C10 ADDICTION ET COMORBIDITÉ Flashcards

1
Q

EXPLICATIONS DES LIENS ENTRE LES PROBLÈMES DE SANTÉ MENTALE ET LES ADDICTIONS

A

Une prévalence élevée des troubles liés à la consommation de substances psychoactives chez les personnes ayant des troubles psychiatriques

Il existe quatre modèles généraux de comorbidité élevée : SAVOIR EXAM

  1. Les modèles de troubles psychiatriques secondaires (trouble qui sont développé après l’addiction)
  2. Les modèles de troubles liés à la consommation de substances secondaires (trouble mental qui cause le développement d’une addiction)
  3. Les modèles de facteurs communs (des facteurs externe cause les deux)
  4. Les modèles bidirectionnels
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2
Q
  1. LES MODÈLES DE TROUBLES PSYCHIATRIQUES SECONDAIRES
A

 Principalement concentré sur les stimulants, les hallucinogènes et le cannabis en raison de leurs effets psychotomimétiques (substance qui imite les symptômes de psychose: Symptôme de psychose: idées délirantes, pensée/discourt désorganisé, paranoïa…)

 Il n’existe pas d’association cohérente entre le diagnostic psychiatrique et les types spécifiques de substances consommées par les personnes ayant un trouble mental grave (schizo, dépression avec épisode psychotique, bipolarité, TP bordeline… bref: impact significativement l’état de l’individu et effet négatifs)

 La polyconsommation (plus qu’une substance psychoactive) est le schéma le plus courant = difficile de voir les causes car consomme plus qu’une substance)

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3
Q

LE CANNABIS COMME PRÉCIPITANT DE LA PSYCHOSE
(LES MODÈLES DE TROUBLES PSYCHIATRIQUES SECONDAIRES)

A

Chez certains, le cannabis peut déclencher la psychose/schizo, pas chez tout le monde (vulnérabilité génétique)

Première étude: consommations de cannabis au moment de l’enrôlement → le diagnostic ultérieur de schizophrénie

 Aucune association n’a été trouvée entre la consommation d’autres substances et le développement ultérieur de la schizophrénie

Depuis cette étude, plusieurs autres études basées sur la population ont démontré une relation entre la consommation de cannabis et le développement de la schizophrénie, en contrôlant les autres facteurs

MARQUEUR GÉNÉTIQUE
La relation entre la consommation de cannabis et la schizophrénie dépend:

  • de la dose (plus tu consomme, plus de chance)
  • est plus forte en cas de consommation précoce de cannabis (ado vs adulte)
  • n’est pas modifiée par la consommation d’autres substances
    (âge, génétique et dose)

La consommation de cannabis à l’adolescence augmente le risque de troubles schizophréniformes ultérieurs, mais uniquement chez les personnes présentant un marqueur génétique de risque de schizophrénie

Questions/hypothèses face à la consommation de cannabis et le risque de développé la schizo :

 Si l’usage de cannabis provoque la schizophrénie chez certaines personnes vulnérables qui, autrement, n’auraient pas développé le trouble

 Si l’usage de cannabis précipite l’apparition de la schizophrénie à un âge plus précoce chez des personnes qui l’auraient développé à un âge plus avancé

Le cannabis pourrait influencer le début de la psychose :

 L’hypothèse exogène : la consommation problématique de cannabis modifie le système endocannabinoïde des individus = l’apparition ou l’exacerbation des symptômes associés à la schizophrénie (le cannabis serait une substance exogène qui modifie)

 L’hypothèse endogène : un système cannabinoïde endogène perturbé = influence le degré de psychose des patients ayant une schizophrénie (de plus en plus fort et sévère)

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4
Q
  1. LES MODÈLES DE TROUBLES LIÉS À LA CONSOMMATION DE SUBSTANCES SECONDAIRES
A

Plusieurs modèles différents postulent que les maladies mentales graves augmentent la vulnérabilité des individus au développement d’un trouble lié à la consommation d’une substance psychoactive:

