Cours 1 - Introduction à la neuropsy pédiatrique Flashcards

1
Q

Décrivez la vision de la neuropsychologie aujourd’hui selon Houdé (2002)

A

o Inhibition (et le contrôle attentionnel) comme élément central du développement de l’intelligence et des apprentissages (Houdé et Borst, 2015).
o Le développement n’est pas nécessairement linéaire.
o Travaux sur comment on peut optimiser le développement des enfants vs des adultes

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Q

Quel a été l’apport dans la vision de la neuropsy d’aujourd’hui? Décrivez.

A
  • Apport des neurosciences développementales:
    o Reconnaissance précoce des visages (de Schonen & Mathivet, 1990 ; de Schonen et al., 2005)
    o Bases cérébrales du langage (Dehaene-Lambertz et al., 2002).
    o Facteurs prédictifs des troubles du développement (Chokron & De Agostini, 1995 ; De Agostini & Dellatolas, 2001 ; Dellatolas et al., 2009)
    o Neuropédagogie du développement (Houdé, 2011)
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3
Q

Quand a été l’essor de la neuropsychologie de l’enfant?

Décrivez cet essor.

A

20e siècle

  • Effort de description de la sémiologie neuropsychologique chez l’enfant.
  • Plus de données de recherche sur l’évaluation de l’impact d’une maladie neurologique (épilepsie, paralysie cérébrale, traumatismes crâniens, grande prématurité, myopathies, etc.), l’impact n’étant pas le même chez l’enfant vs l’adulte
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4
Q

Dans l’essor de la neuropsy de l’enfant:

_____________________ très variés (les nommer), s’inscrivant dans une ______________________, en glpbant à la fois la ______________ et l’éducation intégrant des aspects liés à (nommer 4).

A

Champs d’application très variés:
- Neuropédiatrie
- Neurochirurgie
- Rééducation
- Psychiatrie
- Services médico psychologiques
- Institutions dédiées à l’éducation

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5
Q

Quels liens peut-on faire entre la neuropsychologie et la psychiatrie?

A
  • Les gens qui ont des troubles neurodéveloppemental sont beaucoup plus à risque de développer des troubles de santé mentale que ceux n’ayant pas de trouble neuro.
  • Un enfant qui ne sera pas dx assez rapidement en neuro subira une grande influence de l’environnement sur son développement et chances de développer un trouble de santé mentale seront plus grandes. Donc plus l’enfant est vieux au moment du diagnostic, plus les conséquences sont graves.
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6
Q

Expliquez les notions d’intervention/prévention en neuropsychologie

A

Notion d’évaluation : une forme de prévention à l’enfance
Évaluation : intervenir tout de suite avec un plan d’intervention pour un enfant à risque, c’est de prévenir

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7
Q

Décrivez les phases du développement cérébral.

A
  • Il existe une programmation d’étapes successives (qui relève de la génétique) allant de la conception jusqu’à l’entrée à l’âge adulte.
    Ex : il y aurait un risque de syndrome d’alcoolisation fœtale chez les pères alcooliques avant la conception (donc pas juste les mères)
  • Cette programmation suit un calendrier de processus complexes
  • Encore beaucoup à découvrir
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8
Q

Quelles sont les caractéristiques du développement cérébral?

A
  • Prédétermination génétique :
    o Les étapes développementales sont fixes
  • Influence environnementale
    o Variabilité individuelle
    o Ex : circonvolutions des jumeaux monozygotes ne sont pas identiques alors que d’autres paramètres du cerveau sont identiques

Il y a un rapport inversé entre la part de la génétique et environnement sur le développement cérébral.

