Sénat - Final Flashcards

1
Q

Évolution de la pauvreté dans le monde

A

I. Évolution de l’extrême pauvreté, évaluée de manière absolue :

  • 1990 (BM : 1,25 $/j) = 36 % de la population mondiale ;
  • 2023 (BM, 2,15 $/j) = 8,7 %, dont un enfant sur 6.

II. Cette diminution :

  • Provient de la transformation de pays en développement en pays émergents ;
  • L’Afrique subsaharienne en a moins bénéficié.

Banque mondiale, 2023

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2
Q

Inégalités individuelles mondiales

A

Taux de richesses détenue par le top 1 % la population mondiale :

  • 2008 = 41,7 % ;
  • 2019 = 45 %.

Observatoire des inégalités, 2020

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3
Q

Pauvreté en France

A

I. En 2022, le seuil de pauvreté monétaire (60 % du revenu médian), soit :

  • 1 216 € pour une personne ;
  • 2 554 € pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans.

II. En 2022, vivent sous le seuil de pauvreté :

  • 9,1 M de personnes ;
  • 14,4 % de la population.

Insee, L’essentiel sur la pauvreté, 2024

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4
Q

Inégalités de production entre puissances économiques

A

En 2021 :

  • La production des 10 premières puissances économiques représentait 66 % du PIB mondial ;
  • La production des 20 premières, 79 %.

FMI

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5
Q

Part dans le PIB mondial des régions

A

En 2022, valeur en dollars US courants, et part dans le PIB mondial :

  • Amérique du Nord : 29,4 mille Md$, soit 29,1 % ;
  • Europe : 22,3 mille Md$, soit 22,1 % ;
  • Afrique subsaharienne : 2,1 mille Md$, soit 2,0 %.

Les Profils Régions du CEPII, 2024

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6
Q

Projection des premières puissances économiques à long terme

A

Les dix premières puissances économiques devraient être, en 2050, dans l’ordre :

  1. La Chine ;
  2. L’Inde ;
  3. Les États-Unis ;
  4. L’Indonésie ;
  5. La Russie ;
  6. Le Brésil ;
  7. Le Mexique ;
  8. Le Japon ;
  9. L’Allemagne ;
  10. Le Royaume-Uni.

PricewaterhouseCoopers - PwC -, 2016

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7
Q

Le Mercosur

A

I. Un marché commun de l’Amérique du Sud :

  • Traité d’Asunción (capitale du Paraguay) en 1991 ;
  • Initialement l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, et l’Uruguay, puis le Venezuela en 2006 (suspension en 2017), et la Bolivie (2023).

II. Aujourd’hui :

  • 300 M hab. ;
  • plus de 80 % du PIB total de l’Amérique du Sud ;
  • Le 3e bloc économique après l’UE et l’ACEUM (accord Canada, États-Unis, Mexique).
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8
Q

La population immigrée dans les démocraties occidentales industrielles

A
  • 10 % en Italie ;
  • 12 % en Allemagne et en France ;
  • 17 % en Autriche.
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9
Q

Durées d’existence d’entreprises

A

En 2016, l’âge moyen des entreprises cotées :

  • Du NASDAQ, de 25 ans ;
  • Des GAFA : 22 ans ;
  • Du CAC 40 : 104 ans.

Conseil national du numérique, Travail, emploi, numérique: les nouvelles trajectoires, 2016

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10
Q

Relation croissance-émissions carbone

A

I. De 1970 à 2011, la consommation de mégatonnes équivalent pétrole (Mtep) passait :

  • De 6 000 Mtep (soit 6 Gtep) ;
  • À 13 000 Mtep (soit 13 Gtep).

II. De 1980 à 2011 :

  • Le PIB mondial est passé de 15 000 Md$ constants à 80 000 Md$ ;
  • Les émissions de dioxyde de carbone de 17 Gt à 32 Gt.

Mathieu, 2014

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11
Q

Relation intelligence artificielle-croissance

A

Le développement de l’intelligence artificielle va se traduire d’ici 2030 par :

  • Une hausse du PIB mondial de 15 700 Md$ ;
  • Dont 7 000 Md$ pour la Chine.

PricewaterhouseCoopers, 2019

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12
Q

Risque d’évolution supplémentaire des dépenses publiques en zone euro

A

I. Pour l’UE-15 et la zone euro :

Les dépenses publiques devraient augmenter de 4 points de PIB d’ici à 2050.

II. Ces augmentations porteront sur :

  • Les retraites ;
  • Les soins de santé.

Carone et Costello, 2009

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13
Q

Taux de croissance après la Seconde guerre mondiale

A

1950-1973 :

  • France : 5,1 % ;
  • Allemagne : 5,9 % ;
  • États-Unis : 3,7 %.

Banque mondiale

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14
Q

Taux de croissance après la fin des Trente glorieuses

A

1973-1992 :

  • France : 2,4 % ;
  • Allemagne : 2,1 % ;
  • États-Unis : 2,4 %.

Banque mondiale

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15
Q

Taux de croissance dans les années 1990

A
  • France : 1,8 % ;
  • Allemagne : 2,3 % ;
  • États-Unis : 3,2 %.

Banque mondiale

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16
Q

Différences explicatives des différences de croissance entre les États-Unis et l’Europe

A

En 2005, la population de la zone euro, par rapport à celle des États-Unis :

  • Est supérieure de 5 % ;
  • Mais présente un volume d’heures travaillées inférieures de 17 %.

📚 Préférence pour le loisir (Blanchard, 2004).

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17
Q

Le plan « France Relance »

A

Plan de 100 Md€ lancé en septembre 2020, dont:

  • 30 Md€ en faveur de l’écologie ;
  • 34 Md€ pour la compétitivité de l’économie ;
  • 36 Md€ pour la cohésion du territoire.
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18
Q

Désindexation des salaires

A

I. A. La désindexation des salaires sur les prix est décidée en France en 1983.

B. Auparavant, indexation sur l’inflation de 30 % des salaires du privé et de 100 % des salaires du public.

II. La plupart des pays industrialisés abandonnent l’indexation entre 1982 et 1985.

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19
Q

La normalisation monétaire en Europe

A

I. A. Après plusieurs hausses consécutives entamées en juillet 2022

B. …En septembre 2023, la BCE a porté au plus haut niveau depuis la naissance de l’euro :

  • Le taux de la facilité de refinancementrefi ») à 4,5 % ;
  • Le taux de la facilité de prêt marginal à 4,75 % ;
  • Le taux de dépôt à 4 %.

II. À compter du 12 mars 2025, après plusieurs baisses, les taux sont respectivement portés à :

  • 2,65 % ;
  • 2,75 % ;
  • 2,50 % ;

III. La BCE justifie ses dernières décisions de baisse des taux par :

  • La prévision d’une stabilisation autour de son objectif de 2 % d’inflation annuelle dans le courant de l’année ;
  • Le caractère toujours strict des conditions de financement ;
  • La lenteur de la reprise économique, dans un contexte de baisse des prévisions de taux de croissance.
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20
Q

La normalisation du bilan de la BCE

A

I. La taille du bilan consolidé de l’eurosystème (actifs et passifs des BCN de la zone euro et de la BCE vis-à-vis des tiers) :

  • A atteint en juin 2022 un pic de 8 800 Md€ ;
  • Fin 2024, s’élevait à 6 428 Md€.

B. Pour la deuxième fois consécutive, la BCE a essuyé une perte (1,3 Md€ en 2023 amoindri par l’utilisation d’une provision pour risque de 6,6 Md€, 8 Md€ en 2024), en raison :

  • de la hausse des taux d’intérêts directeurs qui pèse sur ses engagements à taux variable ;
  • de certaines acquisitions d’actifs à taux fixe les années précédentes.

C. Le bilan de l’eurosystème fin 2010 était de 2 002 Md€. La normalisation du bilan devrait prendre encore plusieurs années.

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21
Q

L’inflation récente

A

I. A. En France, le taux d’inflation a suivi l’évolution suivante (Insee, L’essentiel sur l’inflation, février 2025) :

  • 1,6 % en 2021 ;
  • 5,2 % en 2022 ;
  • 4,9 % en 2023 ;
  • 2,0 % en 2024.

B. 1,7 % en janvier 2025 (Insee, Note de conjoncture, mars 2025).

II. A. En zone euro, le pic du taux d’inflation s’est produit lorsqu’il a dépassé les 10 % en novembre 2022, en glissement annuel.

B. Il est ensuite redescendu (Eurostat, Euro indicateurs, février 2025) :

  • 2,9 % en décembre 2023 ;
  • 1,8 % en septembre 2024 ;
  • 2,4 % en décembre 2024.
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22
Q

Les niveaux de dépenses publiques récents en France

et dernier niveau de la dette

A

I. En 2024, les dépenses publiques représentaient :

  • 57,1 % du PIB, soit 1 670,2 Md€.

II. Après :

  • 61,7 % en 2020 ;
  • 59,5 % en 2021 ;
  • 58,4 % en 2022 ;
  • 56,9 % en 2023.

III. En 2024 :

  • la dette publique atteignait 113,0 % du PIB, soit 3 305,3 Md€ ;
  • la dette nette 104,7 % du PIB, soit 3 062,9 Md€.

Insee, 2024 ; Informations rapides, 27 mars 2025

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23
Q

Particularité de l’évaluation de la dette publique

A

I. La comptabilité de la dépense publique brute n’élimine pas :

  • Les doubles comptes des administrations publiques, y compris certaines consommations intermédiaires ;
  • En additionnant transferts publics, investissements publics et intérêts de la dette.

II. Si la comptabilisation de la dépense publique atteignait 57 % du PIB en 2016, en appliquant cette méthode au privé, les dépenses privées dépasseraient 200 % du PIB.

Ramaux et Sterdyniak, 2017

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24
Q

Les recettes publiques* récentes en France

* Le total des recettes des administrations publiques

A

En 2024 :

  • Recettes publiques : 51,3 % (1 501 Md€) ;
  • Dont prélèvements obligatoires : 42,8 % (1 252 Md€). Ce niveau est presque celui de 2011, nettement en dessous de la moyenne de la période 2013 à 2023.

Insee, Informations rapides, 27 mars 2025

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25
Q

Le besoin de financement des administrations publiques en France

A

I. En 2024 :

  • 169,6 Md€, soit -5,8 % du PIB.

II. Après :

  • -8,9 % en 2020 ;
  • -6,6 % en 2021 ;
  • -4,7 % en 2022 ;
  • -5,5 % en 2023.

Insee, Informations rapides, 27 mars 2025

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26
Q

L’évolution de l’endettement des pays avancés sur longue période

A

I. A. La « Grande accumulation » (Eichengreen, 2018) désigne l’augmentation de la dette publique au sein des pays avancés, depuis le milieu des années 1970.

B. Les causes en sont :

  • Le ralentissement économique ;
  • La désinflation ;
  • L’augmentation des dépenses publiques ;
  • La financiarisation de l’économie mondiale.

C. Selon Eichengreen, cette mondialisation entraîne :

  • Une hausse de la part des non-résidents dans la détention de dette : donc une baisse de son coût ;
  • Une extension de sa maturité moyenne : moindre risque de refinancement.

II. A. Ont provoqué une nouvelle hausse majeure des ratios d’endettement :

  • La Grande récession, suite à la crise financière de 2008 ;
  • Les mesures de soutien à l’économie qui ont accompagné la crise sanitaire de 2020-2021.

B. En 2023 (FMI, Global Debt Monitor, 2024) :

  • La dette globale (publique et privée) au niveau mondial s’élevait à 250 mille Md$, soit une baisse de 1 point, à 237 % du PIB mondial ;
  • La moyenne de dette publique s’élevait à 98 mille Md$, soit une hausse de 2 points, à 94 % du PIB mondial.
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27
Q

Le bouclier tarifaire

A

I. Plafonnement de l’augmentation des prix de détail de l’électricité et du gaz, qui a permis, sur la période 2022-2023 :

  • De contenir l’inflation de 2,2 point ;
  • De soutenir la croissance de 0,3 point de pourcentage ;
  • Pour un coût global de 60 Md€.

II. Désormais, son maintien contribue à une hausse de l’inflation, pour un coût important pour les finances publiques.

BdF, Bouclier tarifaire sur les prix de l’énergie en France : quel bilan ?, 2024

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28
Q

Les critères définis par le traité de Maastricht

A
  1. Convergence des taux d’inflation : ne pas dépasser de plus de 1,5 point de % la moyenne des trois meilleurs États membres ;
  2. Déficit public < 3 % ;
  3. Dette publique < 60 % ;
  4. Participation au mécanisme de taux de change sans dévaluation ;
  5. Taux d’intérêt de long terme ne doivent pas dépasser de plus de 2 points de % ceux des trois États membres présentant la meilleure stabilité des prix.
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29
Q

Réaction de l’Union européenne à la crise de Covid-19

A

I. En mars 2020 :

  • La clause de suspension générale du PSC est activée ;
  • Mise en place par la BCE du Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP) : programmes d’achats de titres dans l’ensemble des pays de la zone euro, en fonction de la clé de répartition du capital de l’Eurosystème (BdF = 16,6 % du capital de la BCE).