 L’atténuation des symptômes/la dysphorie
 L’hypersensibilité (« supersensitivity »)
 Le dysfonctionnement du circuit de récompense du cerveau

L’ATTÉNUATION DES SYMPTÔMES/LA DYSPHORIE

 Les personnes ayant des troubles mentaux graves ont tendance à consommer des substances en réponse à la détresse → Le soulagement des sensations désagréables constitue un motif fréquent de consommation

 Peu de preuves suggèrent une sélection de substances en fonction de diagnostics spécifiques ou d’états internes (dépend de l’accessibilité)

 Les individus atteints de troubles mentaux graves consomment les mêmes substances que le reste de la population, mais à des taux plus élevés

L’HYPERSENSIBILITÉ (« SUPERSENSITIVITY »)
 Une élaboration du modèle stress-vulnérabilité pour la schizophrénie

 Vulnérabilité = sensibilité biologique accrue au stress (inné), elle pourrait également s’appliquer aux effets des substances psychoactives → Les personnes ayant des troubles mentaux sont plus susceptibles de subir des conséquences négatives à la suite de l’usage de quantités relativement faibles

 Les personnes ayant des troubles concomitants tendent à consommer des quantités plus faibles de substances que celles présentant des addictions primaires → moins susceptibles que les populations ayant des troubles primaires à développer une dépendance physique

Vulnérabilité au stress = on consomme (plus faible que la population) = conséquence plus négative que la population normale

LE DYSFONCTIONNEMENT DU CIRCUIT DE RÉCOMPENSE DU CERVEAU

 Un chevauchement dans les circuits neuronaux supposément impliqués à la fois dans les addictions et la schizophrénie → La vulnérabilité biologique aux addictions est inhérente à la neurobiologie de la schizophrénie

 Les personnes atteintes de schizophrénie semblent avoir une dérégulation du circuit de récompense → Des réponses émoussées aux stimuli récompensant

 Les personnes atteintes de schizophrénie sont vulnérables aux addictions parce que ces substances stimulent directement ce circuit → Une réponse de récompense relativement plus forte → Répétition compulsive du comportement d’usage de substances

Substance psychoactive donne une réponse plus élevé de récompense: si schizo = consommation compulsive

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5
Q
  1. LES MODÈLES DE FACTEURS COMMUNS
A

Les taux élevés de comorbidité résultent de vulnérabilités partagées entre les deux troubles

Deux facteurs de risque ont été étudiés en détail :

  • La génétique
  • Le trouble de la personnalité antisociale

D’autres facteurs ont été identifiés, mais évalués de manière moins approfondie comme raisons de l’augmentation des taux de comorbidité

LA GÉNÉTIQUE

 Les facteurs génétiques contribuent au développement de la schizophrénie et des addictions → Les causes génétiques uniques et communes de ces troubles restent inconnues

 Les personnes ayant des troubles comorbides sont plus susceptibles d’avoir des parents atteints d’un trouble de l’usage des substances que les personnes similaires ayant seulement un trouble mental → La vulnérabilité génétique aux addictions joue un rôle dans le développement de certains cas de comorbidité

 Des modèles génétiques plus complexes de la relation entre la schizophrénie cooccurrente et les addictions ont été proposés → Interactions gène-environnement

LE TROUBLE DE LA PERSONNALITÉ ANTISOCIALE

 Le trouble de la personnalité antisociale et le trouble des conduites → une vulnérabilité accrue aux addictions et les troubles mentaux et à leur évolution plus sévère

 Les personnes ayant un trouble mental + un trouble des conduites ou un trouble de la personnalité antisociale → Plus susceptibles d’avoir des addictions comorbides que des personnes similaires sans trouble de la personnalité antisociale

