C4 Flashcards
PRINCIPAUX MODÈLES THÉORIQUES
I. Modèle de maladie / biomédical
II. Modèle biopsychosocial
III. Modèle d’automédication/ d’autotraitement
IV. Hypothèse de la porte d’entrée ( « Gateway hypothesis »)
V. Modèle de réactivité aux signaux
VI. Théorie de la saillance incitative/Théorie de la sensibilisation à l’incitation
VII. Modèle de l’Interaction de Person-Affect-Cognition-Execution (I-PACE) (addiction en ligne)
VIII. Modèle d’incongruence morale de l’utilisation problématique de la pornographie
I. MODÈLE DE MALADIE / BIOMÉDICAL
◾ La première tentative sérieuse de définir les processus de dépendance dans l’esprit de la recherche scientifique
◾ Il a étudié l’alcoolisme dans le but de déterminer les symptômes communs et l’évolution de la maladie suivre la progression et déterminer le prognostique
◾ Courbe de Jellinek
E. Morton Jellinek (1890-1963)
Premier stade : Pré-alcoolique
Deuxième stade : Prodromes (essaie d’arrêter / diminuer mais ne réussit pas)
Troisième stade : Crucial
Quatrième stade : L’alcoolisme chronique
« Rock bottom » (obligatoire pour être en rémission)
• Emprisonnement
• Aliénation mentale (insanity)
• Mort
• Rétablissement: peut vivre sans l’alcool
HISTOIRE : JELLINEK
Révision de la courbe/modèle de Jellinek: car pas pour tout le monde
Différents groupes, pour identifier comment les individus fonctionnent:
◾ Alpha : dépendance psychologique mais pas physique (symptômes physiques de dépendance) ex. craving mais pas de sevrage
◾ Bêta : abus chronique qui mène à des problèmes de santé mais peut ne pas inclure la dépendance physique (ex. problème de fois)
◾ Gamma : similaire aux symptômes et à l’évolution décrits dans la courbe
◾ Delta : similaire à gamma mais sans perte de contrôle (alcoolisme fonctionnel)
◾ Epsilon : épisodes de binge (après ou avant = aucun problèmes)
HISTOIRE : L’ASSOCIATION MÉDICALE AMÉRICAINE (AMA) DÉCLARE L’ALCOOLISME COMME UNE MALADIE (1954) BIG MILESTONES
Un tournant dans le traitement des dépendances et, à l’époque, un acte radical et compassionnel
◾ Réduction de la stigmatisation (ce n’est pas une décision, c’est un problème médical)
◾ Augmentation des services de traitement efficaces (scientifique, résultats empiriques)
◾ Permis d’utiliser des fonds fédéraux pour soutenir le traitement
◾ Financement pour la recherche sur l’addiction
Contribué à l’essor de l’industrie du traitement aux États-Unis
◾ Remboursement des traitements par des tiers
◾ Des entités de soins de santé exclusivement spécialisées dans le traitement de la dépendance ont été constituées
MODÈLE MINNESOTA
le plus fréquemment utilisé aux états unis.
Les principales méthodes utilisées:
- Approche bienveillante
- Respect de la personne
- Spiritualité
- Approches de AA
- Dignité des personnes
LE MODÈLE DE MALADIE
Deux processus physiologiques perpétuent l’évolution de l’addiction
Addiction = une maladie physiologique avec des symptômes (sevrage) et une évolution spécifique (vidéo de l’oiseau qui développe l’addiction = étapes progressives)
Est un modèle biomédical
◾ Utilise une terminologie médicale pour décrire les processus et les traitements importants de l’addiction
◾ Les définitions diagnostiques reflètent une compréhension de la nature du problème fondée sur le modèle de maladie
On peut traiter les symptômes, mais la maladie reste à vie
En rémission précoce VS En rémission prolongée
Est un modèle biomédical
◾ L’addiction est une pathologie physiologique -> Interventions médicales ou pharmacologiques
◾ Les modalités de traitement sont définies d’un point de vue médical (hospitalisation, traitement de jour)
LES CARACTÉRISTIQUES DE LA « MALADIE »
◾ L’addiction = maladie chronique -> il n’existe actuellement aucun traitement médical
◾ Une maladie avec progression des symptômes -> Non seulement la maladie est chronique et incurable, mais les symptômes s’aggravent progressivement au fil du temps (cravings, sevrages…)
Deux processus physiologiques perpétuent l’évolution de l’addiction :
◾ Les envies impérieuses (« craving ») : réponses physiologiques souvent provoquées par les processus de sevrage qui créent chez les patients un fort désir de rechercher et de consommer une substance
◾ La perte de contrôle : contribue à l’incapacité des patients à contrôler l’intensité et la durée de leur comportement addictif
UNE MALADIE DU CERVEAU?