II. En juillet 2020, plan de relance commun adopté par le Conseil européen, Next Generation EU, de 750 Md€.

III. En juillet 2022, la BCE a mis en place le Transmission Protection Instrument (TPI) :

  • Ligne d’achats de titres financiers, notamment obligations publiques et privées, en cas de difficultés d’un État membre ;
  • Au contraire du PEPP, limité aux pays connaissant une détérioration de leurs conditions de financement.
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30
Q

Le programme NextGenerationEU

A

I. En juillet 2020, accord qui complète, par l’émission de dettes communes, d’un montant initial de 750 Md€, le cadre financier pluriannuel 2021-2027 pour le porter à plus de 1820 Md€ sur la période.

II. Il comprend :

  • 312 Md€ de versements directs ;
  • 360 Md€ de prêts aux États membres ;
  • Divers instruments : un fonds de 47,5 Md€ pour la politique de cohésion, un fonds pour une transition juste de 10 Md€, etc.

III. A. Les montants sont affectés selon plusieurs critères:

  • 70 % sur la base de critères économiques : notamment la proportion de population dans l’UE, le PIB par habitant, l’évolution du taux de chômage sur la période 2015-2019 ;
  • 30 % sur la base de la contraction réelle du PIB en 2020 et 2021.

B. Une partie des fonds a été réallouée vers les objectifs du plan REPowerEU (2022) suite à la crise énergétique.

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31
Q

Importance du budget de l’Union européenne

A

I. Le budget européen ne représente qu’un peu plus de 1 % du PIB de la zone euro.

II. Loin du rapport MacDougall de 1977, qui préconisait déjà un budget de l’ordre de :

  • Au minimum de 5 à 7 % du PIB ;
  • De 7,5 à 10 % du PIB en incluant la défense.
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32
Q

Synergie initiale dans l’ouverture économique internationale

A

S’alimentent mutuellement :

  • Le déploiement de l’étalon-or dans les années 1870, et abandonné dans les années 1930 ;
  • La première mondialisation (1870-1914) .
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33
Q

Ordre monétaire international dans l’après-guerre

A

I. En 1944, avec les accords de Bretton Woods, adoption du Gold Exchange Standard :

  • Toutes les monnaies sont convertibles entre elles et en USD à taux fixe ;
  • Le dollar est convertible en or à 35 USD l’once d’or fin.

II. A. Les États-Unis détiennent alors 3/4 des réserves d’or mondiales.

B. Ils se voient attribuer un droit de veto au FMI et à la BIRD.

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34
Q

Fin des accords de Bretton Woods

A

I. A. Le 15 août 1971, Nixon annonce que les États-Unis :

  • suspendent la convertibilité du dollar en or :
  • instaurent une taxe de 10 % sur les importations tant que les partenaires commerciaux des États-Unis n’acceptent pas de réévaluer leur monnaie.

B. En décembre 1971, accord international sur la modification du taux de change :

  • le dollar est dévalué de 8 % en moyenne ;
  • la taxe est supprimée.

II. La Conférence de la Jamaïque de janvier 1976 entérine :

  • la fin du système de Bretton Woods ;
  • le flottement des monnaies.
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35
Q

La nature des marchandises échangées au niveau mondial

A

Les échanges de produits manufacturés représentent :

Plus de 50 % du commerce de marchandises.

OMC, 2016

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36
Q

Les comptes de transactions courantes les plus déséquilibrés

A

En matière de déséquilibres des comptes de transactions courantes (biens, services, revenus, transferts courants) :

I. L’Union européenne = premiers excédents de comptes courants mondiaux (grâce notamment à l’Allemagne, aux Pays-Bas et à l’Italie) :

  • zone euro, 260 Md€ (1,8 % du PIB de la zone) en 2023 ;
  • après un déficit de 82 Md€ (0,6 % du PIB de la zone)
    en 2022 ;

II. Devant la Chine, avec 246 Md$.

III. Les États-Unis sont très déficitaires : -152 Md$.

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37
Q

Persistance de la « peur du flottement » (Calvo et Reinhart, 2002)

A

I. Les régimes d’ancrages des devises avec dollarisation, currency board, régime de change fixe et régime de change fixe avec bandes de fluctuation, concernent :

61 % des pays membres du FMI ;

II. Les ancrages souples (soft pegs) dominent les ancrages durs (hard pegs) :

Respectivement 48 % et 13 % de l’ensemble des régimes de change ;

III. Les régimes flottants ne concernent qu’un tiers des pays membres du FMI.

FMI, 2021

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38
Q

Place de la Chine dans l’économie internationale

A

Ascension de l’économie chinoise dans l’économie internationale au cours des quatre dernières décennies :

  • Lors de l’annonce officielle des « Quatre Modernisations » par Deng Xiaoping (1978), la Chine ne pesait que 1,7 % du PIB mondial ;
  • Elle devient en 2009 le premier exportateur mondial (OMC, Rapport sur le commerce mondial, 2010) ;
  • En 2023, elle pèse 17,8 % du PIB mondial.
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39
Q

Rôle de la Chine dans le système monétaire international

A

I. Limité en terme de capitalisation des marchés d’action :

  • La capitalisation des marchés d’actions chinois = 7,5 % de celle des marchés mondiaux ;
  • 40 % pour les États-Unis ;
  • seulement une centaine d’entreprises chinoises (Alibaba, Petrochina) sont cotées à la bourse de New York.

II. Le renminbi occupe une place limitée sur le plan international :

  • 3 % des réserves officielles de change ;
  • près de 60 % pour le dollar.

FMI, COFER dataset, T3 2022

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40
Q

Nouveau paradoxe de Triffin

A

Hypothèse d’un nouveau paradoxe de Triffin, doute sur la capacité des États-Unis à tenir leur rôle de fournisseur de liquidités au reste du monde, divergence :

  • Hausse constante de la dette américaine ;
  • Part décroissante de l’économie américaine dans l’économie mondiale.

→ Risque de fuite potentiellement abrupte des actifs liquides en dollars vers des monnaies alternatives.

📚 I. La dette des États-Unis s’élevait fin 2023 :

  • 34 000 Md$ ;
  • 124,2 % de son PIB.

II. Trajectoire différente de la part de l’économie américaine dans l’économie mondiale depuis 2020. En 2023 :

  • le PIB des États-Unis s’élevait à 27 360 Md$ ;
  • 25,9 % du PIB mondial.

Gourinchas, Rey et Sauzet, 2019

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41
Q

La place du commerce international dans l’économie française

A

En 2023 :

Le taux d’ouverture de la France est de 71 %.

📚 Exportations et importations de biens et services sur PIB.

Données BM

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42
Q

L’évolution du commerce français sur très longue période

A

I. Les exportations sont passées :

  • de 15,6 % du PIB français en 1960 ;
  • à 34,3 % en 2023.

II. Les importations représentaient :

  • 13,6 % de la demande intérieure en 1960 ;
  • 35,6 % en 2023.

Insee, L’essentiel sur la mondialisation, 2024

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43
Q

Évolution de la balance commerciale française des biens et services depuis le début des années 2000

A

De 2000 à 2024, la balance commerciale française des biens et services est passée :

  • De plusieurs années en excédent : 2000-2005 ;
  • jusqu’à 1,9 % du PIB en 2002, point le plus haut depuis 25 ans ;
  • À un déficit systématique ensuite : en 2022, déficit commercial record de 7 % du PIB (soit 163,6 Md€), point le plus bas depuis 25 ans, en raison notamment de la hausse des prix de l’énergie.
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44
Q

L’évolution du commerce mondial sur longue période

A

De 1980 à 2023 :

  • le volume du commerce mondial a été multiplié par 7,9 ;
  • le volume du PIB mondial a été multiplié par 4,2.

Insee, L’essentiel sur la mondialisation, 2024

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45
Q

Rythme d’évolution de la croissance du commerce mondial

A

I. La croissance du commerce mondial connaissait un taux annuel proche de 6 % de 1990 à 2008.

II. A. Elle se situe désormais à une moyenne d’environ 2 %.

B. À l’exception des années :

  • 2020 : -5,1 % ;
  • 2021 : +9,4 %.
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46
Q

Valeur actuelle du commerce mondial

A

En 2023 :

  • Les échanges représentaient 30 500 Md$ ;
  • Pour un PIB mondial de 105 500 Md$ ;
  • Soit 28,9 % du PIB mondial ;
  • En léger recul de -1,1 % en volume par rapport à 2022 ;
  • La part des marchandises y représentait 3/4 des échanges, et celle des services, 1/4.

OMC, 2024

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47
Q

Évolution des flux annuels sortants mondiaux d’IDE

A

I. Du milieu des années 1980 à la fin des années 2010 :

multiplication par 5.

II. Cependant :

  • En reflux depuis ;
  • Pour s’établir à environ 1 300 Md$ en 2023.
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48
Q

Les deux mesures du niveau de globalisation commerciale, avec l’exemple de la France

A

I. Les exportations. Ainsi, en 2024 (Douanes, février 2025) :

  • Les exportations ont légèrement augmenté à 598,3 Md€ ;
  • Les importations représentent 679,3 Md€ ;
  • Le solde commercial de la France s’améliore à −81,0 Md€.

II. Les acquisitions de filiales étrangères. Ainsi, en 2023 (Insee, 2024) :

  • Le flux des investissements directs français à l’étranger s’élève à 67,2 Md€ ;
  • Contre un flux des investissements directs étrangers en France s’élevant à 39,1 Md€ ;
  • Le solde net s’établit à 28,0 Md€.
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49
Q

Position des firmes multinationales françaises à l’étranger

A

En 2021, les firmes multinationales françaises (hors secteur bancaire et services non marchands) :

  • contrôlent 51 000 filiales à l’étranger ;
  • Y réalisent 1 566 milliards d’euros de chiffre d’affaires ;
  • Y emploient 6,9 millions de salariés.

Insee, L’essentiel sur la mondialisation, 2024

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50
Q

Position des firmes multinationales étrangères en France

A

En 2021, les entreprises sous contrôle d’une firme multinationale étrangère en France :

  • réalisent 16,4 % de la valeur ajoutée nationale ;
  • regroupent 12,6 % de l’effectif national.

Insee, L’essentiel sur la mondialisation, 2024

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51
Q

Le commerce extérieur de l’Union européenne

A

En 2024 :

  • Exportations de biens = 2 584 Md€ (+1,1 %//2023, nette hausse par rapport à la période pré-covid) ;
  • Importations = 2 434 Md€ (-3,5 %) ;

Excédent commercial = 150 Md€.

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52
Q

L’évolution de la protection commerciale dans le monde

A

Récentes tensions commerciales, mais tendance de long terme à la diminution de la protection commerciale :

  • Durant la Grande Dépression des années 1930, le droit de douane moyen mondial pondéré des échanges est passé de 10 % à 20 % environ (Banque de France, 2018) ;
  • En 2019, les pays développés appliquent des droits de douane plus faibles (2,5 %) que les pays en développement (PED, 6,2 %), eux-mêmes moins protégés que les pays les moins avancés (PMA, 9 % - CEPII, 2022) ;
  • En 2021, le droit de douane moyen était de 1,0 % aux États-Unis et de 1,3 % dans l’Union européenne (données BM).
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53
Q

Évolution du commerce intrabranche

A

Le commerce inter-branche* recule de plus en plus devant l’expansion du commerce intra-branche**, qui représentait 35 % du total des échanges en 2006.

* Le commerce croisé de produits issus de secteurs différents, dans la logique de l’économie classique, comme dans l’exemple des échanges de drap anglais contre du vin portugais (Ricardo, 1817).

** Les échanges internationaux de produits ou services issus d’un même secteur.

Fontagné et al., 2006

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54
Q

Effets de la concurrence chinoise sur l’emploi français

A

Entre 2001 et 2007, sont dus à la concurrence chinoise :

  • La perte de 90 000 emplois dans la production manufacturière ;
  • La perte de 190 000 emplois dans les autres secteurs des régions manufacturières, notamment par la diminution de la demande locale, qui pèse sur le secteur protégé.

Malgouyres, 2018

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55
Q

Diversification des économies en zone euro

A

I. La France est le pays le plus diversifié de la zone euro, devant l’Autriche et l’Allemagne.

II. Il existe a contrario une forte spécialisation en Finlande (industrie et secteur high tech), Grèce (tourisme et marine marchande) et Irlande (services, notamment financiers, et agroalimentaire).

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56
Q

Effet de la production du haut de gamme dans les échanges internationaux

A

L’Union européenne représentait en 2011 :

  • 70 % de la production mondiale de produits et services hauts de gamme, soit 3 % de son PIB ;
  • Plus de 75 % du marché mondial des exportations de produits et services haut de gamme, ce qui a limité l’érosion de ses positions commerciales.

DGT, 2013

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57
Q

Le commerce extérieur des États-Unis

A

Le déficit commercial (biens et services) des États-Unis avec le reste du monde s’est creusé en 2024 :

  • Exportations = 3 191 Md$ ;
  • Importations = 4 110 Md$ ;

→ -919 Md$ (déficit +17 %).

U.S. Department of Commerce, Bureau of Economic Analysis, mars 2025

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58
Q

Place des exportations françaises dans le monde

A

La France, en 2023 :

  • Est le cinquième exportateur mondial de biens : tiré par le secteur aéronautique, le textile, la chimie, les parfums et cosmétiques et l’agroalimentaire.
  • Se situe dans ce domaine derrière la Chine, les États-Unis, l’Allemagne et le Japon, et devant le Royaume-Uni.

Interministériel, Rapport 2024 sur le commerce extérieur de la France

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59
Q

Destination des échanges de marchandises au départ de l’UE

A

En 2023 :

Près de 60 % des échanges de marchandises des pays de l’Union européenne sont intra-Union européenne.

