MSP114 Flashcards
4 os de la main de la rangée proximale, de latéral à médial
scaphoïde, lunatum, triquetrum, pisiforme
4 os de la main de la rangée distale, de latéral à médial
trapèze, trapézoïde, capitatum, hamatum
Pour quelles raisons (2) est réputé le lunatum ?
Le lunatum (en forme de croissant) est réputé pour sa nécrose avasculaire idiopathique et post-luxation traumatique.
Particularité de la fracture du scaphoïde
Le plus souvent, il s’agit d’une fissure difficilement visible sur la radiographie le jour du traumatisme (peut être confondue avec une entorse du poignet).
Cependant, le trait de fracture deviendra visible radiologiquement une semaine après, à la suite de la résorption osseuse.
Cette fracture se caractérise cliniquement par une sensibilité au niveau de la tabatière anatomique. Elle est réputée pour son retard de consolidation.
Identifier les facteurs de risque liés au travail justifiant l’utilisation de mesures d’intervention préventive. (obj 22)
Tendinopathie :
✓ Force (charge excessive sur un tissu normal)
✓ Répétition (mouvement répété, + dommageable lorsque combiné à un autre facteur)
✓ Posture (mauvaise posture, charge anormalement appliquée)
Donc, travail en usine/avec mouvements souvent au-dessus de la tête
Reconnaitre les aspects particuliers du traitement d’un travailleur atteint d’une lésion professionnelle (retrait ou réduction de l’exposition, réadaptation, prévention des récidives, déclaration à la CNESST). (obj 15.3)
À l’anamnèse, reconnaître les dangers possibles de l’environnement du pt.
Ergonome/ergothérapeute évalue milieu de travail et ajustements nécessaires.
● Retrait des dangers
● Modification à la posture ou aux accessoires de son lieu de travail
CNESST : prend en charge les situations de santé et sécurité au travail (inspections périodiques) et fait des dédommagements.
La reprise des activités doit être progressive pour permettre l’adaptation des structures et éventuellement le remodelage de la cicatrice fibreuse, qui se fait 8 à 10 fois plus lentement que le remodelage osseux. De plus, des périodes de repos/récupération adéquates doivent être prévues sinon les risques de nouvelles blessures ou de reblessures sont grands. Pour le travailleur, l’assignation temporaire à un autre poste n’impliquant pas les gestes responsables de la lésion et le retour progressif au travail sont deux stratégies qui peuvent être utilisées.
Pour le sportif, il s’agit de reprendre à un niveau d’intensité moindre que celui atteint au moment de la blessure.
Cibler les mauvaises habitudes de vie, en tenant compte de son stade de changement et du niveau de conviction ou de confiance face à la modification [5]. (Obj 21)
Habitudes de vie reliées
● Mauvaise position → mauvais stress sur le système musculo-squelettique
● Manque d’activité physique → moins de tonus musculaire
● Mauvaise alimentation : cellules ont besoin d’énergie et nutriments pour la réparation
● Fumer
● Emploi, activité physique !
Objectifs de la rééducation (4)
- Atténuation de la douleur
- Réduction de l’inflammation
- Protection du segment lésé
- Augmentation de la force des muscles environnants
Buts de la physiothérapie (6)
- Diminuer la douleur : Q, froid, ultrasons
- Augmenter l’amplitude articulaire
- Augmenter la force, endurance
- Augmenter la protection des mouvements articulaire par les structures avoisinantes : la masse musculaire peut protéger l’articulation jusqu’à un certain point : / augmenter la mobilité articulaire
Absorbe une partie du stress mécanique
Prévient l’instabilité articulaire - Augmenter la fonction jusqu’à l’autonomie la plus complète possible / améliorer la condition générale du pt
- Favoriser l’activité physique :
Bienfaits pour l’arthrose : diminue les risques d’obésité, évite l’atrophie musculaire et l’ankylose
Exercices à privilégiés : natation et bicyclette (moins de stress sur les articulations)
Cryothérapie (actions, mécanisme, effets sur 3 structures)
o Action analgésique, anti-inflammatoire, spasmolytique
o Froid → ↑ vasoconstriction réflexe sympathique → ↓ œdème → ↓ métabolisme locale → ↓ consommation O2
o Effet sur 3 structures des tissus nerveux :
=Récepteurs
=Nerfs périphériques (↓ Vitesse de conductions (motrice et sensitive))
=Fuseaux neuromusculaires (↓ Décharge qui est dépendante de la température, ↓ sensibilité à l’étirement musculaire
Particulièrement efficace pour combattre l’oedème initial lors des traumatismes (entorse)
Permet à l’organisme une récupération fonctionnelle plus rapide
Cryothérapie est efficace pour ? Qu’est-ce qu’elle permet ?
Particulièrement efficace pour combattre l’œdème initial lors des traumatismes (entorse)
Permet à l’organisme une récupération fonctionnelle plus rapide
Exemple cryothérapie (3)
Exemples : immersions dans l’eau glacée, massages avec cubes de glace, gels réfrigérés
Courte période de temps : entre 5 et 15 minutes MAX (engelures)
Doit être initiée rapidement et poursuivie sur 48 heures
Glace et chaleur (utilités de chaque)
- Choix basé sur effets physiologiques désirés
o Utilité de la glace : contrôle de l’inflammation et de la douleur en aiguë et subaiguë
o Utilité de la chaleur : traitement des douleurs musculaires et des raideurs articulaires (surtout en chronique)
o Combinaison : bains contrastes (chaud/froid) pour potentialiser les effets et stimuler la guérison
Effets de la massothérapie (4)
Le massage a des effets :
▪ Mécaniques : favorise l’étirement du collagène et stimule la circulation sanguine → ↑ relâchement musculaire
▪ Neurophysiologique (théorie du portillon) : diminution de la douleur
▪ Vasculaire : ↑ La circulation → ↓ œdème, si effectué de distal à proximal → ↑ retour veineux et drainage lymphatique
▪ Relâchement musculaire qui facilite récupération mobilité articulaire
Rôle orthèse, av et désav
Rôle
▪ Corriger une difformité
▪ Stabiliser une articulation
▪ Limiter certains mouvements indésirables (immobilisation)
▪ Support rigide
Avantage : amovibilité
▪ Empêche les récidives tout en permettant certaines activités
▪ Patient peut récupérer sa force, son endurance et la proprioception
▪ Atténue les contraintes
▪ Diminue les gestes répétitifs
▪ Permettent de placer un membre en position de détente
Désavantage : gêne fonctionnelle
Différents types d’orthèses (3)
Orthèse statique de repos
Orthèse fonctionnelle dynamique
Orthèse préventive
Orthèse statique de repos (2)
● Support en maintenant l’articulation en position de confort ou position fonctionnelle
● Peut être retirée pour des exercices de mobilisation et de renforcement
Orthèse fonctionnelle dynamique (3)
● Permet des mouvements mais empêchent certains mouvements ou amplitudes
● Après traumatisme ligamentaire, après une cx de reconstruction articulaire, ligamentaire ou tendineuse
● Aussi dans cas d’instabilité articulaire chronique
Orthèse préventive (4)
● Prévient les lésions sur une articulation saine
● Surtout développée pour diminuer blessures chez athlètes professionnels
● Plutôt décevante → encombrante → risque de blessure + graves (fractures)
● Surtout pour tennis elbow : orthèse épicondylienne
Pharmacocinétique détermine quoi (3)
La pharmacocinétique d’un médicament détermine le début, la durée et l’intensité de son effet.
La pharmacodynamie décrit les propriétés suivantes d’un médicament (4) :
- les effets thérapeutiques (soulager la douleur)
- leurs effets secondaires (voir document trauma et ici pour corticostéroïdes)
- le lieu où le médicament agit dans l’organisme (site d’activité),
- comment le médicament agit sur l’organisme (voir document trauma et ici pour corticostéroïdes).
Effets secondaires des corticostéroïdes (3)
- Peut provoquer un amincissement de la peau (inhibe croissance cellulaire et synthèse collagène) → Ne pas utiliser trop longtemps
- Peut changer pigmentation de la peau
- Peut faire réaction (dermatite de contact)
Effets des corticostéroïdes
Effets anti-inflammatoires
Effets antiprolifératifs (surtout à l’origine des effets secondaires)
Effets immunosuppresseurs
Expliquer l’effet anti-inflammatoire des cortico (3)
- Vasoconstriction immédiate et diminution de la perméabilité capillaire, entraînant rapidement une diminution de l’œdème et de l’érythème
- Inhibition des facteurs de transcription régulant l’expression des gènes codant pour les molécules inflammatoires : cytokines, interleukines, TNF-a, INF-g, GM-CSF, …
- Augmentation de l’expression des gènes codant pour certaines protéines qui ont pour action d’inhiber la phospholipase A2. Ainsi, la voie de l’acide arachidonique est bloquée et il y a diminution de la production de prostaglandines
Expliquer les effets antiprolifératifs des cortico (4)
- Propriétés antimitotiques = inhibition de la synthèse d’ADN des cellules de la peau
- Ainsi, diminution renouvellement des kératinocytes = amincissement et atrophie réversibles de la peau
- Effet cytostatique des fibroblastes entraîne diminution synthèse de collagène = atrophie irréversible de la peau
- Diminution de la mélanogénèse = dépigmentation de la peau
Expliquer les effets immunosuppresseurs (4)
- Glucocorticoïdes diminuent la capacité des cellules de Langerhans de la peau à migrer dans le système lymphatique, à présenter des antigènes et à se renouveler.
- Diminution de la capacité des macrophages à migrer vers l’inflammation et à phagocyter.
- Diminution de la capacité des macrophages et des mastocytes à se dégranuler (libérer leurs granules, contenant de l’histamine entre autres)
- Inhibition de la prolifération et de l’activité cytotoxique des lymphocytes T et cellules NK
Nommer les classes de traitement analgésique et co-analgésique (14.1)
Médicaments qui favorisent l’action des antalgiques ou qui agissent sur la cause de la douleur = Rx co-analgésiques
Classes de traitements : antidépressifs, corticostéroïdes, neuroleptiques, antiépileptiques, AINS, [acétaminophène], morphiniques (?)