 Des preuves préliminaires suggèrent que le trouble de la personnalité antisociale est un facteur commun qui peut contribuer à l’augmentation du taux d’addiction dans un groupe de personnes ayant des troubles mentaux graves
Antisocial = plus de risque d’avoir un trouble d’addiction
Pas de problème à briser les règles = acheter substance illégale
Trouble de conduite = enfance et adolescence = symptômes similaires à anti-social
= antisocial = facteur commun à la comorbidité

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6
Q
  1. LES MODÈLES BIDIRECTIONNELS
A

 Les interactions permanentes entre les troubles mentaux graves et les addictions sont à l’origine de l’augmentation des taux de comorbidité

 La consommation de substances pourrait déclencher un trouble mental grave chez les individus biologiquement vulnérables→ Maintenu par la poursuite de la consommation de substances en raison de facteurs cognitifs socialement appris

 L’addiction aggrave l’évolution du trouble mental grave et l’aggravation des symptômes est liée à une plus grande consommation de substances

Un problème peu aggravé l’autre

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7
Q

RÉSUMÉ - RELATIONS ENTRE L’USAGE DE SUBSTANCES ET LES TROUBLES MENTAUX

A

 Il reste encore beaucoup à faire pour clarifier, affiner et tester les hypothèses mentionnées afin de développer une compréhension claire de la psychoneurobiologie des troubles concomitants
 Les modèles de troubles psychiatriques secondaires et d’addictions secondaires examinés sont axés sur la compréhension des taux élevés de comorbidité, mais n’impliquent pas que le traitement du trouble « primaire » est adéquat → Les approches thérapeutiques intégrées obtiennent de meilleurs résultats thérapeutiques
 La notion de relation primaire-secondaire entre les troubles psychiatriques et les addictions, selon laquelle un trouble disparaîtrait une fois que l’autre est traité de manière adéquate, n’est pas soutenue par les preuves disponibles, du moins lorsque chaque trouble est bien établi

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8
Q

II. CONSOMMATION DE SUBSTANCES ET TROUBLES DE L’HUMEUR
TAUX DE TROUBLES MENTAUX

A

Taux de troubles mentaux :

 Au cours de la vie : 46%
 Au cours de l’année dernière : 20%
 Au cours du dernier mois : 10%

Troubles les plus fréquents (l’année dernière) :

 Troubles de l’anxiété : 14%
 Troubles de l’humeur : 6%
 Troubles liés à la consommation d’alcool : 5% (important car consommé par la majorité des gens)
 (Tabac : 22%) pas considéré de la même manière car banalisé

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9
Q

LA PRÉVALENCE DE LA COMORBIDITÉ ENTRE LES TROUBLES MENTAUX ET L’USAGE DE SUBSTANCES

A

 Un quart des personnes ayant des troubles mentaux présentent plus d’une catégorie de troubles mentaux (1/4)

 Les troubles liés à la consommation d’alcool chez les personnes ayant des troubles mentaux étaient de 22 % vs 11 % chez les autres (plus prévalent pour alcool)

 Les taux de troubles liés à la consommation d’autres substances psychoactives chez les personnes ayant des troubles mentaux étaient d’environ 15 % vs 4 % chez les autres

Les adultes avec des troubles mentaux : EXAMEN

➢ sont deux fois plus susceptibles de présenter des troubles liés à la consommation d’alcool

➢ sont quatre fois plus susceptibles d’avoir des troubles liés à la consommation de drogues (substance psychoactive)

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10
Q

LA PRÉVALENCE DE LA COMORBIDITÉ ENTRE L’USAGE DE SUBSTANCES ET LES TROUBLES DE L’HUMEUR

A

Population générale :

 Les troubles les plus fréquents chez les personnes ayant des troubles de l’humeur : la consommation d’alcool (dépresseur qui aide à dormir), de cannabis, d’amphétamines et de cocaïne (ex. stimulant pour dépression) (pas hallucinogène)

 Un trouble de l’humeur + un trouble lié à l’utilisation d’une substance concomitante (20 %)

 Consommation d’alcool + un trouble de l’humeur concomitant (20 %)

