TD: Analyse D'urine Flashcards
Quels sont les 4 types d’analyses urinaires?
- aspect macroscopique
- mesures physiques: volume et densité
- analyses chimiques: bandelette réactive
- examen microscopique
En quoi consiste les modifications d’origine pré-rénale?
Modification de la concentration plasmatique d’un analyte ou une modification de la pression sanguine
En quoi consiste les modifications d’origine rénale?
Altération/adaptation de la fonction glomérulaire et/ou des fonctions tubulaires
En quoi consite les modifications d’origine post-rénale?
Voies urinaires
Parmi les facteurs de variation préanalytiques
A. Quelle est la condition liée au sujet?
B. À quel moment devrait-on faire le prélèvement d’urine et pourquoi?
A. Moment du prélèvement
B. On préfère les premières urines du matin, qui reflètent les urines d’au moins 8h
Parmi les facteurs de variation préanalytiques, quelles sont les conditions liées au spécimen et à la technique?
- effets des différentes techniques de collecte
- tubes et flacons pour collecte d’urine
- délai avant analyse
Effets des différentes techniques de collecte
A. Quel est le point essentiel?
B. Qu’est-il préférable de faire?
A. Point essentiel: éviter que les urines soient souillées lors du prélèvement, ce qui se passe fréquemment lors de miction spontannée ou par pression sur la vessie
B. Nettoyer à l’eau les voies urinaires externes après avoir coupé ou tondus les poils en excès et de prélèver les urines après avoir laissé passer les premiers jets
Tubes et flacons pour collecte d’urine
A. Dans quoi seront souvent recueillies les urines?
B. Quel est le point essentiel concernant le matériel de collecte d’urine?
C. Qu’est-il nécessaire pour les analyses bactériologiques?
D. Qu’est-il nécessaire en terme de matériel pour les expéditions, les transports ou le stockage?
A. Barquettes en plastique lors de miction spontanée ou dans des seringues lors de cystocentèse
B. Point essentiel: matériel, de préférence à usage unique, propre, séché après avoir été rincé avec de l’eau distillé s’il a été lavé et exempt de toute trace de souillure ou de détergent pour éviter les interférences analytiques
C. Récipient stérile
D. Des récipients fermant de manière hermétique et portant un étiquetage, conforme à la réglementation postale
Délai avant l’analyse
A. En principe dans quels délais doit se faire l’analyse d’urine?
B. Si l’analyse immédiate est impossible que fait-on?
C. Après combien de temps l’analyse cytologique est-elle faussée? Quoi d’autre sera faussé?
D. Que peut-on faire pour remettre en solution d’éventuelles précipitations de cristaux d’urates et surtout de phosphates?
E. L’emploi de stabilisateurs visan avant tou à éviter toute fermentation bactérienne as-elle un intérêt?
A. Les analyses urinaires de routine sont faites dès que l’urine a été collectée, en pratique dans les 30 minutes suivant la collecte.
B. Si analyse immédiate impossible: conservation aussi brève que possible
C. L’analyse cytologique est faussée dès la 2e heure, et il en est de même de la concentration en glucose, notamment lors de contamination bactérienne
D. S’il faut remettre en solution d’éventuelles précipirations de cristaux, les urines doivent être réfrigérées et placées à l’obscurité (et remise à température ambiante et homogénéisées avant analyse)
E. Les stabilisateurs visant à éviter la fermentation bactérienne sont inutiles.
Quels sont les aspects macroscopiques analysés?
- transparence
- couleur
- odeur
Transparence
A. Quel est l’aspect de l’urine, en terme de transparence, des sujets sains de la plupart des espèces?
B. Quel est l’exception?
C. Qu’est-ce que la diminution de transparence (turbidité) signe?
D. Comment va-t-on confirmer l’analyse d’une urine turbide?
A. Sujets sains: urines transparentes, limpides
B. Exception: cheval et lapin dont les urines contiennente de fortes quantités de minéraux (carbonate de calcium) et/ou de mucus, formant un sédiment parfois volumineux
C. Turbidité: signe d’une contamination microbienne, de l’élimination d’un nombre excessif de cellules, cylindres et/ou cirstaux