La croyance selon laquelle l’addiction est une maladie a évolué pour refléter le nombre croissant de recherches en génétique et en neurosciences (maladie du cerveau)
◾ Des prédispositions génétiques et biologiques = risque de développer une addiction
◾ La recherche génétique a démontré que la dépendance peut être une maladie à risque héréditaire
LES FORCES & CRITIQUE DU MODÈLE DE MALADIE
LES FORCES DU MODÈLE DE MALADIE
◾ Des soins de santé compassionnels aux patients ayant des comportements addictifs
◾ Amélioré l’accessibilité aux services de traitement
◾ Reconnaît l’importance des processus biologiques dans l’addiction
◾ Contribué à une explosion de la recherche biomédicale liée à la compréhension et au traitement des comportements addictifs
◾ Amélioré la qualité de vie des personnes ayant des problèmes de l’addiction
◾ Donné de l’espoir à de nombreuses personnes, en particulier pendant une période de l’histoire où il n’y en avait pas
CRITIQUE DU MODÈLE DE MALADIE
Critique de la méthodologie :
◾ Jellinek: petites études avec des cas extrêmes (le modèle a été bâti sur des données d’addiction sévères = pas généralisation)
◾ Les symptômes et la trajectoire de l’addiction sont des interpolations qualitatives de ce que les participants ont rapporté rétrospectivement (ex. problèmes de mémoire, les personnes ne peuvent pas raportés)
Critique du Modèle Minnesota :
◾ Certaines personnes n’ont pas bénéficié de ce modèle en raison des principes selon lesquels l’addiction est une maladie chronique qui contribue à l’impuissance (perte de contrôle concrète) si les individus n’y croit pas = ça ne marche pas
◾ Certains groupes ne participent pas aux programmes de rétablissement dans les proportions attendues (ex. les personnes non-spirituelle)
◾ L’abstinence n’est pas toujours l’objectif de tous…
Craving (envie impérieuse):
◾ Il existe des preuves scientifiques que les envies impérieuses peuvent apparaître indépendamment des processus physiologiques
◾ Il est possible d’intervenir efficacement sur les envies impérieuses par des méthodes psychologiques
Perte du contrôle :
◾ Abandonner ces comportements en vieillissant
◾ certains peuvent se rétablir naturellement sans traitement (reprendre le contrôle)
L’influence des facteurs psychologiques et sociaux/environnementaux sur les processus de l’addiction d’une manière qui ne serait pas nécessairement prévue pour une condition biomédicale Prédiction des comportements et du succès du traitement
Résumé modèle de maladie:
◾ Le modèle de maladie était la première conceptualisation moderne des comportements addictifs
◾ Le modèle original représentait une amélioration qualitative des modèles existants
◾ L’intérêt et les moyens de traiter les personnes ayant des problèmes d’addiction dans un cadre de soins de santé L’addiction est devenue un diagnostic plutôt qu’un problème moral
◾ Le modèle de maladie n’a pas seulement permis de traiter les addictions, il a aussi amélioré l’accès aux soins pour ceux qui en ont besoin
◾ La recherche a été stimulée pour trouver des traitements et des cures
MODÈLE DE MALADIE VS. MODÈLE BIOPSYCHOSOCIAL
◾ Le modèle de maladie/biomédical : réductionnisme
◾ Le modèle biopsychosocial postule que des facteurs biologiques/génétiques, psychologiques et socioculturels contribuent à la consommation de substances (viens en réponse au modèle biomédical)
◾ Ces facteurs doivent tous être pris en considération dans les efforts de prévention et de traitement
◾ Ce modèle est apparu en réponse aux critiques formulées à propos du modèle biomédical, qui a historiquement dominé le domaine des études sur les addictions
Histoire
MODÈLE BIOPSYCHOSOCIAL
Engel a écrit un article fondamental (1977) appelant à l’abandon du modèle de maladie/biomédical en faveur d’un modèle biopsychosocial – identifié de nombreux problèmes
◾ Le modèle biomédical considère les anomalies biochimiques comme la cause de toute maladie et postule que la correction de l’anomalie biochimique guérira la maladie
- Une personne peut rester malade après que l’anomalie biochimique a été corrigée
- Une personne peut ne jamais tomber malade même en présence d’une anomalie
George Engel (1913-1999)
◾ Le modèle biomédical ne rend pas compte du fait que, parmi les personnes ayant des prédispositions génétiques ou des problèmes physiologiques similaires certaines développent une maladie quand d’autres restent en bonne santé
Des facteurs psychologiques et socioculturels devaient expliquer ces différences
⮚ L’essence du modèle est que l’esprit (« mind ») et le corps sont liés et que l’esprit et le corps affectent le développement et la progression de l’addiction dans un contexte social et culturel
⮚ Ce n’est qu’en tenant compte de tous ces facteurs que l’on peut conceptualiser correctement l’addiction
FACTEURS BIOLOGIQUES (EXEMPLES)
II. MODÈLE BIOPSYCHOSOCIAL
◾ La dépendance aux substances psychoactives est héréditaire dans une certaine mesure
◾ La possession du gène D2A1 de la dopamine
Malgré les preuves solides du rôle de l’influence génétique sur l’addiction (par exemple à l’alcool), la biologie ne suffit toujours pas à expliquer la totalité du problème.
FACTEURS PSYCHOLOGIQUES
II. MODÈLE BIOPSYCHOSOCIAL
◾ Le risque est plus élevé chez les personnes qui ont vécu ces expériences adverses dans l’enfance
◾ Personnalité et tempérament
Conditionnement classique et opérant
◾ Fonctionnent ensemble pour produire une chaîne comportementale, ou une séquence de comportements qui peut être comprise en termes d’antécédents (conditionnement classique) et de conséquences (conditionnement opérant)
Attentes de résultats
◾ Addiction ≠ réponse physiologique à une substance 🡪 fortement influencée par le label, l’interprétation et la signification qu’une personne attribue à une substance consommée
FACTEURS SOCIAUX
II. MODÈLE BIOPSYCHOSOCIAL
Famille
◾ Théorie de l’apprentissage social
Pairs
◾ Un groupe de pairs qui consomme des substances
Partenaire
◾ Concordance entre les partenaires de consommation de substances psychoactives
LE MODÈLE BIOPSYCHOSOCIAL ET LE TRAITEMENT DES ADDICTIONS -TRÈS BRIÈVEMENT
◾ Le rétablissement d’une addiction nécessite une approche biopsychosociale qui tient compte des aspects biologiques, psychologiques et sociaux de l’addiction
◾ La pharmacothérapie n’est souvent pas considérée comme un élément essentiel de la guérison des problèmes d’addiction
❖ Nous en discuterons en détails pendant la séance sur les approches thérapeutiques.
