C1 Flashcards

1
Q

II. POURQUOI « L’ADDICTION » ?

A
  • Addiction et dépendance sont différent dans la littérature
  • Mais pour nous les deux seront utilisés
  • Problèmes de santés, touche pleins de sphères differentes
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2
Q

LES STATISTIQUES GLOBALES ET NATIONALES de consommation

A

Prévalence de l’addiction
- 30% de la population mondiale consomme de l’alcool
- 4% de la population mondiale consomme des drogues psychoactives
- 16% de la population mondiale consomme du tabac

Consommation d’alcool
Elevé en Amérique

Consommation d’autres substances et l’usage problématique
- Mondialement, le cannabis est ce qui est le plus utilisé (2011)

Dans le 4% qui consomme des substances psychoactive, le cannabis le plus utilisés

Omniprésence des drogues et l’usage problématique: augmentation de consommation élevé

Canada: problème avec l’utilisation des opioids, stimulant, amphétamine

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3
Q

Usage normal VS dépendance

A
  • Dépendance: affecte le fonctionnement, sevrage, être en contrôle, les conséquences négatives santé, psycho…
  • Certains symptômes différentient de l’usage normal
  • 13% des individu qui consommes des drogues psychoactives vivent des problème lié à leurs consommation
  • Augmentation des conséquences négative
  • 1 personne sur 5 va suivre des traitements
    - 39.5 million de personnes souffre d’un trouble de consommation
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4
Q

Femmes VS hommes

A
  • 13% des consommateurs d’alcool on des trouble VS 7% chez les femmes
  • Hommes ont plus d’addiction mondialement
  • Les femmes ne cherchent pas les traitements pour leurs troubles (1 femme sur 3 cherche du traitement)
    o Plus tabou
    o S’occupe des enfants donc pas le temps de partir et faire des traitements
    o Stigma
    o Responsabilité dans la famille
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5
Q

Statistique canadienne: conséquences, diminution VS augmentation

A

21 % (4,8 millions) ont vécu au moins une conséquence négative liée à l’alcool au cours de la dernière année à cause de leur consommation d’alcool

  • Diminution de la consommation de l’alcool des jeunes
  • Les jeunes s’engagent dans des activités différentes
    o Jeux video, pornographie, média sociaux
  • Consommation excessive:
    o Conso d’alcool diminue
    o Conso de tabas diminue
    o Consommation de cannabis augemente
  • 5% de canadiens ages de 15 ans et plus ont déclaré une conséquence négative liée à leur consommation de drogues
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6
Q

ESSOR DES ADDICTIONS COMPORTEMENTALES
Addiction ou non ?
Comportements potentiellement addictifs:

A
  • Travail
  • Amour
  • Sexe
  • Jeux d’argent
  • Magasiner
  • Jeux vidéo
  • Interdépendance
  • Manger
    Manuel diagnostic: on inclus…
  • Addiction à l’argent et jeux vidéo

Pas de preuves suffisantes qui démontrait que les comportements sont addictifs.

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7
Q

LES CONSÉQUENCES NÉGATIVES - ESPÉRANCE DE VIE CORRIGÉE

A

ADDICTION = ESPÉRANCE DE VIE CORRIGÉE
Une mesure utilisée pour quantifier la perte d’années de vie en bonne santé causée par la maladie et d’autres problèmes de santé.

Calculer en fonction d’une addiction

Ensemble, l’alcool et le tabac constituent l’un des principaux facteurs de risque de mortalité évitable dans le monde et de DALYs.

Si on utilise pas ses substances, on gagne en années vécues

  • Les effets ont des conséquences sur l’individu mais aussi l’environnement
    o Social
    o Psycho
    o Physique
  • Alcool, héroïne et crack cocaïne = effet les plus néfaste sur les individu et les autres
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8
Q

POURQUOI « L’ADDICTION » est importante à étudier?

