.
-Bien-être animal
Expliquer le concept de domestication
L’humain intervient sur l’animal non seulement pour le garder dans des conditions
environnementales, souvent différentes des conditions naturelles, mais aussi pour modifier l’animal selon les besoins spécifiques de l’humain
Définir les concepts suivants:
Animal commensal de l’humain
Animal en captivité
Animal apprivoisé
Animal domestique
Animal commensal de l’humain : animal qui vit près de l’humain et profite des activités
humaines, sans nuire ou bénéficier directement à l’Homme (ex. : souris et moineau).
Animal en captivité : animal sauvage qui a été capturé par l’humain et est gardé dans des
conditions de claustration ou de semi-claustration afin d’être disponible pour satisfaire certains
besoins humains (ex. : animaux de zoo).
Animal apprivoisé : animal sauvage qui après une période d’adaptation, qui survient généralement
avant l’âge adulte, tolère la présence de l’humain et accepte de vivre dans des conditions différentes
des conditions naturelles (ex. : hamster et furet).
Animal domestique : animal utilisé par l’humain pour satisfaire des besoins spécifiques et qui
provient d’une population sélectionnée spécifiquement pour la satisfaction de ces besoins.
À retenir
- Les espèces animales domestiquées l’ont été dans le but de satisfaire à des besoins
humains, c’est-à-dire à des besoins physiques, dont celui de se nourrir (le plus
commun), des besoins socio-économiques et des besoins psychoaffectifs. - Pour être domestiquée, une espèce doit satisfaire à plusieurs critères précis dont le
plus important est de présenter un potentiel élevé de variabilité génétique puisque
la domestication n’est pas possible si la variabilité génétique est faible ou absente,
l’animal ne pouvant pas être sélectionné pour mieux s’adapter à de nouveaux
besoins ou de nouvelles conditions d’élevage. - Plusieurs critères définissent un élevage de type intensif, tels que forte densité
animale, contrôle élevé de la production, beaucoup d’interventions humaines et
d’intrants utilisés, caractéristiques qui se retrouvent à l’opposé dans les élevages
de type extensif. Chaque approche présente des avantages et inconvénients pour
le producteur, l’animal, l’environnement et la société en général. Il est donc faux
de prétendre que les pratiques intensives sont nécessairement dommageables pour
l’animal ou l’environnement tandis que les pratiques extensives sont bénéfiques. - La connaissance des impacts, tant positifs que négatifs, des systèmes actuels de
production animale sur la société et l’environnement est primordiale pour tendre
vers une agriculture durable.