AVC Flashcards
Citer les AVC ischémiques possibles avec atteinte du réseau vertébro basilaire
1) CEREBRAL POSTERIEUR
- superficiel
- profond (thalamus)
2) VERTEBRAL OU TRONC BASILAIRE
- bulbaire
- protubérantiel
- mésencéphalique
- cérebelleux
Citer les types d’AVC ischémiques possibles en cas d’atteinte du réseau carotidien
1) AVC SYLVIEN (cérébrale moyenne) > Superficiel - pariétal - frontal - Postérieur > Profond > Total
2) AVC avec atteinte de la cérébrale antérieure
3) AVC avec atteinte de la choroidienne antérieure
Définition d’une lacune cérébrale
Infarctus cérébral profond <15mm
Étiologies des lacunes cérébrales
Dépôts au niveau des artères de petit calibre. Lipohyalinose
- HTA chronique +++
- cardiopathie microemboligene, atherome cervical
- artérites
- CADASIL
Citer 5 signes cliniques qu’on ne voit jamais dans les lacunes cérébrales
- tb du champ visuel
- diplopie
- vertiges
- nystagmus
- aphasie
Sièges préférentiels des infarctus lacunaires
- noyaux gris centraux
- capsule interne
- territoire médian de la protubérance
Évolution des lacunes cérébrales
Régression aprtielle ou totale de signes en qq semaines.
Récidive 5-10% par an.
Risque de développement d’un état lacunaire associant :
- syndrome pseudo bulbaire (QS)
- marche à petits pas
- incontinence urinaire
- déterioration intellectuelle
Description IRM des infarctus lacunaires
Réhaussement ovalaire de petite taille
Hyposignal T1
Hypersignal T2
Signes cliniques d’un AVC sylvien superficiel
- Hémiplégie à prédominance brachiofaciale (++).
- Troubles sensitifs dans le territoire paralysé.
- Hémianopsie latérale homonyme (surtout si branche postérieure)
____________________________
+
En fonction de l’hémisphère :
▫️HEMISPHÈRE MAJEUR :
- aphasie motrice et non fluente (Broca) en cas d’infarctus antérieur (atteinte du pied de la 3e circonvolution frontale : zone de Broca)
- aphasie sensorielle et fluente (Wernicke, aphasies de conduction) en cas d’infarctus postérieur (atteinte temporale postérieure : zone de Wernicke)
- apraxie : idéomotrice et idéatoire (atteinte pariétale)
▫️HÉMISPHÈRE MINEUR
- syndrome d’Anton-Babinski :
- anosognosie (non-reconnaissance du trouble)
- hémiasomatognosie (non-reconnaissance de l’hémicorps paralysé)
- héminégligence (spatiale, motrice de l’hémicorps controlatéral et visuelle de l’hémichamp controlatéral, gênant la rééducation)
Signes cliniques d’un AVC sylvien profond
Hémiplégie massive proportionnelle controlatérale
Signes cliniques d’un AVC antérieur
Hémiplégie à prédominance crurale avec troubles sensitifs (atteinte du lobule paracentral).
Apraxie idéomotrice de la main.
Syndrome frontal (adynamie).
Signes cliniques d’un AVC postérieur
▫️Territoire superficiel
Hémianopsie latérale homonyme souvent isolée (++), avec parfois :
-alexie/agnosie visuelle (❗️hémisphère majeur)
- troubles de la représentation spatiale et prosopagnosie (physionomies) (❗️hémisphère mineur).
▫️Territoire profond
- Syndrome thalamique :
- troubles sensitifs à tous les modes de l’hémicorps controlatéral
- parfois douleurs intenses (jusqu’à l’hyperpathie) d’apparition secondaire
- rarement, mouvements anormaux de la main.
▫️Atteinte bilatérale et complète
- Cécité corticale et troubles mnésiques (syndrome de Korsakoff par atteinte bilatérale de la face interne des lobes temporaux).
Définir un syndrome alterne
Atteinte :
- d’un nerf crânien du côté de la lésion ;
- d’une voie longue, sensitive ou motrice, controlatérale à la lésion
Par exemple : infarctus protubérantiel associant atteinte du VII de type périphérique homolatérale à la lésion et hémiplégie controlatérale épargnant la face.
Syndrome de Wallenberg
- Ou syndrome alterne sensitif
- Conséquence d’un infarctus de la partie latérale de la moelle allongée (rétro-olivaire) irriguée par l’artère de la fossette latérale de la moelle allongée, elle-même branche de l’artère cérébelleuse postéro-inférieure ;
- Symptomatologie initiale dominée par une sensation vertigineuse avec troubles de l’équilibre, parfois associés à des céphalées postérieures.
___________________
▫️ Du côté de la lésion :
- Claude Bernard-Horner par atteinte de la voie sympathique ;
- Hémisyndrome cérébelleux : atteinte du pédoncule cérébelleux inférieur (❗️donc sd statique avec marche ébrieuse)
- Atteinte du VIII : syndrome vestibulaire avec nystagmus rotatoire
- Atteinte des nerfs mixtes (IX et X) : troubles de phonation et de déglutition (impose un arrêt de l’alimentation orale), paralysie de l’hémivoile et de l’hémipharynx (signe du rideau)
- atteinte du V (racine descendante du trijumeau) : anesthésie de l’hémiface
▫️Du côté opposé :
- atteinte du faisceau spinothalamique se traduisant par une anesthésie THERMOALGIQUE de l’hémicorps épargnant la face.
