arguments Rimbaud Flashcards
Théorise pas la position du poète, mais reprend les idées de VH.
Lettre du « voyant » à Demeny 15 mai 1871, cite « Stella », Voyance des poètes. « Hugo, trop cabochard, a bien du vu dans les derniers volumes ; […] Stella donne à peu près la mesure de vue de Hugo. »
Héroï-comique
« L’Éclatante victoire de Sarrebrück » :
« dada »
Sarcasme et jeu de mots
« Chant de guerre parisien » :
« Thiers » et « Picard » « sont des Eros »
Bureaucrates
« Reparties de Nina » : « bureaux »
« A la musique » : « Les gros bureaux bouffis traînent leurs grosses dames »
Le poète en déplacement
« Roman » : « cafés tapageurs » VS « tilleuls verts de la promenade ».
« Ma Bohème » : « aller » ; « la » ; « assis » mais « au bord des routes »”
“Rêvé pour l’hiver” “en wagon”
Refus de dogme chrétien
“Soleil et Chair” : « Je crois en toi ! Je crois en toi ! Divine mère, Aphrodité marine ! — Oh ! la route est amère Depuis que l’autre Dieu nous attelle à sa croix »
Parodie de discours chrétien
« Les corbeaux » : « Seigneur ».
« Les Châtiments de Tartuffe » : « Oremus »
Dénigrer image de province et habitants
« Mal » : « mères, ramassées/ Dans l’angoisse » « donnent à Dieu] un gros sou lié dans leur mouchoir ! ».
« Les Pauvres à l’Eglise » : « espèces d’enfants » ; « bav[er une] foi mendiante et stupide » et de « récit[er] la complainte infinie à Jésus ».
Citation du printemps
24 mai 1870 à Théodore de Banville avec « Sensation », « Ophélie » et « Credo in unam » (« Soleil et Chair »).
« Cher Maître, Nous sommes aux mois d’amour ; j’ai presque dix-sept ans. L’âge des espérances et des chimères, comme on dit, – et voici que je me suis mis, enfant touché par le doigt de la Muse, – pardon si c’est banal, – à dire mes bonnes croyances, mes espérances, mes sensations, toutes ces choses des poètes – moi j’appelle cela du printemps. »
Définition du vrai poète disparate dominée par assimilation au poète romantique
« un vrai romantique, un vrai poète » Théodore de Banville, datée du 24 mai 1870
Nature verte ou bleue
« Roman » juin-août “les tilleuls verts de la promenade”
« A la musique » ; « marronniers » « verts »
« Dormeur du val » dans « frais cresson bleu ».
« locus amoenus » + éveil des sensations et donc de l’écriture + bleu du soir
« Sensation » : « Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. ».
Discours moqueur à l’égard du lyrisme
« Ma Bohème » :
« souliers blessés »
Pied « près de mon cœur »
Age mis en valeur « Roman », exploite parfaitement registre lyrique.
vitalité du poète : « tilleuls verts »
« toutes ces choses des poètes » : vision idéalisée et non dramatique
réactions ironiques ou moqueuses : « vos sonnets la font rire »
« cavatines » meurent sur les lèvres
plaisirs simples et accessibles : « cafés éclatants » et « blocks de bière »
Thème de l’amour perd son prestige + figure de la femme
- « Reparties de Nina » : violentes,
- « Première soirée » désinvolture,
- « La Maline » « fichu moitié défait »,
- « Cabaret-Vert » : « tétons énormes »
- « Le Cœur supplicié » : violent
- « Mes Petites amoureuses »
« quelles rimes ! Ô ! quelles rimes ! »
ciel « vert-chou »
« hydrolat lacrymal »
« laideron »
« Ô »
« Pouah ! »
Critique Musset
« 14 fois exécrable »
« printanier l’esprit de Musset ! Charmant, son amour ! En voila, de la peinture à l’émail, de la poésie solide ! »
Musicalité, chanson, chansonnette
« Chant de guerre parisien » : « des yoles qui n’ont jam, jam »
Notion de beauté
« Vénus anadyomène », rime avec « anus »
Vocabulaire relâché
« Les Poètes de sept ans » : « il lui mordait les fesse »
« Les Premières Communions » : « Elle passa sa nuit sainte dans les latrines. ».
Mots enfantins
“Le Coeur supplicié” : « Ithyphalliques et pioupiesques » ;
« L’Eclatante victoire de Sarrebrück » : « s’en va, raide, sur son dada ».