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60
Q

Destination des exportations françaises

A

L’Union européenne = principal débouché des exportations françaises en 2023 :

55,3 % des exportations françaises.

Interministériel, Rapport 2024 sur le commerce extérieur de la France

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61
Q

Renouvellement de la problématique de la dégradation des termes de l’échange par l’analyse de la désindustrialisation précoce

A

L’emploi industriel a commencé à décliner après avoir atteint, en pourcentage de l’emploi total respectivement :

  • 13 % en Inde ;
  • 16 % au Brésil ;
  • 20 % au Mexique ;
  • contre 30 % en moyenne pour les pays de l’OCDE.

Rodrik, 2013, 2014

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62
Q

Le CETA

A

Le Comprehensive Economic Trade Agreement :

Accord commercial bilatéral de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, est entré provisoirement* en vigueur en 2017.

* La partie commerciale, soit 90 % de l’accord (suppression des droits de douane, appellations d’origine protégée, marchés publics), mais pas celle relative aux règlements des différends par des tribunaux d’arbitrage et à la protection des investissements.

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63
Q

Le JAFTA

A

Le Japan-EU Free Trade Agreement :

Entré en vigueur en 2019.

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64
Q

L’accord d’association UE-Mercosur

A

I. Le traité de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Bolivie depuis 2023) a été signé en juin 2019 et porte sur un champ plus restreint que le CETA:

Biens et services, liberté d’établissement, marchés publics et PME.

II. A. La France s’est opposée à la ratification de l’accord en 2019 (enjeux environnementaux).

B. Il a été signé le 6 décembre 2024.

C. Les gains de croissance sont estimés, jusqu’en 2032 :

  • à + 0,1 point de PIB pour l’Union européenne ;
  • à + 0,3 point pour le Mercosur.
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65
Q

Les mesures de défense commerciale entre l’UE et le reste du monde

A

I. En 2021, 163 mesures antidumping et compensatoires étaient en vigueur dans l’Union à l’égard de pays tiers.

II. En sens inverse, 177 mesures de défense commerciale affectant les exportations de l’Union européenne avaient été recensées la même année.

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66
Q

Exemple de protection européenne contre la concurrence déloyale

A

I. Réforme des instruments de défense commerciale (IDC) par l’accord européen de décembre 2017.

II. L’enjeu devient d’utiliser ces IDC de manière plus stratégique et plus rapide :

  • Dans le cas de l’exportation des surcapacités subventionnées d’acier chinois vers l’Union, la Commission est intervenue avec retard et a porté les droits de douane à des niveaux compris entre 20 et 50 % ;
  • Tandis que les États-Unis portaient leurs propres droits de douane à 500 %.
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67
Q

Approvisionnement de l’Union européenne en terres rares

A

La Chine assure 98 % de l’approvisionnement de l’Union en terres rares.

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68
Q

Effet de la résurgence de la souveraineté industrielle

A

I. Dans le cas d’une modification de l’organisation des chaînes de valeur mondiale dans le sens d’une forte relocalisation :

  • Le PIB mondial serait moins élevé : jusqu’à -5,5 % ;
  • Sa volatilité serait augmentée : +1 %.

OCDE, 2021

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69
Q

Importance de l’UE en tant que débouché commercial

A

Le marché de l’Union européenne représente 449,2 M d’habitants en 2024.

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70
Q

Importance de la relance américaine post covid

A

Le montant de l’Inflation Reduction Act de 2022, porté par l’Administration Biden, est de 369 Md$.

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71
Q

Pollution liée au transport de marchandises dans les émissions mondiales de CO2.

A

7 % des émissions mondiales de CO2.

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72
Q

Dynamique du chômage en France post seconde guerre mondiale

A

I. A. En 1962, le chômage est résiduel, ne concernant que 200 000 personnes.

B. La croissance de la population active le pousse légèrement à la hausse ensuite, mais il n’est toujours que de 3 % en 1974.

II. À partir de la crise économique, le chômage devient persistant :

  • De 5 % en 1979 ;
  • À 10 % en 1993.
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73
Q

Tendance récente du chômage dans les économies avancées

A

I. Tendance à la réduction du taux de chômage dans l’ensemble des économies avancées :

  • Taux de chômage agrégé en zone euro : 6,5 % en juin 2024 ;
  • 4,1 % aux États-Unis.

II. Différences notables au sein de la zone euro:

  • 5,8 % en Allemagne ;
  • 7,3 % en France (Insee, Note de conjoncture, mars 2025) ;
  • 7 % en Italie ;
  • 11,5 % en Espagne.
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74
Q

État actuel du marché de l’emploi français

A

Outre le taux de chômage au sens du BIT à 7,4 %, plusieurs indicateurs connexes montrent la robustesse du marché de l’emploi français:

  • Taux d’emploi des 15-64 ans à 68,8 %, son plus haut taux depuis que l’Insee le mesure (1975) ;
  • Le halo du chômage recouvre 1,9 millions d’individus, soit 4,4 % des 15-64 ans ;
  • Les personnes en situation de sous-emploi parmi les personnes en emploi sont de 4,3 %, soit 1,6 point sous le niveau de 2019.

Insee, novembre 2024

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75
Q

Prévisions macroéconomiques pour la France

A

I. Après un PIB de +1,1 % en 2024 :

  • moyenne annuelle prévue à 0,7 % pour 2025 ;
  • 1,2 % en 2026 ;
  • 1,3 % en 2027.

II. A. Les salaires nominaux progresseraient plus que l’inflation, qui ralentirait avec la baisse des prix de l’énergie.

B. Le taux de chômage atteindrait un pic en moyenne annuelle à 7,8 % en 2025 et 2026.

III. A. L’impact des droits de douane américains sur l’économie française est difficile à anticiper :

  • l’exposition des exportations françaises de biens au marché américain (1,7 % du PIB français) ;
  • est inférieure à celle de l’UE dans son ensemble (2,8 % du PIB de l’UE).

B. L’impact sur l’économie française serait qualitativement semblable mais quantitativement plus faible.

C. En tout état de cause, l’impact d’une hausse des droits de douane sur les économies française et européenne reste très incertain, d’autant qu’il dépendra du calendrier, du champ et de l’ampleur retenus.

Projections macroéconomiques intermédiaires de la Banque de France, mars 2025

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76
Q

Niveau du SMIC français et comparaison européenne

A

I. A. Au 1er janvier 2025, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) français, porté à 1426,30 €

B. Il est :

  • égal à 63,9 % du salaire médian français ;
  • le montant du salaire médian était de 2 231 € en 2024 selon l’Insee ;
  • soit un des plus hauts niveau d’Europe de ce point de vue.

II. Cependant, en comparant le coût super-brut (cotisations sociales de l’employeur), le niveau du SMIC français n’est pas si élevé, en raison des politiques d’exonérations de cotisations sociales à ce niveau de salaire.

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77
Q

Niveau de l’assurance chômage française

A

I. L’assurance chômage française pourvoit une allocation :

  • Relativement longue, de 6 à 24 mois selon la durée de travail antérieure ;
  • avec un taux de remplacement de 67 % ;
  • Un plafond de remplacement de 7 700 €/mois.

II. Contre :

  • 6 mois au Royaume-Uni et 12 mois en Allemagne ;
  • Taux de remplacement de 54 % au Royaume-Uni ;
  • Plafond de remplacement de 3 000 € en Allemagne.
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78
Q

Taux de chômage structurel en France

A

Le FMI (2016) estimait le taux de chômage structurel français stable autour de 9 % depuis 2004.

⚠️ Pour autant, les niveaux de taux de chômage atteints après 2020 n’ont pas généré d’effets inflationnistes.

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79
Q

La courbe de Beveridge en France

A

La courbe de Beveridge en France se déforme et connaît une pentification lorsque le taux de chômage passe au-dessous de 7,5 %:

  • Entre le T1 2022 et le T3 2022, la hausse des emplois vacants ne s’accompagne pas d’une diminution du chômage (vers 7,5 %) ;
  • Or, cette pentification devrait intervenir à un niveau beaucoup plus faible du chômage (3-4 % aux États-Unis, en Allemagne ou au Royaume-Uni), signe de l’inefficacité du marché du travail français.

DG Trésor, Assurance-chômage contra-cyclique : pourquoi ?2023

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80
Q

Origine du terme « luddisme »

A

En 1810 :

L’anglais Ned Ludd organise une révolte des ouvriers du textile (« révolte des Luddites ») qui détruisent des machines à tisser qui viennent d’être inventées.

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81
Q

Densité de robots

A

I. En 2021, la densité de robots est de :

  • 194 robots/10 000 salariés en France ;
  • 371 robots/10 000 salariés en Allemagne.

II. En 2022, elles ont augmenté de + 13 % en France, un record, mais également un rattrapage.

Fédération internationale de robotique, 2023

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82
Q

Augmentation des métiers peu automatisables

A

I. L’augmentation des emplois peu automatisables s’explique par un recentrage de l’activité humaine sur des tâches nécessitant des interactions sociales, de la réactivité et de l’adaptation.

II. La transformation des métiers explique que l’industrie automobile allemande emploie :

  • 800 000 salariés en 2015 (autant que dix ans avant, 100 000 de plus que vingt ans auparavant) ;
  • alors qu’elle est la plus robotisée au monde.

III. En France, le développement des caisses automatiques dans la grande distribution française n’a réduit le nombre de caissiers que de 10 % en dix ans.

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83
Q

Origine sociale des livreurs

A

24 % des 179 000 livreurs de plateforme en activité au 1er janvier 2022 résident dans un quartier prioritaire de la ville.

Botton, 2022

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84
Q

Composante compétitivité du plan France relance

A

En septembre 2020, le plan France Relance de 100 Md€ consacre 34 Md€ au renforcement de la compétitivité de l’économie française:

  • 20 Md€/an baisse des impôts de production ;
  • Commandes militaires, soutien à l’export (aéronautique) ;
  • Programme d’investissement d’avenir : 11 Md€ sur 5 ans, dont 3,4 Md€ pour les secteurs destinés à la croissance verte.
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85
Q

Participations publiques de l’État

A

Le portefeuille de l’État, en 2023 :

  • concerne 85 entités (Areva, SNCF, RATP, La Poste, ADP) ;
  • regroupe 1,58 M de salariés pour les 19 plus importantes d’entre elles ;
  • a rapporté 2,3 Md€ de dividendes.

Agence des participations de l’État (APE), Rapport d’activité, 2023-2024

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86
Q

France 2030

A

I. I. Le plan d’investissement « France 2030 » est doté de 54 Md€ en 2022.

B. Il capitalise sur les acquis des Programmes d’investissements d’avenir.

II. Trois catégories d’objectifs :

  • « mieux produire » : par exemple, 1 Md€ pour des réacteurs nucléaires innovants, 5 Md€ pour la décarbonation de l’énergie ;
  • « mieux vivre » : par exemple 2,3 Md€ pour la production de biomédicaments, 1,5 Md€ pour une alimentation saine et durable ;
  • «mieux comprendre» : par exemple, 1,5 Md€ pour la R&D dans le domaine spatial.

III. Après 8,4 Md€ investis la première année, l’enjeu demeure son déploiement complet avec un suivi efficace.

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87
Q

Cotisations sociales : comparaison France/Danemark

A

En 2021 :

  • Danemark: cotisations sociales = 0,06 % du PIB ;
  • En France, elles représentent 32,7 % du PIB.
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88
Q

Dynamique de la propriété publique dans le monde

A

I. La valorisation du patrimoine public a décliné depuis 40 ans :

  • même en Chine où il représentait 70 % du patrimoine national en 1978 ;
  • contre 35 % aujourd’hui.

II. D’après KPMG (2014), entre 1988 et 2014, les recettes de privatisations au niveau mondial totalisaient près de 3 000Md$.

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89
Q

Évolution du taux moyen de TVA dans l’Union européenne.

A

Le taux moyen de TVA dans l’UE-28 est passé :

  • de 19,5 % en 2000 ;
  • à 21,5 % en 2016.
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90
Q

Évolution du taux d’IS

A

I. A. Le FMI (2019) s’est récemment inquiété de la tendance mondiale à la diminution du taux de l’IS sans égard au niveau de développement des pays.

B. L’institution y voit le signe d’une compétition fiscale internationale.

II. A. La réforme fiscale américaine (US Tax Cuts and Jobs Act) de 2018 s’inscrit dans ce contexte et réduit le taux d’IS de 35 % à 21 %.

C. L’Administration Biden a ramené en 2023 le taux d’IS à 28 %.

D. Trump a annoncé en 2025 se retirer de l’accord sur l’impôt minimum mondial des entreprises.

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91
Q

Réforme mondiale de la fiscalité des entreprises

A

I. En 2021, près de 140 pays signent un accord sur la réforme de la fiscalité internationale.

II. Directive (UE) du Conseil du 14 décembre 2022 visant à assurer un niveau minimum d’imposition mondial pour les grandes entreprises.

III. Un taux à l’IS minimal de 15 % doit être mis en place dans toute l’Union européenne pour une première application à partir de l’exercice 2024.

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92
Q

Les tranches d’imposition de l’IR en France

A

En France, pour 2025, l’art. 197 du code général des impôts fixe le barème suivant:

  • Aucun impôt jusqu’à 11 497 €;
  • 11 % pour la fraction suivante inférieure ou égale à 29 315 € ;
  • 30 % pour la fraction suivante inférieure ou égale à 83 823 € ;
  • 41 % pour la fraction suivante inférieure ou égale à 180 294 € ;
  • 45 % au-delà.