 Les taux de comorbidité des troubles liés à l’usage de substances les plus élevés : les personnes ayant des troubles bipolaires (60 % au cours de leur vie) bipolarité = plus facile de développer un trouble de l’usage

La comorbidité est encore plus prononcée dans les populations en traitement :

 Dans des services de traitement des addictions : 40 % ont des troubles de l’humeur

 Dans des traitements pour l’addiction à la cocaïne : 60 % ont des troubles dépressifs (dépression et stimulant = association)

AUTO-TRAITEMENT / AUTOMÉDICATION

 Un quart des personnes ayant des troubles de l’humeur ont consommé de l’alcool ou d’autres substances pour soulager leurs symptômes

 La prévalence la plus élevée de l’automédication a été observée chez les personnes ayant des troubles bipolaires

 Les hommes pourraient être deux fois plus susceptibles que les femmes de déclarer une automédication de leur trouble de l’humeur par l’alcool ou d’autres substances

(Les hommes ont plus tendance à trouver des solutions par eux-mêmes, et ont un moins bon réseau social qui supporte la santé mentale)

Modèle: il n’y a pas d’association entre trouble addictif et trouble de l’humeur. Les symptômes et description des deux troubles sont trop similaire: si diagnostic d’un, il y a des problèmes avec la description qui est trop similaire (ex. altération du fonctionnement, irritabilité, fatigue, difficulté de concentration, idée suicidaire) = diagnostic différentiel est difficile

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11
Q

ÉVOLUTION AU FIL DU TEMPS - COMORBIDITÉ ENTRE L’USAGE DE SUBSTANCES ET LES TROUBLES DE L’HUMEUR

A

La dépression peut déclencher la consommation d’alcool à certains moments et l’inverse peut se produire à d’autres moments

Résultats cliniques longitudinaux :

 Les personnes qui sont passées d’une consommation faible à une consommation plus élevée semblent boire pour soulager la tension et la détresse

 Les personnes qui buvaient déjà beaucoup au moment initial semblaient avoir déjà développé des habitudes de consommation chroniques qui contribuaient à leur épisode dépressif actuel, plutôt que l’inverse

Boire pour soulager l’humeur négative (la dépression est primaire) = Consommation de l’alcool peut devenir un problème chronique = Épisodes dépressifs plus sévères

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12
Q

L’IMPACT DES TROUBLES COMORBIDES: ADDICTION + TROUBLE DE L’HUMEUR

A

Pour la personne :

 des symptômes cliniques beaucoup plus graves
 des taux plus élevés de troubles anxieux
 des comportements suicidaires plus marqués
 une hospitalisation plus fréquente
 les antidépresseurs peuvent être moins efficaces
 une évolution clinique et des résultats moins bons
 la mortalité de 12 à 34 ans plus tôt

Pour la population et société :

 un risque accru de criminalité
 des niveaux élevés d’incapacité
 un grand nombre de jours d’inactivité
 une contribution significative à la charge globale de la maladie

La comorbidité présente un ensemble de difficultés et de risques uniques par rapport à l’un ou l’autre de ces troubles pris séparément

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13
Q

RÉSUMÉ - CONSOMMATION DE SUBSTANCES ET TROUBLES DE L’HUMEUR

A

 Les troubles de l’humeur et les troubles liés à la consommation des substances sont souvent concomitants
 La comorbidité est associée à un moins bon fonctionnement, à un risque plus élevé de rechute et à une plus grande gravité des symptômes
 La comorbidité présente un ensemble de difficultés et de risques uniques par rapport à l’un ou l’autre de ces troubles pris séparément
 Les chercheurs et les cliniciens trouvent difficile de se mettre d’accord sur la meilleure façon de catégoriser et de traiter ces troubles concomitants

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14
Q

PRÉVALENCE DE LA COMORBIDITÉ DES TROUBLES ANXIEUX ET DES TROUBLES LIÉS À L’UTILISATION DE SUBSTANCES
Études épidémiologiques VS Études cliniques