Compte définir le printemps dans « Sensations »
« d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens »
« Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, – heureux comme avec une femme ».
Plaisirs simples des plats rustiques
- « Au Cabaret-Vert » : « des tartines/ De beurre et du jambon qui fût à moitié froid » ; « jambon rose et blanc » ;
- « La Maline » : « velours de pêche rose et blanc »
« parfumé d’une gousse d’ail ».
« m’aiser » avec « baiser ». « heureux » écho « Sensation » quand se veut « heureux comme avec une femme ».
Evolution sensorielle et sensuelle :
- absente dans « Sensation »,
- « Roman » : « on se sent aux lèvres un baiser/ Qui palpite là, comme une petite bête »,
- « Rêvé pour l’hiver » : « baisers fous ».
Dernier poème fait disparaitre personnage de la femme
« Ma Bohème »,
« Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou/ Et je les écoutais ».
Exploite l’obscène, Dominique Combe
« les monstruosités de Baudelaire ou de Lautréamont visent de manière aristocratique les happy few par leur préciosité et leur raffinement décadent »
Contre-blason satirique jouant sur le morbide et l’obscène
« Vénus Anadyomène » :
« vieille baignoire »/ « fer blanc »
« cercueil vert en fer blanc »
« une tête / De femme à cheveux bruns fortement pommadés »
« les larges omoplates / Qui saillent »
« col gris et gras »
« Vénus »/ « anus »
« Belle hideusement » ; « Horrible étrangement »
Allusions grivoises, dimensions licencieuse
- « Assis » : « – Et leur membre s’agace à des barbes d’épis. »
- “Le coeur supplicié” : « Mon triste cœur bave à la poupe »
« ityphallique »/ « bachiques ». - « Effarés »
boulanger au « gras sourire », de son « fort bras », « enfourne / Dans un trou clair »
Interroge une idylle
« Les Réparties de Nina »
« son bureau »
« ta poitrine sur ma poitrine », clichés : « Le cœur pâmé » ; « L’oiseau filerait son andante », vulgarité plate « Hein ? », allusions grivoises « grand œil noir » ; « mousse de champagne » ; « ivresse », ambivalence « baise »
« fumiers chauds » ; « vache qui fientera, fière, à chaque pas » ; « effroyables lippes » qui « happent le jambon »
Hyperbole, allégorie
« Mort de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize »
« Ô million de Christs aux yeux sombres et doux » ; : « Ô Soldats que la Mort a semés, noble Amante » ;
Mode parodique
« L’éclatante victoire de Sarrebrück »
« Féroce comme Zeus » + « doux comme un papa »
« présentant ses derrières » devant empereur « raide », qui « voit tout en rose »
Poète comme explorateur de l’inconnu
“Le bateau ivre”
« Il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ! ».
Demeny
« Ici j’intercale un second psaume, hors du texte » ; « J’ai l’archet en main, je commence : » ; « Voilà » ; « Je reprends » ; « Et finissons en par un chant pieux »
« s’encrapule » :
« C’est la Crapule, sire » (« Le Forgeron »)
Mission supérieure lui revient
: « Donc le poète est vraiment voleur de feu. / Il est chargé de l’humanité, des animaux même […] » :
Processus de transformation de la matière subjective brute en forme poétique élevée
« cuivre s’éveillant en clairon »
Position dénoncée
“Ils ont greffé dans des amours épileptiques Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs De leurs chaises”
Scatophile dans la guerre
« chant de guerre Parisien » : « Et les Ruraux qui se prélassent Dans de longs accroupissements
Prostitution de la société
« L’Orgie parisienne ou Paris se repeuple » : « Voilà la Cité belle, assise à l’occident ! »
« la putain Paris ».
Mouvements grotesques et burlesques
“Les chercheuses de poux” : « Et vos têtes d’enfant se heurtent longuement
Dans un hideux amour »
Marche comme symbole de liberté
“Forgeron” : prise de la Bastille : « Nous allions, fiers et forts, et ça nous battait là… / Nous marchions au soleil, front haut, – comme cela –, / Dans Paris ![…] ».
Monde vers sujet par sensation et sujet vers monde par disponibilité
« Roman » : « La sève est du champagne et vous monte à la tête… ».
Usure des chaussures
« mes souliers blessés » (« Ma Bohème (Fantaisie) »
Écrire en visionnaire
« Les Poètes de sept ans »
« Gisant au pied d’un mur, enterré dans la marne / Et pour des visions écrasant son œil darne»
Méthodique de cette recherche
« un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens ».