Hypnotiques Flashcards
Définition et indications
Les traitements hypnotiques sont des traitements psychotropes ayant la possibilité d’induire le sommeil.
Ces molécules sont proches des anxiolytiques qui par leurs propriétés anxiolytiques et sédatives sont parfois utilisées pour favoriser l’endormissement en réduisant les manifestations anxieuses le soir au coucher, en particulier dans les symptômes d’insomnie de troubles psychiatriques.
Les antihistaminiques peuvent être utilisés pour réduire les manifestations anxieuses le soir au coucher (cf. partie « anxiolytiques », benzodiazépines et non-benzodiazépines et cf. Item 108).
Il existe deux classes d’hypnotiques :
- les hypnotiques benzodiazépiniques ;
- les hypnotiques apparentés ou médicament dit « en Z ».
Les hypnotiques apparentés benzodiazépiniques ne sont agonistes que d’un sous type du récepteur aux benzodiazépines : la sousunité alpha 1 du récepteur GABA-A.
Par cette affinité sélective, l’effet inducteur du sommeil serait plus spécifique, et les effets anxiolytiques, sédatifs, anti-épileptiques, myorelaxants et amnésiants de ces molécules seraient moindres.
Les hypnotiques apparentés benzodiazépiniques ne sont agonistes que d’un
sous type du récepteur aux benzodiazépines : la sousunité alpha 1 du récepteur GABA-A.
Par cette affinité sélective, l’effet inducteur du sommeil serait plus spécifique, et les effets anxiolytiques, sédatifs, anti-épileptiques, myorelaxants et amnésiants de ces molécules seraient moindres.
Les hypnotiques apparentés benzodiazépiniques ne sont agonistes que d’un sous type du récepteur aux benzodiazépines : la sousunité alpha 1 du récepteur GABA-A.
Par cette affinité sélective, l’effet inducteur du sommeil serait plus
spécifique,
et les effets anxiolytiques, sédatifs, anti-épileptiques, myorelaxants et amnésiants de ces molécules seraient moindres.
Les molécules hypnotiques de type benzodiazépines (cf. tableau ci-dessous) remboursées par la Sécurité sociale dans l’indication d’insomnie aiguë transitoire sont notamment :
- le Lormétazépam – NOCTAMIDE®,
* le Loprazolam – HAVLANE®.
Les deux molécules hypnotiques de types « médicaments en Z » sont :
- le Zolpidem – STILNOX®,
* le Zopiclone – IMOVANE®.
Benzo : effet sur le sommeil/architecture du sommeil
- Diminution de la latence d’apparition du sommeil
- Privilégient les stades de sommeil lent superficiel au détriment des stades de sommeil lent et profond et de sommeil paradoxal
Médicaments apparentés benzo : effet sur le sommeil/architecture du sommeil, comparaison demi vies zolpidem/zopiclone
- Diminution de la latence d’apparition du sommeil avec une action hypnotique plus spécifique
- Respectent mieux l’architecture du sommeil que les benzodiazépines
- Demi-vie du zolpidem < zopiclone
Indications hypnotique
La prescription d’un hypnotique est envisageable dans l’insomnie aiguë transitoire,
mais seulement sur une courte période (de quelques jours à 2 ou 3 semaines) et dans cette seule indication.
La prescription d’un hypnotique ne doit pas être banalisée. La prescription d’hypnotique s’inscrit dans une stratégie à court terme.
Le trouble insomnie chronique n’est pas une indication (cf. Item 108).
La prescription d’un hypnotique est envisageable dans l’insomnie aiguë transitoire, mais seulement sur une courte période
(de quelques jours à 2 ou 3 semaines) et dans cette seule indication.
Le zolpidem et le zopiclone sont contre-indiqués :
- et en cas d’hypersensibilité.
- durant la grossesse et l’allaitement,
- chez l’enfant de moins de 15 ans,
- dans l’insuffisance respiratoire sévère,
- dans l’insuffisance hépatique,
- dans l’insuffisance rénale,
- dans la myasthénie,
- en cas d’intolérance génétique au galactose,
Il est contre-indiqué d’introduire un hypnotique chez un patient souffrant de plainte d’insomnie avec un syndrome d’apnées obstructives du sommeil non traité par PPC (cf. Item 108).
Galénique
La voie d’administration est orale.
Associations à éviter
Les associations d’hypnotiques sont à éviter.
Les associations d’un hypnotique et d’un anxiolytique le soir sont également à éviter.
Bilan pré-thérapeutique
Rechercher toutes les contre-indications :
- toujours rechercher des symptômes évocateurs de syndrome d’apnées obstructives du sommeil ;
- rechercher des comorbidités non-psychiatriques : respiratoire, hépatique, rénale.
Identifier les traitements pris et les interactions médicamenteuses possibles.
Règles de presciription
Les grandes règles générales de prescription suivantes doivent être respectées :
- il n’y a pas lieu dans le traitement des insomnies aiguës transitoires, d’associer deux hypnotiques ou un hypnotique et un anxiolytique ;
- il n’y a pas lieu d’initier une prescription d’hypnotique, sans respecter les posologies recommandées. Le traitement sera prescrit à la dose minimale efficace ;
- il convient de veiller à la durée de prescription (limitée à 4 semaines) ;
- l’arrêt doit toujours être anticipé avant le début du traitement.
Durée de prescription max et renouvelement
La durée de prescription est limitée à 4 semaines. Cette durée est réglementaire.
La prescription n’est pas renouvelable.
Tolérance
Les mêmes effets indésirables que pour les benzodiazépines existent (cf. partie « anxiolytiques »), en particulier chez le sujet âgé (sans oublier le risque de chute par baisse du niveau de vigilance).
Il faut insister cependant sur :
- le risque de dépendance particulier pour les hypnotiques ;
- le risque dépresseur respiratoire chez les patients souffrant de syndrome d’apnées obstructives du sommeil non traité par PPC.
Les mêmes effets indésirables que pour les benzodiazépines existent (cf. partie « anxiolytiques »), en particulier chez le sujet âgé (sans oublier le risque
de chute par baisse du niveau de vigilance).
Le Zopiclone et le Zolpidem ont des effets indésirables spécifiques :
- Zopiclone : un goût amer dans la bouche le matin ;
* Zolpidem : hallucinations hypnagogiques.
Règles d’hygiène chez les PA
Chez le sujet âgé, des posologies plus faibles seront utilisées.
Les règles d’hygiène du sommeil doivent être mises en place. Éviter un coucher trop tôt fera partie de ces règles d’hygiène.
Le patient doit être informé des bénéfices attendus du traitement lorsque celui-ci est prescrit, ainsi que des effets indésirables pouvant survenir. Il s’agit des mêmes principes d’information que dans la section « Anxiolytique ». Mais pour les hypnotiques, il faudra insister sur :
- le risque de dépendance (même en l’absence de facteurs de risque de dépendance) ;
- le fait que les hypnotiques peuvent être un facteur d’entretien de l’insomnie, notamment en raison du rebond d’insomnie qu’ils peuvent induire à l’arrêt.
Si l’insomnie aiguë transitoire persiste et devient un trouble insomnie chronique, une prise en charge en
thérapie cognitivo-comportementale est nécessaire (cf. Item 108).
Il faut informer le patient qu’aucun traitement n’a montré une efficacité dans le trouble insomnie chronique.