D. Examen microscopique
Couleur
A. Quelle est la couleur normale?
B. Quel est le principal facteur de variation de l’intensité de la coloration?
C. Quelle est la cause d’une urine incolore?
D. Quelle est la cause d’une urine jaune sombre?
E. Quelle est la cause d’une urine brune à brune/jaune ou brune/verte?
F. Quelle est la cause d’une urine rouge?
G. Comment confirme-t-on une variation de l’intensité de la couleur de l’urine?
A. Couleur normale: jaune plus ou moins soutenu
B. Principal facteur de variation de l’intensité de la couleur: dilution
C. Urine incolore: dilution de l’urine - PuPd
D. Urine jaune sombre: concentration de l’urine
E. Urine brune à brune/jaune ou brune/verte: pigments, souvent bilirubine
F. Urine rouge: hémoglobine, globules rouges, myoglobine
D. Confirmation de la variation de l’intensité de la couleur de l’urine par la densité urinaire
Odeur
A. En fonction de quoi l’odeur de l’urine varie-t-elle?
B. Quelle est l’odeur de l’urine des carnivores?
C. Quelle est l’odeur de l’urine de la vache?
D. Quelle est l’odeur de l’urine du cheval?
E. Qu’est-ce qu’on va suspecter lors de présence d’une odeur ammoniacale marquée?
F. Comment vas-ton confirmer cette odeur ammoniacale marquée?
A. Variation de l’odeur selon le régime alimentaire
B. Carnivores: odeur ammoniacale discrète, plus forte chez le chat que chez le chien
C. Vache (herbivore): odeur aromatique discrète
D. Cheval (herbivore): odeur aromatique marquée
E. Odeur ammoniacale marquée: suspecter une infection urinaire ou une contamination de l’échantillon
F. Confirmation de l’odeur ammoniacale marquée soit par l’examen microscopique soit par l’examen bactériologique
Quelle sont les caractéristiques physiques analysées?
- volume urinaire/diurèse
- densité urinaire
Volume urinaire/diurèse
En fonction de quoi le volume urinaire varie-t-il?
Varie en fonction de l’espèce, et à l’intérieur d’une espèce donnée il varie en fonction de l’alimentation, l’abreuvement, le climat, l’excercice physique
Densité urinaire
A. De quelle manière la densité urinaire varie-t-elle?
B. Quelles densités témoignent d’un bon fonctionnement du rein?
C. Quelles sont les densités urinaires moyennes des espèces: Ca, Fe, Eq et Bo?
D. Qu’est-ce qui sera sécrété chez un sujet déshydraté pour entraîner une augmentation de la réabsorption d’eau par les segments distaux du tubule? Dans le cas contraire qu’est-ce qu’on va suspecter?
E. Quelle est la première fonction perfue lors d’insuffisance rénale chronique débutante?
F. Qu’est-ce qu’on fait quand on suspecte une insuffisance rénale chronique débutante?
A. Variation de la densité urinaite
- inversement proportionnelle au volume urinaire
- possibilité fonctionnelles rénales de dilution ou de concentration du filtrat glomuérulaire (1.010 +/- 0.002)
- moment de prélèvement (volume d’eau dépend de l’eau et aliments ingérés, conditions atmostphériques, efforts..)
- espèce
B. Des urines diluées en cas d’hyperhydratation ou concentrées en cas de déshydratation témoignent d’un bon donctionnement du rein
C. Densités urinaires moyennes
- Ca: 1.015 à 1.045, mais peut varier de 1.001 à 1.070
- Fe: 1.035 à 1.050
- Eq: 1.020 à 1.050
- Bo: 1.020 à 1.045
D. Sécrétion d’ADH chez le sujet déshydrater pour concentrer ses urines, si ses urines sont diluées on suspecte une altération fonctionnelle rénale
E. Première fonction perdue lors de l’insuffisance rénale chronique débutante: aptitude à concentre l’urine
F. Quand on suspecte une insuffisance rénale chronique débutante il faut confirmer cette observation sur plusieurs prélèvements
Réfractomère
A. À quoi l’indice de réfraction est-il proportionnel?
B. La plupart des réfractomètres cliniques ont trois échelles, quelles sont-elles?
A. Indice de réfraction proportionnel à la densité (quantité de matières dissoutes)
B. Échelles du réfractomètre
- indice de réfraction (ND)
- densité urinaire
- conentration des proéines sériques ou plasmatiques
L’analyse chimique par la bandelette urinaire vise essentiellement à contribuer au dépistage de quelles affections? Préciser pour chacune à quelles plages on va s’intéresser.
- affections rénales: protéines, “sang” et glucose
- affections hépatiques: bilirubine
- diabète sucré: glucose, corps cétoniques
Analyse chimique par bandelette réactive: lorsque les urines sont de couleur anormale, qu’est-il nécessaire de faire
Nécessité de centrifuger les urines et de regarder la couleur du surnageant, si le surnageant demeure anormal (marron ou rouge), les bandelettes ne peuvent donner des résultats fiables.
PH urinaire
A. En fonction de quoi le pH urinaire varie-t-il?
B. Quelle est le pH moyen des urines carnivores et herbivores?
C. Comment la plage pH influence-t-elle l’interprétation de la plage protéines?
D. Origine pré-rénale/rénale/post-rénale?
A. Variation du pH urinaire
- espèces, essentiellement en raison de leur régime alimentaire
- proximité des repas: “vague alcaline postprandiale”
B. pH moyens urinaires
- carnivores: faiblement acide 5.5 à 7.5
- herbivores: faiblement alcalin 7 à 8.5
C. Si le pH est basique, la plage protéine n’est plus interprétable
D. Origine pré-rénale
Glucosurie
A. Constituant normal ou anormal de l’urine?
B. Origine pré-rénale/rénale/post-rénale?
C. Source de faux négatifs?
D. Source de faux positifs?
A. Glucose constituant anormal de l’urine
B. Origine
- pré-rénale (hyperglycémie associé à DS, repas riches en glucose, stress chez le Fe ou hypercorticisme)
- rénale (lésion tubulaire proximale NON associé à une hyperglycémie)
C. Source de faux néfatifs: vitamine C
D. Source de faux positifs: contamination par l’eau oxygénée (javel)
Corps cétoniques
A. Quels sont les corps cétoniques
B. Ils sont produits à partir de quelle molécule?
C. Normalement leur concentration plasmatique reste faible/élevée?
D. Dans quelle situation la concentration plasmatique en corps cétoniques va-t-elle augmenter?
E. La bandelette urinaire réagit qu’avec quels corps cétoniques?
F. Origine pré-rénale/rénale/post-rénale?
A. Corps cétoniques
- acétone
- B-hydroxybutyrate (BHB)
- acétoacétate
B. Les corps cétoniques sont produits à partir de l’acétyl coenzyme A (acétyl CoA)
C. Normalement la concentration plasmatique reste faible
D. Augmentation de la concentration plasmatique, donc de l’élimination urinaire en parallèle, lors de lipolyse importante.
E. Réaction avec l’acétone et l’acétoacétate, mais pas avec les BHB
F. Origine pré-rénale
Protéines
A. Constituant normal/anormal de l’urine?
B. Il n’est pas rare de détecter des protéines dans les urines concentrées/diluées?
C. Origine pré-rénale/rénale/post-rénale?
A. Protéines constituant anormal de l’urine
B. Il n’est pas rare de détecter des protéines dans les urines concentrées
C. Origine
- Prérénale: concentration anormale de protéines plasmatiques
- Rénale: rétention anormale de protéines plasmatiques, soit fonctionnelle (altération de la physiologie rénale) ou pathologique (altération structurales ou fonctionnelles des reins, glomérulaires de la sélectivité de filtration, tubulaire de diminution de la réabsorption ou interstitielle d’une réaction inflammatoire ou d’une maladie causant l’exsudation de protéines dans l’espace rénal depuis les capillaires péri-tubulaires)
- postrénal: entrée de protines dans l’urine, provenant des voies urinaires ou extraurinaires (génital ou prélèvement)
Protéines
A. Comment peut-on conculre à une protéinurie d’origine post-rénale?
B. Comment peut-on conclure à une protéinurie d’origine pré-rénale?
C. Comment peut-on conclure à une protéinurie d’origine rénale?
A. Culot urinaire: identification de la présence de leucocytes témoignant de l’inflammation du tractus uro-génital
B. Présence d’hyperprotidémie
C. Si la protéinurie n’est ni pré-rénale ni post-rénale, et peut s’accompagner d’une baisse de la densité urinaire et de cylindres, donc voir la densité et le culot urinaire
Protéinurie
Certains antibiotiques peuvent causer des faux positifs, lesquels?
Pénicillines et céphalosporines
Protéinurie
Une protéinurie permanente est toujours une situation grave, qu’est-ce que ça nécessite?
Nécessite une confirmation par mesure du RPCU (rapport Protéinurie/Créatininurie) et une exploration approfondie du rein, la réalisation d’un culot urinaire et la mesure de la protidémie
“Sang”/Activité peroxydasique
A. Chez le sujet sain que quelques rares Gr et Gb sont retrouvés dans les urines, de quelle seule manière sont-ils détectables?
B. La présence de sang ou d’hémoglobine est normale/anormale?
C. La réaction peroxydasique n’est pas spécifique de l’hémoglobine ou du sang, elle détecte toutes les _____________, dont la __________.
D. Lorsque la plage est positive, la cause réelle doit être déterminée, de quelle manière?
E. Sur quoi repose la différence entre hémoglobinurie et myoglobinurie?
A. Quelque globules rouges et blancs sont présents dans les urines et ne sont détectables que par examen microscopique (culot urinaire).
B. Présence de sang ou d’hémoglobine est anormale
C. La réaction peroxydasique détecte toutes les hémoprotéines, dont la myoglobine
D. Centrifugation de l’urine
- culot rouge + surnageant jaune/rosé: sédimentation des GR = hématurie
- pas de culot et coloration homogène: soit hémoglobine libre = hémoglobinurie, soit myoglobine = myoglobinurie
E. Contexte clinique de lésion musculaire en faveur de myoglobinurie, et son éventuelle confirmation par exemple par l’élévation de l’activité CK.