A

Études épidémiologiques (étude avec population générale) :

 13 % des personnes avec l’anxiété présentent une comorbidité de troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives

 19 % des personnes avec des troubles liés à l’utilisation de substances psychoactives présentent une comorbidité d’anxiété

 Les personnes ayant des troubles liés à la consommation d’alcool sont deux fois plus susceptibles d’avoir un diagnostic de trouble anxieux

 Parmi les personnes atteintes d’un trouble anxieux généralisé, près de la moitié présente un trouble comorbide lié à l’utilisation de substances psychoactives

Études cliniques :

 Nettement plus élevés que les taux observés dans les échantillons de la population générale

 Parmi les personnes traitées pour des troubles liés à la consommation d’alcool : deux tiers avaient des problèmes liés à l’anxiété (60%)

 Parmi les personnes traitées pour des troubles anxieux : un quart avaient également des troubles liés à la consommation d’alcool (1/4, 25%) = plus elevé

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15
Q

AUTO-TRAITEMENT / AUTOMÉDICATION et trouble anxieux

A

L’automédication était présente chez environ 20 % des personnes qui répondaient aux critères d’un trouble anxieux dans les populations générales:

 Phobie sociale (8 %)
 Anxiété généralisée (36 %)

Populations cliniques :

 Agoraphobie (41 %)
 Phobie sociale (74 %)

Les hommes et les femmes déclarent à peu près les mêmes taux d’automédication par l’alcool en réponse à l’anxiété
Les hommes sont plus enclins à l’automédication par les autres substances

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16
Q

L’ASSOCIATION ENTRE LES TROUBLE ANXIEUX ET LES ADDICTIONS

A

Les troubles anxieux de base présentent un risque accru de développement de troubles ultérieurs liés à la consommation d’alcool, et vice versa

Le modèle du « feed-forward »: L’automédication des symptômes d’anxiété sous-seuil peut non seulement exacerber les problèmes de consommation de substances, mais aussi augmenter la symptomatologie de l’anxiété (anxiogène)

 Bien qu’elle soit immédiatement anxiolytique, la consommation de substances peut devenir anxiogène sur de longues périodes

 La consommation de substances empêche l’expérience de l’anxiété de se produire pleinement = empêche d’apprendre que la situation est moins effrayante qu’on ne l’imagine par l’exposition

 Les symptômes de sevrage peuvent imiter les symptômes d’anxiété = de nouveaux cas d’automédication

17
Q

COMMENT L’ALCOOL AFFECTE-T-IL L’ANXIÉTÉ ?

A

 Les études expérimentales cherchant à déterminer si l’alcool diminue réellement l’anxiété ont été quelque peu ambiguës jusqu’à présent

 L’anxiété peut être temporairement réduite par une consommation suffisante d’alcool (effets pharmacologiques de l’éthanol) →N’implique pas que la consommation de l’alcool n’augmente pas également l’anxiété (le modèle feed-forward)

 L’importance des médiateurs et des modérateurs

18
Q

L’IMPACT DES TROUBLES COMORBIDES: ADDICTION + TROUBLES ANXIEUX

A

Les personnes avec une comorbidité

 utilisent davantage les services de santé mentale
 présentent une symptomatologie et une incapacité plus graves
 ont une durée de troubles plus longue
 ont une qualité de vie plus faible
 ont un risque accru d’idées suicidaires et de tentatives de suicide
 …
La comorbidité présente un ensemble de difficultés et de risques uniques par rapport à l’un ou l’autre de ces troubles pris séparément

19
Q

Résumé- trouble anxieux :

A

 La consommation de substances en réponse à l’anxiété (automédication) est un comportement assez courant et risqué
 La comorbidité est associée à une augmentation de la suicidalité, à une diminution de la qualité de vie, etc.
 Compte tenu des conséquences significatives que l’automédication peut avoir sur un individu, sa famille et la société (p. ex. charge économique de la comorbidité) →Un sujet extrêmement important tant pour les cliniciens que pour les chercheurs
 L’importance de traiter simultanément les troubles concomitants

