Trouble développemental - Coordination Flashcards
Quels sont les troubles moteurs inclus dans les troubles neurodéveloppementaux selon le DSM-5 ?
Trouble développemental de la coordination (TDC)
Mouvements stéréotypés
Tics, incluant :
Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT)
Tics moteurs ou vocaux persistants
Tics provisoires
Autres tics spécifiés
Tics non spécifiés
Quels sont les troubles de la communication inclus dans les troubles neurodéveloppementaux ?
Trouble du langage
Trouble de la phonation (développement des sons de la parole)
Trouble de la fluidité verbale
Trouble de la communication sociale
Trouble de la communication non spécifié
Comment le DSM-5 catégorise-t-il le handicap intellectuel parmi les troubles neurodéveloppementaux ?
Retard global de développement
Handicap intellectuel avec les niveaux de sévérité suivants :
Léger
Moyen
Grave
Profond
Non spécifié
Quels sont les trois types de présentation du TDA/H dans les troubles neurodéveloppementaux ?
Présentation inattentive
Présentation hyperactive/impulsive
Présentation mixte
Quels sont les types de troubles spécifiques des apprentissages dans les troubles neurodéveloppementaux ?
Avec déficit en lecture
Avec déficit en expression écrite
Avec déficit en calcul
Quelle est la définition du Trouble développemental de la coordination (TDC) ?
Trouble neurodéveloppemental affectant la planification et la coordination des mouvements volontaires. Il compromet l’automatisation motrice et impacte le fonctionnement quotidien.
Quelles sont les deux composantes dans les gestes volontaires et définis-les ?
Composante cognitive : Un geste volontaire s’inscrit dans un projet/but, avec une planification préalable.
Composante motrice : Déplacement, mouvement, coordination.
Quelles sont les 2 catégories de gestes ?
Universels : gestes innés comme marcher, cligner des yeux.
Volontaires : gestes acquis, nécessitant apprentissage, planification et automatisation.
Quelles sont les étapes de production d’un geste volontaire ?
But/Intention
Planification
Programmation
Exécution
Quelles régions cérébrales sont impliquées à chaque étape du geste volontaire ?
Intention : cortex limbique, thalamus
Planification : cortex préfrontal, ganglions de la base
Programmation : cortex prémoteur, régions pariétales, cervelet
Exécution : cortex moteur, cervelet, moelle épinière
Qu’est-ce que la praxie ?
Fonction de planification, programmation et automatisation des gestes volontaires issus d’un apprentissage.
Que signifie “dyspraxie” ?
Difficulté à planifier, organiser et exécuter un ensemble de mouvements coordonnés dans un but précis.
Quels sont les critères diagnostiques du TDC selon le DSM-5 ?
A. Coordination motrice significativement inférieure à l’âge et à la stimulation.
B. Impact fonctionnel dans les AVQ, école, loisirs.
C. Débute tôt dans le développement.
D. Non expliqué par un autre trouble médical, intellectuel ou sensoriel.
Quelles régions cérébrales sont impliquées dans le TDC ?
Cervelet : contrôle moteur, automatisation
Régions pariétales : traitement visuospatial
Régions frontales : planification, organisation
Quels réseaux fonctionnels sont perturbés dans le TDC ?
Boucle cortico-cérébelleuse
Boucle cortico-striatale
Voie dorsale occipito-pariétale
Quelles sont les principales hypothèses neurocognitives pour expliquer le TDC ?
Déficit visuospatial
Déficit de l’apprentissage procédural
Déficit des fonctions exécutives
Déficit du modèle interne (connaissances implicites sur le corps et l’environnement)
Que propose le modèle intégratif de Flessas & Lussier sur le TDC ?
Le TDC résulte de troubles à plusieurs niveaux : intégration sensorielle, intention, planification, programmation, exécution et rétroaction sensorielle.
Quelles sont les principales comorbidités associées au TDC ?
TDA/H
Trouble développemental du langage
Troubles spécifiques des apprentissages
TSA
HPI ou DI
Épilepsie
TOP, TC
Anxiété, dépression
Quelles sont les principales manifestations du TDC ?
Composantes du geste : qualité, séquence, durée, spatialité
Physiques : évitement, sédentarité
Cognitives : FE, visuospatiales, surcharge cognitive
Affectives/sociales : anxiété, faible estime, isolement
Fonctionnelles : difficultés dans les AVQ, écriture, math, organisation, jeux, interactions
Quels professionnels sont impliqués dans l’évaluation du TDC et que font-ils ?
Médecin : diagnostic, exclusion d’autres troubles
Ergothérapeute : dépistage, tests moteurs, AVQ
Optométriste/orthoptiste : poursuite visuelle, coordination œil-main
Orthophoniste : comorbidité avec TDL
Neuropsychologue : évaluation cognitive, diagnostic différentiel
Que mesure le questionnaire QTAC en ergothérapie ?