Résumé:
◾ L’importance des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux dans la compréhension du développement et de la progression des problèmes de consommation de substances psychoactives
◾ Pour prévenir et intervenir/traiter les comportements addictifs, il faut prêter attention aux facteurs biologiques, psychologiques et sociaux qui interagissent pour produire et maintenir les troubles de l’addiction
MODÈLE D’AUTOMÉDICATION/ D’AUTOTRAITEMENT
Histoire
Khantzian (1997) a proposé une hypothèse pour expliquer l’addiction comme une mécanisme d’automédication
◾ Faire face au stress et aux émotions négatives
◾ Les individus choisissent des substances spécifiques en fonction de leur capacité attendue à réduire ou à augmenter des émotions spécifiques
Edward J. Khantzian (1935-2021)
À court terme:
◾ La consommation de substances pour gérer des émotions négatives peut être adaptative, parce que ces substances offrent aux individus un moyen de se libérer d’états émotionnels intenses
À plus long terme:
◾ La consommation chronique peut contribuer au développement d’une addiction
◾ Quand les individus passent d’une consommation occasionnelle à une addiction, le sevrage de la consommation de substances conduit à des émotions négatives et à des symptômes somatiques qui contribuent à la rechute
LE CIRCUIT CÉRÉBRAL DE LA RÉCOMPENSE (THE BRAINREWARDCIRCUIT)
◾ Les différentes substances -> la libération de dopamine dans le « circuit de la récompense » du cerveau -> l’expérience de la récompense ou du plaisir
◾ La quantité de dopamine libérée dans le cerveau à la suite de la consommation de substances est de 2 à 10 fois supérieure à la libération associée à des stimuli -> Euphorie, « high »
◾ La consommation chronique de substances psychoactives -> une régulation à la baisse (down regulation) des systèmes de récompense positive et les états affectifs négatifs qui accompagnent le sevrage semblent être à l’origine de la poursuite de la consommation en malgré les conséquences négatives
◾ Les personnes qui vivent avec une addiction consomment des substances dans le but d’acquérir un sentiment de « normalité » plutôt que pour obtenir simplement un « high »
274 patients (40% femmes) en recherche de traitement recrutés dans quatre cliniques de traitement de la dépendance en Suède
CONSOMMATION DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES ET TROUBLES PSYCHIATRIQUES
MODÈLE D’AUTOMÉDICATION/ D’AUTOTRAITEMENT
◾ 45-72% des adultes ayant des troubles liés à la consommation d’une substance souffrent également d’au moins un trouble psychiatrique concomitant
◾ Automédication par la consommation de substances en présence de troubles de l’humeur et/ou de troubles anxieux? La direction des associations n’est pas encore tout à fait claire
❖ Nous continuerons ce sujet pendant le cours sur l’addiction et la comorbidité.
BASE EMPIRIQUE DU MODÈLE
MODÈLE D’AUTOMÉDICATION/ D’AUTOTRAITEMENT
littérature empirique : mixte à chacune de ses composantes. RÉSUMÉ FINAL
◾ Attiré beaucoup d’intérêt parmi les cliniciens et les chercheurs
◾ La littérature empirique : mixte à chacune de ses composantes
- La consommation de substances psychoactives représente un moyen de gérer les émotions négatives chez les personnes présentant des déficits d’autorégulation
critique: Les individus peuvent avoir diverses raisons de consommer des substances et que la gestion des émotions négatives peut être la raison principale pour seulement un sous-groupe d’individus
- Les troubles de l’usage de substances psychoactives cooccurrent avec d’autres troubles psychiatriques
◾ Certaines personnes ont rapporté une augmentation des symptômes avant la consommation de substances, mais d’autres ont rapporté une augmentation des symptômes après la consommation de substances
- Spécificité du choix de la substance
◾ Est fondée par des études de cas et des anecdotes
Études empiriques:
◾ Ont été conduites chez les populations sous traitement pour une addiction -> Il n’est pas clair dans quelle mesure, au début du processus de l’addiction, des substances spécifiques ont été choisies par les individus en fonction de leur capacité à induire les effets désirés
◾ Un soutien partiel est apparu dans une étude portant sur des individus recevant un traitement de santé mentale en milieu hospitalier
Résumé
◾ Le modèle suggère que (1) les individus présentant des déficits d’autorégulation consomment des substances pour gérer des émotions négatives ou stressantes et (2) que les individus choisissent des substances spécifiques en fonction de leur capacité à créer les émotions désirées.
◾ La littérature empirique est mixte et limitée
◾ Les données suggèrent que la consommation de substances peut augmenter les émotions négatives au lieu de les atténuer -> une boucle de rétroaction entre la consommation de substances et les émotions négatives
◾ Des études futures sont nécessaires pour clarifier le rôle des émotions négatives dans l’initiation, la progression et le maintien de la consommation de substances psychoactives
MODÈLE D’AUTOMÉDICATION/ D’AUTOTRAITEMENT
histoire et deux périodes d’utilisation
Histoire
Khantzian (1997) a proposé une hypothèse pour expliquer l’addiction comme une mécanisme d’automédication
◾ Faire face au stress et aux émotions négatives
◾ Les individus choisissent des substances spécifiques en fonction de leur capacité attendue à réduire ou à augmenter des émotions spécifiques (ex. alcool aide dans les situations sociales, avec l’expression ou inhibition d’émotions
Deux périodes d’utilisation:
À court terme:
◾ La consommation de substances pour gérer des émotions négatives peut être adaptative, parce que ces substances offrent aux individus un moyen de se libérer d’états émotionnels intenses (ex. anxiété sociale)