Risques en cas d’AVC cérebelleux
- compression du tronc cérébral par l’œdème cérébelleux
- hydrocéphalie aiguë par compression du IVe ventricule
Symptômes évocateurs d’un AIT carotidien
- cécité monoculaire
- troubles du langage (aphasie)
- troubles moteurs et/ou sensitifs unilatéraux touchant la face et/ou les membres ; ces symptômes traduisent le plus souvent une ischémie du territoire carotide mais en l’absence d’autres signes il n’est pas possible de trancher entre une atteinte carotide et vertébrobasilaire.
Symptômes évocateurs d’un AIT vertébro basilaire
- troubles moteurs et/ou sensitifs bilatéraux ou à bascule d’un épisode à l’autre, touchant la face et/ou les membres
- perte de vision dans un hémichamp visuel homonyme (hémianopsie latérale homonyme) ou dans les deux hémichamps visuels homonymes (cécité corticale) ; l’hémianopsie latérale homonyme peut être observée également dans les AIT carotidiens.
Diagnostics différentiels de l’AIT
▫️ Neurologiques :
- aura migraineuse (importance de la marche migraineuse progressive)
- crise épileptique partielle (ou déficit postcritique) révélatrice d’une lésion sous-jacente (tumeur…)
- hypoglycémie
▫️Autres :
- vertige paroxystique bénin ou maladie de Ménière (en cas de vertige)
- glaucome ou pathologie rétinienne (en cas de trouble visuel)
- lipothymie
- hystérie, etc
Critères d’imputabilité d’un AVC à une cause athéromateuse
- présence d’une sténose > 50 % d’une artère en amont de l’infarctus cérébral
- présence de facteurs de risque vasculaire
Signes cliniques de dissection carotidienne
Homolatéraux à la lésion
- cervicalgie/céphalée : signe essentiel de la dissection, à rechercher devant tout infarctus cérébral du sujet jeune (céphalée péri-orbitaire sur dissection carotidienne, postérieure sur dissection vertébrale)
- syndrome de Claude Bernard-Horner douloureux par compression du plexus sympathique péricarotidien ;
- paralysie des nerfs crâniens basses (IX, X, XI) par atteinte de l’artère carotide interne dans l’espace sous-parotidien postérieur ;
- acouphène pulsatile par perception de l’accélération du flux sanguin dans la carotide intrapétreuse
Signes précoces d’AVC au scanner non injecté
signes précoces possibles :
- hyperdensité artérielle (artère sylvienne « trop belle ») témoignant du thrombus dans l’artère
- effacement des sillons corticaux
- dédifférenciation substance blanche/substance grise : atténuation du manteau cortical de l’insula ; atténuation du noyau lenticulaire
Valeurs seuils d’HTA à partir desquelles un traitement doit etre introduit dans le conetxte d’AVC
- infarctus cérébral : HTA > 220/120 mmHg ;
- SAUF si thrombolyse, ou hémorragie intraparenchymateuse : HTA > 185/110 mm Hg
Lutte contre l’hyperthermie dans l’AVC
Paracétamol si température > 37,5
Vrai ou Faux : en cas d’AVC
La prescription d’antithrombotiques suit immédiatement la thrombolyse qd il y en a une
Faux
Attendre 24h
Vrai ou Faux
Les corticoides ont une indication dans le traitement de l’oedème cérébral de l’AVC
Faux ! L’oedème est de cause cytotoxique donc pas d’effet.
Indication du mannitol
Vrai ou Faux
Un traitement préventif anti épileptique est indiqué pour chaqus AVC
Faux pas d’indication
Principal facteur de risque d’AVC ?
HTA
RR à 4
Objectif de TA en prévention secondaire post AVC
< 140/90
< 130/80 si diabète
Objectif de LDL en prévention secondaire post AVC
< 1 g/L
Objectif de Hba1c en prévention secondaire post AVC si diabète
< 6,5%
Prise en charge chirurgicale des sténoses carotidiennes serrées en prévention secondaire (post AVC)
- les sténoses > 70 % à l’origine de l’artère carotide interne représentent l’indication principale
- l’indication sera discutée au cas par cas pour les sténoses entre 50 et 70 %
- l’endartériectomie est la technique de référence ; à ce jour, il n’y a pas d’indication démontrée de l’angioplastie (± stent) ;
- une intervention dans les 15 jours suivant l’infarctus cérébral est souhaitée
- ❗️elle n’est pas indiquée en cas d’infarctus cérébral sévère.
Indication des AVK en prévention secondaire des infarctus cérébraux
❗️pas d’indication dans :
- cause athéromateuse
- lacunes
- cardiopathies à risque embolique modéré (indication d’un AAP)
__________ INDICATIONS _________
- cardiopathies emboligènes
Rappel : prothese valvulaire mécanique cible INR > 3
- dissection carotidienne externe
+ thrombophlébite cérébrale
Taux de récidive d’AVC
30% à 5 ans