📚 En 1983, il y avait quatorze tranches et un taux maximal de 65 %.

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93
Q

Les bénéficiaires de l’évolution de la répartition des richesses mondiales

A

Selon la courbe éléphant, deux groupes mondiaux ont particulièrement vu leurs revenus augmenter entre 1988 et 2008 :

  • Les 30e à 70e centiles de revenus ;
  • Les 1 % les plus riches.

Branko Milanovic, 2012

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94
Q

Justification de la subvention publique

A

Si une externalité est positive, la puissance publique peut la subventionner :

Exemple du crédit impôt recherche créé par Jean-Pierre Chevènement, ministre de la recherche et de l’industrie, en 1983.

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95
Q

Réalité de la redistribution en France

A

En intégrant :

  • Du côté des prélèvements, la TVA et les droits d’accise ;
  • Les transferts sociaux en nature individualisable – santé, éducation – des prestations ;

Écart entre les déciles :

  • Ratio de 1 à 13 ;
  • Ratio de 1 à 7 après prise en compte des transferts monétaires, dont les retraites ;
  • Ratio de 1 à 3 après transferts en nature.

Insee, Réduction des inégalités: la redistribution est deux fois plus ample en intégrant les services publics, 2021

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96
Q

Régularisation de fraudeurs fiscaux

A

I. La circulaire « Cazeneuve » de 2013 a permis aux contribuables détenant des avoirs non déclarés à l’étranger de régulariser leurs relations avec l’administration fiscale :

  • En échange du paiement de 15 % de majoration et 1,5 % d’amende ;
  • Le double pour les fraudeurs « actifs ».

II. D’après la Cour des comptes (2017), les résultats ont été supérieurs aux attentes, entre 2014 à 2017 :

  • 32 Md€ d’avoirs régularisés ;
  • 8 Md€ de recettes encaissées.
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97
Q

Réforme de la fiscalité mondiale

A

I. Pilier Un de l’accord « GloBE » (« Global Anti-Base Erosion Rules ») :

Les entreprises multinationales au CA > 20 Md€ et à la rentabilité > 10 % → 25 % des bénéfices au-delà du seuil de 10 % réattribués aux juridictions du marché.

B. Pilier Deux :

  • Taux minimal d’IS de 15 % pour les multinationales dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 750 M€.
98
Q

Niveau de l’épargne française

A

Le capital financier des Français s’éleve à :

6 244 Md€ en 2023.

BdF, Épargne des ménages, 2024 - Q2

99
Q

Le Product Market Regulation

A

I. Indicateur synthétique de l’OCDE pour mesurer le niveau de réglementation des marchés de produits :

Le Product Market Regulation (PMR), fondé d’une part sur les distorsions liées à l’intervention étatique et d’autre part sur celles liées aux barrières à l’entrée. La note va de 0 à 6.

II. Dans l’avant-dernière version de l’étude, en 2018, en moyenne :

  • Pays OCDE = 1,4 ;
  • Non-OCDE = 2,3 ;

→ Les pays avancés ont des marchés de biens et services moins régulés que ceux des pays émergents.

100
Q

Failles de la lutte contre les abus de position dominante

A

I. Les sanctions interviennent trop tard, lorsque l’abus de position dominante a réduit durablement la concurrence sur le marché.

II. Par exemple, l’amende de 4,3 Md€ infligée à Google en 2018 concerne des pratiques d’abus de position dominante avec son logiciel Android qui remontent à 2011 et qui lui ont permis de dépasser 80 % de la part du marché mondial des smartphones au moment de l’amende.

IGF, 2019

101
Q

Réalisation d’un cygne vert

A

En l’état des politiques en place :

Le réchauffement global s’établirait entre 2,4 °C et 3,5 °C à l’horizon 2100, rendant de facto certaines régions inhabitables et entraînant des conséquences économiques (« cygne vert »).

GIEC, Sixième rapport, synthèse, mars 2023

102
Q

Le coût de l’inaction face au réchauffement climatique

A

Le coût de l’inaction face au réchauffement climatique se situe :

dans une fourchette de 3,6 % à 30 % du PIB mondial à l’horizon 2100.

DGT, Effets économiques du changement climatique, 2022

103
Q

Contributions nationales aux émissions de gaz à effet de serre

A

I. Trois pays représentent la moitié des émissions de gaz à effet de serre:

  1. La Chine : 30,1 % ;
  2. Les États-Unis : 11,3 % ;
  3. L’Inde : 7,8 %.

II. A. L’UE : 6,1 % des émissions.

B. La France : 0,7 %.

Base de données EDGAR

104
Q

Contribution des pays développés à l’aide à la lutte contre le réchauffement climatique

A

Les investissements verts des pays développés vers les pays en développement :

83,3 Md$ en 2020.

⚠️ Les pays développés peinent à atteindre l’objectif de 100 Md$ fixé par la COP 15 à Copenhague en 2009.

OCDE, 2022

105
Q

« Fit for 55 »

A

Paquet législatif proposé par la Commission en juillet 2021 contient diverses mesures réglementaires sectorielles visant à réduire de 55 % les émissions de GES d’ici 2030 :

  • Transports ;
  • Énergie ;
  • Construction de bâtiments ;
  • Sobriété énergétique : réduction de la consommation finale d’énergie au niveau de l’UE de 36 % d’ici 2030.
106
Q

Fiscalité environnementale française

A

I. En 2019, la fiscalité environnementale représentait :

  • en France : 2,3 % du PIB (56 Md€ de recettes) ;
  • contre 3,9 % au Danemark ;
  • 3,5 % en Italie.

II. Elle se compose à 83 % de taxes dont l’assiette repose sur les consommations d’énergie, dont :

  • 67 points pour la taxe intérieure de consommation des produits énergétiquesTICPE (30 Md€), et la Contribution au service public de l’électricitéCSPE ;
  • Le deuxième poste relève de la fiscalité des transports (12 points de % des recettes) ;
  • Le dernier poste principal est celui de la taxe sur les pollutions émises (4 points de %), dont la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP).
107
Q

Validation empirique de la théorie des avantages comparatifs

A

Comparaison des structures productives de la Chine et de l’Allemagne :

  • En 1994, productivité d’un travailleur chinois était de 5 % de celle d’un travailleur allemand en moyenne ; de 20 % en particulier dans le secteur de l’habillement ;
  • En se spécialisant dans le secteur de l’habillement, la Chine a abouti à une production neuf fois plus importante que celle de l’Allemagne dans ce domaine.

Rouen et Manyin, 2002

108
Q

Le PIB français

A

I. En 2024 :

  • Il s’établissait à 2 917 Md€ ;
  • En volume, il a donc augmenté de 1,1 % ;

II. Après une croissance de :

  • 1,1 % en 2023 ;
  • 2,6 % en 2022, mais avec fort effet d’acquis fin 2021 (2,4 %), tandis que tout au long de l’année 2022, la croissance avait été faible.

Insee, Informations rapides, janvier 2025

109
Q

Les États-Unis dans le commerce mondial

A

Le taux d’ouverture américain est passé :

  • De 31 % du PIB en 2014 ;
  • À moins de 25 % de son en 2023.
110
Q

Hyperinflation en Allemagne

A

I. En Allemagne :

  • En janvier 1921, un quotidien valait 0,3 marks ;
  • En novembre 1922, il valait 70 millions de marks.

II. Durant ce temps :

  • Les prix étaient multipliés par 2,3 chaque mois ;
  • La quantité de monnaie émise augmentait dans les mêmes proportions chaque mois.
111
Q

Hyperinflation en Argentine

A

En Argentine :

  • De mars 1989 à mars 1990 ;
  • Les prix ont augmenté de 20 266 %.
112
Q

Hyperinflation au Zimbabwe

A

Au Zimbabwe :

  • En juillet 2008, un billet de 100 milliards de dollars zimbabwéens permettait d’acheter une miche de pain ;
  • En janvier 2009 des billets de 10, 20, 50 et 100 mille milliards de dollars zimbabwéens ont été émis ;
  • Finalement, la monnaie a été abandonnée en avril 2009 pour lui substituer le recours aux devises étrangères.
113
Q

La croissance américaine

A

I. Le taux de croissance annuel du PIB américain a été en moyenne de 2 % entre 1891 et 2007.

II. Selon l’auteur, il devrait désormais s’élever à 1,3 % par an.

📚 Sauf en 2016, avec un plancher de 1,3 %, cette prévision a été démentie au moins jusqu’en 2020, où l’économie a connu une récession de -3,5 %.

Puis, rebond :

  • En 2021 : 5,8 % ;
  • En 2022 : 1,9 % ;
  • En 2023 : 2,5 %.

Gordon, “The Demise of U.S. Economic Growth”, 2014

114
Q

Les différences de taux de prélèvements des impôts dans le monde

A

I. Les pays à bas revenus collectent généralement en imposition entre 10 et 20 % de PIB.

II. La moyenne des pays à forts revenus est supérieure à 40 %.

Besley et Persson, 2014

115
Q

Exemple d’impôt incitatif efficace

A

I. En 2002, l’Irlande a introduit une taxe élevée sur les sacs plastiques :

0,15 € par sac.

II. En un an :

  • La consommation de ces sacs a chuté de 90 % ;
  • Pour un coût d’administration correspondant à seulement 3 % des recettes : la taxe se superposait à des prélèvements déjà existants.

Ferreira, Convery et McDonnell, 2007

116
Q

Variations des taux d’emploi dans le monde

A

En 2023 :

  • Japon : 78,9 % ;
  • Allemagne : 77,5 % ;
  • États-Unis : 72,0 % ;
  • UE27 : 70,4 % ;
  • France : 68,8 % (Insee, mars 2025) ;
  • Afrique du Sud : 40,1 %.

Taux d’emploi : nombre de personnes en emploi à la population totale
Données OCDE

117
Q

Évolution du secteur agricole en France

A
  • En 1900 : 44 % de la population active.
  • À la fin des années 1990 : 4,5 %.
  • En 2012 : 2,8 %.
  • En 2021 : 2,1 %.
118
Q

Évolution de la part de l’emploi dans l’industrie en France

A

I. En 1900 : 31 % en y incluant la construction.

II. Déclin depuis le premier choc pétrolier :

  • En 1978 : 36 % des personnes en emploi.
  • En 2012 : 22 %.
  • En 2019 : 17,7 % dont 11,2 % (industrie) et 6,5 % (construction).
119
Q

Évolution de la part de l’emploi dans les services en France

A
  • En 1900 : 25 % de la population active.
  • À la fin des années 1990 : 70 %.
  • En 2012 : 75 %.
  • En 2021 : 80,0 %.
120
Q

L’évolution des secteurs d’activité en France depuis plus d’un demi-siècle

A

I. A. En France, de 1949 à 1974 :

  • Le PIB en volume a progressé de + 5,4 % en moyenne annuelle ;
  • Porté pour l’essentiel par les activités industrielles et de construction d’une part, les services principalement marchands d’autre part.

B. Après la crise pétrolière :

  • La croissance a ralenti à un rythme de 2,2 % annuel ;
  • Elle repose désormais essentiellement sur les services marchands :
  1. La part des services marchands dans la valeur ajoutée totale de l’économie est passée de 34 % en 1949 à 56 % en 2008 ;
  2. Tandis que la part des services non marchands est passée de 12 % à 21 % ;
  3. À l’inverse, le poids de l’industrie a diminué de 27 % en 1949 à 14 % en 2008 ;
  4. Celui de l’agriculture a fondu dans le même temps de 21 % à 2 %.

II. De 1974 à 2008 :

  • Les effectifs de l’emploi industriel en France ont diminué en moyenne chaque année de 1,5 % ;
  • Ceux de l’emploi dans les services ont augmenté de 1,5 à 2 %.

Insee, Bouvier et Pilarski, Soixante ans d’économie française : des mutations structurelles profondes, 2008

121
Q

Le halo du chômage

A

I. En 2023, le halo autour du chômage se compose de personnes sans emploi qui :

  • soit ont recherché un emploi, mais ne sont pas disponibles pour travailler (composante 1) : 513 000 personnes ;
  • soit souhaitent un emploi et sont disponibles pour travailler mais n’ont pas recherché d’emploi (composante 2) : 694 000 personnes ;
  • soit souhaitent un emploi mais ne sont pas disponibles pour travailler et n’ont pas recherché d’emploi (composante 3) : 743 000 personnes.

II. En moyenne en 2023, appartiennent au halo du chômage :

  • 4,6 % des personnes âgées de 15 à 64 ans ;
  • Soit 2,0 M de personnes.

Insee, Emploi, chômage, revenus du travail, 2024

122
Q

Le salaire en tant que revenu

A

Le salaire est la principale source de revenus dans les pays développés :

en moyenne 70 à 80 % des revenus totaux avant impôts et après transferts dans les ménages dont au moins une personne est en âge de travailler.

OIT, Rapport mondial sur les salaires 2014-2015, 2014

123
Q

Provenance de l’augmentation des inégalités en termes de revenus aux États-Unis

A

I. A. Aux États-Unis, en 1970, le top 1 % des individus les plus riches en termes de revenus percevaient 8 % des revenus totaux.

B. En 2010, ils percevaient 17 %.

II. Cette augmentation de 9 points dans la part du revenu des 1 % les plus riches provenait, sur cette même période :

  • À 68 % d’une hausse des inégalités dans les revenus du travail ;
  • À 32 % d’une hausse des inégalités dans les revenus du capital ;
  • À 0 % d’un déplacement des revenus du travail vers ceux du capital.

