Cours 4 Flashcards
Pourquoi utiliser un test intellectuel en première intention? (3) Décrire.
- Bon prédicteur des apprentissages scolaires, des performances professionnelles et de l’adaptation sociale
o Attention à ne pas être trop déterministe (corrélations entre .5 et .6)
o Quand le niveau intellectuel ne correspond pas au fonctionnement investiguer les autres facteurs qui nuisent
Il est possible d’avoir un bon potentiel intellectuel et ne pas avoir de bons résultats scolaires. Il y a donc une partie de la variance qui n’est pas expliquée par le QI. - Permet de statuer sur le différentiel
o Au cœur de la définition de certains troubles mentaux du DSM-5
o « N’est pas mieux expliqué par un trouble du développement intellectuel/handicap intellectuel »
o Permet aussi de statuer sur la gravité (ex : autisme) - Met en place une situation clinique riche en observations sur :
o Les comportements, les stratégies cognitives privilégiées, la motivation, la régulation du stress, le niveau d’anxiété et les traits de personnalités de l’individu.
o Pour mieux orienter les recommandations pour le client
Décrivez pourquoi le caractère de la performance intellectuelle est relativement stable.
+/- vrai chez les enfants, on voit une stabilité plus vers 17 ans. Plus on vieillit, plus la mesure devient valide.
Collaboration de l’enfant aussi à prendre en compte lors des tests.
Quand sont administrés les sous-tests et indices supplémentaires du WISC-V?
Ne sont administrés / calculés qu’en fonction d’une hypothèse clinique qui le justifie.
Exemple :
- Hyp d’une disparité entre fcts instrumentales et fcts de raisonnement : IAG VS ICC
- Hyp de déficit de la compréhension sociale : sous-test compréhension
On ne calcule pas les sous-tests et indices supplémentaires si on a pas d’hypothèse clinique, on fait seulement les tests nécessaires.
Quelles sont les indications générales pour la passation du WISC-V?
- Pratiquer la disposition du matériel
o Manuel d’administration et de notation
o Livrets de stimuli (2)
o Protocoles (feuille de cotation et livrets de réponses)
o Matériel supplémentaire à manipuler - Annoter le protocole de toute donnée qualitative pertinente
o Impulsivité
o Anxiété
o Démarche - Respecter les consignes et règles de passation
o Point de départ
o Critères d’arrêt
o Temps à respecter
o Marche arrière
Décrivez l’importance de la compétence et des habiletés relationnelles du clinicien.
- Les jeunes professionnels sont souvent plus sévères dans la cotation et ils font davantage d’erreurs de mesure que les professionnels expérimentés (il faut les reconnaître)
- Deux mêmes résultats peuvent être interprétés différemment. Le professionnel donne le sens aux résultats
- La capacité du professionnel à mettre le client en confiance viendra influencer sur l’optimisation (ou non) des performances du client.**
Quelles sont les cibles d’observation pour l’analyse qualitative? (11)
- Compréhension de la tâche
- Intérêt et motivation
- Humeur
- Réactions émotionnelles
- Contrôle attentionnel
- Mémoire
- Stratégies cognitives/mode de pensée privilégié (style cognitif)
- Autocritique/autocorrection (hyper important, une des cibles centrales)
- Fatigabilité
- Niveau de langage
- Attitude à l’égard du clinicien
Décrivez l’erreur de mesure.
- La note obtenue à un test est toujours composée de :
- La note vraie
- L’erreur de mesure
- On peut estimer la note vraie à partir de la note obtenue, mais on ne peut jamais l’observer.
- L’erreur de mesure est influencée par :
- Le client (p.ex. distraction, motivation, fatigue)
- Le professionnel (Styck et Walsh, 2017 : 73.1% des protocoles contenaient des erreurs qui ont influencé le EGQI)
Décrivez l’intervalle de confiance.
- Valeur qui permet de considérer l’erreur type de mesure dans l’estimation de la note vraie du client.
- La largeur de l’intervalle détermine la probabilité que la note vraie du client s’y retrouve.
- Permet de relativiser les résultats et de faire preuve de prudence dans les impressions cliniques.
Quelles sont les caractéristiques de la passation?
- Règles de départ et d’arrêt
- Temps de passation
- Items de démonstration
- Consignes
Décrivez les détails relatifs aux règles de départ et d’arrêt.
- Commencer au point de départ de l’âge de l’enfant, sauf si enjeux importants
- Éviter de prolonger inutilement l’administration et de risquer de perdre la collaboration de l’enfant.
- En cas de doute, il vaut mieux faire quelques items supplémentaires, mais les items réussis au-delà du critère d’arrêts n’obtiennent aucun point
Décrivez les détails relatifs au temps de passation.