Leucocytes
A. Dans quelle situation leur concentration urinaire augmente considérablement?
B. Plage fiable?
A. Infections urinaires
B. Plage non fiable
Nitrites
A. À quoi peut-on conclure lors de présence de nitrites dans l’urine?
B. Est-ce que l’absence de nitrite permet de conclure à l’inverse?
A. Présence de nitrite: conclure à une infection urinaire
B. Absence de nitrite: on ne peut rien conclure
Bilirubine
A. Constituant normal/anormal de l’urine?
B. Que faut-il savoir quant aux précautions préanalytiques?
A. Chez le chien, bilirubine constituant normal en faibles quantités (trace à 1+)
B. Instabilité de la bilirubine à la lumière, donc impératif de conserver à l’obscurité
Urobilinogène - urobiline
Intérêt de la plage en médecien vet?
Aucun
Diagnostic différentiel de cylindres granuleux
- physiologique si très rares
- lésion rénale
Quels types de cylindres cellulaires peut-on possiblement retrouver?
Cylindres épithéliale, hématique ou leucocytaire
Diagnostic différentiel de cylindres cellulaires
Lésion rénale
Diagnostic différentiel de cylindres hématiques
Hématurie rénale
Diagnostic différentiel de cylindres leucocytaires
Inflammation rénale
Quels types de cylindres pigmentés peut-on possiblement retrouver?
- hémoglobine
- myoglobine
- hémosidérine (rouges à noirâtres)
- bilirubine (jaune soutenu à marron)
Diagnostic différentiel de cylindres à hémoblogine/hémosidérine
- hémoglobinémie (hémolyse)
- hématurie rénale
Diagnostic différentiel de cylindres à bilirubine
-hyperbilirubinémie/hyperbilirubinurie
Origine de l’hématurie
Rénale: associé à des cylindres hématiques
Postrénal
- BAU: calculs, inflammation, trauma, tumeur, cystocentèse ou cathétérisme
- appareil génital: oestru, pathologie prostatique (spermatozoïdes et sidérophages)
- trouble de l’hémostase
Diagnostic différentiel de l’hématurie
Vasculaire: trouble de l’hémostase Inflammatoires: ITU Traumatiques: cystocentèse, AVP... Métaboliques/toxiques: calculs, oestrus Idiopathique Néoplasiques
Origine de la présence de cellules épithéliales squameuses dans l’urine
Urètre distal et voies génitales
Diagnostic différentiel de cellules épithéliales squameuses dans l’urine
Physiologique: urines obtenues par miction ou par cathétérisme
Pathologique: pathologie inflammatoire chronique, prostatique ou tumorale
Origine de la présence de cellules épithéliales urothéliales dans l’urine
Urètre proximal, vessie, uretères, bassinet
Diagnostic différentiel de la présence de cellules épithélilales urothéliales dans l’urine
Inflammatoire: association à la présence de leucocytes
Traumatique: cathétérisme
Métabolique/toxique: chimiothérapie, cyclophosphamide
Tumeur
Origine de leucocyturie
Rénale (rare)
BAU
- pathologique: calculs, inflammation, trauma, tumeur
- mode de prélèvement: miction spontanée sans nettoyage
Appareil génital
- oestrus
- pathologique: inflammation prostatique
Diagnostic différentiel leucocyturie
Inflammatoire: ITU, processus tumoral…
A. Cristaux en forme de cerceuil
B. Physiologique à quel pH
C. Diagnostic différentiel
A. Struvites ou PAM (phosphate ammoniaco magnésien)
B. PH neutre ou basique
C. Diagnostic différentiel
- physiologique en faible nombre
- calculs
- ITU
A. Cirstaux dihydrate ou monohydrate
B. Physiologique à quel pH?
C. Diagnostic différentiel
A. Oxalates de calcium
B. PH acides, neutres ou basiques
C. Diagnostic différentiel
- physiologique en faible nombre
- pahtologique: intoxication à l’éthylène glycol, calculs, hypercalciurie, hyperoxalaturie
A. Cristaux marron, rond avec longs spicules
B. Diagnostic différentiel
A. Urates d’ammonium
B. Diagnostic différentiel
- maladie hépatique
- Dalmatien et Bulldogs anglais
A. Cristaux incolore, héxagonaux en noyau benzène, isolés ou regroupés en couches
B. Diagnostic différentiel
A. Cristaux de cystine
B. Diagnostic différentiel
- calculs cystine: teckel, Bulldog anglais, Yorkshire mâles
- précipitation dans les urines acides et concentrées