Furman et Orszag, 2015

124
Q

Évolution, au sein de l’Union européenne, de la proportion de la population en âge de travailler dotée seulement d’un niveau d’éducation collège ou inférieur

A

Elle a été réduite :

  • De 39 % en 2000 ;
  • À 25 % en 2019.

Eurostat

125
Q

Évolution, au sein de l’Union européenne, de la proportion de la population en âge de travailler possédant un diplôme du supérieur

A

Elle est passée :

  • De 16 % en 2000 ;
  • À 30 % en 2019.

Eurostat

126
Q

Un facteur positif d’évolution de la croissance sur longue période aux États-Unis

A

Une meilleure distribution de l’emploi aux États-Unis entre 1960 et 2010 :

  • Accès des femmes et des minorités aux emplois de responsabilité ;
  • A été à l’origine de 20 à 40 % de la croissance du PIB par tête.

Hsieh et al., 2019

127
Q

Relations discriminations-croissance en France

A

I. La composante inexpliquée des écarts salariaux entre hommes et femmes était de l’ordre de 12 %.

📚 En 2022, elle ne serait plus que de 4,3 % (Insee, Godet, 2024).

II. Le gain économique potentiel d’élimination des discriminations (sexe, origine, etc.), selon les scénarios, irait, en points de PIB supplémentaire :

  • De 3,6 % : simple élimination des écarts de salaires ;
  • À 14 % : en y ajoutant une convergence des heures travaillées, des taux d’emploi et d’accès aux postes élevés, et l’alignement des taux d’éducation.

France Stratégie, « Le coût économique des discriminations », 2016

128
Q

Les niveaux de NEET dans l’OCDE

A

Neither in Education nor in Employment or Training.

Le terme désigne les jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation. Plusieurs groupes sont possibles (15-19 ans, 20-24 ans, 25-29 ans).

En 2022, parmi les 20-24 ans :

  • 8,9 % en Allemagne ;
  • 14,3 % pour la moyenne de l’OCDE ;
  • 16,7 % en France ;
  • 60,1 % en Afrique du Sud.

Données OCDE

129
Q

L’emploi des jeunes en Allemagne

A

I. L’Allemagne est le seul pays européen où :

  • La proportion de jeunes ni en emploi ni en formation est restée basse de manière continue de 2003 à 2015 ;
  • Y compris durant la grande récession.

II. Cette performance s’explique :

  • Par un système de formation efficace ;
  • De façon plus débattue, par les réformes Hartz du marché du travail de 2003-2005.

III. En 2022, le NEET des 20-24 ans était de 8,9 %.

130
Q

Le renouvellement des emplois en France à la fin du XXe siècle

A

I. Entre 1987 et 1990, en France :

  • Une création d’emploi annuelle résultait de trois embauches et de deux licenciements ;
  • Une destruction d’emploi annuelle résultait d’une embauche et de deux licenciements.

II. Quand un établissement diminue le nombre de ses salariés, il opère :

  • En réduisant les embauches ;
  • Plutôt qu’en augmentant les licenciements.

III. A. Deux tiers des emplois se font à durée déterminée.

B. Le non renouvellement de ces emplois à durée déterminée représente la moitié des licenciements.

Abowd, Corbel et Kramarz, 1999

131
Q

Un lien concurrence-emploi

A

I. En France, l’implantation des grandes surfaces est soumise à autorisation administrative depuis la loi Royer de 1973.

II. Entre 1975 et 1998 :

  • Les créations d’emploi ont été significativement plus faibles dans les départements français où l’installation de nouvelles grandes surfaces a été la plus découragée ;
  • La perte d’emploi est évaluée à 1 300 par an sur la période.

Bertrand et Kramarz, 2002

132
Q

Les crédits budgétaires consacrés aux politiques de l’emploi dans l’OCDE

A

En 2021, en % de PIB :

0,24 % au Mexique ;

0,24 % aux États-Unis ;

3,07 % au Danemark ;

3,3 % en France.

⚠️ Ces chiffres n’incluent cependant pas les dépenses dites générales, comme les allégements de cotisations sociales ou les incitations fiscales à l’activité.

Données OCDE

133
Q

Les crédits budgétaires consacrés aux politiques de l’emploi en France

A

En 2022, la France a consacré :

  • 87,7 Md€, soit 3,3 % du PIB, aux dépenses de politiques de l’emploi proprement dites : baisses de cotisations sur les bas salaires, subventions directes à l’embauche ;
  • 84,4 Md€, soit 3,2 % du PIB, aux dépenses de politiques ciblées : assurance chômage, formation, incitation à l’activité (prime d’activité, aide à la création ou à la reprise d’entreprise - ACRE) ;
  • 6,5 Md€, soit 0,2 % du PIB, pour le service public de l’emploi.

Ce qui porte l’ensemble des ressources consacrées à l’emploi à :

  • 178,7 Md€ (6,8 % du PIB) en 2022 ;
  • Contre 104 Md€ (4,9 % du PIB) en 2014.

Dares, 2024

134
Q

I. Évolution du nombre des contrats aidés dans le secteur non-marchand en France ;

II. Nombre en 2017 en incluant le secteur marchand ;

III. Entrées en contrats aidés en 2022 en incluant le secteur marchand.

A

I. 500 000 au début des années 2000 ;

Ramené à < 200 000 en 2008.

II. Puis mouvement inverse, jusqu’à s’établir à 250 000 au printemps 2017.

II. En 900 000.

III. 127 500.

135
Q

Typologie du marché du travail de l’Union européenne

A

II. En 2023 :

  • Population totale : 448,4 M ;
  • Population en âge de travailler W (15-64 ans) :

Taux d’activité L/W : 75,0 %.

Taux d’emploi E/W : 70,4 %.

📚 En août 2024, 13 M de personnes étaient au chômage dans l’Union, soit 5,9 % de la population active.

Insee, Emploi, chômage, revenus du travail, 2024

136
Q

Nombre de pays de l’OCDE ayant un salaire minimum

A

I. Aujourd’hui, 30 pays sur 38.

II. L’Allemagne ne l’a introduit qu’en 2015.

137
Q

Exemple d’incidence des tarifs douaniers

A

I. En 1990, les droits de douane sur les importations de jus d’orange était de 20 % en équivalent ad valorem aux États-Unis.

II. Ils aboutissaient à une perte sociale estimée pour les consommateurs américains :

  • De 70 M$ ;
  • Soit 13 % de la consommation de jus d’orange.

Hufbauer et Elliott, 1994

138
Q

L’incidence directe sur les salaires de l’impôt sur les sociétés

A

I. Les salaires supportent plus de la moitié de la charge fiscale pesant sur les entreprises au titre de l’impôt sur les sociétés.

II. Dans cette étude empirique portant sur 55 000 entreprises dans neuf pays européens sur la période 1996 à 2003 :

  • Une augmentation de l’impôt sur les sociétés de 1 $ se traduisait par une baisse des salaires de 0,49 $ ;
  • À long terme, cette augmentation pouvait même dépasser 100 %.

📚 Ceci s’explique par la plus grande rigidité des investissements en capital physique :

En cas de hausse de la fiscalité, une entreprise doit réduire son stock de capital, entraînant une diminution de la productivité du travail et donc une réduction des salaires ou, lorsque les salaires sont au plancher du salaire minimum, de l’emploi.

Arulampalam et al., 2012

139
Q

La TVA

A

I. Introduite en France en 1954 à l’initiative de Maurice Lauré.

II. En 2019, plus de 160 pays l’avaient adopté, avec des taux de 5 à 27 %.

III. Obligatoire pour adhérer à l’UE, dans laquelle le taux normal est de 20 %.

⚠️ Une vingtaine de pays (dont les États-Unis et l’Inde) ont préféré un système de taxe sur les ventes payées seulement par le consommateur final.

140
Q

Augmentation de recettes fiscales suivant une baisse de taux

A

I. La réforme russe de l’impôt sur le revenu en 2001 a entraîné une forte baisse du taux marginal supérieur de l’impôt :

Passage de 30 % à 13 %.

II. En parallèle, il s’est pourtant produit une augmentation de 25 % des recettes fiscales en termes réels.

⚠️ Cependant, la hausse des recettes n’est pas forcément venue d’un effet Laffer car, dans le même temps, un contrôle plus strict de cet impôt avait été mis en place

Ivanova et al., 2005

141
Q

Exemple d’évasion fiscale

A

I. En 2013, plus de 60 % des dépôts en Suisse étaient détenus par des non-résidents « appartenant » :

  • Aux îles Vierges ;
  • À Jersey ;
  • Et au Panama.

II. Cette situation conduisait à une perte de recettes fiscales la même année :

  • De 190 Md$ au niveau mondial ;
  • De 75 Md$ pour l’Europe.

Zucman, 2014

142
Q

Taux de pression fiscale dans l’OCDE

A

En 2022 :

  • 46,1 % pour la France (premier rang) ;
  • 34,0 % pour la moyenne OCDE ;
  • 20,8 % en Irlande (dernier rang UE) ;
  • 16,9 % pour le Mexique (dernier rang OCDE).

OCDE, 2024

143
Q

Commission européenne,VAT Gap Report, 2024

A

I. En 2022, auraient manqué dans la collecte de la TVA au sein de l’Union européenne, avec de fortes disparités :

  • 89,2 Md€, soit 7,0 % de l’impôt collecté ;
  • 30,6 % en Roumanie ;
  • 6,0 % en France ;
  • 1,3 % au Portugal.

II. Ce chiffre est en baisse en tendance longue depuis 2013, où il avait atteint :

168 Md€, soit près de 15 %.

📚 Outre la fraude, une part repose sur les entreprises en difficulté ou en faillite et incapables de rembourser la TVA collectées.

144
Q

Le renouvellement des emplois en France au XXIe siècle

A

Étude portant sur la décennie 2010

I. A. En 2020, les entreprises marchandes (hors agriculture) établies en France emploient 500 000 travailleurs salariés (hors intérim) de plus qu’en 2008.

B. Chaque année :

  • 1,42 million d’emplois (9,2 % de l’emploi total) sont créés ;
  • 1,36 million sont détruits (9,0 %.

C. Créations et de disparitions d’établissements + évolution des effectifs dans les unités existantes.

II. Les petites et moyennes entreprises (PME), et surtout les microentreprises :

Créent et détruisent plus d’emplois que les entreprises de plus grande taille.

III. A. Les créations d’emplois des microentreprises sont, en particulier, stimulées par l’essor de jeunes entreprises.

B. Les microentreprises sont 37 % à ne pas survivre au-delà de cinq ans dans les cohortes 2008 à 2016.

Insee, 2023

145
Q

Effets sur l’emploi de la réforme des retraites de 2010

A

I. La réforme des retraites de 2010 en France a procédé à :

  • Un relèvement de 2 ans de l’âge d’ouverture des droits (de 60 à 62 ans) ;
  • En seulement 5 ans.

II. Elle entraîné à court terme une hausse du taux d’activité des personnes de 60 ans :

  • +23 points ;
  • Répartie en 2/3 d’emploi et 1/3 de chômage.

Dubois et Koubi, 2016

146
Q

Exemple de trappe à chômage

A

I. A. Comparaison dans dix villes françaises, au début des années 2000 :

  • Du revenu net d’un ménage payé au SMIC ;
  • Et des transferts sociaux dont il bénéficiait s’il ne travaillait pas.

B. Étaient pris en compte :

  • Les transferts locaux : logement, restaurant scolaire, crèche, etc. ;
  • Les transferts nationaux : revenu minimum d’insertion, allocation sous conditions de ressources.

II. A. Dans le cas d’un couple avec deux enfants :

  • Le cumul des aides nationales et locales aboutissait à un revenu net de 19 200 € par an pour un ménage sans revenus d’activité ;
  • Pour obtenir par le travail un revenu identique, en tenant compte de la dégressivité des aides, ce ménage aurait dû dégager un revenu d’activité de 15 550 €, équivalent à 44,5 heures par semaine au SMIC.

B. Prendre un emploi à temps plein au smic entraînait pour le couple un revenu inférieur aux revenus de transfert au chômage.

Anne et L’Horty, 2002

147
Q

Relation entre emploi exposé et abrité

A

I. Quelle que soit la cause de leur disparition ou de leur création :

Les activités exposées jouent fortement sur l’évolution de l’emploi local.

II Les coefficients estimés supposent que, entre 1995 et 2007 :

  • Chaque emploi détruit en France, dans le secteur manufacturier, par les délocalisations en Chine ;
  • A induit la destruction de 1,5 emploi supplémentaire au niveau local.

III. Les bassins d’emploi locaux portent très longtemps la trace des sinistres industriels.

IV. Par conséquent :

  • L’emploi exposé exerce un effet d’entraînement sur l’emploi abrité ;
  • La relation opposée n’est pas observée.

Malgouyres, 2016

148
Q

Exemple de relation durée d’indemnisation du chômage/persistance du chômage

A

I. Le système d’indemnisation en vigueur avant 1992 en France :

  • Comprenait un seul palier, faisant décroître fortement l’indemnisation après 14 mois de chômage ;
  • Incitait très significativement à la reprise d’emploi à l’approche de cette date butoir ;
  • D’autant plus que le salaire antérieur était élevé.

II. Le passage à une dégressivité par paliers :

  • A éliminé cet effet et lissé les sorties du chômage ;
  • Augmentant les chances d’y rester.