15 items parentaux évaluant :
Contrôle durant le mouvement
Motricité fine/écriture
Coordination globale
Score global sur 75.
Qu’est-ce que le test Movement ABC-2 ?
Test de référence en ergothérapie pour les enfants de 3 à 16 ans. Évalue les performances motrices dans les activités quotidiennes. Un score ≤ 5e percentile indique un TDC.
Que mesure le test BOT-2 ?
Évalue les habiletés motrices de 4 à 21 ans. Moins sensible au TDC que le M-ABC2 mais utile en physiothérapie.
Que mesure le Beery-VMI ?
Évalue l’intégration visuo-motrice, incluant la copie de formes, la perception visuelle et la coordination motrice (2 à 99 ans).
Que mesure le DTVP-3 ?
Test visuo-perceptif (4 à 12 ans). Mesure la fermeture visuelle, la constance de la forme et la discrimination figure-fond.
Quels éléments sont observés dans l’écriture chez l’enfant avec TDC ?
Prise du crayon
Lisibilité
Erreurs syntaxiques et orthographiques
Fatigabilité
Lenteur
Inversions de lettres (b/d/p/q)
Que cherche-t-on en neuropsychologie dans l’évaluation du TDC ?
Fonctions intellectuelles
Fonctions perceptuelles, visuo-constructives
Motricité fine et praxies
Attention, fonctions exécutives
Apprentissage, comportement
Fonctionnement intellectuel : souvent faiblesse à l’IVS et IRF, blocs sensibles
Quels indices du WISC-V sont souvent touchés chez les enfants ayant un TDC ?
Faiblesses fréquentes à l’Indice Visuospatial (IVS) et au Raisonnement fluide (IRF), plus marquées à l’IVS.
L’ICV est souvent supérieur aux indices non verbaux.
Mémoire de travail (MdT) parfois plus faible aussi.
Les sous-tests non verbaux sont peu sensibles au TDC.
Quels éléments du WISC-V faut-il analyser pour différencier TDC et SDNV ?
Analyser les 4 sous-tests non-verbaux :
Blocs
Casse-têtes visuels
Matrices
Balances
Le sous-test Blocs est le plus sensible au TDC : perception correcte du modèle mais morcellement à l’exécution.
Si IVS et IRF sont tous deux faibles, envisager un syndrome de dysfonctionnement non verbal (SDNV).
Il faut dissocier les composantes motrices/spatiales du raisonnement non verbal.
Quelles sont les principales atteintes perceptuelles, visuospatiales et visuoconstructives observées dans le TDC ?
Les enfants avec TDC présentent souvent :
Des difficultés visuospatiales et visuoconstructives (ex. casse-têtes visuels, orientation, blocs).
Les préalables perceptuels (visuoperceptifs) sont généralement préservés, mais doivent être vérifiés.
Outils pertinents : DTVP-3, BEERY-VMI, NEPSY-II, Figure de Rey, EVAC.
Quelles évaluations motrices permettent de documenter les difficultés dans le TDC ?
Dominance manuelle, prise du crayon (ex. tripode vs quatripode)
Dextérité fine : Purdue pegboard, Grooved pegboard
Coordination motrice : BEERY-VMI
Coordination œil-main : NEPSY-II (précision visuomotrice)
Motricité globale : MABC-2, tests d’ergothérapie
Quelles évaluations sont utilisées pour évaluer l’oculomotricité et la poursuite visuelle dans le TDC ?
Poursuite visuelle et saccades (NYSOA)
Flèches et orientation (NEPSY-II)
Tests de figures enchevêtrées
Quelles sont les différentes formes de praxies à évaluer dans le TDC ?
Praxies idéomotrices : gestes symboliques (au revoir, viens)
Praxies idéationnelles : manipulation d’objets familiers (brosse à dents, porte)
Praxies bucco-faciales : souffler, tirer la langue, siffler
Imitation de gestes/positions (NEPSY-II)
Séquences motrices (NEPSY-II)
Quel est le lien entre attention, fonctions exécutives et coordination motrice dans le TDC ?
Les enfants TDC mobilisent beaucoup de ressources attentionnelles pour exécuter un geste, ce qui limite les capacités pour d’autres tâches cognitives.
Ils présentent souvent des lacunes exécutives :
Mémoire de travail (surtout visuo-spatiale)
Organisation, planification
Flexibilité cognitive
Contrôle inhibiteur
Quels sont les impacts mnésiques et académiques du TDC ?
Mémorisation : difficultés en mémoire visuelle et visuospatiale (ex. NEPSY-II, mémoire des figures).
Rendement académique :
Mathématiques : risque de dyscalculie
Lecture : dyslexie avec atteinte de la voie d’adressage
À quel moment doit-on idéalement poser le diagnostic de TDC ?
Le diagnostic doit être posé le plus tôt possible pour permettre des interventions efficaces, mais il est préférable d’attendre après l’âge de 5 ans pour éviter un surdiagnostic.
