Cours 5 - deuil Flashcards
Comment annoncer le pronostic/décès ? (8)
- Évaluer la quantité d’information que la famille est prête à recevoir
- Évaluer le niveau de compréhension
- Évaluer comment la famille s’adapte à ce qu’elle vient d’apprendre (cognitif et affectif)
- Faire preuve de compréhension et empathie face aux réactions: déni, peur, tristesse, colère…
- Mettre de l’avant les forces de la famille
- Reconnaitre qu’il s’agit d’une expérience difficile
- Répondre aux autres préoccupations ou questions
- Évaluer si suivi à long terme requis
Comment accompagner et soutenir les familles ? (5)
- Établir une relation de confiance avec les parents
- Communication efficace entre les soignants et la famille
- Prévoir les services et le soutien requis avec la famille
- Répondre aux besoins physiques et affectifs
- Réseau de soutien
Quels sont les impacts du deuil de l’enfant sur la famille ? (5)
Au Québec, chaque année, environ 1000 enfants meurent.
- La perte d’un enfant est considérée comme le deuil le plus difficile, le plus complexe et le plus long.
- Un deuil parental n’est jamais vraiment fini, processus à long terme.
- Ni rationnel, ni prévisible!
- Impact sur la relation du couple et la santé des parents.
- Réactions physiologiques, psychologiques, comportementales,
sociales et spirituelles.
Quels sont les impacts/réactions de la fraterie ? (8)
- Vécu différemment d’un enfant à l’autre
- Compréhension de la mort et réactions selon l’âge/développement
- Émotif et triste, l’instant d’après, il peut passer à autre chose
- Sensibles au deuil vécu par les parents
- Peuvent éprouver des malaises physiques, des problèmes de santé, de la colère, culpabilité, tristesse, solitude, repli sur soi, mauvais comportement, troubles du sommeil, isolement…
- Il faut se concentrer sur les émotions de l’enfant endeuillé
- Besoin d’être compris, acceptés et respectés
- Souvent un long processus
Quelles sont les caractéristiques de la compréhension de la mort selon l’âge de l’enfant ? (0-2, 3-5, 6-8, 8-11 et 12-18 ans)
- 0 à 2 ans : n’a aucune idée du concept de mort et il est trop petit pour comprendre le deuil. Il vit seulement l’absence et un bon substitut affectif peut les consoler.
- 3 à 5 ans : l’enfant commence à se poser des questions. Il saisit que la personne meurt, mais la pensée magique vient tout arranger. Il peut être triste, mais son humeur est changeante.
- 6 à 8 ans : l’enfant comprend le caractère irréversible de la mort, mais il garde l’espoir que la personne décédée puisse revenir. Il peut vivre une très grande affliction.
- 8 à 11 ans : il réalise que la mort est irréversible et universelle. Il prend aussi conscience de sa propre mort, ce qui peut l’inquiéter.
- 12 à 18 ans : l’adolescent comprend ce qu’est la mort, mais pas encore comme l’adulte. Pour lui, la question du sens à la vie se pose, il vit une sorte de crise d’identité, qui suis-je? À quoi cela sert-il de vivre si on est pour mourir? Il peut être suicidaire.
Quelles sont les stratégies pour communiquer avec un enfant en fin de vie ? (7)
- se montrer réceptive lorsqu’un enfant qui se trouve en fin de vie amorce une discussion ou cherche une occasion de discuter avec ses parents, notamment lorsque son comportement ou sa santé physique changent
- demander à l’enfant ce qu’il veut savoir. Corriger les malentendus dans un langage adapté à son âge. Répondre à ses questions avec honnêteté, mais sans lui donner plus de renseignements que ce qu’il demande
- encourager l’enfant à discuter de ses inquiétudes. L’autoriser à exprimer ses sentiments et à être en colère. Accorder de l’importance à ses sentiments
- demander à l’enfant quelles sont ses priorités pour le temps qu’il lui reste
- donner à l’enfant l’occasion d’exprimer ses sentiments par des moyens non verbaux, que ce soit par l’art, la musique ou l’écriture. Lui demander ce que représentent ses oeuvres
- expliquer à l’enfant qu’il ne sera pas abandonné et que ses souffrances seront soulagées
- dire à l’enfant qu’il sera toujours aimé et que l’on se souviendra de lui
Quels sont les impacts sur la santé de l’infirmière ? (3)
- Le deuil d’un jeune patient est une cause reconnue de l’épuisement professionnel.
- L’infirmière épuisée est en «panne» d’empathie envers ses patients. C’est un malheureux échec relationnel.
- La majorité des professionnels de la santé manifestent une détresse émotionnelle et parfois même un épuisement professionnel - après le décès d’un patient.
Comment se protéger des impacts ? (2)
- En discuter avec collègues, ne pas garder ça pour nous
- Prendre soin de nous pour être capable de prendre soin des autres