Dormont, Fougère et Prieto, 2001

149
Q

Évolution historique de la croissance mondiale par habitant

A

I. De la Préhistoire à la fin du Moyen-Âge :

Le revenu moyen dans le monde fluctue autour de 450 $ (2007) par habitant et par an.

II. Entre 1 400 et 1 800 :

Il passe à 650 $ annuels.

III. Décollant avec la révolution industrielle, à la veille de la première guerre mondiale :

Il dépasse les 1 500 $.

IV. En 2003 :

Il atteint 6 500 $.

V. D’après les projections de l’auteur, en 2030 :

Il atteindrait à 11 700 $ en 2030.

Maddison, 2007

150
Q

« la mesure de notre ignorance »

A

I. Le doublement de la productivité du travail aux États-Unis de 1909 à 1949 s’explique :

  • Aux 7/8e par l’amélioration de la productivité globale des facteurs (PGF) ;
  • Le 1/8e restant par l’augmentation de l’intensité capitalistique.

Solow, 1956

151
Q

Effets des inégalités sur la croissance

A

I. Une augmentation de 1 point du Gini (sur 100) :

Réduit de 7 % la durée moyenne anticipée des épisodes de croissance.

II. _Une augmentation de 5 points du Gini _ :

Réduit le taux de croissance moyen annuel d’un demi-point de pourcentage.

III. Sauf dans les cas extrêmes :

Les politiques de redistribution n’ont pas d’effet négatif sur la croissance.

Ostry et al., 2014

152
Q

Relation entre éducation et croissance

A

Une année supplémentaire d’éducation élève le taux de croissance de moyen terme, toutes choses égales par ailleurs, de 0,44 point de pourcentage.

Barro, 2001

153
Q

Relation entre éducation et PGF

A

I. A. L’enseignement supérieur a un effet sur la croissance dans les pays proches de la frontière technologique.

B. alors qu’il n’affecte pas la croissance dans les pays qui en sont éloignés.

II. Une augmentation d’un point de pourcentage dans la proportion de diplômés du supérieur dans la population active :

Augmente la croissance de la PGF de moyen terme d’environ 0,1 point de pourcentage (ce qui est élevé).

Aghion et al., 2009

154
Q

Loi du 24 décembre 2020 de programmation pour la recherche pour les années 2021 à 2030

A

I. Les dépenses intérieures de recherche et développement (R&D) rapportées au PIB s’élevaient à, en 2017_ :

  • 2,2 % en France
  • 2,8 % aux États-Unis
  • 4,55 % en Corée du Sud
  • 2,4 % dans l’OCDE.

II. La loi fixe l’objectif de porter :

  • Les dépenses intérieures de recherche et développement des administrations et des entreprises à au moins 3 % du produit intérieur brut annuel ;
  • Les dépenses intérieures de recherche et développement des administrations à au moins 1 % du produit intérieur brut annuel au cours de la décennie suivante.
155
Q

Gaulier et al., 2008

A

I. Le degré de tarification au marché varie beaucoup d’un pays à l’autre et d’un secteur à l’autre :

  • Il est faible pour les grandes nations exportatrices (États-Unis, Allemagne, Chine) ;
  • Il est plus important pour les produits manufacturés comme l’alimentation, l’habillement, les armes à feu, les produits chimiques ou optiques.

II. En moyenne, sur l’ensemble des pays et des produits :

  • une dépréciation de 10 % entraîne ;
  • une hausse des prix en monnaie nationale d’environ 2 %.
156
Q

La tarification au marché en zone euro

A

Libeller les échanges en euro des importations tend à réduire le degré de tarification au marché :

  • Une hausse de 10 points de pourcentage de la facturation en euro des importations en provenance des pays hors zone euro ;
  • Réduit le poids des répercussions de taux de change sur les prix à l’importation de près de 7 points de pourcentage.

Gräb et Lafarguette, 2015

157
Q

Relation constatée empiriquement entre taux de change et exportations

A

En moyenne sur un échantillon de 60 pays sur la période 1980-2014 :

  • Une dépréciation de 10 % du taux de change réel ;
  • Entraîne une hausse des exportations nettes de 1,5 % du PIB.

⚠️ Cependant, il existe une très grande hétérogénéité entre les pays.

FMI, 2015, “Exchange rates and trade flows : disconnected ?”

158
Q

Le processus budgétaire américain

A

Premier lundi de février : soumission au Congrès de la proposition de budget du Président.

Avril : les comités budgétaires de la Chambre des représentants et le Sénat adoptent chacun un premier texte de résolution reprenant ou non la proposition présidentielle.

Ensuite, les dépenses obligatoires ne nécessitent pas l’approbation du Congrès en exercice. Les dépenses discrétionnaires nécessitent une loi de crédit.

Les textes sont ensuite votés par les deux chambres et les différences aplanies au cours d’une conférence.

Le budget doit être promulgué au plus tard le 1er octobre, à défaut le Congrès doit passer en continu des résolution pour financer le gouvernement à court terme et éviter la paralysie de l’administration (comme en 2013).

Le processus prend donc huit mois, et parfois plus (onze en 2013, avec une adoption en décembre).

159
Q

La main-d’œuvre potentielle supplémentaire

A

📚 Les personnes non actives, qui ne satisfont pas les trois critères du BIT pour être comptées comme chômeurs, mais qui souhaiteraient travailler.

Par exemple, Eurostat identifie en 2023 27,1 M de personnes âgées de 15 à 74 ans dans l’UE, représentant environ 12 % de la population active élargie.

Eurostat, 2024

160
Q

Écarts salariaux hommes femmes dans les pays développés

A

Dans l’OCDE, en 2021, en part du salaire médian des hommes :

31,1 % en Corée du Sud ;

14,2 % en Allemagne ;

14,1 % en France ;

11,9 % en moyenne dans l’OCDE ;

1,2 % en Belgique.

OCDE

161
Q

Relation hausse du salaire minimum-emploi aux États-Unis

A

Les hausses du salaire minimum aux États-Unis se sont faites sans dommage pour l’emploi.

⚠️ Mais, tandis qu’en 2010 :

  • En France, le smic net était à 60 % du salaire médian ;
  • Il était à 40 % aux États-Unis.

📚 Au 1er janvier 2025, le smic net :

  • Est à 1426,30 € ;
  • Soit 63,9 % du salaire médian français dans son dernier montant connu (2 231 € en 2024 selon l’Insee), le plus haut niveau d’Europe.

Dube, Lester et Reich, 2010

162
Q

Relation allègements de cotisations sociales-emploi

A

I. Les allégements de cotisations sociales antérieures à 1997 :

  • Ont accru l’emploi de 200 000 à 400 000 unités ;
  • Pour un coût net par emploi de l’ordre de 8 000 à 28 000 €.

II. Ce type de mesure entraîne un « effet de substitution et d’assiette » :

  • La baisse du coût relatif du travail par rapport au capital ;
  • Conduit à une nouvelle combinaison des facteurs de production favorable à l’emploi.

Nouveau et Ourliac, 2012

163
Q

Coût de la protection des emplois par le protectionnisme

A

Les coûts nets en bien-être pour préserver les emplois aux États-Unis par des politiques commerciales protectionnistes sont extrêmement élevés :

  • En moyenne 54 000 dollars par emploi protégé, ce qui est bien supérieur au coût moyen d’un travailleur ;
  • Concernant la perte brute des consommateurs , le prix moyen par emploi protégé était estimé au coût de 170 000 dollars par emploi protégé.

Hufbauer et Elliott, 1994

164
Q

Relation cotisations sociales-emploi qualifié

A

I. Des allégements de cotisations sociales sur le travail qualifié seraient plus favorables à l’emploi que ceux sur le travail non qualifié.

II. Cette thèse, qui est répandue dans les milieux industriels, met en avant un effet de compétitivité.

📚 Ce fut l’argument principal sous-tendant l’extension en 2016 du Pacte de responsabilité et de solidarité :

  • Au-delà de 1,6 SMIC et jusqu’à 3,5 SMIC ;
  • Dont le fondement se trouvait dans le rapport Gallois.

Koléda, 2015

165
Q

Projection de la relation emploi-automatisation

A

I. Les théories néo-luddites les plus alarmistes tablent sur la disparition d’un emploi sur deux dans les vingt prochaines années.

II. L’industrie allemande, qui est une des plus robotisées au monde, employait en 2016 100 000 salariés de plus que vingt ans auparavant.

III. En adoptant une approche par compétences requises, seuls 15 % des emplois français sont susceptibles de faire l’objet d’une automatisation :

  • 25 % des emplois dans l’industrie ;
  • 13 % dans les services.

Le Ru, 2016

166
Q

Relation salaire minimum-chômage

A

Sur la période 1990-1998, une hausse de 1 % du salaire minimum en France, induisait une augmentation de 1,5 points de la probabilité de perte d’emploi des salariés directement concernés.

Les salariés au smic ne représentaient alors qu’entre 3 et 4 % de l’ensemble des personnes en emploi.

⚠️ En 2023, 17,3 % des salariés.

Kramarz et Philippon, 2000

167
Q

Bilan de la relation emploi-automatisation

A

I. Le secteur agricole américain employait :

  • en 1900, 41 % de la main-d’œuvre américaine ;
  • en 2000, 2 %.

II. Pour autant, depuis la crise des Luddites, les deux derniers siècles d’automatisation n’ont pas empêché le taux d’activité de croître :

Avec en outre l’entrée des femmes sur le marché du travail.

Autor, 2015

168
Q

L’innovation dans l’enseignement supérieur français

A

Classement Shangai 2023 :

  • 4 universités françaises dans le top 100 ;
  • Université Paris-Saclay classée 16e ; première hors universités états-uniennes ou britanniques.
169
Q

Tentative de courbe de Laffer

A

Entre 1980 et 1984 :

  • L’administration Reagan diminua le taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques de 9 % ;
  • Alors que dans le même temps, ces revenus augmentaient de 4 %, la recette totale de cet impôt diminua.

📚 Idée que « trop d’impôt tue l’impôt » déjà exprimée par A. Smith (1776) ou par J.-B. Say (1821).

170
Q

Le niveau de vie moyen des Français par déciles

A

I. En 2022 :

< 1er décile (A) : 9 570 €/an

Entre le 5e et le 6e décile : 25 720 €/an

> 9e décile (B) : 68 560 €/an

II. Rapport (B)/(A) : 7,2

En 2019, il était de 6,9

Insee, 2024

171
Q

Les pays membres de la zone euro (historique)

A

I. Pays membres de la zone euro (« euroland ») depuis *1999**_ :

Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande, France, Espagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal.

II. Puis :

  • 2001 : Grèce ;
  • 2007 : Slovénie ;
  • 2008 : Chypre et Malte ;
  • 2009 : Slovaquie ;
  • 2011 : Estonie ;
  • 2014 : Lettonie ;
  • 2015 : Lituanie.
  • 2023 : Croatie.
172
Q

Secteurs exposés et abrités

A

I. Un secteur est considéré comme exposé à la concurrence internationale si le ratio des échanges (exportations + importations) à la valeur ajoutée brute aux prix courants est au moins égal à 20 % ; sinon le secteur, est abrité (Piton, 2015).

II. A. Ce degré d’ouverture peut varier dans le temps.

B. Ainsi, dans la zone euro, de 2000 à 2012 les activités de finance et d’assurance ont vu leurs taux d’ouverture croître de manière importante, profitant des évolutions technologiques et de l’intégration monétaire.

III. En 2022 (CEPII, 2024), en zone euro :

  • Le pays ayant le plus fort taux d’ouverture est l’Irlande (100 %) ;
  • Le plus faible est l’Italie (37 %).
173
Q

Absence de référence théorique ou pratique sur le caractère excessif de la dette

A

I. La France de 1789 a connu un drame avec un endettement de 80 % de son PIB.

II. Les États-Unis ont dépassé 100 % en 2011.

III. Dette publique moyenne en 2023 (Eurostat, 2024) :

  • Grèce : 161,1 % ;
  • France : 110,6 % ;
  • UE-27 : 90,1 % ;
  • Allemagne : 63,6 %.
174
Q

L’augmentation du loisir en France sur longue période

A

La réduction du temps de travail s’est réalisée :

  • Dans la réduction du temps hebdomadaire : de 57 heures en 1900 à 35 heures en 2002 ;
  • Dans la réduction de la part relative des années de travail dans la vie de chacun.

→ Le progrès technique a été converti non seulement en pouvoir d’achat, mais en loisirs.

175
Q

Évolution du traitement des parlementaires britanniques

A

I. En 1911, les membres du Parlement reçoivent une indemnité pour la première fois, à hauteur de 400 £.

II. En 2022, cette indemnité s’élevait à près de 84 000 £.

176
Q

Relation croissance-inflation

A

I. Un supplément d’inflation de 10 points induit entre 0,3 et 0,4 point de perte de croissance :

Ce résultat est surtout vrai pour les inflations élevées.

II. Le passage de 2 à 3 % d’inflation ne semble pas affecter la croissance du PIB de long terme.

Barro, 1995

177
Q

Taux d’inflation idéal

A

Conseil, pour les pays développés, d’une inflation comprise dans une marge de 1,5 à 4 % par an.

