Trouble apprentissages - Lecture et écriture Flashcards
Qu’est-ce que lire, du point de vue cognitif ?
Lire consiste à identifier des mots pour accéder au sens. L’identification des mots repose sur des processus de décodage phonologique et d’accès au lexique orthographique.
Quelle est la nature du système d’écriture du français ?
C’est un système alphabétique, où les lettres codent les sons (graphèmes = sons). L’apprenti-lecteur doit apprendre la correspondance graphème-phonème pour pouvoir décoder.
Pourquoi dit-on que le français est une langue à opacité moyenne ?
Parce que le français présente : Des régularités (transparence partielle), mais aussi Des irrégularités phonographiques (lettres muettes, graphies multiples pour un même son)
Par exemple, les mots sans, cent et sang ont une même prononciation mais une orthographe différente, ce qui montre que la suite de lettres code aussi le sens.
Combien de graphies différentes environ existent en français pour représenter les phonèmes ?
Environ 190 graphies pour coder les phonèmes du français, ce qui rend le système complexe à acquérir.
Quelles sont les trois principales régions cérébrales impliquées dans la lecture (hémisphère gauche) ?
Frontal inférieur : donne un sens à ce qu’on lit (traitement sémantique) Occipito-temporale : traite les lettres et mots (entrée visuelle) Temporo-pariétale : traite les sons des lettres (traitement phonologique)
Quelle est la particularité de la lecture d’un point de vue neurodéveloppemental ?
La lecture est une compétence culturelle et non innée. Elle nécessite une réorganisation cérébrale des circuits langagiers et visuels pour permettre l’apprentissage du décodage écrit.
Quelle nouvelle fonction cérébrale se développe chez l’enfant qui apprend à lire ?
La reconnaissance des mots écrits, qui repose sur la coordination de fonctions préexistantes (analyse visuelle, auditive, langage oral).
Qu’est-ce que la conscience phonologique et comment évolue-t-elle ?
C’est la capacité à manipuler mentalement les sons dans un mot. Elle évolue de : Syllabique : ex. Mou-ton Vers phonémique : ex. M + ou + t + on
Le phonème est la plus petite unité de son.
Quelles spécialisations cognitives s’affinent au cours de l’apprentissage de la lecture ?
Orientation des lettres (ex. : différencier b/d, lire de gauche à droite) Analyse phonologique Balayage visuel Empan visuel : au début, l’enfant lit lettre par lettre, puis apprend à reconnaître des groupes de lettres plus larges avec la pratique.
Quelles sont les grandes étapes cérébrales du traitement de l’écrit ?
Input visuel Visual Word Form Area (VWFA) : reconnaissance des mots (“boîte à lettres du cerveau”) Accès au sens Lecture sérielle avec attention top-down Accès à la prononciation et à l’articulation.
Qu’est-ce que l’automatisation de la lecture et comment est-elle altérée en dyslexie ?
Chez le lecteur expert, la lecture est automatique (ex. : on lit une phrase même quand on voulait seulement en compter les mots).
En dyslexie, cette automatisation est déficitaire : la lecture reste effortful, mobilisant plus de traitement conscient.
Quelle est la première étape cérébrale du traitement de l’écrit ?
L’input visuel, capté par les régions occipitales, qui envoie l’information vers la Visual Word Form Area (VWFA) dans le gyrus fusiforme (ventral occipito-temporal).
Quel est le rôle de la Visual Word Form Area (VWFA), aussi appelée « boîte à lettres du cerveau » ?
Elle permet la reconnaissance rapide et spécialisée des mots écrits. Elle joue un rôle fondamental dans l’automatisation de la lecture.
Comment l’automatisation de la lecture se manifeste-t-elle chez l’adulte ?
Chez un lecteur expert, la lecture devient automatique et rapide. Par exemple, même lorsqu’on demande de compter les mots d’une phrase, l’adulte la lit inconsciemment.
Chez l’enfant, cette automatisation n’est pas encore acquise. En dyslexie, l’automatisation est difficile, et la lecture reste effortful.
Quelles sont les principales étapes du traitement de la lecture dans le cerveau selon le modèle moderne ?
Input visuel (régions occipitales) Reconnaissance des mots (VWFA) Accès au sens (voies sémantiques – temporal inférieur et frontal gauche) Lecture sérielle et attention top-down (régions pariétales postérieures) Accès à la prononciation et à l’articulation (aires précentrales, insula, régions temporales et frontales).