A
  • Les addictions sont l’un des troubles mentaux les plus courants, leur prévalence mondiale étant de 1 à 12 %.
  • Les addictions peuvent avoir de graves conséquences sociales, économiques, juridiques et sanitaires (par exemple, 40 % des personnes en quête d’un traitement tentent de se suicider).

Quel que soit notre futur domaine, un client peut être pris en charge sans tenir compte de ses comportements excessifs/addictifs

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9
Q

Modèle moral
PERSPECTIVES HISTORIQUES SUR L’ADDICTION

A

• Les religions organisées : un dilemme moral = on choisit de consommer
• De nombreuses religions ont prescrit l’abstention totale comme solution
• L’abstention ou l’utilisation modérée a été jugée moralement bonne, tandis que l’utilisation excessive et problématique a été jugée moralement mauvaise
• Ceux qui prennent constamment de mauvaises décisions en sont venus à être considérés comme moralement faibles, corrompus ou pleins de péché (pécheurs)
• La plupart des cliniciens apprennent que ce modèle aide rarement dans épidémique le cas d’une dépendance grave
• Ce modèle prévaut aujourd’hui dans de nombreux cas

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10
Q

Modèle criminel
PERSPECTIVES HISTORIQUES SUR L’ADDICTION

A

• Le modèle criminel est en rapport étroit avec le modèle moral, dont il découle
• Les sociétés ont connu des problèmes sociaux croissants associés à la dépendance, certaines sociétés ont défini le comportement addictif ou la consommation excessive d’alcool-drogue comme un crime contre la société, et pas simplement un échec moral → Punition pour les individus qui vendent et consomment
• La politique de guerre contre les drogues dans de nombreux pays modernes où les drogues sont considérées comme imposées à des innocents par des producteurs et des trafiquants criminels, doit sa persistance à ce modèle
• Ce modèle persiste encore dans de nombreux endroits aujourd’hui

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11
Q

Modèle de maladie/biomédical
PERSPECTIVES HISTORIQUES SUR L’ADDICTION

A

• Ce modèle a évolué il y a plus de deux siècles lorsque les personnes aux prises avec l’addiction étaient incapables de cesser par elles-mêmes de consommer des substances psychoactives qui créent une dépendance
• Des petites cliniques et des hôpitaux ont été créés pour aider les personnes aux prises avec l’addiction par le sevrage et le retour à la santé
• Une préoccupation sociale liée à ce modèle a mis l’accent sur la crainte que les personnes aux prises avec l’addiction puissent présenter le modèle de la maladie comme une justification de la consommation continue de dépendance d’une substance.
- La stigmatisation a baissé à partir de ce modèle

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12
Q

Modèle de trouble de la personnalité
PERSPECTIVES HISTORIQUES SUR L’ADDICTION

A

• Au début des années 1900, les classifications diagnostiques incluaient l’alcoolisme et l’addiction aux substances comme trouble de la personnalité du caractère
• Ces troubles ont été considérés comme une forme de personnalité antisociale, puisque l’individu a brisé les mœurs sociales, a agi principalement dans son d’apprentissage propre intérêt personnel apparent
• La dépendance a évolué chez des personnes irresponsables ou égocentriques qui ignoraient les effets de leurs choix et de leurs comportements sur les autres
• Au cours de cette période, les troubles de la personnalité et du caractère ont été considérés comme intraitables

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13
Q

Modèle génétique/neurotransmetteur
PERSPECTIVES HISTORIQUES SUR L’ADDICTION

A

• Divers abus de drogues se rapportent à des systèmes de neurotransmetteurs spécifiques
• Vulnérabilités génétiques
• Certaines zones du cerveau sont liées aux effets de l’alcool ou des drogues
• La conscience de ces fonctions cérébrales et de leur dysfonctionnement pendant la dépendance contribue à comprendre pourquoi les comportements addictifs peuvent persister malgré leurs effets néfastes sur l’individu

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14
Q

Modèle d’apprentissage

A

• La dépendance en tant que comportement appris qui suit certains stimuli appris
• Ce modèle peut être utilisé thérapeutiquement en évitant les indices qui stimulent les envies d’utiliser et en éteignant les réponses d’envie à ces signaux

