Cours 7 - maltraitance Flashcards
Qu’est-ce que la maltraitance ? (6)
- Violence et négligence envers toute personne de moins de 18 ans
- Toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs
- Sévices sexuels, exposition de violences entre partenaires intimes
- Exploitation commerciale
- Entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité
- Contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir
Quelle est la Loi sur la protection de la jeunesse ? (2)
- La Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) s’applique aux enfants qui vivent des situations compromettant ou pouvant compromettre leur sécurité ou leur développement. Il s’agit d’enfants que l’on considère en grande difficulté et en besoin de protection.
- La Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) oblige toute personne à faire, sans délai, un signalement au DPJ lorsqu’un enfant est abusé physiquement, et c’est uniquement ce signalement qui lui permet d’intervenir pour protéger cet enfant.
La LPJ prévoit que la sécurité ou le développement d’un enfant EST considéré comme compromis dans les six situations suivantes :
- abandon;
- négligence;
- mauvais traitements psychologiques;
- abus sexuels;
- abus physiques;
- troubles de comportement sérieux.
La LPJ prévoit que la sécurité et le développement peuvent être compromis lors des 3 situations suivantes :
fugue, non-fréquentation scolaire, délaissement de l’enfant par ses parents à la suite d’un placement en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux
Pourquoi ces blessures ne sont pas toujours reconnues?
Les enfants apprennent vite à cacher leurs « maux » par crainte de récidives pires.
Par exemple :
Un bébé peut cesser de pleurer dès que l’on approche du lit, il est craintif…
Un enfant de 2 ans a cessé de manger, mais on ne voit rien…
Une fillette de 4 ans refuse d’aller à la garderie, pleure, mais ne dit rien…
Un jeune de 7 ans ne vous regarde jamais dans les yeux, il vous dit que les ecchymoses dans son dos ont été faites par le « loup »…
Le jeune de 10 ans fait sa dictée, qui presque illisible tellement elle est mal écrite… (il cache sa douleur à la main, ne dit rien…), il refuse d’aller au tableau (incapable de bouger l’épaule), mais rien n’est apparent.
Quels sont les facteurs de risque de maltraitance ? (5)
- Naissance rapprochées, enfant en bas âge, tempérament difficile, si l’enfant n’est pas désiré, s’il a un handicap physique ou cognitif ou s’il est né prématurément
- Stress reliés aux revenus insuffisants, au chômage, aux conditions de logement, à des relations interpersonnelles conflictuelles, à la monoparentalité, au manque de soutien…
- Parent ayant problèmes d’adaptation et d’ajustement, immature, intolérant à la frustration, problème de santé mentale, consommation de drogue et alcool, colère et hostilité, projette frustration sur l’enfant, déforme la réalité…
- Manque d’habiletés parentales
Parent exposé à de la violence pendant son enfance, violence conjugale
Quels sont les facteurs de protection ? (8)
- conjoint soutenant
- bon réseau de soutien
- parent ayant une bonne estime de lui
- parent peu agressif ou impulsif
- bonne connaissance du développement de l’enfant
- parent ajuste ses attentes aux compétences de l’enfant
- parent connait et utilise les ressources communautaires
- enfant facile à éduquer, tempérament facile, comportements positifs…
Quelles sont les conséquences de la maltraitance sur le plan cognitif ? (3)
- Retards de développement, des troubles de langage et des problèmes de dextérité manuelle;
- Rendement scolaire insatisfaisant;
- Problèmes neuropsychologiques : un faible niveau d’attention, peu de persévérance et peu d’endurance.
Quelles sont les conséquences de la maltraitance sur le plan émotif ? (3)
- Faible estime de lui-même;
- Problèmes émotifs;
- Dépression.
Quelles sont les conséquences de la maltraitance sur le plan comportemental ? (4)
- Comportements de méfiance et d’insécurité;
- Constamment aux aguets;
- Stratégies pour éviter des corrections physiques ou de sévères punitions;
- Agressivité.
Quelles sont les conséquences de la maltraitance sur le plan relationnel ? (3)
- Rejet de la part des pairs;
- Difficulté à s’investir dans des liens affectifs;
- Réactions conflictuelles.
Quelles sont les évaluations pour détecter maltraitance ? (13)
- traces de coups, des lésions corporelles, des ecchymoses inexpliquées;
- fractures inexpliquées, des blessures à répétition;
- l’enfant dit que ses parents le frappent lorsqu’il ne les écoute pas;
- l’enfant dit que ses parents ont blessé un autre enfant de la famille;
- pleurs inexpliqués;
- l’enfant a peur de retourner à la maison, il préfère demeurer à l’école ou au milieu de garde;
- l’enfant se protège lorsque vous vous approchez rapidement comme s’il pensait que vous alliez le frapper;
- l’enfant est agressif avec les adultes ou ses pairs;
- l’enfant refuse de se soumettre à un examen médical;
- changements brusques de comportement par rapport à ce que l’on connaît déjà de lui (ex.: baisse subite de son rendement scolaire, perte de l’appétit);
- les parents emploient des moyens déraisonnables pour éduquer ou corriger leur enfant (ex.: utilisation d’objets tels que ceinture ou bâton, isolement dans un lieu fermé pour de longues périodes);
- les parents donnent des réponses évasives ou contradictoires sur les blessures ou les comportements de l’enfant;
- les parents tentent de cacher les blessures de l’enfant.
