Oxygénation Flashcards
Déf oxygénothérapie
administration concentration plus élevée en O2 dans le but de corriger l’hypoxémie
Explication toxicité à l’oxygène
hautes concentrations inhalées de façon prolongée
Conséquences
=> atélectasie de dénitrogénation
=> acute lung injury possible
=> hypercapnie
=> effet Haldane (perte affinité Hb pour CO2 quand PaO2 augmente)
DONC on donne titre d’O2 tjrs à la plus petite concentration nécessaire pour atteindre seuil acceptable
Explication hypercapnie en toxicité à O2 chez pt MPOC
- Augmentation chronique de la PCO2
- Désensibilisation des chémorécepteurs aux variations de PCO2
- Impulsion respiratoire induite par variations PO2
Donc si correction excessive de l’hypoxémie:
4. Dépression de l’activation des centres respiratoires
5. Impulsion respiratoire insuffisante
6. Aggravation de l’hypercapnie
Explication hypercapnie en toxicité à O2 chez pt MPOC en détérioration aiguë
Vasoconstriction hypoxique => localement les alvéoles moins ventilés ne seront plus perfusées en raison de la vasoconstriction hypoxique = le sang redistribue vers alvéoles efficaces
si on augmente la PO2 des alvéoles malades on empêche cette adaptation et les alvéoles inefficaces continuent d’être perfusées = espace mort + shunt augmentés
Autres effet secondaire de l’oxygénothérapie (à part toxicité) (1)
Hyperoxie:
+ stress oxydatif de différents organes
vasoconstriction (a. coronaires, a. cérébrales, a. rénales)
Interaction médicamenteuses de l’oxygénothérapie
antinéoplasiques: bléomycine
antiarythmique: amiodarone
- dommage pulmonaire peut être grave, parfois irréversible/mortel
- ARDS, fibrose pulmonaire
- dose dépendant
Narcotiques et dépresseurs du syst respi
- risque accru rétention CO2
Comment minimiser risques associés à oxygénothérapie ?
- vigilance et surveillance
- respect seuil prescrits, éviter hyperoxie, tolérance à hypoxémie relative
- précaution si interaction avec médication
… % azote dans air ambiant
78%
FiO2 de base =
21% (air ambiant)
=> jusqu’à 100% avec oxygénothérapie
Objectifs oxygénothérapie court vs long terme
Court terme:
maintenir oxygénation optimale des tissus dans un contexte d’insuff respi hypoxémique
Long terme:
favoriser survie en réduisant augmentation PA pulm engendrée par hypoxémie chronique et donc retarder apparition dysfonction cardiaque droite
Cible SaO2 MPOC vs autres pts
MPOC: 88-92%
autres pts: 90-94%
Pourquoi quand on augmente O2, il se crée une vasoconstricition ?
car azote = vasodilatateur donc quand on augmente O2 on diminue azote
Effets 2nd oxygénothérapie sur système respiratoires
sécheresse voies respi supérieures, épistaxis
atélectasie par diminution prod surfactant
Effets 2nd oxygénothérapie sur système cardiovasc
augmentation résistances, vasoconstriction coronarienne
augmentation travail cardiaque
Effets 2nd oxygénothérapie sur système neurologique
dim perfusion cérébrale si vasoconstricition
Effets 2nd oxygénothérapie sur système métabolique
perte affinité HB pour CO2 quand PaO2 augmente (effet Haldane)
Effets 2nd oxygénothérapie sur système rénal
diminution flux sanguin rénal
Effets 2nd oxygénothérapie sur système visuel
rétinopathies
Types de dispositifs non-invasifs
Bas débit:
lunette nasale
Oxymizer
Masques
Coffret trachéal
Tente faciale
Valves venturi
Cathéter transtrachéal
Haut débit:
lunette nasale haut débit (Airvo/Optiflow)
Débimètre: principe de fonctionnement, débits dispos
Principe: orifice variable et pression constante (50 lb/po2)
Débits dispos:
0-5L/min OU 0-15 L/min (+ courant)
Chaque litre supp donné via lunette nasale augmente d’environ …% la FiO2
4%
Max débit avec lunette nasale
6 L/min
Lunette nasale peut être avec ou sans …
humidité
5 L/min avec lunette nasale = … FiO2
40%
Oxymiser: débit max, particularités, dispositif
à moustache ou à pendentif
permet augmenter FiO2 avec taux L/min < ceux canule nasale (moins débit dans le nez car réservoir augmente diamètre d’oxygène incorporé)
=> alternative + confo au masque et permet manger/boire/parler
débit max: 15 L/min
Masque avec réinspiration
prend air de la tubulure + air abiant car petits trous sur le côté
FiO2 entre 40 et 60%
masque sans réinspiration
avec sac réservoir
2 types de valves:
- valve masque-sac: s’ouvre à inspi pour laisser entre O2
- 2 valves masque s’ouvrent en expiration pour sortir CO2
Débit max: 10L/min = FiO2 60-80%