À plus long terme:
◾ La consommation chronique peut contribuer au développement d’une addiction (roue sans fin)
◾ Quand les individus passent d’une consommation occasionnelle à une addiction, le sevrage de la consommation de substances conduit à des émotions négatives et à des symptômes somatiques qui contribuent à la rechute (mécanisme de roue sans fin)
LE CIRCUIT CÉRÉBRAL DE LA RÉCOMPENSE (THE BRAINREWARDCIRCUIT)
◾ Les différentes substances = la libération de dopamine dans le « circuit de la récompense » du cerveau = l’expérience de la récompense ou du plaisir
◾ La quantité de dopamine libérée dans le cerveau à la suite de la consommation de substances est de 2 à 10 fois supérieure à la libération associée à des stimuli = Euphorie, « high »
◾ La consommation chronique de substances psychoactives = une régulation à la baisse (down regulation) des systèmes de récompense positive et les états affectifs négatifs qui accompagnent le sevrage semblent être à l’origine de la poursuite de la consommation en malgré les conséquences négatives (le cerveau veut compenser et réguler (régulation à la baisse) = baisse de dopamine libéré par le cerveau)
◾ Les personnes qui vivent avec une addiction consomment des substances dans le but d’acquérir un sentiment de « normalité » plutôt que pour obtenir simplement un « high » (doivent consommer plus pour ravoir le high)
274 patients (40% femmes) en recherche de traitement recrutés dans quatre cliniques de traitement de la dépendance en Suède
Les motivations (stress releiver, emotion/distraction…) sont des prédicteurs du trouble de l’usage de porno
CONSOMMATION DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES ET TROUBLES PSYCHIATRIQUES
◾ 45-72% des adultes ayant des troubles liés à la consommation d’une substance souffrent également d’au moins un trouble psychiatrique concomitant
◾ Automédication par la consommation de substances en présence de troubles de l’humeur et/ou de troubles anxieux? La direction des associations n’est pas encore tout à fait claire
BASE EMPIRIQUE DU MODÈLE D’AUTOMÉDICATION/ D’AUTOTRAITEMENT
◾ Attiré beaucoup d’intérêt parmi les cliniciens et les chercheurs
◾ La littérature empirique : mixte à chacune de ses composantes
- La consommation de substances psychoactives représente un moyen de gérer les émotions négatives chez les personnes présentant des déficits d’autorégulation
Les individus peuvent avoir diverses raisons de consommer des substances et que la gestion des émotions négatives peut-être la raison principale pour seulement un sous-groupe d’individus (peut fonctionner pour certains individus et d’autre non)
- Les troubles de l’usage de substances psychoactives cooccurrent avec d’autres troubles psychiatriques
◾ Certaines personnes ont rapporté une augmentation des symptômes avant la consommation de substances, mais d’autres ont rapporté une augmentation des symptômes après la consommation de substances
- Spécificité du choix de la substance
◾ Est fondée par des études de cas et des anecdotes
◾ Études empiriques:
◾ Ont été conduites chez les populations sous traitement pour une addiction = Il n’est pas clair dans quelle mesure, au début du processus de l’addiction, des substances spécifiques ont été choisies par les individus en fonction de leur capacité à induire les effets désirés
◾ Un soutien partiel est apparu dans une étude portant sur des individus recevant un traitement de santé mentale en milieu hospitalier
(pas pour tout le monde)
Résumé
◾ Le modèle suggère que (1) les individus présentant des déficits d’autorégulation consomment des substances pour gérer des émotions négatives ou stressantes et (2) que les individus choisissent des substances spécifiques en fonction de leur capacité à créer les émotions désirées (problématique spécifique).
◾ La littérature empirique est mixte et limitée
◾ Les données suggèrent que la consommation de substances peut augmenter les émotions négatives au lieu de les atténuer = une boucle de rétroaction entre la consommation de substances et les émotions négatives
◾ Des études futures sont nécessaires pour clarifier le rôle des émotions négatives dans l’initiation, la progression et le maintien de la consommation de substances psychoactives
HYPOTHÈSE DE LA PORTE D’ENTRÉE
L’hypothèse de la porte d’entrée décrit un schéma (des séquences) de consommation de substances
◾ l’alcool et le tabac -> le cannabis -> des substances plus dangereuses telles que l’héroïne et la cocaïne
Les substances moins intenses ouvrent la porte pour des substances plus dangereuses
Le développement de l’hypothèse de la porte d’entrée a commencé avec l’hypothèse du tremplin («stepping stone ») (1940s)
◾ Chaque étape est considérée comme menant à l’étape suivante dans la consommation de substances (étapes nécessaires pour passer à l’autre)
◾ Depuis la publication de l’article original sur l’hypothèse de la porte d’entrée (1975), un nombre croissant d’études ont mis en évidence le rôle important de l’alcool, du tabac et du cannabis en tant que drogues d’entrée
◾ L’hypothèse de la porte d’entrée est à la base d’une grande partie de la politique actuelle des États-Unis et de la politique internationale en matière de substances psychoactives (les individus commencent avec alcool, cannabis et après autre… si cannabis n’est pas accessible = on peut empêcher le développement d’addiction plus grandes/graves)
LES MÉCANISMES DE PROGRESSION DANS L’UTILISATION DE SUBSTANCES-HYPOTHÈSE DE LA PORTE D’ENTRÉE
- Mécanismes physiologiques
◾ Sensibilisation à diverses substances au cours de l’adolescence (p. ex. une réponse augmentée au niveau de la voie de la récompense)
◾ Tolérance et dépendance physique
Si tu es présenté des substances plus cool, tu vas vouloir essayer (??)
