2. Les stéréotypes Flashcards
Qu’est ce que des stéréotypes ?
Stéréotypes = croyances et opinions partagées sur un groupe (cognition)
Qu’est ce que des préjugés ?
Préjugés = l’affect ou l’émotion (attitude)
Qu’est ce que des discrimination ?
Discrimination = Les actes et le traitement différentiel
Qu’a constaté Walter Lippmann en 1922?
Walter Lippmann (1922, journaliste) a remarqué que des observateurs différents voient le même évènement de façon différente.
Les gens ne répondent pas à la réalité mais à une représentation.
=> Préconceptions des gens et des évènements: “images dans la tête”
Comment sont vu les stéréotypes dans une approche psycho-dynamique ?
- Theodor W. Adorno: Personallité autoritaire.
• « un syndrome général d’autoritarisme »
• Il propose que ce syndrome proviendrait d’une histoire familiale
particulière avec une éducation stricte, morale, punitive et plus
utilitariste
• Le concept a depuis développé et était renommé en « right-wing
authoritarism »
Comment sont vu les stéréotypes dans une approche psycho social ?
Allport
Stéréotype : « … est une croyance exagérée, associée à une catégorie » (1954, p.191) à Il stipule la nécessité de catégoriser.
Attitude : Le préjugé est « une antipathie basée sur une généralisation rigide et erronée »
Deux caractéristiques :
- Faveur et défaveur (attitude)
- Généralisation et/ou mauvaise information (stéréotype)
Qu’est ce qu’une attitude ?
« L’attitude est une tendance psychologique qui s’exprime par l’évaluation d’une entité particulière à travers un continuum allant de ‘favorable/positif’ à ‘défavorable/négatif’ »
(Eagly & Chaiken, 1993)
- Evaluation d’un individu, d’un groupe, ou d’un objet
- Positive ou négative (ambivalent)
- Trois dimensions: affective, cognitive, et conative (comportementale)
Qu’est ce qu’un préjugé ?
Le préjugé est un sous-type d’attitude:
Attitude biaisée (négative) envers un individu, basée sur son appartenance à un groupe et dans un contexte spécifique.
Quel types de croyance sont les stéréotypes ?
« croyances surgénéralisées » (Dovidio & Gaertner, 2010)
« une représentation mentale construit des associations entre une catégorie et des traits qui sont utilisés pour caractériser ses membres » (Stangor & Lange, 1994)
Une collection de croyances, attentes, ou opinions sur les caractéristiques, traits, ou comportements des membres d’un groupe (catégorie sociale).
- Consensus parmi les membres d’un groupe (p.ex. Katz & Braly) ; Partagé dans la même entité
sociale (culture/groupe)
- Affect : Positif ou négatif (selon le contexte)
- Représentations cognitives (p.ex. Lippmann)
- Une information fausse ou une généralisation ou exagération d’un contenu vrai (p.ex. Allport)
Quels sont les deux types de stéréotypes ?
- structure
- fonction
Qu’est ce qu’un stéréotype de structure?
- Partagé
- Inférence du groupe à l’individu
- Faux, car simplifie la réalité de
manière excessive (i.e., évacue la
variabilité individuelle)
Qu’est ce qu’un stéréotype de fonction ?
- Simplifier et comprendre le monde
- Préparer, guider, et justifier l’action
- Soutenir le statu quo et légitimer la
hiérarchie
Les stéréotypes sont ils toujours négatif ?
Les stéréotypes ne sont pas toujours négatifs en soi (même si les conséquences peuvent l’être) et
pas toujours inexactes
Qu’est ce qui est déterminant lorsque l’on est fasse a des stéréotypes ?
- de comprendre leur origine (souvent basée sur une motivation à légitimer une hiérarchie et donc à essentialiser les différences)
- et la manière dont on les applique dans nos décisions (même lorsqu’ils ont un certain fondement, l’hétérogénéité intra-groupe dépasse de loin l’hétérogénéité inter-groupe).
Qu’est ce que la discrimination ?
Traitement différent des individus à cause de leur appartenance à un certain
groupe social
- Sur le niveau comportemental
- Elle est un résultat des stéréotypes et des évaluations (attitudes, préjugés)
Qu’est ce que la discrimination positive ?