- Même pour les tests « non chronométrés », on doit être équitable dans le temps passé à résoudre une épreuve. Généralement, on encourage l’enfant à fournir une réponse après 30 secondes
- On peut passer à l’item suivant si l’enfant ne réussit pas à fournir une réponse dans un délai raisonnable
Décrivez les détails relatifs aux items de démonstration.
- Les tâches débutent avec des items de pratique, qui servent à assurer que le client comprend bien la consigne.
- Lorsque le client échoue à l’item de démonstration, on lui donne la bonne réponse.
- On peut habituellement commencer le test même si l’enfant n’a pas donné la réponse parfaite aux items de démonstration***
Décrivez les détails relatifs aux consignes.
- Importance de respecter les consignes dans leur intention. Le mot-à-mot est toujours la manière la plus simple de s’assurer d’une bonne passation.
- Les consignes ont des indications verbales et non-verbales.
Décrivez les particularités d’administration/notation de l’épreuve de Blocs.
Dites pourquoi il est important de s’intéresser à ce qui cause les échecs/erreurs.
- 9 blocs, dépendamment de l’item avec lequel on commence, on débute avec 2 ou 4.
- Premiers modèles à faire par le clinicien en plus du stimulus visuel fourni
- Chronométrer le temps+ respect de la règle d’arrêt
- Donner que le nombre de blocs requis (noter si l’enfant dit qu’il manque des blocs)
- Possibilité de faire 2 essais pour les premières configurations
- Importance de noter la configuration obtenue sur le protocole (en fonction de ma perspective), et parfois même le processus
- L’œuvre finale doit respecter l’angle présenté (voir critères manuel)
- La première erreur de rotation est corrigée (on va tourner les blocs et lui dire qu’on le veut comme ça pour qu’il comprenne), mais pas les suivantes.
- Score partiel non nécessaire pour le travail de session
Importance de s’intéresser à ce qui cause les échecs/erreur, car plusieurs processus peuvent être en cause :
- Vitesse d’exécution (pas à cause que l’enfant est un peu plus lent que ça change la cotation, juste l’écrire dans le rapport)
- Adaptation aux conditions changeantes du test (on passe de 2 à 4 à 9 blocs, les configurations deviennent de + en + complexes, orientation change…)
- Organisation visuo-spatiale (erreurs de dimension)
Quels sont les modes de pensées possibles lors de la passation de tests, de la plus simple à la plus complexe/élaborée).
- Hollistique
- Stratégie analytique
- Stratégie synthétique
Décrivez le mode de pensée hollistique.
o Après 9 ans : Modèle perçu comme un tout non différencié (forme globale) et manipulé par essai-erreurs. Peu efficace pour les items à 9 blocs. Assez rare avant
o Avant 9 ans, préférence attentionnelle locale, donc stratégie holistique par juxtaposition de blocs sans nécessairement la configuration globale.
Entre 8-9 ans il y a quelque chose qui se passe dans le cerveau. Avant 9 ans, l’enfant tva voir les petits détails et non le portrait global dans le stimulus, vers 8-9 ans, on va reconnaitre la forme avant les détails.
Décrivez la stratégie analytique.
o Segmentation du modèle en unités correspondant aux faces;
o Rotation du cube choisi dans l’orientation souhaitée;
o Placement, un par un, des cubes.
Décrivez la stratégie synthétique.
o Identification de figures géométriques simples (gestalts)
o Ordre de placement selon des gestalts (2 blocs par 2 blocs)
o Supporté par la mémoire
De quelle manière devons-nous nous intéresser aux stratégies utilisées par les enfants?
La stratégie peut changer d’un item à l’autre et on n’a pas à identifier les stratégies, mais on peut s’intéresser à la stratégie quand elle devient inflexible et que cela cause des erreurs de la part de l’enfant. Aussi, il faut mettre la stratégie en perspective avec l’âge de l’enfant.
Décrivez les détails concernant l’administration du sous-test des similitudes.
- Répéter aussi souvent, sans changer la formulation. Adapter la prononciation selon le contexte.
- Certaines réponses notées (Q) doivent être questionnées (Que veux-tu dire? / Peux-tu m’en donner plus?). Attention, il ne faut pas questionner systématiquement.
- Questions 1,2,5, 6,8 et 9 sont des items d’apprentissage (si la réponse n’est pas à deux points, lui donner la réponse pour qu’il l’apprenne)
- Difficulté graduelle des items, donc supposé avoir de bonnes réponses au début et ensuite avec l’avancement avoir moins de bonnes réponses. Se poser des questions/aller voir + loin si l’enfant échoue/réussit aléatoirement des items faciles/difficiles
Le sous-test des similitudes est difficile pour quels enfants?