Avantages (3) et désavantages (3) de la radiographie simple (11.4)
Av
Permet une bonne visualisation des structures osseuses
Identification de structures calcifiées
Bonne visualisation de l’arrangement des structures
Désav
Peu utile pour l’évaluation des tissus mous
Seulement en 2D
Irradiations
Avantages (1) et désavantages (2) de l’IRM (11.4)
Av * se familiariser avec les structures visibles à la résonnance magnétiques
Très bon pour les tissus mous (meilleure visualisation que CT Scan)
Désav
Ne permet pas la visualisation des structures osseuses
$$$$$
Avantages (3) et désavantages (1) de l’échographie (11.4)
Av
Simple et facile d’accès
Bon pour les tissus mous, les liquides, les gaz
Permet comparaison rapide et facile avec le côté asymptomatique
Désav
Ne traverse pas les structures osseuses
Avantages (4) et désavantages (1) du CT-scan
Avantages
Reconstruction d’images en 3D
Particulièrement efficace pour les structures osseuses
Bon aussi pour les tissus mous
Meilleure visualisation de masse
Désavantages
Irradiations +++
Avantages (3) et désavantages (2) de l’arthrographie
Av
Vue intrinsèque de l’articulation
Visualisation claire de l’état des structures
Arthroscopie :
- Permet gestes chirurgicaux
- Permet prélèvements
Désav
Technique plus invasive impliquant des incisions
Nécessite analgésiques
Avantages (1) et désavantages (1) de la scintigraphie osseuse
Av
Indique le métabolisme osseux, donc permet de voir des cas d’ostéoporose, des fractures occultes, des tumeurs, etc (évaluation fonctionnelle de l’os)
Désav
Administration d’isotopes radioactifs
Indications de faire de l’écho (pour quelles pathologies) obj 11.2 [10]
Déchirure de la coiffe des rotateurs
Épaisseur tendineuse
Œdème
Déchirure tendineuse
Déchirure musculaire
Bursite
Synovite
Évaluation de masses, kystes
Accumulation de liquide, de gaz
Subluxation long tendon du biceps
Indications de faire une radio simple (4 pathos) obj 11.2
Fracture
Luxation
Arthrite gléno-humérale, acromio-claviculR
Calcification tendineuse ou de la bourse
Indications de faire un CT-scan (2) obj 11.2
Pas tellement de premier recours, pas tellement utilisé pour les atteintes musculo-squelettiques étudiés dans ce chapitre.
Mais bon pour : Métastase, masse osseuse
Indications de faire une scintigraphie osseuse (1) obj 11.2
Lésion occulte du scaphoïde 72hrs post-trauma (pas aiguë on va le manquer)
Indications de faire une arthrographie (2) obj 11.2
Capsulite
Déchirure partielle de la coiffe
Indications de faire un IRM (6) obj 11.2
Ténosynovite
Déchirure
Tendinopathie
Tendinopathie calcifiante
Muscles
Bursite
obj 10.1 : nommer les différentes modalités d’imagerie et de neurophysiologie reliées à la douleur au MS
Radio, écho, arthrographie, IRM, électromyographie
Radiographie (5)
- Examen de base
- Ne permet pas de visualiser adéquatement les tissus mous
- Permet de voir la présence de calcifications anormales dans les tendons ou dans la bourse
- Permet de voir les atteintes osseuses de nature dégénérative et les tumeurs
- Permet de supposer une déchirure importante de la coiffe des rotateurs si la tête humérale a migré supérieurement et est rendue appuyée sous l’acromion
Échographie (7)
- Non invasif
- Sans radiation
- Avantage de permettre comparaison avec le côté opposé asymptomatique
- Permet d’évaluer s’il y a une collection de liquide dans une bourse
- Permet de voir l’épaisseur des tendons
- Permet de voir des déchirures de tendons
- Permet une étude dynamique des tendons (lors de mouvements) et leur évaluation lors d’une mise sous tension
Arthrographie (6)
- Radiographies simples après injection d’un colorant radio opaque dans une articulation
- Invasif
- Met en évidence une déchirure partielle de coiffe ou transfixiante : si du colorant passe de l’articulation GH dans la bourse
- Met en évidence une capsulite si volume articulaire est réduit
- Moins utilisé car invasif et IRM de plus en plus accessible et meilleure pour évaluer tissus mous
Par contre, grande disponibilité et coût peu élevé - Possibilité de faire une TDM après injection du colorant
Meilleure résolution
IRM (3)
- Idéal pour regarder les tissus mous
o Œdème, dégénérescence, micro/macro déchirures - Pour la coiffe
o rétraction du muscle et s’il y a dégénérescence adipeuse du muscle (cas chronique)
o Apprécie état du labrum - Utile dans l’optique d’une chx
Différents aspects pathologiques du tendon mis en évidence à l’IRM
Ténosynovite : liquide dans la gaine du tendon ou épaississement de celle-ci
Tendinopathie : épaississement d’une partie ou de l’ensemble du tendon avec désorganisation des fb de collagène
Déchirure : déchirure des fb tendineuses soit une portion ou toute la longueur ou l’épaisseur du tendon
Tendinopathie calcifiante : calcification intratendineuse et/ou dans mm
Bursite sous-acromiale : épaississement des parois de la bourse ; présence de liquide dans la bourse
Signes cliniques spécifiques nous aidant à déterminer la cause de la douleur au poignet (2)
Tester l’intégrité des fléchisseurs superficiels des doigts en demandant de fléchir l’IPP tout en maintenant les autres doigts en extension.
Tester l’intégrité des fléchisseurs profonds des doigts en stabilisant l’IPP et demander au patient de fléchir sa phalange distale (IPD)
Test de Finkelstein
Procédure :
- Tourner la main de côté (position neutre), le poing fermé avec le pouce rentré sous les doigts
- Effectuer doucement un étirement vers le bas.
Éléments rechercher :
- Douleur= signe +
Diagnostic :
- Ténosynovite de DeQuervain
Test de Tinel
Procédure :
- Percuter le nerf médian lors de son passage dans le tunnel carpien
Élément recherché :
- Douleur dans le territoire du nerf médian
- Engourdissement ¨ ¨
- Paresthésie ¨ ¨
Diagnostic :
- Lésion ou compression du nerf médian (tunnel carpien ou atteinte plus distale)
Test de phalen
Procédure :
- Placer les 2 faces dorsales des mains collés pendant 1 minutes
Élément rechercher :
- Douleur dans le territoire du nerf médian
- Engourdissement
- Paresthésie
Diagnostic :
- Lésion ou compression du nerf médian (tunnel carpien)
Test de compression axiale ou test de rabot
Procédure :
- Compression axiale du pouce tout en donnant des mouvements de rotation
Élément rechercher :
- Crépitation
- Douleur
Diagnostic :
- Arthrose du pouce (rhizarthrose)
Signe de Froment
Procédure :
- Tenter de retirer une feuille de papier que le patient tente de retenir entre son pouce et son index (pincement)
Élément rechercher :
- Impossibilité de retenir la feuille
o À cause d’une faible de l’ADD du pouce
- Il plie le pouce pour compenser
Diagnostic :
- Atteinte ulnaire moteur (Muscle adducteur du pouce atteint→ Innervé par le nerf ulnaire)
Épicondylite latérale
Procédure :
- Mise en tension des muscles épicondyliens latéraux
- Extension du poignet contre résistance
Élément rechercher :
- Douleur
Diagnostic :
- Tendinite (tennis elbow)
Épicondylite médiale
Procédure :
- Mise en tension des muscles épicondyliens médiaux
- Flexion du poignet contre résistance
Élément rechercher :
- Douleur
Diagnostic :
- Tendinite (golfer’s elbow)
Percussion du nerf ulnaire (test de Tinel) [coude]
Procédure :
- Percussion du nerf ulnaire lors de son passage au niveau du coude
Élément rechercher :
- Douleur dans le territoire du nerf ulnaire
- Paresthésie dans le territoire du nerf ulnaire
Diagnostic :
- Lacération ou compression du nerf ulnaire
Test de Speed
Procédure :
- Mise en tension du long chef du biceps
- Manœuvre d’élévation antérieure résistée
Élément rechercher :
- Douleur
Diagnostic :
- Tendinite bicipitale
Mouvements résistés pour l’épaule
- Mouvements résistés d’Abduction, de rotation interne et de rotation externe→ Rechercher les tendinopathies de la coiffe des rotateurs
- Manœuvre d’élévation du bras résisté→ Permet d’éliminer une pathologie de la longue portion du biceps
Test de Neer (manoeuvre de la butée acromiale)
Procédure :
- Monter le bras passivement en élévation antérieur
- En stabilisant la scapula
Élément rechercher :
- + lors de tendinopathie→ tendon douloureux percute l’acromion
Diagnostic :
- Syndrome d’accrochage
- Aussi douloureux lors d’une capsulite aiguë
Test de Hawkins (manoeuvre de la butée acrominale)
Procédure :
- Placer le bras et le coude à 90o d’abduction
- Ramener le bras horizontalement devant la poitrine
Élément rechercher :
- + lors de tendinopathie→ tendon douloureux percute l’acromion
Diagnostic :
- Syndrome d’accrochage
- Aussi douloureux lors d’une capsulite aiguë
Test de Jobe
Procédure :
- Abduction résistée
Élément rechercher :
- Douleur sans faiblesse à la mise en tension du supra-épineux
Diagnostic :
- Syndrome d’accrochage
- Atteinte du muscle supra-épineux
- Aussi douloureux lors d’une capsulite aiguë
Test de Napoléon (manoeuvre de la rotation interne résistée)
Procédure :
- Main sur le ventre et pousser le bras en rotation interne le + possible
Élément rechercher :
- Test de Napoléon : rechercher la faiblesse
- Test de Napoléon avec résistance : recherche la douleur
Diagnostic :
- Test l’atteinte du muscle sub-scapulaire
Manoeuvre de rotation externe résistée
Procédure :
- Rotation externe contre résistance
Élément rechercher :
- Douleur
- Faiblesse
Diagnostic :
- Test l’atteinte du muscle sous-épineux et petit rond
Recherche d’instabilité de l’épaule
Appréhension
- Tenir le coude du patient fléchi à 90o et le bras à 90o d’abduction. Amener progressivement l’épaule en rotation externe. Il faut faire attention de ne pas la luxer en poussant trop
Relocalisation
- Appliquez alors de votre main libre, une force antéro-postérieure (vers l’arrière) sur la tête humérale pour contrecarrer les forces qui ont tendance à vouloir luxer l’épaule antérieurement.
- On ramène lentement le membre supérieur pour le déposer confortablement sur l’abdomen du patient.
Test du bras tombant (fait souvent en redescendant le bras, suite à l’arc douloureux)
Procédure :
- Demander au patient de mettre son bras en abduction
- Demander de l’abaisser lentement vers sa cuisse (adduction)
Élément rechercher :
- Incapacité d’effectuer la manœuvre lentement
Diagnostic :
- Atteinte des muscles de la coiffe des rotateurs
☝ Attention ! Dans la manœuvre du bras tombant, le test peut être faussement négatif, car la musculature (deltoïde) pourra compenser la faiblesse et la douleur.
Signe de l’arc douloureux (intégré dans la mobilisation active)
Abduction complète du bras
Si une douleur se présente, identifier le moment d’apparition de la douleur.