Plus l’enfant vieillit, plus l’environnement joue un rôle dans le développement de son cerveau

Prénatal : la génétique occupe une place importante, mais l’environnement a quand même un impact à la période prénatale
Ex : consommation, stress, le bébé reconnaît la voix de son papa dans le ventre de sa mère

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9
Q

Quelles sont les propriété du développement cérébral? (4)

A
  • Hiérarchisé : De bas en haut et de postérieur à antérieur (développement précoce pour tout le monde)
  • Par poussées de croissance successives :
    o 24 semaines de gestation
    o Petite enfance
    0-5 ans : la moyenne/normale chez les enfant est très étendue/dispersée (ex : il y a des enfants qui vont marcher à 10 mois vs 1 ½ an)
    5-6 ans, l’enfant « moyen » apparaît »
    o 7-10 ans
    o Début de l’adolescence

Chez les enfants TDAH, les poussées de croissances ne suivent pas nécessairement le même calendrier, il y aurait un retard (ex : inhibition). Cela fait en sorte qu’ils sont moins prêts à entrer à l’école que les autres enfants.

  • Suivant des stades :
    o Génétiquement programmés
    o Processus distincts dans le dév du cerveau, mais qui peuvent se chevaucher
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10
Q

Quels sont les 2 processus dans le développement cérébral?

A

croissance et élimination

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11
Q

Expliquez le processus de croissance dans le développement cérébral.

A

Par ajout de neurones, de synapses, de myéline

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12
Q

Expliquez le processus d’élimination (régression dans le développement cérébral

A

Par mort des cellules non pertinentes, par spécialisation, etc.

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13
Q

Quelles sont les étapes de la mutation cérébrale?

A
  • Prolifération
  • Migration
  • Différenciation et croissance axonale
  • Mort neurone et facteur neurotrophiques
    -Croissance dendritique et synaptogénèse (période post-natale)
  • Myéliogénèse
  • Élimination des synapses
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14
Q

Décrivez l’étape de prolifération.

A
  • Entre la 5ème semaine et le 5ème mois de gestation.
  • Les cellules souches seront actives toute la vie, mais surtout dans l’hippocampe, et jamais autant que pour cette période
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15
Q

Décrivez l’étape de la migration.

A
  • Vers 2-3 mois de gestation
  • La cellule qui cesse de se diviser migre du centre à la périphérie pour former le cortex.
  • Vagues successives précisément programmées
  • Destinations prédéfinies
  • Début de l’influence environnementale
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16
Q

Décrivez l’étape de la différenciation et croissance axonale

A
  • Débute une fois la cellule arrivée à destination
  • Cône terminal atteint le neurone cible pour y établir une connexion prédéterminée.
  • Transformation du cône en synapse
17
Q

Décrivez l’étape de la mort neuronale et facteurs neurotrophiques

A
  • Phénomène régressif
  • Apoptose à partir de la 20eme semaine de gestation
    o Destruction de la moitié des neurones (en compétition…)
    o Les plus fonctionnels/efficaces et avec les meilleurs connections seront conservés
  • Certaines substances s’opposent à l’apoptose, dont le « nerve growth factor »
    o Leur dysfonctionnement est à la base de certains syndromes neurologiques congénitaux et trouble du développement
18
Q

Décrivez l’étape de la croissance dendritique et synaptogénèse

A

Période post-natale
- Arborisation dendritique et myélinisation des axones.
- Période déterminante entre 3 mois et 2 ans : croissance dendritique accrue (donc une période où il est important de stimuler son enfant)
- Nombre de synapse maximal atteint à 2 ans. Par la suite, le nombre chute pour qu’il n’en reste qu’environ 50% à 16 ans.
- Fun fact : le nombre de dendrite (+) est un prédicteur de l’intelligence

19
Q

Décrivez l’étape de la myéliogénèse

A
  • Suit un calendrier très détaillé et préprogrammé
  • Il y a des processus de myélinisation qui sont très rapides et d’autres qui sont + longs
  • Les stades développementaux de l’enfant sont souvent le très flagrant reflet de ce processus.
20
Q

Décrivez l’étape de l’élimination des synapses

A
  • Sous-tend le phénomène de plasticité et d’apprentissage
  • Seules les synapses performantes sont gardées (celles non utilisées sont éliminées)
  • L’utilisation préférentielle d’un circuit le consolide
21
Q

Qu’est-ce qu’une période critique?
Décrivez et donnez des exemples.

A

Périodes + sensibles chez l’enfant pour la plasticité (ex: le langage)
Certains comportements ne s’acquièrent que durant une « période sensible ».