- Mécanismes psychologiques
◾ Une première expérience positive de consommation peut réduire la peur de la première substance
◾ Les personnes présentant certaines caractéristiques peuvent être plus vulnérables à la consommation problématique de substances (aime sensation forte, ne tolère pas le stress)
◾ Croyances concernant les effets nocifs potentiels des substances
- Mécanismes socioculturels
◾ Comme il est relativement facile de trouver de la nicotine et de l’alcool, ces substances sont les plus susceptibles d’être consommées en premier lieu (accessibilité)
◾ Une personne qui commence à consommer peut commencer à participer à un sous-groupe qui encourage la consommation (influence du groupe d’ami)
BASE EMPIRIQUE DU MODÈLE HYPOTHÈSE DE LA PORTE D’ENTRÉE
Plusieurs études soutiennent le modèle de la porte d’entrée dans l’addiction aux substances
Plusieurs facteurs influencent la séquence des substances, notamment la disponibilité des substances et les caractéristiques personnelles et sociales
◾ Des études menées auprès de personnes consommant des substances psychoactives de manière problématique et de jeune sans-abri ont montré qu’un nombre important d’entre elles n’avaient pas suivi le schéma de progression habituel
◾ La consommation de cannabis est beaucoup plus fréquente dans les cohortes de naissance les plus récentes (commence avant d’autres substances psychoactive (tabac))
Les schémas de passage d’une substance à l’autre ne sont toutefois pas cohérents ou prévisibles pour tous les individus
Autres recherches contestent les résultats précédents
◾ La consommation de cannabis n’est pas nécessairement une porte d’entrée = L’effet de porte d’entrée du cannabis est exagéré
NL = cannabis décriminalisé, légale
USA = illégale
Sur la base de cette hypothèse, on retrouverait plus d’utilisation/troubles de consommation au NL
Mais la réalité est que la consommation est plus fréquente aux États-Unis, ainsi que la consommation d’opiacé ou stimulants
La criminalisation des substance ouvre la porte au marché noir des substances = plus accessible
Résumé:
◾ Il existe une séquence progressive et hiérarchique de stades de consommation de substances
◾ La consommation de différentes classes de substances n’est pas opportuniste mais suit des voies bien définies = Un individu qui consomme une substance risque de passer à une autre
◾ Il n’existe pas de preuve concluante que les substances d’introduction sont liées à un usage ultérieur d’autres substances illicites et cette association n’est donc pas synonyme de causalité
Il y a une séquence et des changements dans cette séquence
MODÈLE DE RÉACTIVITÉ AUX SIGNAUX
histoire
Pour la rechute des individus
HISTOIRE
◾ Les taux de rechute sont élevés pour toutes les catégories de substances addictives
◾ La réactivité aux signaux peut prédire les différences individuelles dans le risque de rechute
60% alcool vont rechuter après 4 mois, si les symptômes de sevrage physiologique et psycho ne sont plus là?: conditionnement et apprentissage
THÉORIES DU CONDITIONNEMENT ET DE L’APPRENTISSAGE - MODÈLE DE RÉACTIVITÉ AUX SIGNAUX
Voir photos
- Il y a des signaux (ex. un environnement qui trigger le craving: un groupe d’ami, une pub, un appart)
- Il y a des résultats (trouver la substance, binge, relapse)
- Il y a des processus entre les deux
- Les théories de renforcement négatif : un comportement basé sur le conditionnement opérant qui atténue les symptômes de sevrage -> chaque réduction réussie de l’effet négatif renforce la consommation de substances
Ex. je consomme dans une pièce = association avec les effets de la drogue = déclanchement des émotions, symptôme de sevrage … = déclenche consommation de substances
Certains individus peuvent survivre ses signaux ou ne pas les vivres
- Maintien de l’homéostasie: Processus d’opposition se développe pour anticiper et contrecarrer les effets de la substance = Tolérance
Ex. je vois le signaux, le processus de l’homéostasie va activé et fait vivre à la personne des effets affictifs (opposition des effets de la substances) ces effets peuvent déclencher la conso - Des théories rivales postulent que les signaux ont des propriétés incitatives positives et déclenchent des effets similaires à ceux d’une substance
Environnement interne (stress), signaux externes peuvent être plus fort = interaction entre environnement interne et externe. Environnement interne = important. Ex. si stressé, le verre de bière à l’aire meilleur que si je n’étais pas stressé.
Les processus sont plus fort lors d’utilisation de drogues plus forte (opiacés VS tabac)
Autre modèle1 : Le modèle de la motivation suggère que les signaux peuvent motiver une réponse et que le résultat de la réponse peut fournir un retour d’information pour renforcer cette association.
Signaux – réponse – résultats – rétroaction = signaux et réponse (association) deviennent plus forte = réponse est plus automatique (on voit plus ça chez les consommateur chronique. Vouloir des effets plus positifs
Autre modèle2 : Le modèle de l’attente soutient que l’indice active en premier lieu une attente du résultat de la réponse, qui déclenche ensuite la réponse. Le résultat réel de la réponse peut ensuite se rétroagir sur l’attente.
Il y a une attente entre les signaux et réponse (résultat et rétro renforce l’attente) la consommation est moins automatique, plus consciente = plus fréquent chez les débutants
Résumé:
◾ Les changements d’état qui se produisent pendant l’exposition aux signaux sont susceptibles de contribuer à l’initiation et au maintien de la consommation de substances chez un grand nombre de personnes
◾ La réactivité aux signaux n’est ni nécessaire ni suffisante pour expliquer la nature chronique et récidivante de l’addiction
◾ Les premières études sur le conditionnement et l’apprentissage dans ce domaine ont été inestimables, mais il est clair que la réactivité aux signaux est complexe et très individuelle
Si substance plus forte = plus signaux fort
Seulement une partie des individus vont vivre du conditionnement
= n’explique pas au complet
THÉORIE DE LA SAILLANCE INCITATIVE/THÉORIE DE LA SENSIBILISATION À L’INCITATION
Histoire:
◾ Anecdotes cliniques : À mesure que les substances sont de plus en plus recherchées (« wanted »), elles peuvent être de moins en moins aimées (« liked »)
◾ Ceci est compatible avec l’idée que les mécanismes cérébraux de base de la récompense « liking » et de la récompense « wanting » sont dissociables
La motivation et le plaisir sont ensemble au début, mais avec le temps, dissociation car la substante n’est plus aimé, mais est voulu.
La sensibilisation incitative suggère que chacune des composantes joue un rôle dans le développement de la consommation de substances, mais que c’est principalement une amplification déformée de la seule composante « wanting » qui rend l’addiction si compulsive et si résistante à la guérison → Sensibilisation des systèmes liés à la dopamine
Hyperactivité dans le cerveau
Veulent VS doivent utiliser
774 participants (67% femmes)
Modèle très soutenu dans la littérature
Les effets sont présents pour longtemps (années), ce qui expliquerait le craving même années après rémission
La dissociation se produit lors du développement d’un trouble, et ce chez tous les individus (diminution du liking et augmentation du wanting)
FACTEURS QUI INFLUENCENT LA SENSIBILISATION -THÉORIE DE LA SAILLANCE INCITATIVE/THÉORIE DE LA SENSIBILISATION À L’INCITATION
2
- Contexte et craving (envie impérieuse)
◾ La réponse hypersensible que les personnes ayant une addiction peuvent manifester à l’égard des propriétés incitatives des signaux liés à la substance peut être la plus forte dans des contextes précédemment liés à la prise de substances psychoactives dans le passé (les signaux environnementaux déclenchent le cerveau et ainsi le craving)
Théorie qui peux exister en l’absence de désir: TCCS (tu peux ne pas aimer mais vouloir)
Craving est aussi le wanting = similaire
2 grands échantillons de populations hongroise et allemande (N = 9814, 35% femmes)
Le « wanting » peut également exister non seulement en l’absence de plaisir subjectif, mais aussi en l’absence de toute forme de désir cognitif.