- 60 à 120 degré : pathologies de la coiffe des rotateurs
- 160 à 180 degré : pathologies de l’articulation acromio-claviculaire
Test de foulard
Procédure :
- Lors du mouvement d’adduction, exercer une légère pression sur le bras (au niveau du coude)
Suggère une pathologie de l’articulation acromio-claviculaire
☝ Luxation acromio-claviculaire : Se présente par une clavicule distale apparaissant plus élevée (notes de piano)
Moment pratique de le faire : lors de la mobilisation passive
Prévalence (2) et FdR (3) de la Tendinopathie coiffe des rotateurs/ Tendinite calcifiante/ Tendinite bicipitale (obj 5.10)
Prév
- Cause la + fréquente de douleur à l’épaule
- Représente la 2e cause d’invalidité due à des troubles musculosquelettiques
FdR
- Acromion en forme de crochet
- Activités demandant une flexion ou une abduction prolongée des épaules au-dessus de 60˚ (surtout en position statique)
- Professions à risque : peintres, électriciens, lanceurs au baseball, nageurs, joueurs de tennis
Prévalence (1) et FdR (4) du syndrome de surutilisation/d’accrochage (obj 5.10)
Prév
- Forme la plus commune des pathologies de l’épaule
FdR
- Âge
- Forme des os
- Posture inadéquate avec un travail répétitif
- Instabilité de l’épaule
Prévalence (1) et FdR (4) de la capsulite (obj 5.10)
Prév
- Touche entre 2 et 5,3 % de la population générale
FdR
- Infarctus du myocarde
- Diabète +++
- Accident cérébrovasculaire (ACV)
- Hypothyroïdie
FdR de la bursite sous-acromiale
Mouvements répétitifs
Prévalence (1) et FdR (8) de l’épicondylite (obj 5.10)
Prév
- Touche entre 4 et 5 % de la population générale
FdR
Gestes qui :
- Sont exécutés en position fixe ou dans une mauvaise position
- Sont répétés constamment
- Demandent une force excessive
- Ne laissent pas à l’organisme le temps de récupérer après la sursollicitation
Mouvements simultanés de rotation de l’avant-bras et de flexion du poignet
Préhension vigoureuse d’un objet conjuguée à une rotation de l’avant-bras vers l’intérieur ou l’extérieur
Mouvements saccadés de lançée
Mouvements de la main pour frapper des objets
Prévalence (1) et FdR (2) du doigt gachette (obj 5.10)
Prév
Cause la plus fréquente des ténosynovites du poignet et de la main
FdR
- Diabète mellitus
- Arthrite rhumatoïde
Prévalence (1) et FdR (8) de la contracture dupuytren (obj 5.10)
Prév
Commun entre 40 à 65 ans
FdR
- Homme
- Alcoolisme
- Épilepsie
- Diabète mellitus
- Infection VIH
- Trauma
- Tabagisme
- Disposition génétique
Prévalence (1) et FdR (2) de la ténosynovite de DeQuervain (obj 5.10)
Prév
2e + fréquente synovite de la main et du poignet
FdR
- Un ou + de tendons anormaux dans le compartiment
- Un septum dans le compartiment qui sépare et ↓ l’espace pour le muscle court extenseur du pouce et le muscle long abducteur du pouce
Prévalence (2) et FdR (3) de l’arthrose des doigts (obj 5.10)
Prév
- 38% chez les femmes
- 28 % chez les hommes
FdR
- Femmes
- Personnes de plus de 50 ans
- Personnes ayant une profession sollicitant beaucoup les mains
Prévalence (1) et FdR (3) de la rhizathrose (obj 5.10)
Prév
- Plus fréquente chez les femmes, habituellement après 40 ans
FdR
- Traumatisme ancien
- Travail manuel
- Laxité articulaire globale
Prévalence (1) et FdR (6) du tunnel carpien
Prév
- 400 cas pour 100 000 habitants aux USA
FdR
- Diabète
- Arthrite rhumatoïde
- Hypothyroïdie
- Travail avec vibration
- Blessure au poignet
- Femmes enceintes
Prév (1) et FdR (4) de la polyarthrite rhumatoïde (obj 5.10)
Prév
- Femmes sont 2 à 3 fois plus atteintes que les hommes
FdR
- Fumeurs
- Femmes ayant eu de nombreuses grossesses ou ayant pris longtemps une contraception hormonale
- Entre 40 et 60 ans
- Facteurs génétiques
Ddx d’une tumeur (5)
o Myosite ossifiante : formation d’os dans les tissus mous
o Ostéophyte : formé lors de l’arthrose
o Pannus rhumatoïde : formé lors de l’arthrite
o Cal osseux
o Hématome
Sites fréquents de tumeurs osseuses et de métastases osseuses
Cancers les plus fréquents faisant des métastases osseuses (5)
● Sites les plus fréquents = colonne vertébrale et pelvis suivie par le fémur proximal et l’humérus proximal
● Site de métastase osseuse commune : bassin et dos (plus d’os spongieux→ + de vascularisation= plus de risque)
Cancers les + communs : seins, prostate, reins, thyroïdes, poumon
La plupart des métastases osseuses sont ostéolytiques (causent la destruction de l’os) mais sein et prostate peuvent aussi être ostéoblastique en plus (production de l’os)
Sites fréquents de tumeurs osseuses et de métastases osseuses
Cancers les plus fréquents faisant des métastases osseuses (5)
● Sites les plus fréquents = colonne vertébrale et pelvis suivie par le fémur proximal et l’humérus proximal
● Site de métastase osseuse commune : bassin et dos (plus d’os spongieux→ + de vascularisation= plus de risque)
Cancers les + communs : seins, prostate, reins, thyroïdes, poumon
La plupart des métastases osseuses sont ostéolytiques (causent la destruction de l’os) mais sein et prostate peuvent aussi être ostéoblastique en plus (production de l’os)
Présentation clinique de la capsulite adhésive
- Début subi de la douleur qui répond difficilement à l’analgésie usuelle
- Douleur persistant depuis quelques mois d’origine insidieuse
- Douleur nocturne commune, ne peuvent pas dormir du côté affecté.
- Douleur apparaît avec les mouvements -> y compris rotation épaule lorsque bras le long du corps
- Diminution du ROM : Autant mouvements actifs que passifs
- Mvmts répétitifs en dessous de la tête N’EST PAS une cause commune de capsulite
- Les patients ont du mal à s’habiller, à se peigner, à atteindre une poche arrière ou à attacher un soutien-gorge.
- BRAS NON DOMINANT
- L’examen physique ne révèle pas de point spécifique de tendresse. Parfois, la longue tête du tendon du biceps est douloureuse car sa synoviale est confluente avec celle de l’articulation glénohumérale. La force de la coiffe des rotateurs est généralement normale.
–> Une contrainte mécanique au mouvement passif est la marque de la capsulite adhésive. Cette constatation est mieux comprise lors d’une rotation externe passive avec le bras latéral
Dx de la capsulite adhésive
- Surtout basé sur le tableau clinique
- Arthrographie : Observation de la capsule (on note une diminution de la quantité de liquide qu’on peut injecter dans l’articulation)
- Biopsie capsule → La biopsie de la capsule met en évidence un infiltrat inflammatoire chronique, l’absence de muqueuse synoviale et une fibrose sous-synoviale modérée à étendue. Des réactions lymphocytaires périvasculaires sont également notées
- Arthroscopie: on peut voir l’inflammation/fibrose de la capsule
- Radiographie : normale. On veut éliminer d’autres causes
- IRM peut aider
Tx capsulite adhésive
Auto-résolutif en environ 2 ans, donc support pour douleur en attendant.
Piliers du tx = modification de l’activité pour diminuer initialement la douleur + anti-inflammatoires/ou analgésiques (diminue la douleur, améliore le sommeil et rend physio plus facile) + régime de physiothérapie pour les étirements
S’il n’y a pas de progrès ou des progrès lents après 6 semaines, une injection intra-articulaire de [cortico]stéroïdes et de lidocaïne [xylocaïne] peut potentialiser les effets de la thérapie physique.
(permet de rendre plus confortable, aucun effet sur la durée de rémission → peut éviter d’aller à la phase d’ankylose (car effet ANTI COLLAGENE !))
Ddx capsulite adhésive (3)
- Déchirure complète/partielle de la coiffe des rotateurs
- Tendinite calcifiante
- Arthrite gléno-humérale ou acromio-claviculaire
Déchirure complète ou partielle de la coiffe des rotateurs (5 éléments : définition des deux, principalement quels mm, incidence, asymptomatiques?)
1)Principalement supra-épineux, infra-épineux et sous-scapulaire aussi possible
2) Incidence augmente avec âge, mais jeunes peuvent déchirer mm avec + gros traumas.
3) Parfois asymptomatiques (25% des personnes de 40 ans ont déchirure partielle/complète)
4) Déchirure partielle : ne prend pas toute l’épaisseur, versant inférieur de la coiffe, tendon supra-épineux +++, infra-épineux et sous-scapulaire
5) Déchirure complète (transfixante) –> bout à l’autre de la coiffe
Tx déchirure complète ou partielle de la coiffe des rotateurs
● Traitement conservateur de base : comme les autres tendinopathies si la mobilité est préservée (glace, AINS, analgésie, prévention, exercices pour le maintien de l’amplitude et pour renforcer la coiffe, infiltration de cortisone)
Si complication, récurrence ou incapacité de mouvement, on peut envisager Cx (surtout si pt jeune)
Peut avoir transformation en tissus adipeux du muscle rétracté (déchirure complète), on essaie d’agir avant que ça arrive parce que changement irréversible
● Comme le traitement est le même, il n’est pas nécessaire d’investiguer pour confirmer absolument la présence d’une déchirure
Radiographie simple est quand même nécessaire pour éliminer une lésion osseuse ou de la calcification
S’il y a déchirure, le colorant utilisé dans l’arthrographie passera dans la bourse sous-acromiale
Échographie : technique non invasive sans radiation
L’IRM reste la meilleure méthode pour voir l’inflammation, les déchirures et la dégénérescence des muscles
Tendinite calcifiante (définition)
C’est un processus dégénératif du tendon, avec des calcifications siégeant, en général, dans le tendon du supra-épineux. (à la hauteur de l’acromion). Elle touche des patients jeunes, dans la trentaine. Il y a alors un gros dépôt calcique dans la coiffe, habituellement à la hauteur de l’acromion, qui devient symptomatique quand une réaction macrophagienne se produit pour l’éliminer. La réaction inflammatoire est importante et très douloureuse.
À long terme, le dépôt peut disparaître complètement et les patients redeviennent asymptomatiques.