Quels facteurs peuvent influencer l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ?
Éducation/stimulation à la maison : un enfant qui n’a jamais été exposé aux livres ni vu ses parents lire aura plus de difficulté à comprendre que les mots ont un sens, comparativement à un enfant ayant déjà été initié à la lecture. Langue parlée : un enfant ayant appris plusieurs langues dès l’enfance (ex. : russe) peut avoir plus de difficulté à apprendre la lecture en français qu’un enfant québécois unilingue. Comorbidités Niveau socio-économique (SSE) Culture Capacités générales (ex. : QI)
Hérédité (ex. : antécédents familiaux de difficultés d’apprentissage).
Quelle est la différence entre un retard secondaire et un trouble développemental primaire en lecture/écriture ?
Retard secondaire : difficultés temporaires pouvant être compensées avec du soutien Trouble primaire : difficultés persistantes dans le temps, avec un décalage par rapport aux autres élèves.
Quelles composantes du langage oral sont impliquées dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ?
Traitement phonologique Mémoire phonologique (semblable à la mémoire de travail mais pour les sons) Vocabulaire (plus le vocabulaire est riche, plus la reconnaissance de mots est facile) Syntaxe Grammaire / morpho-syntaxe (surtout en écriture : ex. accord pluriel comme dans les chats).
Quel est le lien entre vocabulaire et lecture ?
Le vocabulaire aide la lecture, et la lecture enrichit le vocabulaire. Un enfant avec un vocabulaire riche aura plus de facilité à reconnaître les mots.
En cas de dyslexie, la lecture étant réduite, le vocabulaire peut stagner ou chuter, surtout à l’adolescence. Intervenir tôt sur les fonctions langagières améliore le pronostic.
Que suggère une difficulté dans le langage oral quant aux performances à l’écrit ?
Une difficulté dans le langage oral (ex. : syntaxe, conjugaison, utilisation des pronoms) augmente les risques de difficultés à l’écrit, bien que ce ne soit pas systématique.
Quelles autres fonctions cognitives sont impliquées dans la lecture et l’écriture ?
Mémoire de travail : prédicteur important de la performance scolaire et de la lecture Mémoire procédurale : intégrée dans les automatismes liés au geste d’écriture et à l’orientation gauche-droite Traitement visuel Vitesse de traitement : un ralentissement peut entraîner une lecture plus lente Attention.
Quels sont les deux types de voies impliquées dans les modèles cognitifs de la lecture ?
Voie phonologique (assemblage) Voie lexicale (adressage).
Quelles sont les caractéristiques de la voie phonologique en lecture ?
Première voie à se développer Associe chaque lettre à un son (lettres = sons) Requiert un apprentissage explicite Permet de lire les pseudo-mots, les mots nouveaux ou peu fréquents (ex. : sirtu, gontra, cuistre) Processus indirect, alphabétique, basé sur l’encodage/décodage.
À force de répétition, les mots deviennent reconnus plus rapidement, avec moins de charge mentale.
Quelles sont les caractéristiques de la voie lexicale en lecture ?
Suite ordonnée de lettres reconnue globalement et associée à un sens Liée à la fréquence d’exposition Permet de lire des mots connus, y compris irréguliers (ex. : beaucoup, science) Processus direct, orthographique, basé sur la reconnaissance visuelle rapide.
On s’attend à ce que l’enfant connaisse les mots fréquents (ex. : blanc). L’analyse des erreurs (ex. : oublis de sons ou de lettres) donne des indices sur le fonctionnement de cette voie.
Quelles sont les trois grandes étapes du développement de la lecture selon Frith (1985) ?
Logographique Alphabétique Orthographique.
Quelles sont les caractéristiques du stade logographique dans l’apprentissage de la lecture ?
L’enfant reconnaît les mots comme des images ou des logos. Il identifie visuellement des éléments familiers sans savoir lire (ex. : le M de McDonald ou le nom d’un ami dans la classe).
Quelles sont les caractéristiques du stade alphabétique dans le modèle de Frith ?
L’enfant apprend les correspondances grapho-phonémiques. Certaines lettres sont plus faciles à apprendre (ex. : M, car on peut l’étirer comme dans Mmmmmaman). Ce stade implique un apprentissage progressif basé sur la phonologie.