Exemple de la perception des sens:
* Nourrissons de 4 mois distinguent aisément tous les phonèmes existants.
* Dès 6 mois, ils perdent progressivement les phonèmes non-utilisés dans leur environnement.

Exemple des enfants négligés:
* Changements réversibles de la matière grise si pris en charge avant 20 mois.

Réflexion possible quant aux capacités attentionnelles?
- Excès de stimulation comme Tiktok lors de périodes sensibles pourraient avoir un impact sur les capacités attentionnelles?

22
Q

Décrivez le développement de la matière grise.

A

Matière grise augmente, puis une diminution de la matière grise à partir de 6 ans jusqu’à l’adolescence :
- Volume maximal à 4-8 ans pour les régions pariétales dorsales et sensori-motrices primaires
- 12 ans dans les lobes frontaux
- 11-13 ans pour les régions pariétales (langage et visuo-spatial)
- 16 ans pour les lobes temporaux

Chez certains enfants, le calendrier est différent (ex : chez des enfants à HPI l’épaississement cortical maximal prend plus de temps à atteindre)

23
Q

Comment pouvons-nous décrire la relation entre la matière grise et blanche?

A

Relation inverse avec la matière blanche, mais qui progresse de manière plus linéaire jusqu’à 20 ans

24
Q

Est-ce que la génétique joue un rôle dans le développement de la matière grise?

A

Forte composante génétique (70%)

25
Q

Pourquoi l’idée de la plasticité maximale en fonction de l’âge est à nuancer?

A
  • Principe de Hebb :
    o L’Efficacité des connexions est augmentée par l’activation répétée des neurones.
    o Donc, en cas de perte en bas âge : risque de perte de puissance intellectuelle, malgré une réorganisation possible.

Ex : un enfant subit un accident et a une commotion cérébrale, il doit arrêter d’aller à l’école pour un mois. Ses neurones ne seront pas stimulés et donc activés et pourra avoir du retard

Ex : Période d’été sans école, les enfants sont stimulés mais peut-être pas assez, donc il est nécessaire de refaire une révision à la rentrée.

  • Sensibilité aux atteintes chroniques (p.ex. épilepsie)
    Si on ne peut pas traiter efficacement l’épilepsie, l’enfant va devoir récupérer ce qu’il a manqué durant les crise.
26
Q

« Une atteinte cérébrale ________________ perturbe le____________________________ et risque de compromettre la __________________________________. »

A

« Une atteinte cérébrale précoce perturbe le développement normal et risque de compromettre la mise en place de fonctions à maturation tardive. » Jambaqué. 2018

27
Q

Décrivez la théorie de la vulnérabilité.

A

Plus le dommage survient tôt, plus il met à risque le développement, surtout des fonctions exécutives

Vulnérabilité précoce liée à des périodes sensibles « invisibles » pour le professionnel, le développement ne suivant pas un calendrier temporel fixe pour tous les enfants.

Importance des facteurs environnementaux dans la réorganisation cérébrale suite à une lésion chez l’enfant.

28
Q

L’importance de quel type de facteurs selon la théorie de la vulnérabilité?

A

Environnementaux

29
Q

Décrivez brièvement la démarche clinique dans le contexte d’évaluation neuropsychologique chez l’enfant.

A
  • L’évaluation neuropsychologique est une démarche d’investigation et la psychométrie est une démarche par lequel le neuropsychologue recueille des informations variées sur le fonctionnement du client (nature et intensité de atteintes, mécanismes responsables des échecs, etc.)
  • À l’aide d’outils variés, le neuropsychologue tend à se rapprocher du fonctionnement réel du client.
30
Q

Quelle est le distinction entre un trouble acquis et un trouble développement?

À quoi faut-il faire attention?

A
  • Trouble acquis : suite à une lésion
  • Trouble développemental : généralement sans cause apparente

Attention aux cas mixtes (il y en a beaucoup):
o Un trouble acquis doit non seulement se réorganiser, mais poursuivre son développement
o Un trouble du développement peut engendrer des risques accrus de troubles acquis…
Ex : un enfant TDAH aura des comportements plus à risque qui vont augmenter les chances d’avoir un trouble acquis, comme une commotion cérébrale.

31
Q

Distinguez trouble focal vs trouble associatif.