20
Q

IV. DÉPISTAGE ET ÉVALUATION DE LA COMORBIDITÉ
POURQUOI EST-IL IMPORTANT D’IDENTIFIER ET D’ÉVALUER LA COMORBIDITÉ ?

A

 La présence de deux troubles ou plus est associée à de moins bons résultats en matière de traitement et à une plus grande utilisation des services

 Plus une personne présente de troubles → plus l’impact sur sa capacité à fonctionner est important

 La probabilité de maintenir une personne en traitement pendant une période optimale dépend de la prise en compte des troubles cooccurrents dans le cadre d’une approche de traitement intégrée

21
Q

L’IDENTIFICATION DES LIENS ENTRE LES TROUBLES

A

L’évolution dans le temps et les symptômes associés des troubles coexistants doivent être attentivement évalués lorsqu’une personne présente un ensemble de symptômes qui pourraient être liés à une substance et également influencés par la présence d’un autre trouble (beaucoup de facteurs)
→ De nombreuses possibilités

22
Q
  1. Les symptômes sont-ils causés par le sevrage ou l’intoxication ? ou vrai trouble de santé mentale
    L’IDENTIFICATION DES LIENS ENTRE LES TROUBLES
A

 Si c’est le cas, il n’y a pas de comorbidité

 Si les symptômes sont liés à une substance, ils devraient disparaître relativement rapidement après le sevrage/intoxication, donc pas dû à la santé mentale

23
Q

L’IDENTIFICATION DES LIENS ENTRE LES TROUBLES
2. La consommation de substances psychoactives est-elle à l’origine des troubles mentaux ou des symptômes cooccurrents ?

A

 Si c’est le cas, ils sont parfois appelés troubles induits par la consommation de substances

 Les symptômes du trouble concomitant disparaissent généralement en l’espace de quelques semaines après l’arrêt de la consommation de substances

24
Q

L’IDENTIFICATION DES LIENS ENTRE LES TROUBLES
3. La consommation de substances se produit-elle uniquement lorsque les symptômes de santé mentale sont présents ?

A

 Par exemple, une personne anxieuse peut boire de l’alcool avant un événement social

 Au fil du temps, la consommation d’alcool devient plus importante (exacerbation des problèmes liés à l’alcool)

25
Q

L’IDENTIFICATION DES LIENS ENTRE LES TROUBLES
4. Les symptômes concomitants de consommation de substances psychoactives et de santé mentale ontils des effets synergiques mutuels ?

A

 Ils peuvent se produire indépendamment de la relation causale initiale (p. ex. le premier épisode de trouble peut sembler induit par la substance, mais cela peut augmenter le risque d’un épisode indépendant ultérieur)

26
Q

L’IDENTIFICATION DES LIENS ENTRE LES TROUBLES
5. Plusieurs troubles peuvent être présents (trouble de conso & TP) sans une relation de cause à effet.

A

 Par exemple, une personne peut avoir un problème d’addiction à l’alcool de longue date et être ensuite exposée à un événement traumatisant →Au moment de la consultation, deux troubles indépendants sont alors présents : le trouble lié à la consommation d’alcool et l’état de stress post-traumatique

 Le premier problème peut être exacerbé par le second

27
Q

DÉPISTAGE DES TROUBLES MENTAUX CHEZ LES PERSONNES QUI ONT DES ADDICTION

A

Les instruments de dépistage sont considérés comme un moyen de « signaler » l’existence d’autres problèmes importants qui pourraient nécessiter

 Si signalé, on va faire une évaluation plus approfondie
 L’inclusion dans un plan de traitement

Ils sont brefs, faciles à administrer, notés et développés pour être utilisés dans différents contextes

Il existe plusieurs mesures bien validées et largement utilisées pour le fonctionnement psychologique général et le bien-être