Que se passe-t-il au stade orthographique dans le développement de la lecture ?
L’enfant établit des liens entre des unités orthographiques et des morphèmes. Le morphème est la plus petite unité porteuse de sens (ex. : chant dans chanter, chanteur).
Quel est le seuil de fluidité attendu pour un lecteur typique à la 3e année ?
Environ 100 mots/minute, ce qui est assez fluide pour que l’attention puisse être dirigée vers la compréhension du texte et non uniquement le décodage.
Pourquoi faut-il considérer la complexité du texte lors de l’évaluation de la vitesse de lecture ?
Parce que plus un texte est simple, plus il est facile à lire, donc la vitesse sera plus élevée. Les normes de mots/minute doivent être ajustées en fonction de la complexité du matériel et de l’âge du lecteur.
Quels éléments caractérisent l’automatisation en lecture ?
Rapidité Exactitude Moins de recours au contrôle exécutif Voie lexicale (adressage) privilégiée par rapport à l’assemblage phonologique.
Quelles raisons expliquent que l’écriture soit plus difficile que la lecture, et la lecture plus difficile que le langage oral ?
En écriture, plusieurs lettres peuvent correspondre à un même son (ex. : beaucoup, bocoup, bocou, etc.) En lecture, le sens de la phrase peut aider à deviner un mot, mais ce n’est pas le cas en écriture. L’écriture exige des connaissances en morphologie, grammaire, et une bonne motricité fine, ce qui augmente la charge attentionnelle et exécutive. L’acquisition de l’orthographe s’étale sur tout le primaire et le secondaire.
Pourquoi le contexte est-il important en lecture ?
Le contexte permet de désambiguïser des mots identiques sur le plan orthographique ou phonologique mais différents en fonction de leur sens ou de leur usage.
Exemples : Les poules du couvent couvent Les parents content une histoire à un enfant qui est content Le ver glisse vers le verre vert.
Comment Lyon, Shaywitz et Shaywitz (2003) définissent-ils la dyslexie ?
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage d’origine neurobiologique, caractérisé par : Une reconnaissance inexacte et/ou non fluente des mots Des difficultés en orthographe (spelling) Un décodage limité.
Ces difficultés résultent généralement d’un déficit de la composante phonologique du langage, souvent inattendu au vu des autres capacités cognitives et de l’enseignement reçu.
Quelles peuvent être les conséquences secondaires de la dyslexie selon Lyon et al. (2003) ?
Difficultés de compréhension en lecture Réduction de l’exposition à la lecture, ce qui peut limiter : Le développement du vocabulaire L’accumulation des connaissances générales.
Dans la dyslexie, quelles composantes sont principalement touchées ?
L’orthographe La fluidité et l’exactitude de la lecture.
La compréhension de texte n’est pas nécessairement altérée au départ.
Quel est l’objectif du test de l’Alouette-R dans l’évaluation de la dyslexie ?
Il s’agit d’un texte sans signification cohérente afin de bloquer l’accès au sens et évaluer uniquement la lecture et l’identification de mots, sans aide contextuelle.
Quel impact peut avoir une scolarisation bilingue sur les erreurs observées en lecture ou écriture ?
Le bilinguisme (ex. : anglais-français) peut teinter les types d’erreurs, par exemple en influençant l’orthographe ou les stratégies de décodage.
Quelle est la première description clinique de la dyslexie ?
En 1896, Pringle-Morgan décrit une cécité verbale congénitale, évoquant un trouble de la mémoire visuelle des mots.
Quelles découvertes importantes ont été faites dans les années 1980 sur la dyslexie ?
Travaux post-mortem de Galaburda Anomalies dans la région périsylvienne gauche Mise en évidence d’ectopies neuronales, de dysplasies et d’hétérotopies Hypothèse d’un problème de migration neuronale.
Que révèlent les recherches en neuroimagerie des années 1990 sur la dyslexie ?
Différences structurelles et fonctionnelles Atteintes au niveau des régions périsylvienne et occipito-temporale.
Quels sont les profils d’activation cérébrale observés chez les personnes dyslexiques ?
Sous-activation des régions temporo-pariétales et occipito-temporales Sur-activation des régions frontales inférieures, souvent observée lors de l’apprentissage ou d’un effort compensatoire accru.