A
  • Relative rareté des lésions focales chez les enfants (ex : on ne voit pas un enfant qui est incapable de reconnaître les chiffres, adulte oui)
  • Risque accru d’atteintes multifocales ou diffuses sur le plan du développement cérébral et cognitif (car les connexions sont encore en train de s’établir entre les différentes aires cérébrales)
  • La sémiologie varier avec l’âge de survenue de la lésion et la maturation des différentes fonctions
32
Q

Selon la perspective dynamique, que doit-on prendre en considération dans l’évaluation neuropsychologique d’un enfant? (4)

A
  • L’expérience et l’âge de l’enfant (diagnostic vs risque)
    0-6 ans, peu de dx chez les enfants (sauf TSA) on parle plus de risque/trajectoire développementale à risque/dx provisoire
  • Les données qualitatives
    o Un niveau « normal de performance » ne signifie pas pour autant que le développement ait suivi une trajectoire typique
    Un enfant TDAH pourrait répondre de manière normale à des tâches attentionnelles, mais avoir des déficits dans son fonctionnement.
    o À l’enfance, dure de dire si suit une trajectoire typique, car performances les moyennes sont dispersées
  • Retentissement d’un déficit sélectif sur le développement d’autres activités cognitives
    Ex : pourrait avoir un dx de dyslexie (activité cognitive), mais c’est en fait un trouble d’inhibition (déficit sélectif)
  • L’impact d’un trouble du développement sur la construction affective et sociale (appauvri)
33
Q

Quels concepts pouvons-nous comprendre à partir de cet figure
: L’enfant peut sortir de sa courbe durant un certain temps et y ré-entrer après un moment. Il est pertinent de demander une réévaluation future afin de voir s’il y a vraiment un déficit.

A
  • Plus l’enfant est jeune, plus Il est difficile d’apprécier la nature de son développement. À l’âge adulte, la trajectoire est plus facile à estimer à l’aide d’une seule évaluation.
  • Bien que l’individu qui présence un trouble/retard puisse continuer d’évoluer, l’écart entre lui et ses pairs tend à s’accentuer avec le temps
  • Une performance « statique », chez l’enfant, est démonstrative d’un problème, voire d’une régression (un enfant ne peut pas performer de la même manière à 2 ans et à 4 ans).
  • L’impact des événements dans la vie d’une personne peut l’amener ponctuellement à présenter un profil similaire à ceux qui ont un trouble.
34
Q

Pour le dx neuropsychologique, il est possible de situer le trouble sur un ________________ de ___________ à ______________ (en se basant sur les ___________________)

A

Possibilité de situer le trouble sur un continuum de léger à sévère (en se basant sur les écarts types)

35
Q

Quand on évalue un enfant, on regarde chacune des ___________________ à nos tests et des _____________________ sur un continuum (basé d’écarts types).

À partir de quel écart type s’agit-il d’une zone plus à risque (lorsque le test suit une courbe normale)?

Que fait-on?

A

Performances
Comportements

-1,5 / -1,6

On met des fonctions sur un continuum (forces et faiblesses qui définissent la personne)

36
Q

Dans le cas d’une comorbidité, comment fonctionne l’approche neuropsychologique?

A

L’approche neuropsychologique

Les tests utilisés peuvent être divisés en deux catégories :

  • Ceux qui évaluent le symptôme (comportement)
    o Souvent liés aux apprentissages scolaires ou aux jalons développementaux
    o Socialement influencés
    o Ex : vitesse de lecture, capacité à faire des résolutions mathématiques correspondant au niveau scolaire de l’enfant (mais cela correspond à la même chose que son bulletin)
  • Ceux qui tentent d’identifier les mécanismes (fonctions cognitives) qui sous-tendent le symptôme :
    o Souvent liés aux construits identifiés par les modèles théoriques ou les données empiriques

Il y a une grande différence entre une approche « comportementale » (DSM-5) et neuropsychologique

Et pourtant le neuropsychologue doit s’efforcer de faire les ponts pour que l’enfant puisse avoir les services requis.

Pas de profil de TDAH (les processus déficitaires sont difféents pour chaque enfant)