Dx et tx de la tendinite calcifiante
Dx par radiographie. Tx : Le traitement dépend de la cause. La séquence habituelle comprend : repos relatif, glace, analgésie, AINS. Pour les cas inflammatoires les plus sévères ou réfractaires au traitement conservateur, l’infiltration de cortisone dans la bourse est très efficace.
Qu’est-ce qu’on voit au suivi radiographique pour la tendinite calcifiante
Le suivi radiographique montre alors une fragmentation puis une résorption du dépôt calcique en quelques mois. À long terme, le dépôt peut disparaître complètement et les patients redeviennent asymptomatiques.
Syndrome de surutilisation/accrochage : définition
Il s’agit de l’accrochage douloureux de la CDR sous l’arche coraco-acromiale, entre 60 et 120 degrés d’abduction de l’épaule. Le terme est surtout utilisé pour des tableaux d’allure chronique et implique la présence d’une tendinopathie de coiffe et/ou bursite sous-acromiale chronique sous-jacente. C’est la raison pour laquelle, il survient +souvent au-dessus de 40 ans, mais on peut aussi le rencontrer chez des patients plus jeunes quand un problème ergonomique ignoré en est la cause (mauvaise posture/technique au travail ou dans un sport/loisir). Spontanément, le patient mentionnera avoir plus de douleur lorsqu’il travaille avec les mains au-dessus des épaules, et moins ou pas de douleur au repos
Qu’est-ce qu’on voit cliniquement lors du syndrome de surutilisation/accrochage
Cliniquement, on obtiendra le signe de l’arc douloureux, du bras tombant (arc douloureux inversé) et des manœuvres de butées acromiales positives (manœuvres de Neer et Hawkins). Les douleurs sont habituellement situées en infra-acromial à la pointe de l’épaule ou en antérieur en infraclaviculaire.
Deux causes/mécanismes du syndrome de surtilisation/accrochage
1) L’augmentation de volume des structures de l’arche coraco-acromiale, du tendon sus-épineux, de la bourse sous-acromiale et de la longue portion du biceps.
2) La diminution de l’espace sous-acromial causée par la migration céphalique de la tête humérale, phénomène fréquent dans cette pathologie.
. L’hyperlaxité entraine de l’instabilité gléno-humérale → Entraine faiblesse progressive des muscles rotateurs de la coiffe → Entraine migration céphalique de la tête humérale → Entraîne syndrome d’accrochage
Définition de la tendinite bicipitale
Définition :
Inflammation du tendon du long chef du biceps et de sa gaine –> provoque une douleur antérieure de l’épaule, qui peut ressembler au syndrome d’accrochage et coexister avec elle.
Le long chef du biceps peut aussi empêcher une translation supérieure de l’humérus
(Souvent compensatrice d’une atteinte à la coiffe des rotateurs)
Physiopathologie de la tendinite bicipitale
Étape :
1. Coiffe des rotateur incompétente
2. Hypertrophie (grossissement) du long chef du biceps (par adaptation) pour retenir tête de l’humérus
3. Friction du tendon dans le sillon bicipital
4. Ténosynovite de la longue portion du biceps
5. Rupture du long biceps (possible) et rétraction de cette partie du muscle plus distalement dans le bras= ‘bras de popeye’
Quel test à l’examen physique sera positif avec la tendinite bicipitale
Speed +
Qu’est-ce que la bursite sous-acromiale (3)
● Inflammation de la bourse sous-acromiale
● Peut être présente dans le syndrome de l’accrochage
● Tendino-bursite (indissociable)
Différents types de bursite sous-acromiale (5)
● Aiguë : secondaire à une surutilisation de la coiffe des rotateurs
● Chronique : Lié à une tendinose ou syndrome d’accrochage
Bursectomie devient une option envisageable lorsque douleurs récurrentes
● Calcification dystrophique : amas de calcium à l’insertion de la coiffe dégénérée
Découvert à la radiographie, car asymptomatique
Chez les gens âgés
● Tendinite calcifiante
● Bursite microcristalline
Moins fréquent
Évacuation du calcium par dégradation de la bourse → réaction inflammatoire très intense
Douleur intense très rapide
Douleur présente même au repos (comparativement à arthrose/tendinoses)
Limite mobilisation de l’épaule surtout en flexion/abduction
Présentation clinique de la bursite sous-acromiale (3)
● Douleur surtout sur la face latérale de l’épaule
● Douleur parfois sur la face antérieure de l’épaule
● Douleur dans presque tous les mouvements de l’épaule
Physiopathologie des tendinoses
● Désorganisation du collagène dans la matrice extracellulaire
Ce sont les ténocytes qui s’assurent du renouvellement de la matrice
● Dégradation des protéoglycanes et du collagène
● Accumulation de collagène dénaturé
● Des médicaments inhibant les métalloprotéinases peuvent aussi être en cause
Avec le vieillissement :
● Diminution du nombre de ténocytes
Prédominance normale de collagène I diminue
Augmentation du collagène III diminue l’élasticité et la souplesse du tendon
● Amène une tendinose, pas nécessairement symptomatique (on ne sait pas ce qui rend la tendinose symptomatique)
Arrive souvent vers 40 ans
Mouvements répétés :
1. L’eau dans la matrice extracellulaire permet d’absorber la force appliquée sur un tendon en le rendant plus résistant
2. Cependant lorsque la mise en charge est effectuée de façon soutenue ou répétitive, l’eau est déplacée ou vidée du tendon. Fluage des tissus
3. Ainsi, une charge initialement bien tolérée par un tendon et les structures avoisinantes peut finir par entraîner des dommages si elle devient excessive ou si les répétitions sont trop nombreuses.
FdR des tendinoses
● Répétitivité, force, posture
● Antécédents
● Type d’activité physique ou de travail
● Condition physique générale
● Atrophie musculaire
Les gens en douleur ont tendance à moins exploiter les articulations
Une sous-utilisation amène une atrophie
Une atrophie amène davantage de friction, et donc davantage de tendinose (CERCLE VICIEUX)
Tx tendinoses
Repos avec diminution ou arrêt des activités causales
Glace (10-15 min /h)
Analgésique/Ains (AINS pas recommandé chez vieux avec HTA ou problèmes rénaux)
Si plus symptomatique
● Physiothérapie (thérapeute devra veiller à ce que le patient n’ankylose pas)
Cas sévères ou réfractaires = injection de corticoïdes → + pour ténosynovites/bursite
Muscles qui forment la coiffe des rotateurs (4)
o Par le muscle sus/supra-épineux (responsable des premiers 20˚ d’abduction et de l’abduction à 90˚)
o Par les muscles sous/infra-épineux et petit rond (effectuent la rotation externe)
o Par le muscle sous-scapulaire (responsable de la rotation interne de l’épaule)
Causes de la tendinopathie de la coiffe des rotateurs
- Facteurs intrinsèques : Changement dégénératif rapide de la région supraépineuse causant une diminution de l’apport sanguin.
- Facteurs extrinsèques :
o Une rigidité du ligament coraco-acromiale
o Une inflammation de la bourse sub-acromiale
o Une forme de crochet de l’acromion - L’abduction du bras cause une dégénération du tendon supra-épineux qui bouge sous l’acromion et peut être irrité par les facteurs extrinsèques.
Symptôme de la coiffe des rotateurs :
- Les symptômes typiques de la maladie peuvent être ternes
- Localisation de la douleur :
o Douleur du côté latéral de l’épaule qui est empiré par un mouvement au-dessus de la tête et quand le patient se trouve sur le côté affecté. - Faiblesse, arc de mouvement douloureux, douleur nocturne et signe de conflit positif. Peu probable si moins de 30 ans et aucune faiblesse ni signe de conflit.
Signes à l’examen physique de la tendinopathie de la coiffe des rotateurs
- Sensibilité à l’acromion latéral ou à l’aspect de l’humérus proximal.
- Abduction de 70º à 120º de l’arc augmente la douleur (moins de douleur passée 120º car mvmt devient plus scapulaire)
- Rotation interne diminue la douleur.
- Des contractures de la capsule gléno-humérale postérieure va diminuer la rotation interne.
- Une faiblesse du supra-épineux et du rotateur externe est commun → peut être causé par de la douleur, déchirure du tendon ou les 2
- Lors de grade sévère, il peut y avoir une dysrythmie de l’épaule.
- JOBE, rotation externe, Napoléon +
Tx tendinopathie de la coiffe des rotateurs
- Peut être traité par une modification des activités, de la thérapie physique, médicaments anti-inflammatoires ou analgésiques.
- Un renforcement des muscles adjacent de la coiffe et para-scapulaire et un étirement capsule postérieur contractée.
- Si Sx + sévère: injection de cortisone dans la bourse sous-acromiale pour diminuer la douleur et l’inflammation. (JAMAIS dans le tendon directement → risque de rupture). Va aider à faire progresser thérapie physique.
- Si la douleur persiste, une décompression de l’arc sous-acromial est indiquée. On enlève la partie inférieure de l’acromion pour diminuer friction
- Chirurgie
Quelle est la plus fréquente ténosynovites du poignet et de la main
DOIGT GACHETTE (TENOSYNOVITE DES FLECHISSEURS DES DOIGTS)
Qu’est-ce qui entraine la ténosynovite des fléchisseurs des doigts (2 processus)
o Cavité synoviale réduite → réduction production de liquide → augmentation de la friction lors du mouvement du tendon
o Formation d’un nodule dans la gaine → Rend passage dans la gaine plus difficile + alimente processus inflammatoire
Sx ténosynovite des fléchisseurs des doigts
Manifestations cliniques :
● Douleur
● Accrochage (« catching ») au mouvement du/ des doigts concernés
● Nodule dans la paume distale qui bouge lors de la flexion/extension des phalanges (Nodule palpable avec sensibilité/douleur)
● Œdème au niveau métacarpo-phalangien → nuit au mouvement souple du tendon qui ne peut plus bouger librement
● Doigt peut barrer ou coller après la flexion du doigt (il reste « pogné en bas »)
● Patient incapable de faire l’extension de son doigt
● L’extension passive du doigt entraîne un déclic (pop) douloureux et distinct. → Douleur à la mobilisation
● Nodules souvent pas palpables car plus profond (comparativement à Dupuytren)
Tx de la ténosynovite des fléchisseurs des doigts
Au début, avant blocage, physio + orthèse ! L’infiltration de corticostéroïdes, à trois reprises à un intervalle de quatre à six semaines, doit être envisagée immédiatement si le patient a des douleurs importantes ou a déjà eu un blocage du doigt au moment de la première consultation. L’intervention chirurgicale est habituellement un traitement définitif auquel il faut penser en cas d’échec des trois infiltrations ou de rechute rapide chez un travailleur manuel. La présence de diabète ou de polyarthrite rhumatoïde limite la guérison et devrait nous faire penser à une intervention chirurgicale plus rapidement dès le premier échec des corticostéroïdes.