- Sensibilisation croisée (« Cross-sensibilisation ») à d’autres substances
◾ La sensibilisation à une substance produit souvent une réponse sensibilisée à d’autres substances (Ex. addict à la cocaine et être en présence d’un autre stimulant = environnement similaire)
◾ Les substances addictives et le stress activent et sensibilisent les systèmes dopaminergiques -> Sensibilisation croisée avec le stress
◾ Les événements stressants de la vie peuvent agir comme de puissants déclencheurs de l’envie impérieuse (« craving ») de substance (sensibilisation au niveau du cerveau, la personne est sensible au stress et VEUX des substances = rechute)
Résumé
◾ Avec la consommation continue des substances à des doses élevées, le système dopaminergique est sensibilisé chez certains individus -> Amplifie progressivement « wanting » de substance -> Les substances deviennent plus recherchées que la plupart des autres récompenses
◾ La sensibilisation du « wanting » indépendamment du plaisir peut produire une personne qui envie de plus en plus des substances - sans nécessairement les aimer ou les aimer de moins en moins
◾ La persistance des neuroadaptations qui sont à la base de la sensibilisation induite par les substances suggère que le rétablissement d’une addiction peut être un processus lent et long
MODÈLE DE L’INTERACTION DE PERSON-AFFECT- COGNITION-EXECUTION (I-PACE)
Histoire:
La première description d’un individu présentant des symptômes de l’addiction sur Internet a été publiée en 1996 (voulait relever le problème de l’utilisation d’internet)
Au cours des trois dernières décennies, la recherche sur l’addiction sur Internet s’est considérablement développée
◾ Inclusion des certains diagnostiques dans le DSM-5 (jeux d’argents) et le CIM-11 (jeux d’argents et jeux vidéo)
◾ Caractéristiques d’usage addictif
◾ Des modèles théoriques
Interaction of Person-Affect-Cognition-Execution (I-PACE) Model
Voir photos
◾ Intégration des résultats empiriques et des concepts connus dans le domaine des troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives
◾ Description du processus de développement et de maintien de comportements addictifs spécifiques
◾ Un modèle général pour des types spécifiques de troubles liés à l’utilisation de l’Internet, qui peut ensuite être précisé dans des études futures en fonction de certaines formes d’utilisation de l’Internet
Facteurs de vulnérabilité (ex. utilisation d’internet)
La constitution biopsychosocial
• Relativement stable au fil du temps
• Facteurs génétiques (jusqu’à 48%), bien que les degrés d’estimation de l’héritabilité varient d’une étude à l’autre
Ex. facteur de risque = abus à l’enfance
Psychopathologie:
• Études de comorbidité
• Modèle d’automédication
Ex. TDAH sont plus apte à développer une addiction
Personnalité:
• Caractéristiques
transdiagnostiques
• Autres traits de personnalité (par exemple, timidité, procrastination, neuroticisme)
Ex. impulsivité (spécifique) & faible estime (générale), low conscientiousness (générale)
Timide: plus de risque de développer un trouble de pornographie (peut être spécifique ou généraux)
Les cognitions sociales:
• Principalement lié à l’utilisation excessive d’applications/sites Internet comportant des fonctions de communication
Comment explique/perçoit leurs environnement
Ex. être seul, perçoit du support social, social distrust
Les motivations:
• D’autres subdivisions peuvent également être utiles (p. ex., pornographie vs. applications de rencontres sexuelles; sites d’achat vs. sites de vente aux enchères en ligne)
Ex. jeux, gambles, porno, magasin, stress, communication
Les motivations sont importantes
Mécanismes: Comment l’individu perçois le stress, les conflits, l’humeur…
• Le stress perçu résultant de conflits personnels ou d’une humeur intense peut influencer les processus cognitifs
• Les stimuli internes et externes peuvent être conditionnés dans le cadre d’un processus de l’addiction et peuvent ensuite déclencher des processus affectifs et cognitifs conduisant à la décision d’utiliser l’application/le site internet de son choix (ex. si tu développes des mécanismes de coping externe (ex. jeux) = dysfonctionnel)
Mécanismes: coping
• Les personnes plus vulnérables au stress, combinées à des stratégies de coping dysfonctionnelles/impulsives, peuvent être plus enclines à réagir par un besoin de régulation de l’humeur lorsqu’elles sont confrontées à une situation stressante
Mécanismes: les biais cognitifs relié à internet
• Les attentes peuvent être explicites ou implicites (sentiment d’être compétant, moins timides, communication)
• Les caractéristiques de l’utilisation problématique d’Internet peuvent être associées à des attentes positives et à des attentes négatives ou d’évitement
• L’utilisation fréquente + l’obtention de résultats positifs -> associations positives (implicites), -> l’utilisation de cette application à nouveau (renforcement)
Mécanismes: la réponse affective et cognitive
• Le craving peut être déclenché par la réactivité aux signaux
• Face à une humeur intense, aux symptômes de sevrage, ou à craving, une envie de réguler l’humeur ressentie peut se développer (mais difficultés à réguler les émotions)
Mécanismes: fonctions exécutive réduite (inhibition du contrôle)
• L’importance croissante des stimuli liés au comportement spécifique + la diminution simultanée de la sensibilité aux renforçateurs naturels non liés au comportement ->
Diminution du contrôle sur le comportement addictif et réduction de l’inhibition de la prise de décision désavantageuse (comportement automatique)
Conséquences
• La décision d’utiliser certaines applications/sites et le comportement qui en résulte peuvent conduire à des expériences positives à court terme = Renforcement de comportement
La gratification peut renforcer le cycle et développer l’addiction
Roue sans fin.