Quels sont les indices lors de l’anamnèse ? (6)
- Récits contradictoires (des parents)
- L’histoire ne correspond pas au développement de l’enfant
- Plainte de l’enfant qui ne concorde pas avec les signes
- Réactions exagérées de la personne qui s’occupe de l’enfant
- Affirmations de l’enfant
- Visites répétées aux urgences
Observation du comportement (6)
- Maussade, passif
- Agressivité
- Méfiance contact physique avec adulte
- Crainte d’un parent
- Maintien d’une attitude très (trop) calme
- Amical, affection
examen clinique (6)
- Retard de croissance/signes de malnutrition
- Contusions/marques de coups
- Brûlures
- Fractures/dislocation
- Lacérations/abrasions
- Lésions sentinelles
Quels sont les signes de violence sexuelle ? (6)
- Écoulement vaginal
- Couche ou sous-vêtement tachés de sang
- Douleur, contusion dans la région génitale ou anale
- Difficulté à s’asseoir
- Refus d’aller chez un gardien ou autre personne
- Changements soudain (alimentation, école…)
Caractéristiques des lésions sentinelles (4)
- Lésions mineures : ecchymose, lésion buccale, brûlure mineure, lésion musculosquelettique
- Lésion visible à l’œil
- Lésion chez l’enfant non mobile
- Lésion suspecte de maltraitance car sans explication médicale ou évènement non intentionnel clair et plausible
Quels sont les principes entourant l’obligation de signalement ? (3)
Les professionnels travaillant auprès des enfants, les employés des établissements du réseau de la santé et des services sociaux, les enseignants, les personnes œuvrant dans un milieu de garde et les policiers:
* doivent, dans l’exercice de leurs fonctions, signaler au DPJ toutes les situations visées par la LPJ;
* doivent, lorsqu’ils ne sont pas dans l’exercice de leurs fonctions, signaler toutes les situations d’abus sexuels et d’abus physiques, et ce, même s’ils jugent que les parents prennent des moyens pour mettre fin à la situation; c’est au DPJ d’évaluer si ces moyens sont adéquats;
* peuvent, lorsqu’ils ne sont pas dans l’exercice de leurs fonctions, signaler les autres situations pouvant compromettre la sécurité ou le développement d’un enfant
V ou F il est nécessaire d’avoir la certitude absolue qu’un enfant est en besoin de protection pour faire un signalement à la DPJ
F
Quelles sont les données d’éval à inclure dans les notes en ce qui concerne l’historique de l’événement ? (8)
- date, heure et lieu de l’événement
- séquence des événements dans le temps
- présence de témoins, en particulier la personne responsable de l’enfant au moment de l’événement
- délai écoulé entre l’événement et le début du traitement
- entrevue avec l’enfant au moment opportun, y compris ses citations verbales et l’info obtenue grâce à des dessins et à d’autres activités ludiques
- entrevue avec le parent, les témoins et d’autres personnes significatives, et consignation de leurs citations verbales
- description des interactions parent-enfant
- nom, âge et état de santé des autres enfants du foyer
Quelles sont les données d’éval à inclure dans les notes en ce qui concerne l’examen physique ? (6)
- localisation, taille, forme et couleur des contusions ; indiquer leur localisation la plus précise possible, leur taille et leur forme sur un schéma représentant le corps
- caractéristiques distinctives, comme une ecchymose ayant la forme d’une main ou une brûlure circulaire (possiblement causée par une cigarette)
- symétrie/asymétrie de la lésion ; présence d’autres traumas
- intensité de la dlr, sensibilité des os
- signes de blessures antérieures, état général de santé et hygiène
- niveau de développement de l’enfant conforme à son âge, tests de dépistage
Comment mieux prévenir ? (2)
- Les programmes de prévention efficaces sont ceux qui soutiennent les parents et leur apprennent à être de bons parents.
- L’accompagnement des enfants et des familles dans le temps peut réduire le risque de répétition des mauvais traitements et minimiser leurs conséquences.
V ou F Une mère se présente à l’urgence avec son bébé. Elle dit être connue de la DPJ. Vous n’aurez donc pas de signalement à faire, et ce, peu importe la raison de la consultation
Faux, il faut faire le signalement quand même, car ça peut montrer que ce qu’ils ont mis en place ne fonctionne pas
V ou F Vous notez des marques d’allure ecchymotique de coloration jaunâtre sur le thorax d’un enfant. Vous pouvez donc affirmer avec certitude que ces marques sont anciennes
Faux, peu importe la couleur de l’ecchymose, elle ne signifie pas que l’ecchymose n’a pas été faite récemment
V ou F Il est inhabituel de voir des ecchymoses chez les bébés de moins de neuf mois
Vrai, habituellement si l’enfant ne se déplace pas encore il n’est pas normal qu’il ait des ecchymoses
V ou F Le trauma crânien non accidentel ou en contexte de maltraitance se remarque facilement dès l’étape du triage à l’urgence
Faux, même s’il y a un petit trauma, il est possible qu’il n’y ait pas de signes et on peut voir une décompensation plus tard
V ou F Vous recevez un enfant accidentellement intoxiqué au cannabis. Il a trouvé et a ingéré des friandises au THC, pourtant soigneusement cachées par les parents. Ces derniers ayant l’air fiables et cet évènement étant accidentel, vous n’avez pas à faire de signalement à la DPJ
Faux, il faut faire un signalement puisqu’on doit tout de même faire attention à la santé de l’enfant, même s’il n’est pas retenu
Qui collabore dans une situation de maltraitance/négligence? (6)
- Médecin/pédiatre
- Travailleur social
- Équipe DPJ
- Infirmières
- Psychologue
- Écoles