Ceux qui présentent des enjeux langagiers
Quels sont les 2 modes de pensées nécessaires pour la réussite du sous-test des matrices?
o Holistique : rapide et intuitif (premiers items, soit 1-14, donc pas besoin de bcp de logique)
o Hypothético-déductif (essentiel à partir de l’item 14), car doit prendre en considération plusieurs composantes en même temps (ex : couleur et forme changent)
- La possibilité de réponses purement intuitives pour les premiers items explique pourquoi certains enfants en bas
Décrivez les parties du sous-test de séquences de chiffres.
Qu’est-ce qui est important?
Chez quels enfants ce sous-test est-il moins bien réussi?
Quelle est la règle d’arrêt?
- Sous-test en 3 parties :
o Séquence à l’endroit (rappel immédiat, empan de chiffres, peu de charge cognitive)
o Séquence à l’envers (administrateur central, grande charge cognitive, aspect opérationnel de la mémoire de travail)
o Séquence en ordre (administrateur central, charge cognitive modérée, plus facile que la 2e) - Importance de la boucle articulatoire et de la fluidité verbale.
- Moins bien réussis chez les dyslexiques
- Règle d’arrêt : 2 échec consécutifs
Pour le sous-test code:
- Protocoles différents selon ______________
- De quoi dépend la vitesse de traitement?
- Lié à quoi?
- Moins bien réussi chez quels enfants?
- Souvent réussis chez quels enfants?
- Protocoles différents selon l’âge
- La vitesse de traitement dépendra majoritairement de la capacité d’apprentissage du sujet
- Lié à l’attention et la concentration, de même que la mémoire à court-terme.
- Moins bien réussie chez : TDA/H, TSA et HPI
- Souvent bien réussie chez les enfant ayant un handicap intellectuel
Pour le sous-test vocabulaire:
- À quoi est liée la performance?
- Bon prédicteur de quoi?
- Parmi les plus __________ avec ____________.
- À quoi faut-il faire attention?
- Notation idem similitudes
- Performance liée à la qualité du milieu socio-économique, mais aussi au rang dans la fratire.
- Bon prédicteur des connaissances sociales, scientifiques et humaines
- Parmis les plus stables avec l’âge
- Attention aux difficultés langagières ou praxiques, mais aussi aux enjeux de santé mentale et de personnalité.
Que doit-on savoir au sujet du sous-test balances?
- Attention aux temps limites pour chaque item
- Encouragez l’enfant à répondre 10 secondes avant la fin.
- Passez au prochain item lorsque le temps est écoulé
- Deuxième consigne pour l’item 27
- Connaissances nécessaires : masse, poids.
Que doit-on savoir au sujet du sous-test casse-tête visuels?
- Temps limite : 30 seconds
- 13 combinaisons possibles par item : peu de chances pour le hasard!
- Ne nécessite pas de coordination visuo-motrice comparativement à son équivalent “blocs”
- Faiblement corrélé à la réussite scolaire
Que doit-on savoir au sujet de l’administration du sous-test séquence d’images?
- Ne pas permettre à l’enfant de tourner la page
- Ne montrer les images qu’une seule fois
- Accordez une grande importance à la durée d’exposition
Que doit-on savoir au sujet du sous-test repérage de symboles?
- Épreuve qui nécessite habituellement une stratégie séquentielle
- Attention, le protocole diffère selon l’âge.
- Attention aux déficits visuels.
- Plus difficile à réaliser chez les enfants qui n’ont pas automatisé la lecture.
- Moins affectée que Code chez les enfants qui ont des troubles attentionnels
Décrivez les étapes de l’analyse des résultats.
L’analyse se fait en deux étapes:
1. L’analyse des scores
- Permet de situer par rapport à la « norme » et de dégager les profils significativement atypiques;
- Toujours comparer le score à un langage commun (descripteurs).
- L’analyse des stratégies en cause, autant dans la réussite, que dans l’échec
- Permet de mieux comprendre la signification des scores obtenus;
- Nuance les résultats obtenus et les approfondi (met en lumière les processus mis en cause).
- Permet d’orienter les recommandations
L’analyse se fait de manière ________________. Décrivez.
L’analyse se fait de manière séquentielle
1. Évaluer la validité du protocole
2. Interpréter le QI total
3. Interpréter les indices
4. Interpréter les notes standards aux subtests
Vrai ou faux:
Tout ce qui est analysé se retrouve dans le rapport.
FAUX bitch, pas nécessairement