Quelle différence cérébrale est la plus fiable entre les personnes dyslexiques et les contrôles selon Ramus et al. (2018) ?
La taille cérébrale totale est l’une des rares différences robustes et bien répliquées.
Quelles précautions faut-il prendre dans l’interprétation des différences cérébrales en dyslexie ?
L’origine des différences peut être difficile à établir : elles peuvent refléter soit une étiologie, soit une conséquence du manque de lecture. Il faut éviter de comparer un élève dyslexique de 5e année à un lecteur typique de 5e : on doit comparer à des enfants de même niveau de lecture, pas de même âge scolaire.
Pourquoi le genre est-il un facteur à considérer dans les études d’imagerie sur la dyslexie ?
Parce que les différences cérébrales entre dyslexiques et contrôles varient selon le sexe, possiblement en lien avec les hormones sexuelles fœtales.
Quelle est la théorie principale expliquant la dyslexie ?
La théorie phonologique, selon laquelle la dyslexie découle d’un déficit du traitement phonologique, souvent lié à une variation normale du développement.
Quelles sont les autres théories neuropsychologiques proposées pour expliquer la dyslexie ?
Théorie visuelle Théorie du déficit cérébelleux Théorie auditive (déficit du traitement temporel des sons).
Que suggèrent les modèles actuels sur les causes de la dyslexie ?
La dyslexie découle de facteurs multiples, neurocognitifs.
Quelles sont les autres théories neuropsychologiques proposées pour expliquer la dyslexie ?
Théorie visuelle, Théorie du déficit cérébelleux, Théorie auditive (déficit du traitement temporel des sons).
Que suggèrent les modèles actuels sur les causes de la dyslexie ?
La dyslexie découle de facteurs multiples, neurocognitifs et environnementaux. Ces facteurs interagissent entre eux (modèle multifactoriel).
Quelle différence cérébrale est la plus souvent observée chez les personnes dyslexiques par rapport aux normo-lecteurs ?
Une taille cérébrale totale plus faible est l’une des différences les plus fréquemment rapportées, bien que les effets observés soient généralement de petite taille et peu reproductibles.
Pourquoi faut-il être prudent dans l’interprétation des différences cérébrales observées en dyslexie ?
Parce qu’il est souvent difficile de distinguer les causes des conséquences : les différences pourraient refléter une dyslexie primaire, ou simplement être dues au manque de pratique de la lecture.
Quel rôle joue le genre dans les études cérébrales sur la dyslexie ?
Les différences cérébrales observées entre dyslexiques et normo-lecteurs peuvent varier selon le sexe, possiblement en lien avec des facteurs hormonaux prénataux.
Quelle hypothèse théorique est la plus reconnue pour expliquer la dyslexie ?
La théorie phonologique, selon laquelle la dyslexie est liée à un déficit dans le traitement phonologique, constitue le modèle principal.
Quelles autres hypothèses ont été proposées pour expliquer la dyslexie ?
Hypothèse visuelle, Hypothèse du déficit cérébelleux, Hypothèse auditive, liée à un traitement temporel inefficace des sons.
Quelle vision actuelle prédomine concernant les causes de la dyslexie ?
Une vision multifactorielle, considérant que la dyslexie résulte d’une interaction entre des facteurs neurocognitifs et environnementaux.
Quelle est la vision actuelle sur le spectre des habiletés en lecture ?
La lecture est conçue comme un continuum allant du bon lecteur au faible lecteur. Tous les élèves, peu importe leur position sur ce continuum, peuvent bénéficier d’interventions adaptées à leurs besoins.
La dyslexie touche-t-elle plus souvent les garçons ou les filles ?
Les garçons sont plus souvent affectés que les filles, avec un ratio estimé de 2 à 3 garçons pour 1 fille.
La dyslexie est-elle limitée à certaines cultures ou milieux sociaux ?
Non. Elle est retrouvée à travers différentes cultures, langues et strates socio-économiques.
Quels facteurs sont reconnus comme jouant un rôle dans l’apparition de la dyslexie ?
Des facteurs héréditaires et une forte comorbidité avec d’autres troubles des apprentissages ou du développement.
Quels sont les profils de comorbidité fréquemment associés à la dyslexie ?
40 % des enfants dys présentent plusieurs troubles des apprentissages, souvent associés à la dyscalculie, des troubles de l’attention, des troubles de la coordination motrice et un trouble du langage oral (TDL).