Différence arthrose et arthrite
Arthrose = Mécanique, ankylose matinale, mal au repos, dure au moins une heure avant de s’estomper et mal la nuit. Plus de cytokines. Juste une articulation.
Arthrite = Inflammation, ankylose le matin d’environ 30min, pas la nuit. Polyarticulaire. Douleur augmente avec l’exercice
Arthrose des doigts : pathophysiologie
La surface des os au niveau des articulations est recouverte d’un tissu appelé « cartilage ». La surface lisse et polie des cartilages facilite les mouvements articulaires. Parfois, le cartilage entre les os ramollit et une partie de ses fibres se séparent. La surface du cartilage, qui est normalement régulière, se fissure et s’effrite, ce qui peut entraîner la disparition de segments complets de cartilage. Il y a ensuite formation d’excroissances osseuses qui nuisent aux mouvements des articulations et des tendons adjacents.
Arthrose des doigts : examen physique
Nodule de Bouchard : IPP (truc: syllabes)
Nodule d’Héberden : IPD (truc: syllabes)
sont des protubérances causées par des ostéophytes et une déformation des articulations
Souvent asymptomatiques, mais les joints peuvent être douloureux et raides au début du processus. La douleur disparait généralement au fil du temps.
Arthrose des doigts : Dx et Tx
La radiographie confirme… pas dx…
Premier signe à la radiographie :
- Une sclérose sous chondrale –> Perte de cartilage
Traitement :
- Acétaminophène de façon régulière
- Pas d’injection de corticostéroïde : il y aurait trop d’injection à faire et même pas full inflammatoire
- Pas d’AINS à long terme à cause des effets secondaires (gastro-intestinal, etc)
Arthrose gléno-humérale (omarthrose) et acromio-claviculaire : Sx
Symptômes (peuvent précéder les changements radiographiques)
- Dlr progressives et touchent toutes les directions de mvmts
- Raideur matinale peut être présent
- Parfois ressentir
- Ankylose articulaire (qui limitera les mvts gléno-huméraux ne laissant que la mobilité scapulothoracique)
- Cliniquement, la douleur de l’omarthrose est profonde et ressentie en antérieur, en delto-pectoral. L’ankylose touche autant les mouvements actifs que les passifs. L’articulation acromio-claviculaire peut aussi développer de l’arthrose. Cette articulation étant superficielle, il sera possible de voir des changements inflammatoires à ce niveau et des déformations secondaires à des ostéophytes. La douleur est plus facilement localisée par le patient à la partie supérieure de l’épaule et la palpation de l’articulation pourra être douloureuse
Arthrose gléno-humérale (omarthrose) et acromio-claviculaire : Dx
- Examen physique
- Radiographie pour voir si mvmt humérus et si présence ostéophyte
- IRM pour voir tissus mou
- Ankylose touche les mvmts passifs ET actifs (pu de cartilage → os frottent l’un contre l’autre)
Arthrose gléno-humérale (omarthrose) et acromio-claviculaire : Tx
Omarthrose: anti-inflammatoires ou analgésiques. Si la douleur est mal contrôlée, une injection intra-articulaire peut être envisagée. La thérapie physique peut être utile pour maintenir la fonction de l’épaule, mais doit être entreprise avec prudence. Les patients atteints d’arthrose glénohumérale présentent souvent une incongruité articulaire. Le maintien d’une amplitude de mouvement fonctionnelle et sans douleur peut être utile.
Le contrôle des comorbidités, telles que le diabète ou la polyarthrite rhumatoïde, est impératif.
*La référence chirurgicale est indiquée si le traitement conservateur échoue. La libération capsulaire et le débridement arthroscopique, l’hémiarthroplastie et l’arthroplastie totale de l’épaule sont des options chirurgicales dans la gestion de l’arthrose glénohumérale.
Arthrose acromio-claviculaire :
Tx de base pour ce trouble auto-limitant est le contrôle de la douleur et la modification de l’activité : AINS ou autres analgésiques, alors que les injections de corticostéroïdes sont souvent efficaces pour le contrôle de la douleur à court terme dans les cas plus graves.
Le fait de ne pas améliorer ou maintenir la fonction avec des mesures conservatrices nécessite une référence chirurgicale, et la résection de la clavicule distale est souvent efficace pour soulager les symptômes de la douleur.
Épicondylite latérale ou tennis elbow : définition et sx
Secondaire à une tendinose d’origine extenseur du carpe radial, immédiatement distale de l’épicondyle latéral. Le nom est trompeur car l’épicondyle latéral n’est pas le site de l’implication, l’inflammation n’est pas présente et la plupart des patients ne sont pas des joueurs de tennis actifs.
- Elle est causée par :
o Surutilisation/microtraumatismes répétés associé à des mouvements en extension du poignet associé à la préhension (raquette, marteau) et en supination.
o Causé par une tendinose de l’origine de court extenseur radial du carpe et le supinateur (un d’un autre des extenseurs) suivi par des microtears, une dégénérescence du collagène et une prolifération angiofibroblastique.
Épicondylite latérale : SC (3)
o Douleur insidieuse ou aiguë au coude latéral
o Douleur exacerbée lors d’activités impliquant l’extension du poignet + extension du coude
o Diminution de la force de préhension (tourner poignée de porte ou usage d’un tournevis)
Épicondylite latérale : examen physique et radiographique (3)
o Radiographies normales
o Mouvement du coude normal
o L’examen montre une douleur juste distale et postérieure à l’épicondyle latéral qui est exacerbée lorsque l’effort extenseur du corps radial est accentué dans une position allongée (extension du poignet contre résistance avec le coude étendu)
Tx de l’épicondylite latérale (8)
o Modification des activités et exercices de renforcement progressif (utiliser davantage supination)
o Repos
o Attente vigilante avec AINS ou acétaminophène.
o Orthèse
o Injection de corticostéroïdes doit être rarement utilisée, car dure pas longtemps.
o Chirurgical (rare) : excision de la surface pathologique du tendon dégénéré
o Acupuncture
o Thérapie physique : exercices, électrothérapie, échographie (effet thermique et mécanique)
Épicondylite médiale ou golfer’s elbow : SC (3)
o Douleur tout juste distale et antérieure à l’épicondyle médiale
o Douleur exacerbée lors de la pronation et de la flexion du poignet contre résistance
o Mvts du coude et radios normaux
Tx épicondylite médiale ou golfer’s elbow (4)
o Modification des activités
o Repos
o Injection de corticostéroïdes doit être rarement utilisée
o Chirurgical (rare)
Par quoi est causée l’épicondylite médiale du poignet
- Épicondyle médial → muscles fléchisseurs-pronateur
o Moins fréquent que l’épicondylite latérale - Elle est causée par :
o Mouvements répétitifs en flexion du poignet
o Causé par une tendinose de l’origine des fléchisseurs – pronateurs
Définir la topographie de la douleur à l’épaule : partie supérieure de l’épaule, antérolatérale, profondes/antérieures, postérieures
● Partie supérieure de l’épaule = articulation acromio-claviculaire
● Antérolatérales = coiffe des rotateurs
● Profondes/antérieures = gléno-humérale
● Postérieures = muscles péri-scapulaires
● Peut irradier, pas plus loin que le coude
Contracture de Dupuytren : pathophysiologie
Contracture du fascia palmaire (aponévrose)
–> Prolifération des fibroblastes et collagène de type III (myofibroblastes qui ont une capacité contractile) → entraîne la production de nodules et de « cordes longitudinales » dans le derme de la peau
Manifestations cliniques de la contracture de Dupuytren (5)
- Présentation typique : Patient entre 40 et 65 ans avec un nodule non douloureux dans la paume distale au niveau du 4e et 5e doigt. Le 3e doigt peut aussi être touché
- Les nodules peuvent rester confiné à la paume et ainsi causer peu/pas de symptômes → Par contre, la maladie peut s’étendre au doigt → Entraine contracture et flexion de l’articulation MP (métacarpophalangienne) ou, dans les cas plus sévères, IPP (interphalangienne proximale).
- Flexion et contracture des 4e et 5e doigts
- Nodule palpable + cordes longitudinales qui s’étende vers la paume proximale
- Plissement et creux au niveau de la peau
Tx contracture de Dupuytren
- Chirurgie indiquée pour les contractures importantes qui interfèrent avec l’extension des doigts et les activités fonctionnelles
o OBJECTIF : excision du tissu malade + libération de la contracture. Complexe !! - Injection de collagénase possible (recherches en cours)
Manifestations de la tendinite de Quervain (4)
● Gonflement/enflure ou une sténose de la première gaine du tendon du compartiment dorsal, qui entoure l’extenseur court du pouce et le long abducteur du pouce.
● Constriction des tendons
● Douleur + gonflement dans la région de la styloïde radiale → aggravée au mouvement d’extension du pouce
o Ressentie : apophyse styloïde du radius
o Irradie : souvent vers le pouce
● Irradiation de la douleur souvent vers le pouce ou vers la face interne de l’avant-bras (radial).
Tx de la tendinite de De Quervain
1) Tx initial : Immobilisation dans une attelle + AINS
2) Si échec du Tx initial : injection de corticostéroïde dans la gaine du tendon
3) Si Sx persistant : chirurgie pour réduire la sténose.
Signes cliniques de la tendinite de De Quervain
● Crépitement + douleur à la palpation de la styloïde radiale (apophyse)
● Le test de Finkelstein est diagnostic si positif → + = exacerbation de la douleur lorsque le pouce est fléchi et que le poignet est placé en déviation ulnaire
o Faire attention à rhizarthrose
● Radiographie normale → permet d’exclure fracture du scaphoïde ou arthrite
Signes et symptômes de la compression du nerf radial (4)
- Affecte seulement les fonctions motrices du pouce, extension des doigts, extenseurs ulnaires du carpe (MAIN TOMBANTE)
- Symptômes peuvent être vague dans la phase précoce
- Sensibilité dans les muscles supinateurs proximaux (5 cm distal de l’épicondyle latéral)
- Douleur exacerbée par l’extension du long doigt contre résistance avec l’extension du coude
Pathophysiologie du tunnel carpien (la mononeuropathie compressive la + fréquente)
● Compression du nerf médian lors de son passage dans le canal carpien
● ↑ De la pression dans le tunnel carpien provoque une ischémie du nerf médian, diminuant la conduction nerveuse, créant une certaine paresthésie et de la douleur.
o À long terme → peut provoquer Sx éminence thénar (pas de perte complète de sensation) et une faiblesse motrice des muscles intrinsèque de la main. (Provoque une faiblesse à l’opposition du pouce avec le cinquième doigt)
● Au départ : Les atteintes sont réversibles et sans gravité
● Avec le temps : Perte de gaine de myéline, ↑ des symptômes et faiblesse possible. Il peut alors y avoir une atteinte des axones et le nerf peut être endommagé de manière irréversible.