Akerlof, Dickens et Perry, 2000

178
Q

La difficulté à mesurer l’inflation

A

I. Selon les études, les chiffres officiels surestiment l’inflation (effet Boskin*, 1995) :

  • Lebow et Rudd, 2001 : aux États-Unis, surestimation de l’inflation de 0,6 point de pourcentage ;
  • Lequiller, 1997 : 0,1 à 0,25 point en France ;
  • Shiratsuka, 1999 : au Japon, sur plusieurs années, l’auteur l’évalue à 0,9 point.

II. L’inflation « ressentie » peut être supérieure à l’inflation réelle :

  • Les consommateurs tendent à surpondérer la variation des prix des biens qu’ils achètent le plus souvent ;
  • Par exemple, lors du passage à l’euro, les prix sur les produits frais ou la restauration ont augmenté entre 2001 et 2002 du fait des changements d’arrondis.
179
Q

Évolution de la capitalisation de la place boursière de Londres au cours du XIXe siècle

A

I. En 1860, la moitié de la capitalisation de la place de Londres était constituée d’obligations d’État.

II. En 1914, les obligations d’État représentaient moins de 5 % de cette capitalisation.

The Economist, 1999

180
Q

Relation augmentation du crédit au secteur privé-croissance

A

I. L’effet marginal sur la croissance du crédit au secteur privé devient négatif au-delà de 110 % du PIB, un niveau globalement atteint au début des années 1990.

II. À des niveaux moins avancés de développement économique, l’effet marginal de l’accroissement du crédit doit être positif.

Arcand et al., 2012

181
Q

Relation profondeur du secteur financier-volatilité de la croissance

A

L’accroissement de la profondeur du secteur financier, calculée par le ratio du crédit au secteur privé par rapport au PIB :

  • Réduit la volatilité de la croissance jusqu’aux environs de 80 à 100 % du PIB ;
  • Au-delà, augmente la volatilité de la croissance, voire la volatilité macro-économique.

Easterly, Islam et Stiglitz, “Explaining Growth Volatility”, 2000

182
Q

Structures du financement des entreprises dans les pays avancés

A

I. Aux États-Unis et en Angleterre, 80 % des ménages et des entreprises se financent :

  • Directement sur le marché ;
  • 20 % à travers les banques.

II. A. Les proportions sont presque inversées au Japon et en Europe continentale.

B. La seconde s’oriente cependant davantage vers une structure fondée sur le marché.

183
Q

Importance des activités financières dans le PIB et importance dans l’économie

A

Hormis des exceptions comme le Luxembourg et Singapour, les activités financières représentent généralement entre 5 à 10 % de la valeur ajoutée brute des économies avancées.

⚠️ On ne mesure pas l’importance de l’électricité dans l’économie par la part du secteur « production et distribution d’électricité » dans le PIB (Larry Summers).

184
Q

Bâle III

A

I. Il date de 2010.

II. A. Le ratio minimal des fonds propres reste fixé à 8 %.

B. Un ratio de levier non pondéré par les risques est introduit, de 2,5 % de l’actif total.

C. Un coussin «contracyclique » qui varie de zéro en temps normal à 2,5 % des actifs pondérés à des fins macroprudentielles (exemple, expansion généralisée du crédit).

D. Un coussin de risque systémique est exigé dans les banques d’importance systémique au niveau mondial :

  • Il peut atteindre juqu’à 5 % ;

III. Le Common Equity Tier 1 (CET 1) minimal est de 10,5 % des actifs pondérés, jusqu’à un maximum de 18 %.

185
Q

Recommandation relative aux Too big to fail

A

I. Pour les banques d’importance systémique mondiale, la capacité totale d’absorption des pertes doit atteindre :

  • 16 % des actifs pondérés le 1er janvier 2019 ;
  • 18 % le 1er janvier 2025.

II. En 2019, toutes les banques d’importance systémique respectaient ou dépassaient les cibles :

  • De ratio TLAC du minimum de 16 % requis d’actifs pondérés ;
  • De ratio de levier de 6 % de Bâle III.

Conseil de stabilité financière (Financial stability board), 2015 (I) et 2019 (II)

186
Q

Les prêts non performants des banques de la zone euro après la crise sanitaire

A

En zone euro, au deuxième trimestre 2021 :

  • L’encours de prêts non performants avait diminué, ne s’élevant plus qu’à 422 Md€ ;
  • Soit une moyenne de 2,3 %.

II. Le ratio moyen variait :

  • De 0,7 % au Luxembourg ;
  • À 14,8 % en Grèce.
187
Q

Comparaison lissage dans des États fédérés et en zone euro

A

I. A. Au Canada et en Allemagne, le lissage est de l’ordre de 80 %.

B. Il n’est que de la moitié dans la zone euro.

II. Quand la croissance se contracte de 1 %, la consommation des ménages diminue :

  • De 0,2 % dans une province canadienne ou un Länder ;
  • Contre 0,6 % dans un État de la zone euro.

Allard et al., 2013

188
Q

Exemple de risque d’incidence de la variation du taux de change sur la production

A

En 2011, en Corée du Sud :

Seulement 58 % de la valeur ajoutée totale des exportations était produite localement.

189
Q

Lien taux de change/chaînes de valeur

A

Étude empirique portant sur un panel de 46 pays sur la période 1996–2012 :

  • Au cours de cette période, les exportations réagissent de façon de plus en plus limitée aux variations des taux de change ;
  • La diminution de cette sensibilité peut être attribuée pour 40 % au développement des chaînes de valeur internationales.

Ahmed et al., 2015

190
Q

Volume des obligations d’État américaines au début du XXIe siècle

A

En 2004 :

  • Les bons du Trésor américain représentaient 17 % de la valeur des produits financiers mondiaux dans les portefeuilles ;
  • Avec des intérêts réels de long terme diminuant régulièrement.

Caballero, Farhi et Gourinchas, 2008

191
Q

Le volume des transactions sur le marché des changes

A

En avril 2019 :

  • Le montant des transactions sur le marché des changes a atteint 6 595 Md$/jour ;
  • Soit 19 fois le PIB mondial quotidien ;
  • Ou 66 fois la valeur quotidienne du commerce international de marchandises.

Enquête de la BRI, 2019

192
Q

Confirmation du triangle d’incompatibilité

A

I. À partir d’un panel de 155 pays sur la période 1970-2000 :

Avoir simultanément un ancrage de la monnaie et une parfaite mobilité des capitaux limite considérablement la marge de manœuvre de la politique monétaire.

II. Ce résultat est robuste :

  • Quels que soient le groupe de pays et la période retenus ;
  • Et quelles que soient les régimes de change et de contrôles utilisés.

Shambaugh, 2004

193
Q

L’euro comme monnaie véhiculaire

A

En 2023, l’euro représentait :

  • 20 % des réserves de change allouées au sein des banques centrales (identique à 2019) ;
  • 37 à 38 % des paiements internationaux (contre 33 % en 2019).

BCE, 2024

194
Q

Intégration financière dans les pays développés

A

I. A. En situation de parfaite mobilité du capital, ce dernier devrait se déplacer là où le taux de rendement apparaît le plus élevé.

B. Donc, le taux d’investissement domestique d’un pays devrait être totalement décorrélé de son taux d’épargne.

II. Étude empirique portant sur seize pays membres de l’OCDE entre 1960 et 1974 :

  • Le rapport entre taux d’investissement et taux d’épargne est proche de l’unité ;
  • Pour un point d’épargne : 0,89 point d’investissement.

III. Paradoxe de Feldstein-Horioka :

  • Faible degré d’intégration financière ;
  • Alors même que la libre circulation des capitaux était tenue comme acquise dans la plupart de ces pays.

Feldstein et Horioka, 1980

195
Q

Taux de change réel du dollar

A

I. À partir de calculs de Feer :

Le dollar US apparaît surévalué, compte tenu du déficit courant ajusté.

II. Pour résorber l’excès de déficit :

Le dollar devrait se déprécier de 3,2 % en termes réels effectifs.

Cline, 2018

196
Q

Relation entre euro et commerce intrazone

A

L’euro est associé à une augmentation du commerce intrazone :

De l’ordre de 5 à 10 %.

Baldwin, 2006

197
Q

Effet pro-concurrentiel de l’euro

A

La mise en place de l’euro a abouti à une convergence des prix du commerce intra-zone de biens et services :

l’écart entre les prix de la zone euro et dans le reste de l’Union européenne passant de 15 % plus élevés que dans le reste de l’Union européenne, à 8,1 % après 1999.

⚠️ Néanmoins, ce rôle est moins important que celui du dollar aux États-Unis.

Martin et Méjean, 2010

198
Q

Définition canonique de l’hyperinflation

A

L’inflation :

  • Qui débute dans un pays lorsque l’augmentation mensuelle des prix excède 50 % par mois (soit 12 875 % par an) ;
  • Et qui s’achève le mois qui précède celui durant lequel l’inflation repasse en-dessous de ce taux de manière pérenne (pour au moins un an).

Cagan, 1956

199
Q

Phénomène de la désinflation mondiale

A

Dans les dix années qui ont précédé cet article :

Le taux d’inflation mondiale est passé de 30 % à 4 %.

Rogoff, 2003, “Globalization and Global Disinflation”

200
Q

Relation entre salaires et chômage

A

I. Relation négative entre le taux de chômage et le taux de croissance des salaires nominaux au Royaume-Uni entre 1861 et 1957.

II. A. Pour un taux de chômage de 5 %, les salaires nominaux sont restés stables.

B. Pour un taux de chômage légèrement inférieur à 2,5 %, les salaires se sont accrus d’environ 2 % par an.

→ Une réduction du chômage d’un point de pourcentage entraînait une hausse de 0,8 point du taux de croissance des salaires nominaux.

Phillips (Courbe de), 1958

201
Q

Intérêt des réformes structurelles

A

Une refonte structurelle des marchés de biens et services et du marché de l’emploi dans les pays de l’OCDE permettrait :

  • À un horizon de 10 ans ;
  • Un gain de PIB de près de 10 % en moyenne.

Bouis et Duval, 2011

202
Q

Un exemple de réponse publique à la concurrence imparfaite

A

Commission européenne :

  1. Blocage d’opérations de fusions :
  • horizontales : Alstom-Siemens en 2019 ;
  • non-horizontales : Booking-eTraveli en 2023 ;
  1. Amendes pour comportement anti-concurrentiel :
  • 497 M€ en 2004 contre Microsoft pour la vente liée de Windows Media Player avec Windows ;
  • 4,3 Md€ en 2018 contre Google, pour des restrictions anticoncurrentielles à l’encontre d’éditeurs d’applications sur son logiciel Android, décision confirmée par la CJUE en 2022.
203
Q

Invalidation de l’hypothèse standard selon laquelle les rendements suivent une loi normale

A

I. La variation journalière de l’indice Dow Jones de la bourse de New York a dépassé 7 % à 48 reprises sur la période 1916-2003.

II. Pourtant, c’est un événement qui se produirait en moyenne tous les 300 000 ans si la distribution de cette variation était normale, avec les mêmes moyennes et variance.

Mandelbrot et Hudson, 2004

204
Q

Les enjeux de coûts de la lutte contre le changement climatique

A

I. La valeur actualisée du coût social de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre était estimée à 1 % du PIB mondial.

II. Contre un coût de l’inaction estimé à une réduction permanente annuelle qui s’échelonnait :

  • de 5 %, en considérant seulement la production et l’exploitation des ressources ;
  • à 14 %, en intégrant les pertes humaines et écologiques ;
  • voire à 20 % du PIB mondial, en intégrant le fait que les économies les moins avancées seront ralenties dans leur développement.

Stern, 2006, The Economics of Climate Change

205
Q

Un exemple de défaut de crédibilité politique

A

I. Le chancelier Kohl avait promis en 1996 de diviser le chômage par deux avant l’an 2000.

II. Il est en réalité, dans cette période, passé de 8,5 % à 7,2 %.

206
Q

Les difficultés de la politique économique face à l’aléa moral :

Le cas russe

A

I. Mexique en 1994 et pays asiatiques en 1997 :

Le FMI apporte les concours nécessaires pour rembourser les créanciers privés.

II. Crise financière russe de 1998 :

  • Le FMI décide, en août 1998, de ne pas débloquer d’aide supplémentaire pour la Russie ;
  • L’écart de rendement annuel entre les obligations brésiliennes et américaines est passé en quelques semaines de 7,5 % à 17 %.
207
Q

1° Nombre de membres de l’OMC ;

2° Total de l’économie mondiale qu’ils représentent ;

3° Nombre d’accords signés.

A

1° 164 depuis 2016 ;

2° Plus de 98 % ;

3° Plus de 60 accords.

208
Q

Montant de l’optimisation fiscale

A

L’optimisation fiscale agressive des entreprises multinationales représentait une perte annuelle de recettes pour les États de 100 à 240 Md€.

OCDE, Présentation du projet Érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices (BEPS), 2015

209
Q

Relation entre commerce international et prélèvements obligatoires

A
  • Entre 1994 : période à partir de laquelle le commerce international connaît un développement particulier, avec la création de l’OMC ;
  • Et 2007 ;

Dans les pays de l’OCDE :

  • Les salariés des classes moyennes ont vu leurs taux moyens effectifs d’imposition augmenter en moyenne de 1.5 % ;
  • Alors que les revenus les plus élevés (top 1 %) ont connu une baisse de 1,5 %.

Egger et al., 2016

210
Q

Évolution du total de personnes actives dans le monde

A

2013 : 3 338 M de personnes ;

→ 2019 : 3 448 M.