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15
Q

IMPORTANCE DE LA TERMINOLOGIE

A

 Connotations : Des termes tels que l’abus de drogues, l’alcoolisme, la dépendance, le comportement addictif, etc., ont des significations et des implications très différentes en fonction des hypothèses tacites et des cadres conceptuels qui les sous-tendent
 Les termes représentent des concepts et des théories et ils transmettent des paradigmes implicites qui structurent et dirigent les conceptualisations
 Aucun terme particulier n’est nécessairement bon ou mauvais à utiliser et aucune définition particulière n’est correcte ou incorrecte, vraie ou fausse
→Néanmoins, il importe de savoir quels termes sont utilisés
Si terme avec connotation négatives, on peut empirer le problème, on ne veut pas être insensible

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16
Q

IMPORTANCE DE LA TERMINOLOGIE
Analogies :

A

Il s’agit d’une tentative délibérée d’utiliser l’influence du terme pour façonner la perception et la perspective d’une manière positive (p. ex. l’alcool et la toxicomanie sont essentiellement des conditions médicales fondamentales physiologiques qui devraient être considérées comme le diabète, le cancer ou d’autres maladies)

voir les addictions sous un angle plus empathique et médical.

17
Q

Substance psychoactive
définition

A

 Modèle de base : les substances psychoactives
« Substance légale ou illégale qui entraîne des changements dans les perceptions, l’humeur, la conscience, le comportement et diverses fonctions physiques et psychologiques.

Son usage expose à des risques et dangers pour la santé, et peut entraîner des conséquences sociales. Elle peut, en outre, conduire à la dépendance. »

18
Q

Types d’usages problématique
LE CONTINUUM D’USAGE

A
  1. Usage social ou non-problématique
  2. Intoxication
    Consommation produisant des changements comportementaux / psychologiques cliniquement significatifs
    Tels que conduites sexuelles ou agressives, jugement altéré, labilité émotionnelle, anxiété
  3. Usage nocif ou abus
    Usage qui diffère de l’usage approuvé dans une culture, de la norme
    L’abus souvent défini par la culture et non via des mécanismes psychopharmacologiques
    Important d’avoir un impact sur la vie quotidienne, sur la santé sans critère d’addiction
  4. Dépendance ou addiction
    o Un syndrome pour lequel la consommation d’un produit devient une exigence supérieure à celle d’autres comportements, auparavant plus importants
    o Dépendance physique et/ou psychologique (tolérance, sevrage, perte de contrôle, comportement axé sur la consommation)
19
Q

Dépendance physique VS psychique

A

Dépendance physique
 Manifestations physiques lors de l’arrêt de consommation
 Exemple: douleurs, transpiration, insomnie, hypertension
 Résulte d’une adaptation de l’organisme

Dépendance psychique
 Pulsion psychologique puissante à absorber le produit et/ou angoisse à s’en trouver privé (p. ex. «craving»)
 Résulte de processus d’apprentissage/conditionnement; et de différents types de processus psychologiques affectifs, cognitifs, motivationnels

20
Q

3 catégories de substances psychoactives

A

Dépresseurs (down)
•Calmer
•Relaxer
- Alcool
- Opiacés
- Anxiolytiques
- Inhalants

Stimulants (up)
•Exciter
•Stimuler
- Caféine
- Nicotine
- Cocaïne
- Amphétamines

Perturbateurs
•Modifier les perceptions
•Déconnecter
- Cannabis
- Hallucinogènes

21
Q

Définition dominante:

A

Approche biomédicale
DSM/CIM

APPROCHE BIOMÉDICALE DE L’ADDICTION
Quelles peuvent être les phases/étapes du développement d’une dépendance ?
- Découverte
- Essai
- Récompense
- Craving/perte de contrôle
- Persistance malgré les effets négatifs
- Tolérance
- Sevrage

Est-ce que l’addiction n’est que de la chimie?