Implications: (I-PACE) Model
Le modèle théorique proposé peut être utilisé pour promouvoir de futures interventions cliniques
◾ Certains facteurs prédisposants peuvent ne pas être malléables et que d’autres peuvent être difficiles à modifier = Les traitements portent principalement sur les variables modératrices et médiatrices, qui peuvent être théoriquement modifiées par la pharmacothérapie ou la psychothérapie
Limites des études précédentes (p. ex. focus sur une variable, étude transversale, ne considérant pas le comportement en ligne choisi) qui ont été utilisé pour développer le modèle I-PACE = Le modèle proposé ne peut être considéré comme définitif, il constitue plutôt un cadre qui doit être testé de manière empirique
◾ De nombreuses études empiriques testant différents aspects du modèle = Des questions ont été posées par la communauté scientifique
Ils ont donc spécifié leur modèle
Ex. considérant pas le comportement en ligne choisi: les caractéristique des applications sont incluses
Différenciation proposée entre les aspects médiatiques/ environnementaux, les réactions des individus et les facteurs comportementaux et neurobiologiques impliqués dans les comportements addictifs
Deux versions du modèle (I-PACE) Model
- Premiers stades du développement
- Les derniers stades
Amélioration du modèle:
Différentiation entre les facteurs généraux et les facteurs spécifiques au comportement
Les mécanismes sont différents lors des premières étapes et les dernière dune addictions:
Mécanismes de premiers stades
• Modération (inhibition du control général)
• Les réponses affectives et cognitives conduisent à la décision d’adopter un comportement spécifique
Mécanismes de premiers stades
• Apprentissage + généralisation de l’idée que certains comportements sont utiles pour gérer les émotions dans la vie de tous les jours
Mécanismes de derniers stades
• Les associations peuvent devenir de plus en plus fortes = Comportements habituels qui peuvent sembler automatiques dans certaines situations
Mécanismes de derniers stades
• Les effets compensatoires se renforcent
• Les attentes subjectives peuvent évoluer en biais affectifs et cognitifs, qui peuvent inclure une attention biaisée ou automatique aux stimuli et déclencheurs respectifs liés au comportement
Plus automatique
Mécanismes de derniers stades
• Médiation spécifique: La réactivité aux signaux et le craving = Une réduction du contrôle du craving face aux stimuli addictifs = Augmenter la probabilité d’adopter un comportement habituel
Réduction de l’inhibition du contrôle
Résumé(I-PACE) Model
- Un modèle qui en regroupe pleins d’autre (conditionnement, automédication…)
◾ Le modèle I-PACE (mis à jour) est une approche théorique qui décrit le processus des comportements addictifs en combinant les théories psychologiques et neuroscientifiques des troubles liés à l’utilisation de substances et des addictions comportementales
◾ Les troubles liés aux comportements addictifs sont la conséquence d’interactions entre les caractéristiques fondamentales d’une personne et plusieurs variables modératrices et médiatrices, qui peuvent être dynamiques et se développer au fil du temps en raison de l’engagement dans des comportements spécifiques
◾ Permet de formuler et de tester des hypothèses claires concernant les effets d’interaction de variables spécifiques dans l’explication de la variance de la gravité des symptômes des addictions comportementales
◾ Peut inspirer la pratique clinique en définissant et en analysant les variables médiatrices possibles qui peuvent représenter des cibles importantes pour le traitement
MODÈLE D’INCONGRUENCE MORALE DE L’UTILISATION PROBLÉMATIQUE DE LA PORNOGRAPHIE
Spécifique de l’utilisation d’internet
Histoire:
◾ Avec la naissance d’Internet au milieu des années 1990, les recherches sur l’utilisation de la pornographie ont rapidement proliféré et les dangers potentiels de la pornographie ont été dénoncés dans la littérature populaire et académique
◾ Le « Triple-A Engine » (anonyme, accessible et abordable) comme un modèle explicatif possible de la raison pour laquelle l’Internet peut souvent conduire à un problème de pornographie (Cooper, 1998) = Non soutenue par des données
◾ Diagnostic de trouble hypersexuel proposé pour le DSM-5 (Kafka, 2010) = Rejeté
◾ Trouble compulsif du comportement sexuel (TCCS) est inclus dans la CIM-11 comme un trouble impulsif
◾ De multiples études menées au cours des dernières années ont montré que de nombreuses personnes se sentent dépendantes de la pornographie
◾ Il existe de multiples voies par lesquelles une personne peut considérer que l’utilisation de la pornographie est problématique
Modèle: voir photos
• Ce n’est pas l’intérêt premier de ce modèle
• D’autres modèles sont disponibles dans la littérature pour expliquer la dysrégulation comportementale concernant les comportements en ligne, comme l’utilisation de la pornographie
• Les croyances et les enseignements religieux peuvent amener les individus à s’opposer à l’utilisation de la pornographie (utilisation + désapprobation = contraste = clash entre valeur et comportement) = mène à l’incongruence moral
• Les croyances et les enseignements religieux peuvent suggérer que l’utilisation de la pornographie est moralement répréhensible
• La consommation de pornographie chez ceux qui la désapprouvent implique une incongruité morale
• Cette incongruité morale est le principal facteur à l’origine de la perception d’une utilisation problématique de la pornographie ou d’une addiction à la pornographie pour certaines personnes
• Des données empiriques soutiennent cette voie du modèle
Les deux voies peuvent être présente en même temps
Implications:
◾ Il existe probablement une distinction entre les problèmes de pornographie causés par l’incongruité morale et la compulsivité réelle ou les comportements dérégulés
◾ Les problèmes de pornographie causés par l’incongruité morale restent des sources significatives de détresse et de préoccupation clinique
◾ Les problèmes de pornographie causés par l’incongruité morale sont des problèmes réels avec des conséquences psychosociales réelles, mais l’étiologie de ces problèmes est distincte d’une vraie addiction = Il est important de faire la distinction dans les contextes cliniques
Monsieur D est un vétéran caucasien, hétérosexuel, marié, âgé d’une trentaine d’années, qui a des antécédents de dépression et qui s’est déclaré « accro à la pornographie ». Il a commencé à consommer régulièrement de la pornographie au début de l’adolescence et s’est masturbé fréquemment à l’aide de celle-ci au cours des dix dernières années, en particulier en regardant de la pornographie pendant des périodes plus longues lorsque sa femme était en déplacement professionnel. Il a déclaré avoir une activité sexuelle satisfaisante avec sa femme, bien qu’il pense que sa consommation de pornographie interfère avec son intimité et sa relation avec elle. Monsieur D a décrit sa consommation de pornographie comme compulsive et a déclaré qu’elle ne lui procurait que peu ou pas de satisfaction. Il fait état d’envies intenses de regarder de la pornographie après plusieurs jours de privation, ce qui déclenche alors sa consommation.