211
Q

Évolution du total de travailleurs migrants dans le monde

Évolution du ratio

A

2013 : 150 M, soit 4,5 % de la population active mondiale ;

→ 2019 : 169 M, soit 4,9 % de la population active mondiale.

212
Q

Concentration géographique des travailleurs migrants aux États-Unis

A

En 2023 :

  • 18,6 % de la population active aux États-Unis ;
  • Contre 7 % dans les années 1980.

Bureau of Labor Statistics, 2024

213
Q

Externalités de la politique budgétaire américaine

A

Entre 1977 et 2012, une hausse d’impôts de 1 % du PIB aux États-Unis entraînait, sur trois ans :

  • Une contraction de la production aux États-Unis d’environ 2,5 % ;
  • Une baisse de la production dans les pays d’Amérique latine d’environ 1,75 %.

FMI, Perspectives de l’économie mondiale, 2013

214
Q

Effet frontière en Amérique du Nord

A

Le commerce entre deux provinces canadiennes était en moyenne 22 fois supérieur à celui entre une province canadienne et un État américain voisin.

McCallum, 1995

215
Q

Effet frontière en Europe

A

Dans l’Union européenne :

  • Où les droits de douane internes ont été entièrement éliminés ;
  • Où les obstacles administratifs au commerce sont proscrits ;

→ Les villes et les régions commercent 10 fois plus entre elles quand elles appartiennent à un même État membre.

Mayer et Zignano, 2005

216
Q

Illustration du biais national

A

En 2008 :

  • 77 % des portefeuilles américains étaient investis en titres américains ;
  • Alors que ces titres américains ne représentaient que 33 % des titres mondiaux.

Cœurdacier et Rey, 2008

217
Q

Les dépenses de pays riches pour l’aide publique au développement

A

I. L’aide publique est très inégale.

II. Ainsi, en 2022 (données OCDE) :

  • 1,0 % de son RNB pour le Luxembourg ;
  • 0,89 % pour la Suède ;
  • 0,39 % pour le Japon ;
  • 0,23 % pour les États-Unis ; cependant, il s’agit de l’aide la plus importante dans l’absolu : 60 Md$.

III. La loi du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales :

  • Fixe l’aide publique au développement à 0,55 % du revenu national brut de la France pour 2022 ;
  • Fixe un objectif de 0,7 % pour 2025, soit l’objectif cible recommandé par les Nations-Unies.

⚠️ Selon le Projet annuel de performances annexé au PLF pour 2025, le montant de l’aide publique au développement de la France :

  • S’élevait à 0,50 % du RNB en 2023 ;
  • Devait être abaissé en 2025, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques.
218
Q

Exemples d’externalités internationales

A

I. Septembre 2008 :

La décision du gouvernement irlandais de porter les garanties des dépôts bancaires à 100 000 euros a conduit les pays européens partenaires à l’imiter, par crainte d’une fuite des capitaux vers l’Irlande.

II. Été 2015 :

La décision de l’Allemagne d’ouvrir ses portes à un peu plus de un million de réfugiés du Moyen-Orient a eu des conséquences pour la Hongrie et l’Autriche, sur le territoire desquelles ils transitaient.

III. Décembre 2015 :

  • La décision de la Fed d’augmenter ses taux d’intérêts a entraîné d’importantes sorties de capitaux hors des pays émergents ;
  • À rebours du mouvement créé quelques années auparavant par l’assouplissement monétaire de la Fed, qui y avait nourri des bulles d’actif.
219
Q

Les institutions de la gouvernance économique mondiale

A

I. La Banque mondiale et le FMI, créés en 1944.

II. L’Organisation mondiale du commerce, créée en 1995.

III. Le G7, créé en 1975 à la suite du premier choc pétrolier (Initialement G6 États-Unis, Japon, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, puis G7 avec le Canada en 1976 et G8 en 1997 avec la Russie – mais adhésion suspendue en 2014).

Le G20, créé en 1999 à la suite de la crise des économies émergentes (G7 + Russie, Turquie, Brésil, Argentine, Mexique, Arabie Saoudite, Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Australie + UE).

220
Q

McDougall (rapport), 1977

A

Un projet d’Union monétaire devrait être accompagné de la mise en place d’un budget à hauteur de 5-7 % du PIB ; voire de 7,5 à 10 % du PIB en cas de services de défense.

221
Q

Exemple de dette publique nette :

Japon

A

I. La dette brute du Japon s’élevait en 2019 à 237 % du PIB.

II. En contractant la partie de la dette détenue par les agences gouvernementales :

La dette nette ne s’élevait plus qu’à 154 % du PIB.

222
Q

Exemple de dette publique nette :

France

A

En 2022 :

  • La dette publique brute s’élevait à 111,2 % du PIB ;
  • La dette publique nette s’établissait à 101,0 % du PIB.

Insee, 2024

223
Q

Les cas d’augmentation de la dette publique

A
  1. En cas de guerre ;
  2. Si le déficit public est supérieur au déficit qui stabilise la dette : en France, dont le dernier budget excédentaire remonte à 1974 ;
  3. En cas de récession majeure, laquelle entraîne un effondrement des recettes publiques : cas de l’Espagne entre 2007 et 2009 ;
  4. Si des engagements contingents se matérialisent (garantie des dépôts, soutien financier à un secteur…) : par exemple, à cause de la nécessité de refinancer le secteur bancaire, l’Irlande est passé d’un taux d’endettement de 24 % du PIB en 2007 à 119 % du PIB en 2012.
224
Q

Justification du critère de Maastricht de participation à l’UEM fixant le déficit maximum annuel à 3 % du PIB

A

I. On pensait que le taux de croissance nominal serait en moyenne de 5 % (3 % de croissance réelle et 2 % d’inflation).

II. Or, ce critère permet une stabilisation à 0 % de croissance d’une dette à 60 % du PIB :

5 % / 60 % = 3 % du PIB.

225
Q

La règle d’or en Allemagne

A

I. Règle inscrite dans la Constitution allemande dans les années 1960.

II. En 2009, elle a été remplacé par une règle plus stricte :

  • À partir de 2016, obligation de contenir le déficit structurel à 0,35 % du PIB au maximum pour l’État fédéral ;
  • À partir de 2020, limite à 0 % pour les Länder.

⚠️ Il n’est possible de déroger à ces limites qu’en cas de circonstances exceptionnelles :

  • Catastrophe naturelle ;
  • Crise économique sévère.
226
Q

Clause pari passu

A

I. Obligation légale de traiter équitablement tous les emprunteurs.

II. Elle a conduit un juge fédéral aux États-Unis à condamner l’Argentine, ultérieurement confirmé par la Cour suprême américaine en 2014 :

  • À rembourser préalablement 1,4 Md$ aux fonds prédateurs, soit 100 % de la valeur de la dette de 2001, et non le prix pour lequel les fonds l’avaient acquise ;
  • Pour pouvoir être autorisée à renégocier le remboursement du reste de sa dette avec 93 % des créanciers, contractée sous l’empire de la loi américaine.

⚠️ Le seul moyen d’échapper à ce jugement aurait été de se déclarer en défaut de paiement à l’égard de tous.

227
Q

Relation entre dette publique et croissance

A

Mise en évidence, par une observation de données en longue période (deux siècles) :

  • Qu’il n’y a aucun lien évident entre endettement et baisse de la croissance jusqu’à un taux d’endettement de 90 % ;
  • Qu’au-delà, la croissance moyenne diminuerait.

⚠️ Cette étude est discutée, notamment en raison du fait que la période de dépassement correspond à l’engagement des États-Unis dans la seconde guerre mondiale.

Reinhart et Rogoff, 2010

228
Q

Valeur du multiplicateur de dépenses moyen

A

I. Il est proche de l’unité dans les grandes économies modérément ouvertes.

II. Par exemple, aux États-Unis :

  • Dans le cas d’une augmentation temporaire de l’investissement public avec une réaction endogène de la politique monétaire ;
  • Il varie de 0,9 à 1,3.

Coenen et al., 2012

229
Q

Le pétrole en Norvège

A

📚 Tous les revenus issus de l’exploitation pétrolière en Norvège sont transférés à un fonds géré par la banque centrale pour être investis sur les marchés financiers mondiaux.

En 2021 :

  • les actifs de ce fonds souverain totalisaient 1 117 Md€, soit deux fois le PIB de la Norvège (551 Md€).
  • Son rendement exceptionnel en 2021 a été de 158 Md€, soit plus de 14 %.
230
Q

La restructuration argentine

A

I. En décembre 2001, défaut de l’Argentine :

Augmentation brutale de sa prime de risque.

II. Cette prime est restée à des niveaux très élevés jusqu’à l’accord de restructuration en juin 2005 :

Les principaux créanciers privés de l’argentine ont accepté une décote (haircut) de 76,8 %.

📚 Il s’agit de la deuxième plus grande restructuration de l’histoire de la dette publique : 60 Md$.

231
Q

La restructuration grecque

A

Restructuration de la dette grecque de 2012 :

  • Décote de 64,6 % ;
  • Pour un montant de 205 Md€.
232
Q

Définition d’une consolidation budgétaire

A

Une année où le solde primaire corrigé des variations cycliques s’améliore d’au moins 2 points de PIB ou une période de deux années consécutives où il s’est amélioré d’au moins 1,5 point du PIB chaque année.

Alesina et Ardagna, 1998

233
Q

Statistiques sur les consolidations budgétaires

A

Sur une période de 50 ans :

  • Seuls 37 pays sur 87 ont enregistré un excédent primaire supérieur à 5 % du PIB sur une année ;
  • Seuls 14 pays sur 87 ont enregistré des excédents primaires moyens de plus de 5 % du PIB pendant cinq années consécutives ou plus.

📚 Cet élément a été pris en compte dans les discussions sur la solvabilité de la Grèce au début des années 2010.

Zeng, 2014

234
Q

Le nombre de pays disposant de règles budgétaires

A

I. À la fin des années 1980 :

Six pays seulement : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour.

II. En 2015, des règles budgétaires nationales ou supranationales étaient en place dans 93 pays.

FMI, 2017

235
Q

Une consolidation budgétaire importante

A

« un effort d’assainissement budgétaire est jugé important s’il se traduit par une amélioration du solde financier structurel d’au moins 3 points de PIB, réalisée sans interruption pendant plusieurs années consécutives ».

  • Il entraîne une hausse du chômage l’année considérée ;
  • ainsi qu’un ralentissement de la croissance les deux années suivantes ;
  • La politique monétaire s’assouplit dans presque la moitié des épisodes considérés ;
  • Une désinflation intervient dans trois quarts des cas ;
  • L’épargne nationale augmente ;
  • Le solde de la balance courante s’améliore généralement.

Perspectives économiques de l’OCDE, juin 1996

236
Q

Insoutenabilité de la dette grecque quelques années après la crise souveraine

A

La dette grecque n’était pas soutenable à moins d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB, ce qui était considéré comme politiquement irréaliste.

📚 En 2016, les pays de la zone euro ont accepté un rééchelonnement de la dette, mais seulement à la fin du programme d’ajustement, en 2018, et à condition que celui-ci soit respecté.

FMI, 2015, Public debt sustainability analysis

237
Q

Inutilité d’une politique de relance en Allemagne

A

L’hypothèse d’une hausse de l’investissement de 1 % du PIB en Allemagne augmenterait, après 2 ans :

  • de 0,45 % le PIB allemand ;
  • de 0,20 % le PIB néerlandais ;
  • De seulement 0,05 % celui de la Grèce ;
  • et de 0,02 % celui de l’Espagne.

Bundesbank, 2016

238
Q

Les multiplicateurs en cas de consolidation aux États-Unis, au Japon et en Europe

A

I. Dans tous les pays, les multiplicateurs sont beaucoup plus élevés si l’économie est en récession plutôt qu’en phase d’expansion :

Rapport de 1 à 10 pour les multiplicateurs de dépenses.

II. Les multiplicateurs associés à des dépenses publiques sont plus élevés que ceux observés pour les impôts.

III. A. En période de récession, ils s’étendent, après un an :

  • De 1,6 à 2,6 en cas de choc de dépenses publiques ;
  • De 0,16 à 0,35 dans le cas d’un choc d’impôts.

B. En zone euro, en cas de consolidation budgétaire, le multiplicateur sur un an était :

  • De 2,6 si on recourait aux dépenses publiques comme instrument ;
  • De 0,35 si l’on recourait aux impôts.

IV. En cas de consolidation en phase d’expansion, les multiplicateurs d’impôts peuvent être négatifs.

Batini et al., 2012

239
Q

Valeur ajoutée en France par branche

A

En 2023 :

  • Services principalement marchands : 56,3 % ;
  • Services principalement non marchands : 21,2 % ;
  • Industrie : 14,9 % ;
  • Construction : 5,6 % ;
  • Agriculture : 1,9 %.

Insee, Chiffres clés, 2024

240
Q

I. La Suisse a enregistré des excédents persistants des paiements courants, compensés par des sorties de capitaux. Fin 2005, sa position nette extérieure s’élevait à 114 % de son PIB et était génératrice de revenus considérables.

II. Pourtant, les auteurs mettent en évidence un « découplage ». Cette position extérieure nette de la Suisse aurait dû augmenter bien davantage entre 1999 et 2006 :

1° Ses avoirs sont libellés en devises, tandis que l’essentiel de ses engagements sont libellés dans sa propre monnaie ;

2° L’appréciation du franc suisse a donc conduit a la forte dévalorisation de son actif à l’étranger, source du découplage.

A

Stoffels et Tille, 2007