Signes et symptômes du tunnel carpien
● Douleur
● Paresthésie (picotement, engourdissement)
● Brûlement
● Surtout sur trois premiers doigts (et côté radial du 4e)
● Peut amener tremblements
● Signe de Tinel positif (reste peu sensible comme test)
● Signe de Phalen positif (peu sensible aussi)
● À long terme:
o impossibilité de distinguer un ou deux points pointus sur le bout des doigts et perte de sensibilité des doigts.
o Atrophie de l’éminence thénar (est diagnostic)
● Les plus importants symptômes sont les engourdissements et les paresthésies dans le territoire médian survenant surtout la nuit.
● Faiblesse à l’opposition du pouce avec le cinquième doigt
Ddx du tunnel carpien
1) Radiculopathie cervicale qui affecte la racine nerveuse C6
2) Piégeage du nerf médian au niveau du coude
3) Piégeage ulnaire au poignet (canal de Guyon)
4) Arthrite du poignet
Tx du tunnel carpien
1) tx les causes qui mènent au syndrome (db sucré, arthrite, etc.)
2) immobilisation + AINS : attelle de la main et du poignet soulage les Sx en qq jours (80% des cas) surtout par paresthésies nocturnes –> maintien en position neutre mieux qu’en extension
3) Injections de corticostéroïdes (avec lidocaïne 1%) : si 2 premiers ne fonctionnent pas –> injections possibles. Efficacité > 75% des cas, risque de récurrence en dedans d’une année. On ne donne pas plus qu’une inj/mois, avec max de 3 inj/année.
4) Cx (endoscopie : retour au travail + rapide, mais risques + élevés vs Cx ouverte) –> objectif : relâcher le ligament carpien transverse. fortement recommandée si
a) Engourdissement + Sx > 1 an,
b) Atrophie de l’éminence thénar
c) Perte de sensibilité
5) thérapies alternatives : acuponcture, yoga relaxant, étirements, chiro
3 choses que causent la polyarthrite rhumatoïde
- La prolifération synoviale (pannus)
- Les érosions osseuses focales
- L’amincissement du cartilage articulaire
Caractéristiques des articulations impliquées dans la polyarthrite rhumatoïde (7)
(1) Gonflement : accumulation de liquide synovial, hypertrophie de la synoviale, épaississement de la capsule articulaire
(2) Chaleur locale : vasodilatation + angiogenèse
(3) Douleur : la capsule articulaire est abondamment innervée par des fibres sensitives et extrêmement sensible à l’étirement ou à la distension + érosion du cartilage
(4) Raideur : souvent après les périodes d’inactivité
▪ Raideur matinale durant plus d’une heure
(5) Perte de stabilité de l’articulation
(6) Perte de liberté des mouvements
(7) Au début, le mouvement est limité par la douleur. L’articulation est maintenue en flexion pour augmenter le volume articulaire et réduire la distension de la capsule.
▪ Plus tard : l’ankylose fibreuse ou osseuse et les contractures des tissus mous entraînent des déformations en flexion.
Tx de l’arthrite polyarthrite rhumatoïde
● Anti-inflammatoires
● Possible injection intra-articulaire d’anti-inflammatoires (corticostéroïdes souvent)
Monoarthrite réfractaire au tx systémique
● Arthroplastie
3 éléments GI qui peuvent faire une douleur référée à l’épaule D et 1 élément GI qui peut faire une douleur référée à l’épaule G
Épaule D :
-Calcul biliaire, cancer foie/abcès, causes iatrogènes : laparoscopie, biopsies…
Épaule G
-Rupture de la rate
Douleur mécanique : pire à quel moment et pourquoi?
Pire le soir car douleur augmente avec l’utilisation
Douleur inflammatoire : pire à quel moment et pourquoi ?
Pire le matin, car la douleur est associée avec la mobilisation et diminue quand on la réchauffe
Par quoi est délimité le canal carpien (en antérieur et en postérieur)
Os du carpe en postérieur
Rétinaculum des fléchisseurs en antérieur
Que contient le canal carpien?
- Nerf médian
- Groupe des tendons fléchisseurs superficiels et profonds des doigts, long fléchisseur du pouce
Pathophysiologie du syndrome du tunnel carpien
Inflammation, œdème, hématome ou tumeur → augmentation de la pression → compression du nerf médian → engourdissement/ douleur dans les 3½ premiers doigts → syndrome du tunnel carpien
Quels sont les 6 ddx d’une douleur à l’épaule
- Tendinopathie de la coiffe des rotateurs (TCR) *** :
[Syndrome d’accrochage, tendinite calcifiante, bursite sous-acromiale] - Déchirure de la coiffe des rotateurs ***
- Capsulite adhésive ***
- Tendinose en générale (instabilité de l’épaule)
- Tendinite bicipitale
- Compression du plexus brachial
- Arthrose a/n glénohumérale
Éléments à l’examen physique qui nous enligne vers une TCR
- Arc douloureux + : douleur entre 60 et 120 degrés d’ABD
- Bras tombant (arc douloureux inversé)
- Neer + : flexion passive de l’épaule avec douleur en fin de mvmt
- Hawkins + : bras à 90 degrés devant le corps (rotation interne) avec coude plié
- Jobe + : ABD 90 et 30 degrés vers l’avant, pouces vers le bas et pression appliquée vers le bas
- Douleur lors des mvmts actifs + que passifs
Tx TCR (4)
- Traitement conservateur : repos (éviter mvmts de flexion et ABD), glace, AINS
- Physiothérapie : exercices de renforcement de la coiffe + délogement de la tête humérale
Éviter mvt à risque (flexion et ABD importante) - Infiltration sous-acromiale de CS si dlr persistante ou sx sévères
- Chirurgie (bursectomie sous-acromiale) si réfractaire au tx –> épisodes chroniques handicapants
Qu’est-ce qu’une tendinose
Dégénérescence structurelle du tendon sans inflammation avec un échec de guérison.
Mécanismes de dégradation du tendon
- Remodelage anormal de la matrice par les ténocytes –> désorganisation du collagène
- Dégradation des protéoglycanes –> dim gel dans tendon (hydratation) –> dim élasticité
- Dégradation du collagène
- Vieillissement normal du tendon –> dim ténocytes –> aug collagène dénaturé + aug collagène type 3 –> dim élasticité
Aussi : métaplasie vasculaire (prolifération d’artérioles et de capillaires anormaux)
Fonction d’une bourse
favorise glissement/diminue friction entre tendons et os
Physiopathologie d’une bursite
Mouvements répétés de flexion/abduction –> frottement répété de la tête humérale sur la bourse –> inflammation de la bourse –> fibrose/épaississement de la bourse –> dim espace sous-acromial –> aug friction ==> CERCLE VICIEUX d’inflammation et douleur
2 pathologies avec les quelles la bursite sous-acromiale peut être présentée
souvent associée à une tendinite du supraépineux
peut être présente dans le syndrome d’accrochage
6 éléments à l’examen physique qui orientent vers une bursite sous-acromiale
- Sensibilité à la palpation
- Dlr mvmts actifs ET passifs
- Réduction amplitude de mvt actifs
- Neer +
- Hawkins +
- Arc douloureux +
Tx bursite acromiale
- Traitement conservateur : Repos relatif + Glace + AINS + Analgésique
- Infiltration dans la bourse de CS si dlr persistante au Tx conservateur ou sx sévères
- Bursectomie si chronique
La bursite sous-acromiale est indissociable cliniquement de quelle maladie et comment on la traite
Tendinite calcifiante (tendino-bursite)
Même traitement que pour la bursite sous-acromiale :
* Étape 1 : Tx conservateur
* Étape 2 : Injection CS
Différence concernant la calcification (la cause sous-jacente à la douleur) : Auto-résolutif
* Macrophages résorbent le calcium en qlq mois –> Prend quand mm du temps
* Si insuffisant : Aspiration du calcium par aiguille
4 éléments qui orientent à l’examen physique une tendinite bicipitale
- Sensibilité à la palpation du sillon bicipital
- Manœuvre de speed + : bras en flexion à 90 degrés, coude étendu, pression sur l’avant-bras vers le bas
- Hawkins +
- Neer +
Tx tendinite bicipitale
- Traitement conservateur : repos, glace, AINS
Physiothérapie (renforcement de la coiffe) - Infiltration sous-acromiale de CS si dlr persistante ou sx sévères
Quels sont les 4 stades de la capsulite adhésive
Évolution (chaque stade dure 3 mois mais tableau clinique peut persister jusqu’à 2 ans)
* Stade 1 (synovite pré-adhésive) : réaction inflammatoire sans adhésions, mobilité complète, dlr ++ la nuit –> phase très douloureuse d’apparition rapide
* Stade 2 (synovite adhésive aigue) : formation d’adhésions, dlr +++, diminution modérée de la mobilité
* Stade 3 (maturation) : moins de synovite, + de fibrose, diminution inflammation, diminution dlr, diminution mobilité (ankylose)
* Stade 4 (chronique) : adhésions et fibrose +++, pas de dlr, mobilité réduite +++ (ankylose)