28
Q

DÉPISTAGE POUR LE TROUBLE ADDICTIF CHEZ LES PERSONNES AYANT DES TROUBLES MENTAUX

A

 Identifie les domaines à traiter dans le cadre d’une évaluation plus approfondie et d’un traitement

 Plusieurs études ont été consacrées aux instruments d’évaluation permettant d’identifier les troubles addictifs chez les personnes souffrant de troubles mentaux

Catégories d’instruments :
 Instruments de dépistage
 Habitudes de consommation (Timeline Follow-back)
 Mesures de niveau de l’addiction et les symptômes
 Mesures des problèmes liés à la consommation de substances
 Tests médicaux

La plupart de ces mesures sont des auto-évaluations du client

29
Q

L’ENTREVUE CLINIQUE

A

 Fortement recommandé d’utiliser des entretiens cliniques structurés pour différencier les addictions et les autres troubles mentaux
 Les entretiens structurés sont précis et ont une grande fiabilité (« étalon-or » )
 Ils prennent beaucoup plus de temps que les instruments de dépistages et les autres mesures d’auto-évaluation
 Ils ne fournissent généralement pas d’indice de gravité des symptômes
 Ils nécessitent une formation à l’administration et à la notation de l’entretien clinique

30
Q

LE DIAGNOSTIC DE COMORBIDITÉ

A

 Un trouble mental est diagnostiqué quand un ensemble de critères clairement spécifiés pour la présence d’un trouble ont été remplis dans les systèmes de classification diagnostique actuels →Fournir des catégories descriptives claires qui permettent une planification du traitement

 Le diagnostic des problèmes de l’addiction et des autres troubles mentaux est difficile à établir, car les symptômes se chevauchent souvent →L’évaluation diagnostique devrait idéalement avoir lieu après une période d’abstinence

CERTAINS PROBLÈMES DANS LE DIAGNOSTIC DE COMORBIDITÉ

Un nombre de problèmes associés à la présence de troubles comorbides ont empêché notre compréhension de l’étiologie des troubles comorbides et notre capacité à les traiter efficacement

Les diagnostics cliniques peuvent ne pas être fiables en raison de cinq sources d’erreur :

 Variance du sujet : les individus ont des diagnostics différents à des moments différents
 Variance d’occasion : les individus peuvent se trouver à différents stades d’un même trouble à différents moments
 Variance d’observation : les cliniciens remarquent des choses différentes à propos du même client
 Variance d’information : les cliniciens ont des sources d’information différentes
 Variance de critère : les cliniciens varient les critères de diagnostic

31
Q

RÉSUMÉ - DÉPISTAGE ET ÉVALUATION DE LA COMORBIDITÉ

A

 Il est de plus en plus reconnu qu’il est important de traiter les deux (ou plus) problèmes de manière intégrée

 Les cliniciens et les chercheurs sont confrontés à la réalité des problèmes diagnostiques posés par la comorbidité des troubles mentaux et des addictions

 Il existe toute une série de mesures qui peuvent être sélectionnées pour évaluer la présence d’un trouble, pour déterminer si les critères diagnostiques sont remplis pour ce trouble et enfin pour mesurer l’évolution des symptômes et l’efficacité du traitement au fil du temps

32
Q

À RETENIR

A

 Il reste encore beaucoup à faire pour clarifier, affiner et tester les hypothèses mentionnées afin de développer une compréhension claire des troubles concomitants
 Les troubles mentaux (p. ex. les troubles de l’humeur/anxieux) et les addictions sont souvent concomitants

 La comorbidité est associée à un moins bon fonctionnement, à un risque plus élevé de rechute et à une plus grande gravité des symptômes → La comorbidité présente un ensemble de difficultés et de risques uniques par rapport à l’un ou l’autre de ces troubles pris séparément
 Il existe toute une série de mesures mais les cliniciens et les chercheurs sont confrontés à la réalité des problèmes diagnostiques posés par la comorbidité des troubles mentaux et des addictions
 Il est important de traiter les deux problèmes de manière intégrée