arguments Lagarce Flashcards
Annonce du début, dimension messianique
pour annoncer‚
dire‚
seulement dire‚
ma mort prochaine et irrémédiable‚
l’annoncer moi-même‚ en être l’unique messager
Agressivité d’Antoine, empêcheur de tourner en rond
ANTOINE. ─On dirait un épagneul.
Aveuglement de la mère devant l’absence de convenances
j’oubliais, ne me dites pas ça, ils ne se connaissent
pas
les non dits et les phrases elliptiques
ANTOINE. ─Comment veux-tu ? Tu sais très bien.
Suzanne qui crée le malaise
Tu lui serres la main, il lui serre la main
ET
Ne lui serre pas la main, embrasse-la.
ET
Son propre frère, il ne l’embrasse pas.
écriture répétitive
Il ne change pas, je le voyais tout à fait ainsi,
tu ne changes pas,
il ne change pas
Refus de savoir, refus de la parole
LA MERE. ─ Oui, ne m’expliquez pas, c’est bête, je ne sais pas pourquoi je demandais cela,
Dialogues banals et absurdes
LA MERE. ─ Tu as fait un bon voyage ? Je ne te l’ai pas demandé.
LOUIS. ─ Je vais bien
Répétitivité
Scène 2, Catherine “on dit”
Catherine : Ils ont deux années de différence, deux années les séparent
Monologue de Suzanne Scène 3 : “Tu as dû parfois”
Nostalgie
La mère : elle a grandi et elle a des cheveux.
C’est dommage.
Euphémisme, peur de la parole
Louis : c’est méchant, pas méchant, non, c’est déplaisant.
ET
C’est pénible, ce n’est pas bien.
Je suis mal à l’aise. (aussi lecteur/spectateur?)
ET
Scène 6 Catherine : Ce n’est pas un reproche, ça m’ennuierait que vous le preniez ainsi,
Ironie de demande d’écoute/silence
CATHERINE. ─ Ecoute, Antoine.
Scène 3 : je te fais des reproches et tu m’écoutes,
tu sembles m’écouter sans m’interrompre.
[…]
Je ne sais pas pourquoi,
je parle,
et cela me donne presque envie de pleurer.
Scène 4 Catherine : ─ je raconte, n’écoute pas ─.
Scène 6 Catherine : Ne me dites rien, je vous interromps,
il est bien préférable que vous ne me disiez rien et que vous
lui disiez à lui ce que vous avez à lui dire.
[…]
Louis : Je n’ai rien à dire ou ne pas dire, je ne vois pas.
Scène 8 : La mère : ne me dis rien.
Scène 11 : Antoine : Tu sais. Ne commence pas,
tu voudras me raconter des histoires,
je vais me perdre […] Je ne dis rien si tu ne veux rien dire.
[…]
Louis : Non, rien, rien qui vaille la peine,
rien d’essentiel.
[…]
Antoine : et je n’ai pas envie d’écouter.
Je ne veux pas. J’ai peur.
Ecriture et langage elliptique
de petits mots, juste des petits mots, une ou deux phrases, rien, comment est -ce qu’on dit ?
elliptiques.
Répétition et tragique
Monologue de Suzanne scène 3 : anaphore de jamais
les non-dits
et depuis sa mort à lui
Banalité
[SUZANNE⎯I, 3] tu prends le bus 9 et ensuite le 62 et ensuite tu dois marcher
Sort de Suzanne, fatalité, enfermement.
Je ne pars pas, je reste,
[…]
il y a des gens qui passent toute leur existence là où ils sont nés
[…]
et c’est peut-être mon sort, ce mot-là, ma destinée, cette vie.
Effet des retours à la ligne
Ce que je veux dire, c’est que tout va bien et que tu aurais eu tort,
en effet,
de t’inquiéter
Nostalgie et âge d’or
Scène 4 La mère : le dimanche, on allait se promener. […] Pas un dimanche où on ne sortait pas, comme un rite […] Le matin du dimanche, il la lavait, il l’astiquait, un maniaque […] ─ on disait qu’on « partait en vacances », on klaxonnait, et le soir en rentrant on disait que tout compte fait, on était
mieux à la maison,
des âneries ─
Tragique
Scène 4 ANTOINE. ─ Nulle part,
je ne vais nulle part,
où veux-tu que j’aille ?
Destin tragique des personnages
Scène 4 : La mère : et nous seulement avec Suzanne,
cela ne valait plus la peine.
ANTOINE. ─ C’est notre faute.
SUZANNE. ─ Ou la mienne
Solitude du personnage principal
Je compris que cette absence d’amour dont je me plains
et qui toujours fut pour moi l’unique raison de mes lâchetés
Frôler la vérité
Scène 7 :
Suzanne : Dernière salve en ton honneur, juste pour te donner des regrets.
Oui ?
Pardon ?
LOUIS. — Quoi ?
Scène 8 :
La mère : – moi non plus, je ne me fais pas d’illusion, moi aussi je me doute que tu ne vas pas traîner très longtemps auprès de nous, dans ce coin-ci.
Scène 11 : Antoine : si nous savions, si je savais,
les choses te seraient plus faciles, moins longues
et tu serais déjà débarrassé de cette corvée.
Ce sont les autres qui parlent, parole non efficace.
Scène 8 :
La Mère : Ils veulent te parler, tout ça,
[…] un certain nombre de choses à te dire depuis longtemps et
[…] Ils voudront t’expliquer mais ils t’expliqueront mal.
La parole remplace les didascalies
Scène 8 : La Mère : ce n’est pas nous qui t’avons appris cette façon si habile et détestable d’être paisible en toutes circonstances.
Scène 9 : la mère : Ne la laisse pas partir,
[…] Antoine ! Où est-ce que tu vas ?
Le triomphe et le tragique de la banalité
Scène 9 : La mère : […] la journée se terminera ainsi comme elle a commencé,
sans nécessité, sans importance. Bien. Peut-être.
Personnage tragique
Je n’aime personne,
je ne vous ai jamais aimés, c’était des mensonges,
je n’aime personne et je suis solitaire,
et solitaire, je ne risque rien,
je décide de tout,
la Mort aussi, elle est ma décision
[…]
et je vous verrai, je vous devine, je vous regarderai
et je rirai de vous et haïrai vos douleurs.
échec du projet du prologue
II, Scène 1 : Louis : sans avoir rien dit de ce qui me tenait à cœur.
Tragédie dans la dernière partie
Scène 2 : Antoine : Tu me touches : je te tue.
Scène 3 : Antoine : et cette peur que j’éprouvais
[…]
Et lorsque tu es parti , lorsque tu nous as quittés, lorsque tu nous abandonnas,
[…]
être silencieux et admettre la fatalité , et te plaindre aussi
[…]
et je te plains, et j’ai de la pitié pour toi, c’est un vieux mot,
et de la peur aussi, et de l’inquiétude, mais j’ai de la pitié pour toi,
Dénouement impossible, conte de fée incestueux
Scène 2 : Louis : je ne travaille plus jamais,
je renonce à tout,
j’épouse ma sœur, nous vivons très heureux
Extraits de l’épilogue
Je ne reviens plus jamais. Je meurs quelques mois plus tard,
[…]
c’est que je devrais pousser un grand et beau cri,
[…]
hurler une bonne fois,
mais je ne le fais pas,
je ne l’ai pas fait