Discrimination positive (affirmative action) : Traitement préférentiel des individus à cause de leur appartenance à un groupe minoritaire
Voir modèle tripartite
slide 14
Qu’est ce que l’essentialisation ?
Ici on crée une hierarchie en présentant l’homme blanc comme supérieur a l’homme noir, car ce dernier serait plus proche de l’homme -> on crée une dimension biologique qui légitimerais qu’on les discrimine
Qu’est ce que des “natural Kinds”
- Perçus comme plus homogènes
- Plus de similarités parmi les membres d’une catégorie
- Plus d‘inférences basées sur l’appartenance de la catégorie (induction)
- Expertise scientifique détermine l’appartenance des groupes
- Stabilité (Une pierre ne peut pas devenir un oiseau.)
Pour les natural kind, lorsque l’on doit les décrire, ils sont indépendant des comportements et des croyances humain, c’est biologique -> ce n’est pas l’homme qui l’a fait
Ex: arbre, oiseaux..ect
Qu’est ce qu’un human artefcat ?
- Catégorisation par l‘intuition
- Ne nécessite pas une expertise pour la catégorisation
- Variabilité (Un portable devient un appareil photo)
reflète le besoin de l’être humain
Ex: vélo, voiture, maison
Certaines catégories sociales sont traitées comme natural kinds, lesquels ?
Stéréotypes
Ex: la féminité est percue comme inhérente aux femmes
-> Inférences des faits biologiques aux comportements
Quelles sont le conséquences du fait de traiter certaines catégories sociales comme “natural kinds” ?
Corrélation supposée:
- Des traits visibles (sexe, handicap, couleur de peau) sont perçus comme indicateur de traits sous-jacents essentialistes (incompétence, …).
=> S’il manque un trait visible il est créé
Exclusion mutuelle
- L’individu est associé à une seule catégorie (identité)
- Exagération des différences entre les catégories (Différenciation/contraste)
Minimisation des différences intra-catégorie
Résumé : Essentialisme psychologique (partie 1)
Croyance que certaines catégories ont des essences:
- Base biologique (génétique, atomique,…)
- Une seule identité – stable à travers du temps
- Classification « objective » possible
- Différentiation claire et nette des autres catégories
=> Pas de preuves scientifiques sur l‘existence de l‘essence des catégories et leurs membres, mais la
croyance persiste :
Résumé : Essentialisme psychologique (partie 2)
Des croyances et valeurs associées à une catégorie sociale supposent que tous les membres d’un groupe
ont essentiellement les mêmes comportements, préférences et attitudes dans tous les contextes.
Mais, en réalité les comportements sont variables à travers les cultures, le temps, les individus, et ils ne sont pas déterminés par une essence (biologique ou autre) inhérente
Quels sont les 2 dimensions de l’essentialisme ?
Deux dimensions de l‘essentialisme :
• Naturalness - Naturel
• Entativité - Le fait d’apparaître comme un ensemble
Qu’est ce que le naturalness ?
• Naturel et invariable
• Il y a des caractéristiques nécessaires pour définir qui est
membre et qui ne l’est pas
• L‘appartenance ne peut pas changer
• Stabilité à travers le temps (on ne peut pas quitter le groupe)
Qu’est ce que l’entitativity ?
• Il y a une essence réelle
• Les membres sont très similaires (homogène)
• Potentiel inductif (l‘appartenance donne des infos sur les
membres de la catégorie)
• Définisse une identité (exclusive
Quels catégories sociales sont traité comme natural kinds ?
Genre et ethnie sont natural kinds (et leur perception est affectée par folk biological principles)
Quels catégories sont traité comme entitatives ?
AIDS, homosexualité, groupe politique
sont entitatives
(= des groupes cohérents, unifiés avec une signification sociale
Ou se trouve les catégories les plus stigmatisé dans l’essentialisme ?
Les plus stigmatisés sont décrits
sur les deux dimensions d’essentialisme
(corrélations négatives entre statut
et les 2 dimensions)
=> Le dégré et le type
d’essentialisation varie à travers
les catégories sociales