Tx capsulite adhésive
Souvent résolution spontanée en 1 an
1. AINS / narcos : aide avec le sommeil et thérapie.
Infiltration de CS précoce (en phase précoce/inflammatoire pour dim dlr et éviter ankylose)
Physiothérapie (TRÈS IMPORTANT POUR LA CAPSULITE car il faut limiter la perte de mvt) : mvmts actifs –> éviter perte de mobilité et atrophie musculaire
2 Arthrographie distensive si ankylose bien installée
3 Si réfractaire au Tx après 6 mois OU pt jeune et Sx pas soulagés après 4 mois de Tx conservateur : chirurgie (Relâchement capsulaire par arthroscopie)
Déchirure de la coiffe des rotateurs : signes à l’examen physique
- Signe du bras tombant : incapacité de maintenir le bras dans une position d’ABD à 90 degrés
Déchirure de la coiffe des rotateurs : complications
- Ténosynovite ou Rupture de tendon du chef long du biceps (signe de Popeye)
- Omarthrose excentrée = arthrose glénohumérale précoce : à cause que le deltoide tire la tête humérale lors d’une déchirure complète
Muscles de la coiffe des rotateurs
- -Supraépineux
- -Infraépineux
- -Petit rond
- -Subscapulaire
Tx de la déchirure de la coiffe des rotateurs
Objectif primaire : Toujours traiter la douleur (état asymptômatique)
Si absence de symptômes antérieures ET niveau fonctionnel préservé : Tx conservateur (car coiffe est +/- saine)
1. Tx conservateur : repos, glace, AINS, renforcement de la coiffe + mobilisation articulaire
2. Plan B : Infiltration de CS (cas plus sévères)
3. Pour les cas très sévères : Modalités antalgiques en physiothérapie
Si Tx conservateur inefficace ou perte de fonctionnalité importante –> Chirurgie réparatrice (mais on l’évite en général)
–> Acromionectomie ou bursectomie
* Prioriser chirurgie pour les jeunes
* Non-indiqué pour les vieux : tendons trop friables
SC de la déchirure de la coiffe des rotateurs
- Douleur aigue à l’épaule
- Faiblesse
- Abduction et antéflexion compromise
- Atrophie muscle deltoïde, supra-épineux et infra-épineux
- Hypertrophie du biceps (veut contrer effet du deltoide)
Qu’est-ce que le tennis elbow
Tendinopathie des tendons épicondyliens (extenseurs et supinateurs) a/n de leur origine sur l’épicondyle latérale (Il n’y a que le tendon qui est attient PAS l’épicondyle)
SC Tennis elbow (4)
- Dlr localisée à la partie latérale du coude
- Exacerbée par mvmts extensions du poignet contre résistance (d’autres mvmts aussi comme serrer une vis)
- Irradiation vers l’avant-bras et parfois épaule
- Diminution de la force de préhension
Élément à l’examen physique
- Manœuvre spéciale pour l’épicondylite latérale : extension du poignet contre résistance avec coude en extension (bras devant le corps)
Crée un stress entre autres sur le tendon du court extenseur radial du carpe - Mouvement normal du coude
Traitements pour le Tennis elbow (en aigu, en subaigu) (4)
***tx pour les gens qui ne sont pas des athlètes compétitifs :
Aigue :
* Repos, glace, AINS = Tx conservateur
* Orthèse d’immobilisation du poignet x2 semaines
Subaiguë :
* Physiothérapie : étirements + renforcement.
+ orthèse fonctionnelle (diminue dlr durant activités physiques)
* Si résistance aux tx : chirurgie
Injection CS = devrait RAREMENT être utilisés –> Efficace à court terme pour réduire la douleur, mais pas à long terme. Donc peut être utile pour initier la physio
Modifications des activités suggérés.
Qu’est-ce que le golfer’s elbow
Tendinopathie des tendons épitrochléens (fléchisseurs et pronateurs) a/n de leur origine sur l’épicondyle médiale
SC du golfer’s elbow (3)
- Dlr localisée à la partie médiale du coude
- Exacerbée par mvmts de flexion du poignet contre résistance
- Irradiation vers l’avant-bras et parfois épaule
2 éléments de l’examen physique orientant vers golfer’s elbow
Examen physique
* Manœuvre spéciale pour l’épicondylite médiale : flexion du poignet contre résistance avec coude en extension (bras devant le corps)
* Mouvement normal du coude
DDX
Dlr localisée à la partie médiale du coude
Exacerbée par mvmts de flexion du poignet contre résistance
Irradiation vers l’avant-bras et parfois épaule
Dx : golfer’s elbow
DDX : compression du nerf ulnaire et instabilité du coude médial
Tx golfer’s elbow en aigu et en subaigu (en aigu et en subaigu)
Aigue :
* Repos, glace, AINS
* Orthèse d’immobilisation du poignet x2 semaines
Subaiguë :
* Physiothérapie : étirements + renforcement + orthèse fonctionnelle
* Si résistance aux tx : chirurgie
Injection CS = RAREMENT utilisés
Modifications des activités peut être envisagées.
Qu’est-ce que le doigt gâchette
Ténosynovite des fléchisseurs des doigts
Ténosynovite la plus fréquente de la main
Inflammation (DE LA POULIE A1 et NON DU TENDON) + épaississement de la gaine du tendon des fléchisseurs du doigts (poulie A1 ) a/n de la face palmaire de l’articulation MCP –> Rétrécissement pathologique de la gaine synoviale –> friction entre la poulie et la gaine du tendon (gaine synoviale) + formation d’un nodule dans la gaine –> Alimente processus inflammatoire
Causes :
* Mouvements répétés
* Congénital
SC doigt gâchette (6)
- Raideur de l’articulation MCP
- Douleur augmentée par flexion et extension
–> Surtout le matin - Blocage en flexion avec déclic douloureux lors de l’extension passive
- Patient incapable de faire extension de son doigt (mvt actif)
- Nodules douloureux dans la paume sur les tendons des fléchisseurs
- Œdème a/n art MCP
1 élément à l’examen physique orientant vers le doigt gachette
Palpation des fléchisseurs des doigts : nodules dans la paume distale lors de la flexion et extension
Tx doigt gachette
- AINS
S’il n’y a pas de blocage –> Orthèse si sx légers ou au début de la patho
Éviter mvmts de flexion (pas de physio) - Si complications avec blocage –> Injection de CS dans la gaine tendineuse (sauf si diabète) –> 3 injections à un intervalle de 4-6 semaines
- Si résistant au tx, échec des infiltrations ou PAR ou diabète : chirurgie (enlever poulie)
Rappel : Pour les injections de CS, c’est max 3x par année, avec intervalle de 1 mois minimum
Pathophysiologie de la contracture de Dupuytren
- Prolifération des fibroblastes –> dépôt de collage de type 3
- Métaplasie de l’aponévrose palmaire (fibroblastes deviennent des myofibroblastes = devient musculaire au lieu de fibreux)
- Contraction des myofibroblastes –> rétraction de l’aponévrose = flexion progressive des doigts
SC pour la contracture de Dupuytren (6)
- Flexion progressive des doigts (surtout 4e et 5e)
- Doigts bloqués en flexion, ne peut plus faire l’extension
- Cordons sous-cutanés le long des fléchisseurs
- Nodules indolores
- Souvent bilatéral
- Évolution sur qlq mois ou années
Éléments à l’examen physique indiquant une contracture de Dupuytren
- Palpation des fléchisseurs des doigts : nodules dans la paume distale lors de la flexion et extension
*aponévrose palmaire : membrane fibreuse (fascia), extension du tendon long palmaire recouvre les tendons fléchisseurs des doigts, les sépare de la peau
Tx contracture de Dupuytren
- Massage et étirements des tendons (physiothérapie) au début de la patho
- Injection de CS (pour détruire myofibroblastes)
- Si chronique et incapacitant (incapacité à effectuer activités quotidiennes) : résection chirurgicale de l’aponévrose malade
Qu’est-ce que la ténosynovite de DeQuervain
2e ténosynovite la plus fréquente de la main –> La plus commune dans le côté extenseur du poignet
Inflammation de la gaine tendineuse du long abducteur du pouce et du court extenseur du pouce a/n de leur passage dans le 1er compartiment dorsal (compartiment des extenseurs) –> Compression des tendons alors qu’ils glissent dans la gaine
SC de la ténosynovite de DeQuervain (3)
- Douleur a/n processus styloïde du radius aggravé par l’utilisation du pouce
- Irradie au pouce et vers la face interne de l’avant-bras
- Gonflement
4 éléments à l’examen physique orientant vers une ténosynovite de DeQuervain
- Finkelstein + : main en poing avec pouce à l’intérieur placé en déviation ulnaire
- Crépitements à la palpation du compartiment lorsque le pouce bouge
- Radiographie = normal utile pour éliminer ddx (Fractures, arthrite)
- Échographie : peut être utile pour vérifier quelle gaine est touché
DDX :
Douleur a/n processus styloïde du radius aggravé par l’utilisation du pouce
Irradie au pouce et vers la face interne de l’avant-bras
Dx : ténosynovite de DeQuervain
DDx : Fracture du scaphoïde, rhizarthrose (peut aussi donner Finkelstein positif) et instabilité de la jonction CMC du pouce
SC de l’arthrose des doigts (6)
- Doigts difformes
- Douleur aux articulations sans inflammation
- Raideur des articulations
- Nodules (fermes) de Bouchard (IPP) et d’Heberden (IPD)
- Kystes mucoïdes (mous) en périphérie des IPD
- Difficulté à saisir des objets
Tx arthrose des doigts (3)
- Analgésique (acétaminophène) régulièrement. (mieux que AINS pcq moins d’effets secs)
- Infiltration de CS seulement si atteinte mono-articulaire (rare) *si plusieurs articulations atteintes, PAS de CS
- Chirurgie = rare
Pathophysiologie de l’arthrose des doigts
Maladie articulaire caractérisée par une dégénérescence du cartilage hyalin
Stress mécanique répété –> altération et dommages articulaires –> perte de cartilage –> exposition de l’os –> anomalie du métabolisme osseux local –> croissance osseuse exagérée (ostéophytes) –> frottement entre les os = douleur (car périoste innervé ++)
SC de la rhizarthrose et sa complication
- Dlr a/n de la tabatière anatomique
- Sensation de blocage/craquements
Complication: subluxation
2 éléments à l’examen physique qui peuvent orienter vers de la rhizarthrose
Grind test (test du rabot) + : douleur lorsque pouce est enfoncé et tourné
*** Parfois Finkelstein est positif
tx rhizarthrose (4)
- Analgésique
- Immobilisation avec orthèse spica
- Court terme: injection CS
- Long terme (si CS et immobilisation inefficace): Injection d’acide hyaluronique (améliore la qualité du liquide synovial)
SC d’une compression du nerf ulnaire (syndrome canalaire du nerf ulnaire)
Dépend de la sévérité et durée de la compression du nerf
Douleur a/n de la partie médiale du coude
Engourdissement + perte de sensation des 4e et 5e doigts (faces palmaire et dorsale) aggravée par la flexion coude
Faiblesse des muscles intrinsèques de la main
DDX
* Douleur a/n de la partie médiale du coude
* Engourdissement + perte de sensation des 4e et 5e doigts (faces palmaire et dorsale) aggravée par la flexion coude
* Faiblesse des muscles intrinsèques de la main
Dx : compression nerf ulnaire
DDX : Épicondylite médial, compression du nerf ulnaire a/n du poignet, arthrite au poignet
Tx compression du nerf ulnaire (3)
- Attelle nocturne (maintenir coude dans une position étendue)
- Éviter flexion du coude et de s’accotter
- Sx persistants : chirurgie (décompression + transposition du nerf antérieur à l’épicondyle médial)
Qu’est-ce que le nerf ulnaire innerve au niveau de la main
Nerf ulnaire innerve face palmaire et dorsale de l’annulaire et l’auriculaire (4e et 5e doigts)
Qu’est-ce que le nerf médian innerve au niveau de la main
Nerf médian innerve face palmaire du pouce, index, majeur et moitié radiale de l’annulaire (doigts 1 à 4)
3 SC de la compression du nerf médian
- Douleur du milieu de la face antérieure de l’avant-bras jusqu’au coude exacerbée par activités de soulèvement
- Engourdissement ou faiblesse des 3 ou 4 premiers doigts (surtout face palmaire)
- Perte de sensation ou faiblesse de l’éminence thénar
DDX
Douleur du milieu de la face antérieure de l’avant-bras jusqu’au coude exacerbée par activités de soulèvement
Engourdissement ou faiblesse des 3 ou 4 premiers doigts (surtout face palmaire)
Perte de sensation ou faiblesse de l’éminence thénar
DX : compression du nerf médian
DDx : Déchirure des muscles proximales de l’avant-bras et tunnel carpien
* Sx éliminant le tunnel carpien : perte de sensation à l’éminence thénar (innervation cutané provient du rameau palmaire, branche du nerf médian avant qu’il rentre dans le canal carpien) ou affaiblissement du long fléchisseur du pouce (atrophie du muscle ne causerait pas compression du nerf dans le canal)
2 éléments de l’examen physique qui indiquent une compression du nerf médian
- Signe du cercle : patient ne peut pas former un cercle avec son pouce et petit doigt
- Manœuvre Dx si dlr :
- pronation contre résistance (pendant plus que 90 s) –> compression par le rond pronateur
- flexion du majeur contre résistance –> compression par fléchisseurs superficiels
-flexion du poignet contre résistance –> compression par aponévrose bicipitale
Tx compression du nerf médian
- Éviter mvmts à risque
- Injection de CS et de lidocaïne –> peut même confirmer Dx
- Si sx persistants : décompression chirurgicale
Qu’est-ce que le nerf radial innerve
Nerf radial innerve face dorsale du pouce, index, majeur et moitié radiale de l’annulaire (doigts 1 à 4)
SC compression du nerf radial
- Altération de la fonction motrice : Perte de l’extension des doigts (2à à 5), extension ulnaire, extension du petit doigt, ABD + extension du pouce
- Sensibilité du muscles supinateur a/n épicondyle latéral (5 cm en distal)
- Dlr exacerbée par extension du majeur contre résistance avec coude en extension
Tx compression du nerf radial
- Décompression chirurgicale (libération des bandes fibreuses du muscle supinateur) –> si les Sx sont sévères ou ne se résolvent pas spontanément durant la période d’observation
2 éléments de l’examen physique indiquant une compression du nerf radial
Dlr lors de manœuvres de :
- supination contre résistance avec coude en extension
- extension du majeur contre résistance avec coude en extension
Quelle est la compression nerveuse la plus fréquente ?
