Addictologie Flashcards
Définition usage à risque
Consommation qui expose à des risques de complication, soit secondaires à la consommation aigue, soit secondaire à la consommation chronique mais ces complications ne sont pas encore présente
Définition usage nocif
Consommation répétée entrainant des dommages médicaux ou sociaux pour le sujet lui-même ou pour son environnement proche ou éloigné sans atteindre les critères de dépendance et dont le caractère pathologique est défini par la répétition de la consommation et le constat des dommages induits
Critères CIM 10 de la dépendance
Au moins 3 des manifestations suivantes :
- Désir puissant ou compulsif utiliser une substance psychoactive
- Difficulté à contrôler l’usage de la substance
- Syndrome de sevrage physiologique à l’arrêt
- Tolérance aux effets de la substance
- Abandon d’autres sources de plaisir, augmentation du temps passé à se procurer la substance ou à la consommer
- Poursuite de la consommation malgré des conséquences nocives
K attribuables au tabac
- poumon +++
- vessie
- oesophage (CE)
- ORL
- pancréas
- rein
Test permettant dépistage dépendance nicotine
Test de Fagerstrom
Traitements pharmacologiques du tabac
- Substituts nicotiniques
- Varenicline
- Buproprion
Substituts nicotiniques
Plusieurs formes : - Transcutanée : timbre ou patch - Orale : . gommes à macher . cp à sucer, pastille, cp sublingual . inhalateur . spray buccaux
EI modérés et s’arrêtant à l’arrêt :
Oraux : céphalées, palpitations, dysgueusies, hoquet, nausée, dyspepsie, douleur et paresthésies des tissus mous de la cavité buccale, stomatite, hypersécrétion salivaire, brulures des lèvres, sécheresse bouche ou de la langue
Patch : érythème ou prurit au point d’application
Varenicline
= agoniste partiel des Rc nicotiniques qui aide à soulager les symptômes de manque + réduit effets de plaisir lié à l’intoxication
Durée du TTT : 12 semaines +/- 12 autres semaines
CI :
- Allergie
- Grossesse
- Allaitement
- IR avancée
EI :
- Troubles du sommeil
- Nausée
- Constipation
- Céphalées
- EDC, comportement suicidaire, hostilité, agitation
Buproprion
= inhibition de la recapture de la Nad et de la dopamine
Diminue le syndrome de sevrage
Durée de TTT : 9 semaines
CI :
- IH sévère
- Tumeur cérébrale
- Epilepsie meme traitée
- Tb bipolaire
- Anorexie ou boulimie
- Grossesse
- TTT abaissant le seuil épileptogène
- Sevrage OH < 6 mois
- Association IMAO
EI :
- Xérostomie
- Nausées
- Réactions cutanées ou allergiques
- Insomnie
- Angoisse
- Vertiges
- Céphalées
- EDC
- Comportements suicidaires
- Convulsions
- HTA
- IDM
Syndrome de sevrage à l’alcool
- Ne survient que chez les sujets dépendants à l’alcool
- Mais seul 1/3 des sujets dépendants présente un sd de sevrage
Survenue des 1ers symptômes dans les heures qui suivent l’arrêt : maximal les 72 premières heures +++
Symptômes :
- Tb psycho-comportementaux : anxiété, insomnie, cauchemars, irritabilité, agitation
- Tb neuro-végétatifs : sueurs, tremblements, tachycardie, HTA
- Tb digestifs : vomissements, nausée, anorexie, diarrhée
Disparaissent avec la prise d’alcool ou de BZD
Convulsion de sevrage
- début précoce : svt dans les 48h
- ou après diminution trop rapide des BZD
- crise généralisée tonico-clonique
- risque de récidiver rapidement ou d’évoluer vers un état de mal épileptique avec risque de décès
Délirium Tremens
= état de confusion agité et délirante qui signe un syndrome de sevrage majeur
Attention : risque vital
- sd confusionnel, propos incohérent
- délire onirique : vécu délirant intense
- inversion rythme nycthéméral
- hallucinations multiples : zoopsies +++
- fièvre, sueurs profuses, déshydratation
- modification tension, TdR, HTA
Signe de gravité : convulsions, état de mal
Encéphalopathie de Gayet Wernicke
- favorisée par une carence en B1
- syndrome confusionnel
- signes oculomoteurs
- syndrome cérébelleux
- hypertonie oppositionnelle
Marqueurs biologiques de repérage du mesurage d’alcool
- Alcoolémie
- GGT
- VGM
- CDT = transferrine carboxylique déficient
Traitement pharmacologiques de l’addiction à l’alcool
ACAMPROSATE (AMM) :
- agirait sur le système glutamatergique
- réduit faiblement mais significativement le risque de reprise d’OH
NALTREXONE (AMM)
- antagoniste opioide qui diminue les effets de récompense (+) de l’alcool
- CI formelle en cas de TTT concomitant par opioide ou usage illicite
DISULFIRAM : (AMM mais 2ème intention)
- inhibiteur de l’acétaldéhyde déshydrogénase
- effet Antabuse en cas de consommation d’alcool : réaction d’inconfort avec bouffées de chaleur, nausée, vomissement, tachycardie, sensation de malaise
- CI formelle consommation d’OH
NALMEFENE (AMM)
- antagoniste opioide
- CI en cas de TTT par opiacés ou dépendance
BACLOFENE :
- antagoniste du Rc GABA-B utilisé dans les troubles neurologiques spastiques
- pas d’AMM dans dépendance OH mais reçoit temporaire d’utilisation
Indications à réaliser un sevrage d’alcool en milieu hospitalier
- ATCD de complication de sevrage : DT, convulsions
- Dépendance sévère : symptômes sevrage matinaux intenses, CDA > 30 verres/j
- Dépendance aux BZD associée
- Echec des tentatives de sevrage ambulatoire
- Environnement social défavorable : précarité, conflits familiaux
- Terrain vulnérable
PC sevrage OH
- BZD demi-vie courte : DIAZEPAM à diminuer progressivement, éviter d dépasser 7-10j
- hydratation orale de 2-3L/j
- supplémentation systématique en Vit B1
- correction des tb hydro-électrolytique si besoin
PC d’un délirium tremens
- hospitalisation USI/USC
- chambre éclairée, calme
- passage des soignants régulièrement à visée de réassurance et surveillance
- réhydratation IV et correction des tb hydro-électrolytiques
- Vit B1 forte dose avant toute perfusion de sérum glucose et poly-vitamines
- BZD à durée de vie longue, haute dose IV jusqu’à sédation
PC crises convulsives sevrage OH
TTT = sevrage
Ne justifie par un traitement anti-comitial au long cours
Usage à risque de BZD
- Durée > aux référence médicalement opposables (RMO)
- Prise BZD en dehors des RMO
- Dose supérieures au limites des RMO
- Prise de BZD en dehors d’une prescription ou d’un suivi médical
Référence médicales opposables sur la prescription de BZD
- toujours rechercher la posologie minimale efficace
- pas d’association de 2 anxiolytiques dans le TTT anxiété
- pas de prescription de BZD à visée anxiolytique au-delà d’une durée de 12S
- pas d’association entre 2 hypnotiques dans le TT insomnie
- pas de prescription de BZD à visée hypnotique > 4 semaines
Indications à une hospitalisation pour sevrage des BZD
- Doses très élevées de BZD
- Insomnie rebelle
- Dépendance à l’alcool ou autres substances
- Tb psychiatriques sévères
- ATCD de syndrome de sevrage sévère et convulsions
Complications psychiatriques de la prise de cannabis
- Troubles psychotiques induit par un usage de cannabis
- pendant ou après une intoxication aigue
- pareil qu’un trouble psychotique bref
- arrêt intoxication +/- psychotiques - Schizophrénie
- Tb anxieux :
- AP = bas trips
- peuvent induire une anxiété généralisée si répétition des AP - Tb dépressif
- Peut aggraver un tb bipolaire existant
Traitement d’une intoxication aigue au cannabis
Anxiolytiques type Hydroxyzine : éviter les BZD +++
+/- antipsychotiques
Traitement du syndrome de sevrage au cannabis
- Anxiolytiques types BZD : éviter les BZD +++
- Anti-émétiques
- Antalgiques non opioides
Syndrome d’intoxication à la cocaïne
- Euphorie
- Idées de grandeur
- Tachypsychie, insomnie, hypervigilance, augmentation de la concentration
- Désinhibition
- Anorexie
- Augmentation de l’intérêt et de l’excitation sexuelle
- Tachycardie, HTA, myriade, paleur cutanée
Complications médicales de la cocaïne
PULMONAIRE : bronchospasme, PNO, hémorragie, DRA
CARDIO : SCA, TdR, dysfonctionnements ventriculaire gauche, dissection Ao, thrombose artérielle et veineuse
NEURO : AVC ischémiques ou hémorragiques, crises convulsives
TROUBLES COGNITIFS
- Usage aigu : amélioration artificielle et ponctuelle des capacités cognitives
- Usage chronique : altération des capacités attentionnelles, atrophie des régions pré-frontales et temporales
ORL : lésions cloison nasale et du palais
INFECTIEUSES : VIH, VHB, VHC, abcès, endocardites, pneumopathies, bactériémie, IST
GROSSESSE : RCIU, infarctus placentaire, syndrome de sevrage des nouveaux-nés
Syndrome d’intoxication aigue aux amphétamines
Conséquence de l’augmentation massive de la neurotransmission monoaminergique dans son ensemble, principalement sur le plan de la dopamine, Nad, sérotonine
Hyperthermie maligne = syndrome sérotoninergique
- Manifestations centrales : hyperthermie, agitation, confusion, crise épileptique, coma, mydriase avec réaction à la lumière conservée, sueurs professe
- Manifestations périphériques : tachycardie, HTA, sudation, paleur par vasoconstriction périphérique, rhabdmomyolyse, nausées, vomissements
Syndrome d’intoxication chronique aux amphétamines
- Perte de poids par effet anorexigène
- Affaiblissement du système immunitaire
- Lésions de certaines organes : reins, estomac, intestin, oedèmes pulmonaires
- TdR et lésions cardiaques
- Troubles graves du sommeil, dysomnie
- Symptômes anxieux, dépressifs, émotionnels
- Symptômes psychotiques transitoires
Syndrome de sevrage des amphétamines
- Dysphorie
- Asthénie intense
- Anhédonie
- Troubles du sommeil
- Troubles de la concentration
- Possible constitution d’un véritable EDC
Etapes de l’intoxication aigue aux opiacés
- Flash = sensation de bien être intense et immédiat durant < 30 min en général
- Somnolence et apathie pendant 2 à 5 heures
- Anxiété et troubles cognitifs : tb mnésique, tb attention
Overdose aux opiacés
- Dépression respiratoire : bradypnée, dyspnée de Cheynes Strokes
- Myosis serré
- Hypothermie
- Coma hypotonique, aréflexique avec tb cardiaques
- Tb digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales
- Prurit
Syndrome de sevrage des opioides
Ressemble à un syndrome pseudo-grippal :
- frissons, tremblements, myalgies, contractures musculaires, anorexie, douleurs abdominales, diarrhées, vomissements
+ signes NEURO-VEGETATIFS : bâillements, larmoiements, rhinorrhée, myriade bilatérale, tachycardie, HTA
+ signes PSYCHIATRIQUES :
- anxiété majeure +/- AP
- irritabilité, agressivité, sensation de manque, envie irrépressible de consommer
- insomnie avec agitation
+ signes BIOLOGIQUES :
- hémoconcentration avec hyperleucocytose
- hyperG
Complications des opiacés IV
- en rapport avec des injections IV : marques d’injection sur la partie inf des MS, veines sclérosés,
- lymphoedème des mains = syndrome de Popeye
- complications infectieuses locales : cellulite, lymphangite, abcès
- complications infectieuses générales : endocardites, candidose ophtalmique ou articulaire, VHB, VHC, VIH
PC du syndrome de sevrage aux opiacés
- Mise sous traitement de substitution aux opiacés
- Soit TTT symptomatique : + rare
- antalgiques non opioides
- antispasmodiques
- anti-émétiques
- anti-diarrhéique
- anxiolytiques sans potentiel addictif : antipsychotiques sédatifs (CYAMEMAZINE) ou antihistaminiques (HYDROXYZINE)
+/- antihypertenseur en milieu hospitalier
Chlorhydrate de méthadone
= agoniste du Rc aux opiacés
Formes :
- Sirop au début
- Gélules en relais du sirop chez des patients traité depuis au moins 1 an et stabilisés
Prescripteur :
- Sirop : prescription invitée en établissement de santé ou en centre de soins spécialisés puis relais par un médecin en ville
- Gélules : prescription initiale semestrielle réservée aux médecins exerçant dans un CSAPA (centre de soins, d’accompagnement, et de prévention en addictologie)
ou service spécialisé dans les soins aux toxicomanes
Posologies :
- Initiale : 20 à 30 mg puis augmentation 10mg/semaine
- Dose habituelle entre 60 et 100mg/j
Prescription des opioides de synthèse
- Prescription sécurisée
- Nom, posologie et durée du traitement écrit en toute lettre
- Mention obligatoire du pharmacien sur l’ordonnance
- Durée maximale de prescription = 28j (sauf 14j pour le sirop)
- Délivrance fractionnée par période de 7j sauf mention “délivrance en une seule fois”
Buprénorphine haut dosage (= Subutex)
= agoniste partiel aux Rc des opiacés
Forme : cp sublinguaux
Prescripteur : tout médecin
Posologie : 0,8 à 4 mg/j
- Au moins 4 heures après la dernière prise de stupéfiant ou à l’apparition des premiers symptômes de manque
- Augmentation par pallier de 1 à 2 mg/j
- Posologie moyenne = 8 mg/j
Buprénorphine haut dosage + Naloxone (= Suboxone)
= agonise partiel du Rc aux opiacés associé à un antagoniste des Rc aux opiacés
Forme : cp sublinguaux
Prescripteur : tout médecin
Posologie : 2 à 4 mg/j
- augmentation par pallier de 1 à 2 mg/j
- posologie moyenne = 8 mg/j