Pourquoi la précocité du diagnostic du TDC est-elle importante ?
Elle permet de mettre rapidement en place des aides, ce qui favorise les progrès de l’enfant et atténue les impacts fonctionnels à long terme.
Quels sont les objectifs des conférences aux parents dans les services spécialisés pour le TDC ?
Vulgariser le TDC (définition, étiologie, comorbidités), sensibiliser aux manifestations, valider le vécu parental, encourager le dialogue autour du diagnostic et transmettre les “règles d’or”.
Quel est le but des activités d’expérimentation avec les parents (ex. dictée avec la mauvaise main) ?
Faire vivre aux parents une expérience concrète des défis moteurs vécus par leur enfant afin de susciter l’empathie, la compréhension et des réactions plus soutenantes.
Quelle est la première étape de la prise en charge en ergothérapie pour un enfant avec un TDC ?
L’évaluation initiale, permettant de cerner les forces et défis moteurs, ainsi que les impacts sur la vie quotidienne.
Qu’est-ce que le groupe Stratégo dans la prise en charge du TDC ?
C’est un programme structuré abordant les activités de la vie quotidienne, inspiré des approches CO-OP (Cognitive Orientation to Occupational Performance) et 4QM (Four Quadrant Model of Facilitated Learning).
Qu’est-ce que l’approche CO-OP et sur quoi repose-t-elle ?
L’approche CO-OP (Cognitive Orientation to Occupational Performance) repose sur une stratégie cognitive globale : But - Plan - Fais - Vérifie.
L’enfant doit découvrir et formuler lui-même son plan, avec ses propres mots. L’apprentissage vient par l’expérience, même si le plan est inadéquat au départ.
Quelles sont les stratégies complémentaires à l’approche CO-OP ?
Sentir le mouvement
Reconnaître la position d’un segment corporel
Utiliser des rappels verbaux
Porter attention à l’exécution
Modifier la tâche
Quels sont les principes de la “découverte guidée” en CO-OP ?
Avancer une chose à la fois
Questionner plutôt que dire
Mettre en évidence les problèmes et les solutions
Rendre la tâche plaisante : “Make it fun!”
Qu’est-ce que l’approche des 4 quadrants (4QM) ?
Un modèle d’enseignement qui structure le soutien selon quatre niveaux d’autonomie de l’enfant, pour l’aider à développer ses habiletés motrices et son autonomie.
Quelles sont les étapes du modèle des 4 quadrants (4QM) ?
Quadrant 1 : Aide explicite (instructions, démonstrations, modelage)
Quadrant 2 : Aide moins directe (questions complexes, indices, feedback)
Quadrant 3 : Soutien minimal (sons, mots clés)
Quadrant 4 : Observation (l’enfant a automatisé le geste)
Quel est le rôle de l’adulte dans le modèle 4QM ?
L’adulte agit comme facilitateur. Il doit être conscient de son niveau d’implication et ajuster ses interventions en fonction du niveau de maîtrise de l’enfant pour favoriser l’autonomie graduelle.
Quel est le rôle des parents et des agents multiplicateurs dans l’accompagnement du TDC ?
Accepter que le TDC est une condition permanente.
Outiller l’enfant à long terme.
Utiliser la trousse TDC pour faciliter la compréhension et l’intervention au quotidien.
Quelles sont les « règles d’or » pour intervenir auprès d’un enfant ayant un TDC ?
Une étape à la fois, décomposer les tâches.
Réduire les exigences, offrir plus de temps.
Guider physiquement (mains sur mains).
Adapter ou compenser temporairement.
Encourager et valoriser l’effort plus que le résultat.
Quelles sont les recommandations fréquentes en milieu scolaire pour les enfants ayant un TDC ?
Éviter la surcharge motrice.
Cibler les objectifs pertinents (ex. contenu vs forme).
Favoriser l’usage de l’ordinateur.
Décomposer et verbaliser les séquences motrices.
Offrir plus de temps et structurer l’espace.
Assigner des rôles sociaux moins exigeants.
Proposer l’aide d’un pair-aidant.
Quels sont les objectifs du suivi individuel en ergothérapie pour le TDC ?
Finaliser les objectifs non atteints.
Travailler les activités d’hygiène, l’écriture (manuscrite ou à l’ordinateur), la résolution de problèmes mathématiques.
Collaborer avec l’école pour transmettre les recommandations.
Quels défis la neuropsychologie rencontre-t-elle en déficience motrice (DM) ?
Connaître le développement typique pour mieux évaluer.
Travailler en interdisciplinaire, car plusieurs systèmes sont souvent atteints.
Adapter les outils d’évaluation quand la passation standardisée est impossible.
Soutenir les parents dans leur parcours diagnostique.
Accepter l’incertitude et construire la compréhension petit à petit, comme on bâtit une maison.