Oxymask
dispositif polyvalent permet ajuster FiO2 entre 24 et 90%
Phénomène entrainement air par turbulence (5 gros trous dans le masque)
+ confo
Masque à venturi
Canule en fct du débit désiré
- bleu = 2L/min = 24%
- orange = 12L/min = 50%
plus précis mais + chiant
Cathéter transtrachéal
méthode consistant à administrer O2 avec cathéter souple dans trachée
avantage: possibilité de diminuer débit O2 car diminution espace mort et résistance des voies respi sup
Coffret trachéal (+ aux SI)
supp humidité ou O2 via trachéotomie
peut être utilisé même sans O2
Humidité permet …
éviter saignement
aider dégagement sécrétions
Tente faciale
utilisée lorsque patient ne tolère pas masque directement sur visage
++ pour confort car gros trou avec air ambiant qui passe (+ pour humidité que O2)
Optiflow
assistance respi non-invasive avec air humidifié, chauffé et enrichi en O2 via canule nasale
débit entre 30-50 L/min
FiO2 précise entre 21 et 100% (mais pas obliger de donner O2 => on peut ajuster débit air avec ou sans ajouter O2)
permet de générer pression expiratoire positive et diminuer travail respi
surtout aux SI après extubation ou dans cas insuff respi hypoxémique modérée à sévère
confort et tolérance pt optimisés
V ou F: Un physio peut augmenter O2 pour aller marcher avec un pt qui a déjà O2 au repos.
VRAI
Free O2: déf, principe de fonctionnement
ajustement automatisé de l’O2: adapte automatiquement et en continu le débit O2 en tenant compte des besoins du pt dans le but de respecter l’objectif d’oxygénation défini
Principe: avec saturomètre constamment au doigt, ajuste débit d’O2 entre 0 et 20 L/min
=> des études montrent que mieux FreeO2 (variable) que O2 stable en continu
- meilleur contrôle de la cible thérapeutique
- réduction temps passé en hypoxie/hyperoxie
- réduction durée séjour hôpital de 29%
- réduction globale coût PEC de 21% par pt
Avantages FreeO2
- meilleur contrôle de la cible thérapeutique
- réduction temps passé en hypoxie/hyperoxie
- réduction durée séjour hôpital de 29%
- réduction globale coût PEC de 21% par pt
Déf aspiration buccale
technique consistant à libérer la bouche des sécrétions buccales, vomissements à l’aide d’une sonde ou d’une canule d’aspiration
Déf aspiration rhino-pharyngée
libérer voies aériennes supérieures avec sonde aspiration à usage unique (par le nez)
Déf aspiration trachéo-bronchique
dégagement voies respi trachéales et bronchiques avec sonde aspiration à usage unique
Déf aspiration endotrachéale
évacuer sécrétions bronchiques au travers sonde intubation ou canule de trachéotomie avec sonde à usage unique (aspiration dans trachéo)
Indications pour aspirer
- accumulation sécrétions arbre trachéobronchique (déséquilibre statut sécrétoire et capacité épuration du corps)
=> toux inefficace car altération état général ou douleur - personnes sous ventilation mécanique
- personnes avec prbl nerveux ou musculaires qui rendent toux - efficace
Considérations importantes pour aspiration
- geste potentiellement dangereux (vecteur agents pathogènes)
- le faire que si autres méthodes ont échoué
- aspi buccales et rhino-pharyngées => soins chroniques
- aspi endo-trachéales et trachéo-bronchiques => pratiquées par professionnels expérimentés
Selon la loi, le pht peut introduire un cathéter à succion dans des orifices naturels (… ou …) jusqu’à …
pharynx
vestibule nasal
trachée
Déroulement d’une aspiration en 16 étapes
- présentations + but intervention
- ausculter
- laver mains + gants non stériles
- rassembler matériel aspi + SV
- mettre aspi en marche en continu (pression entre 80 et 120 mmHg) et vérifier en bouchant tube
- ouvrir bouteille NaCl et emballage cathéter
- mettre tubulure sous bras dominant
- enlever gant non stérile main dominante et mettre un stérile
- prendre tubulure avec main non dominante et faire glisser pour attraper avec main dominante le cathéter (sans toucher bout qui va dans la bouche)
- tremper cathéter dans NaCl + aspirer un peu
- Avertir le patient
- Insérer cathéter dans canule trachéale sans succion jusqu’à la carène (provoque toux), reculer 1 cm
- Aspirer en faisant des rotations et en remontant => max 10-15 sec
- Rincer cathéter en aspirant NaCl
=> répéter max 3x au besoin (avec même cathéter) - Enrouler cathéter main dominante + enlever gants
- Fermer aspi, vérif SV et auscultation