Réponse: utilisation problématique de la pornographie sans problématique morale
Monsieur Z est un homme caucasien, hétérosexuel, vétéran du combat, âgé d’une quarantaine d’années et marié depuis plusieurs années. Il a un emploi et un enfant. M. Z a fait état d’antécédents de dépression et de consommation de pornographie par périodes au cours des 20 dernières années, ce qui a entraîné des conflits avec des partenaires romantiques, y compris son épouse actuelle. Il a nié avoir consommé de la pornographie pendant les périodes où il était sexuellement actif avec sa femme, mais a déclaré qu’il n’avait pas eu d’intimité physique avec elle depuis plusieurs années.
Actuellement, il regarde de la pornographie une ou deux fois par semaine pour se masturber, mais il nie avoir des difficultés à s’arrêter ou à réduire sa consommation. Il déclare utiliser la pornographie principalement parce qu’il n’a pas d’autre moyen d’expression sexuelle, mais sa consommation de pornographie le fait se sentir « horrible » et « dégoûtant » parce que son comportement ne correspond pas à ses croyances sur la façon dont les hommes « devraient se comporter » dans le contexte du mariage. Il éprouve une profonde détresse, en particulier une dépression, liée au niveau d’incongruité entre ses valeurs et ses comportements sexuels.
Réponse: problème moral
Monsieur S est un vétéran biracial, hétérosexuel, célibataire, âgé d’une vingtaine d’années, qui travaille à temps partiel tout en suivant des cours à l’université. Il est traité au centre médical des vétérans pour un syndrome de stress post-traumatique et une dépression liée au combat militaire. Monsieur S a également demandé un traitement parce qu’il s’est identifié comme « accro à la pornographie et au sexe » et a déclaré qu’il utilisait la pornographie depuis l’adolescence. Il a déclaré qu’il utilisait la pornographie quotidiennement. Il a décrit de nombreuses tentatives pour arrêter de consommer de la pornographie et pour avoir des relations sexuelles occasionnelles avec des connaissances et des travailleuses du sexe. M. S. se décrit comme un chrétien évangélique réformé et déclare que sa consommation de pornographie et ses autres comportements sexuels sont pour lui une « honte » et un « péché », ce qui lui cause une grande détresse psychologique. M. S. a nié avoir suivi un traitement pour la maladie de TCCS, mais une dépression liée indique qu’il fréquentait un groupe d’hommes de l’église pour obtenir du soutien en raison de sa consommation de pornographie.
Réponse: TCCS (contrôle) et problème morale
L’incongruence morale est un des prédicteurs les plus importants pour …
l’utilisation de pornographie (important)
Interaction entre fréquence de porno et valeur moral forte = interactions qui peuvent développer une incongruence et un sentiment d’avoir un problème (EXAMEN)
Présent dans toutes les populations: mène à la perception d’être dépendant
Morale: plus important pour comportement, mais moins addiction aux substances
Résumé MODÈLE D’INCONGRUENCE MORALE DE L’UTILISATION PROBLÉMATIQUE DE LA PORNOGRAPHIE
généralisation, religion, autres cause, remise en question IM
◾ Le modèle d’incongruence morale de l’utilisation de la pornographie pourrait être généralisable à travers les cultures, les genres et les affiliations religieuses
◾ La religiosité semble être un facteur prédictif plus faible des problèmes liés à la consommation de pornographie dans des échantillons plus divers = D’autres facteurs de risque potentiels peuvent jouer un rôle plus important dans le développement et le maintien des problèmes liés à la consommation de pornographie
◾ Autres causes d’incongruité morale? Mauvaise représentation des corps, des activités sexuelles, des femmes, dépend de l’éducation familiale, effets négatifs sur les enfants/ados
◾ Le rôle des valeurs morales en relation avec les comportements potentiellement addictifs devrait être mieux compris = L’utilisation exclusive de l’incongruité morale comme critère d’exclusion de la TCCS pourrait être remise en question
À retenirsur les modèles :
◾ Différents modèles ont été développés pour comprendre le développement et le maintien des troubles liés à l’utilisation des substances et des addictions comportementales
◾ Certains modèles offrent une vue synthétique des processus potentiels conduisant à la dépendance (p. ex. le modèle I-PACE), mais d’autres se concentrent sur un aspect spécifique de l’addiction (p. ex. le modèle de la sensibilisation à l’incitation)
◾ Certains modèles se concentrent sur l’addiction en général (p. ex. le modèle biopsychosocial), mais d’autres ont été développés pour mieux comprendre un problème spécifique (p. ex. le modèle d’incongruence morale de l’utilisation problématique de la pornographie)
◾ Les modèles théoriques évoluent au fil du temps avec l’accumulation de preuves empiriques
◾ Aucun modèle ne peut expliquer l’addiction dans son entièreté = Chaque modèle a ses forces et ses limites que nous devons évaluer quand nous les utilisons dans la recherche et le travail clinique