22
Q

Définition pharmacologique
les Facteurs biologique:

A

 Effets du produit
 Système de récompense
 Craving
 Tolérance
 Sevrage
 Génétique
Est-ce que l’addiction ce n’est que de la biologie?

23
Q

Critère du DSM-5pour le diagnostique d’un trouble lié à l’usage d’une substance :
les changements

A
  • Mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative.
  • Diagnostic posé sur base de la présence de 11 critères.

Critèresdu DSM-5: (les changements les plus importants)

▪ Abaissement du nombre de critères requis (3/7 →2/11)

▪ Ajout du «craving» / abandon des «problèmes légaux»

▪ Approche catégorielle →dimensionnelle

▪ Critères différents de sevrage dépendamment de la substance consommée

▪ Addiction « comportementale »: Jeu d’argent pathologique «Gambling disorder»

24
Q

CIM-11
les 4 catégories d’usage & les addictions comportementales

A
  • 4 catégories d’usage:

o Usage dangereux (facteurs de risque, sans conséquences directes)

o Épisode d’usage néfaste (épisode isolé avec conséquences)

o Pattern d’usage néfaste (usage répété avec conséquences)

o Dépendance

Intensité/gravité deviens de plus en plus grande

+ Addictions comportementales: (+1 comparativement au DSM-5 = question d’examen!)
▪ Trouble du jeu de hasard
▪ Trouble du jeu
Online/Offline

25
Q

Dépendance si au moins 2 critères majeurs parmi:

A

▪ Perte de contrôle sur l’usage de la substance
(arrivée, intensité, durée, fin, fréquence, contexte)
▪ Priorité accrue à l’usage de la substance par rapport à d’autres aspects de la vie (vie quotidienne, responsabilités, maintien de la santé), de sorte que l’usage persiste/s’accroît malgré des conséquences néfastes
▪ Aspects physiologiques indiquant une neuroadaptation à la substance
(tolérance, sevrage, usage répété pour éviter le sevrage)

Sur une période d’au moins 12 mois (ou usage continu durant > 3 mois)

26
Q

Modèle médical et «natural recovory»

A

Abstinence vs contrôle des impulsions
 104 joueurs pathologiques (DSM-IV) à un moment donné

 Trois ans plus tard:

  • 44 personnes (42,3 %) ne respectent plus les critères
  • 90 % d’entre eux ont continué à jouer (pas « abstinents »)

Ces résultats mettent en lumière l’idée que le contrôle modéré est une voie possible de rétablissement pour certaines personnes.

Cela défie la vision traditionnelle du modèle médical, qui privilégie souvent l’abstinence totale comme critère de succès.

Cela suggère aussi que le rétablissement peut être un processus dynamique et individuel, où les personnes trouvent différentes façons de gérer leur comportement problématique.

27
Q

APPROCHES HUMANISTES/SOCIALES/PSYCHOLOGIQUES

A

Simplification de processus de développement d’addiction

N’empêche pas que l’addiction est développée par plusieurs facteurs

Inclus:

  • Biologique

o Physique
o Sevrage
o Consommer
o Récompense

  • Psychologique

o Groupe
o Routine
o Triggers
o Stress
o Émotions

  • Social

o Connections
o Fit-in
o Famille/partenaire
o culture

Interactions:
Produit X Individu X Environnement

➢ L’environnement facilite l’usage
➢ La vulnérabilité facilite la dépendance

28
Q

À RETENIR pour l’examen

A

➢ Les addictions sont l’un des troubles mentaux les plus courants, leur prévalence mondiale étant de 1 à 12%
➢ Les addictions peuvent avoir de graves conséquences sociales, économiques, juridiques et sanitaires
➢ Divers modèles ont été élaborés au cours des 400 dernières années pour expliquer le développement, le maintien et le traitement des dépendances (p. ex. approche biomédicale vs approche biopsychosociale)
➢ La terminologie utilisée pour décrire les dépendances est importante (connotations, analogies, etc.)
➢ Il existe différents types de substances et différents types d’usage de substances