Quelles sont les principales manifestations possibles d’un trouble spécifique des apprentissages selon le DSM-5 ?
Difficulté dans la lecture des mots (dyslexie), compréhension en lecture, épellation, expression écrite (dysorthographie), sens du nombre, faits numériques, calcul, raisonnement mathématique.
Quels sont les critères diagnostiques d’un trouble spécifique des apprentissages selon le DSM-5 ?
Difficultés à apprendre ou à utiliser les habiletés scolaires, persistance depuis au moins 6 mois, décalage par rapport à l’âge avec répercussions fonctionnelles significatives, début à l’âge scolaire.
Quelles sont les conséquences directes possibles d’un trouble spécifique des apprentissages ?
Difficultés en compréhension, réduction du vocabulaire, difficultés en composition écrite, faible performance scolaire.
Quelles conséquences indirectes peuvent résulter d’un trouble spécifique des apprentissages ?
Estime de soi diminuée, anxiété, dépression, démotivation, problèmes de comportement, altération de la qualité de vie.
Pourquoi est-il important d’intervenir sur les conséquences indirectes des troubles d’apprentissage ?
Parce qu’elles peuvent mener à des issues négatives comme le décrochage scolaire si elles ne sont pas reconnues et prises en charge.
Quels sont les grands axes à considérer dans l’approche diagnostique d’un trouble spécifique des apprentissages ?
Critères d’exclusion, critère de divergence, réponse à l’intervention, nature des difficultés, tableau clinique global.
Pourquoi ne faut-il pas poser un diagnostic uniquement sur un écart de scores entre indices cognitifs ?
Parce que le diagnostic repose avant tout sur un jugement clinique global, et non sur des écarts normatifs fixes.
Pourquoi est-il important de traiter les comorbidités, comme le TDAH, avant d’intervenir directement sur la dyslexie ?
Parce que le TDAH peut nuire à la performance scolaire, même lorsque les habiletés sont présentes.
Quelle distinction est essentielle à faire en présence de TDAH chez un enfant avec difficultés scolaires ?
Il faut dissocier les habiletés scolaires réelles de la performance scolaire observée.
Quel est le principe du modèle de réponse à l’intervention (RAI) ?
C’est un modèle préventif à trois niveaux visant à offrir des interventions graduées en fonction des besoins de l’élève.
Que comprend le niveau 1 du modèle RAI ?
Enseignement universel de qualité en classe, dépistage universel au moins 3 fois par année.
Que comprend le niveau 2 du modèle RAI ?
Interventions intensives en petit groupe, destinées à environ 15 % des élèves.
Que comprend le niveau 3 du modèle RAI ?
Intervention intensive et individualisée (1 pour 1), plan personnalisé selon les besoins spécifiques.
Quelles sont les trois grandes catégories de mesures d’aide en classe pour les élèves en difficulté ?
Flexibilité, adaptation, modification.
Qu’est-ce qu’une mesure de flexibilité en classe ?
Une mesure appliquée à tous les élèves, qui offre plus de souplesse sans cibler un élève en particulier.
Qu’est-ce qu’une adaptation en classe ?
Une aide spécifique visant à soutenir la réussite d’un élève sans modifier les critères d’évaluation.
Qu’est-ce qu’une modification en classe ?
Une réduction des exigences scolaires : les critères d’évaluation sont adaptés au niveau de l’élève.
Quels sont les principes généraux à retenir concernant les interventions en lecture/écriture ?
Peuvent être offertes à l’école ou en privé, le plus tôt le mieux, portées sur la maîtrise graphème-phonème.
Quelles sont les deux grandes catégories d’intervention en lecture/écriture ?
Rééducation : enseignement explicite et intensif. Compensation : dépend du niveau de besoin.
Quel est le rôle des aides technologiques pour les élèves avec difficultés en lecture/écriture ?
Elles permettent de soulager l’élève des exigences techniques de l’écrit et de réallouer ses ressources cognitives vers la compréhension.
Quelles sont les principales aides technologiques utilisées ?
Synthèse vocale, prédicteur de mots, correcteur de la langue.
Quelles mesures peuvent être mises en place pour compenser les difficultés de lecture/écriture ?
Adapter la présentation visuelle des textes, lire le texte à l’élève, alléger les dictées.