syndrome du tunnel carpien
Pathophysiologie du syndrome du tunnel carpien
Compression du nerf médian dans le tunnel carpien
++ Pression dans tunnel carpien = compression du nerf médian = ischémie du nerf = mauvaise conduction nerveuse = paresthésie et douleur
Tx syndrome du tunnel carpien
- Attelle au poignet la nuit, AINS, éviter mvmts répétitifs (2 à 6 semaines).
Tx de la cause sous-jacente (arrêt des CS PO ou estrogène ou tx du diabète, hypothyroïdie, arthrite) - Si inefficace : injection de CS
- Si résistant aux injections et atrophie/faiblesse du thénar, paresthésie+ engourdissement constant > 1 an : chirurgie (incision et couper ligament carpien transverse)
6 éléments à l’examen physique orientant vers une compression du tunnel carpien
Examen physique
* Test de Phalen + : flexion des poignets, faces dorsales collées ensemble, doigts vers le sol, pendant 1 min = dlr et paresthésie
* Test de Tinel + : percussion du nerf médian a/n tunnel carpien = dlr et paresthésie
* Palpation du bulbe des doigts 1 à 4 = dim sensation
* Signe du cercle : patient ne peut pas former un cercle avec son pouce et petit doigt
* Flick sign : soulagement par secouage de la main symptomatique (réduit la dlr et rétablit sensibilité)
* Signe + tardif : atrophie de l’éminence thénar
SC du syndrome du tunnel carpien
Sx les plus discriminants : Engourdissement & paresthésie durant la nuit
- Douleur et paresthésie (brûlements, picotements, engourdissements) a/n de la face palmaire des doigts 1 à 4
Dans les cas sévères : dlr irradie sur toute la main et l’avant-bras (mais rarement jusqu’à l’épaule) - Sx nocturnes
Complications du syndrome de tunnel carpien (2)
- Atrophie de l’éminence thénar (faiblesse opposition et ABD du pouce)
- Faiblesses motrices des muscles intrinsèques de la main
Physiopathologie de la polyarthrite rhumatoïde chez les gens génétiquement prédisposés :
Maladie auto-immune –> Autoantigène anti-citrulline –> activation des LT :
1. Prolifération de la membrane synoviale (hypertrophie)
2. Réaction inflammatoire (cytokines) –> croissance de tissu de granulation –> érosion osseuse de l’os sous-chondral (par ostéoclastes) et dégradation/amincissement du cartilage
*gènes HLA DR4 et DR1
Inflammation et destruction de plusieurs articulations (synovite)
SC polyarthrite rhumatoïde (10)
- Synovite symétrique (des deux côtés) et plusieurs articulations atteintes
- Douleur articulaire (pire le matin)
- Apparition progressive
- Raideur matinale > 1h
- Inflammation (rougeur, chaleur, œdème) a/n capsule articulaire
- Déformation (causé par ankylose et contracture des tissus mous)
- Nodules rhumatoïdes
- Atteinte de l’état général (fatigue)
- Atteintes oculaires
- Limitation mvmt
SC arthrite septique (5)
- Douleur soudaine intense et constante
- Inflammation (rougeur, œdème, chaleur)
- Dlr mvmts actifs et passifs
- Fièvre, frissons
- Souvent mono-articulaire
Expliquer la pathophysiologie des lésions de surusage (OBJ 5.5.1)
- L’eau dans la matrice extracellulaire permet d’absorber la force appliquée sur un tendon en le rendant plus résistant. Cependant, lorsque la mise en charge est effectuée de façon soutenue ou répétitive, l’eau est déplacée ou vidée du tendon. Ce phénomène est appelé fluage des tissus.
- Ainsi, une charge initialement bien tolérée par un tendon et ses structures avoisinantes peut finir par entraîner des dommages si elle devient excessive, ou si les répétitions sont trop nombreuses.
- Les mouvements répétitifs peuvent aussi léser l’enveloppe du tendon –> ténosynovite (peut être accompagnée de tendinose ou pas)
- La tendinite (réaction inflammatoire) est seulement présente lorsqu’ une rupture vasculaire microscopique, partielle ou complète engendrant des modifications dégénératives chroniques qui reflètent une tentative de guérison/cicatrisation.
–> dans le cas des lésions de surusage, on parle plutôt de tendinose.
4 composantes de la perception de la douleur
1) Composante nociceptive/nociception (le stimulus) –> Réception de la lésion
Activation des fibres nociceptives (seuil minimal doit être atteint) –> transduction –> composante physiologique
** Activation seule des fibres nociceptives n’est pas suffisante pour provoquer la douleur
2) Composante sensori-discriminative (ce qu’on ressent physiquement) –> La douleur elle-même (e.g. la brûlure)
Capacité à ressentir la localisation, qualité et intensité de la douleur (perception) –> composante physiologique et psychologique (car modulée par composante movito-affective)
3) Composante motivo-affective (comment on vit la douleur psychologiquement) –> La souffrance
Souffrance ressentie (réaction affective négative à la douleur) –> influencée par nos expériences passées (souvenir d’une situation pénible –> composante psychologique (modifie notre perception donc douleur est subjective)
4) Composante cognitivo-comportementale (comment on réagit, réaction visible) –> Comportements face à la douleur
Comportement/expression faciale en réaction à la douleur (important de le rechercher chez enfants et personne avec handicap car ne peuvent pas communiquer leur douleur)
Qu’est-ce qu’une entorse grade 1
Entorse partielle avec rupture moyenne ou étirement des fibres de collagène, aucune apparence d’instabilité des joints quand le ligament est stressé
Qu’est-ce qui est une entorse grade 2
Entorse partielle mais plus sévère et il y a laxité quand le ligament est stressé
Qu’est-ce qui est une entorse grade 3
Implique une rupture complète des ligaments et instabilité du ligament sous manœuvre de stress. Peut mener à luxation
Ligaments se déchirant lors d’une luxation acromio-claviculaire
Chute au point latéral de l’épaule (tomber sur le côté) causant déchirure partielle ou complète des ligaments acromio-claviculaire(AC) et coraco-claviculaire (CC)
Luxation acromio-claviculaire : les 5 grades
1: déchirure partielle AC et CC intact –> articulation stable et non-déplacée
2: déchirure complète AC et déchirure partielle CC –> non déplacée mais gonflement
3: déchirure complète AC et CC –> articulation déplacée
4-5: déchirure complète AC et CC avec articulation TRÈS déplacée
Tx luxation acromio-claviculaire selon les grades
- Grade 1 et 2 : aucune chirurgie repos, glace, immobilisation, analgésique
- Grade 3 : exercices de renforcement et étirements après la disparition de la douleur souvent suffisant, chirurgie seulement dans situations particulière (athlètes, emplois physiques)
- Grade 4-5 : chirurgie urgente
Quels sont les 3 types de luxation gléno-humérale
- Sous-coracoïdienne (++)
- Sous-glénoïdienne
- Sous-claviculaire (rare)
Qu’est-ce qu’une lésion de Bankart
Complication d’une luxation gléno-humérale, atteinte du labrum glénoïdien antérieur –> ne guérit pas bien car peu vascularisé
Qu’est-ce qu’une lésion de Hill-Sacks
Complication d’une luxation gléno-humérale, fracture de la partie postérieure de la tête humérale dû au frottement sur le bord antérieur de la cavité glénoïde lors de la luxation
Signes à l’examen physique d’une luxation gléno-humérale (5)
- Perte de la rondeur de l’épaule
- Tête humérale déplacée vers l’avant
- Bras en légère abduction et rotation externe (incapacité de faire rot. interne)
- Aplatissement de la proéminence du deltoïde
- Proéminence de l’acromion
Lésion nerveuse a/n du nerf axillaire
Engourdissement a/n deltoïde
Lésion au niveau du n. musculo-cutané
Troubles a/n biceps
Première étape du tx de la luxation gléno-humérale
- Réduction
Réduction effectué le + rapidement possible et délicatement (pas avec force)
Injection intra-articulaire d’anesthésiant local + analgésique IV + relaxant musculaire (pour diminuer spasmes et contraction)
Traction dans l’axe longitudinal du membre ou méthode traction-contre-traction.
*Refaire radiographie après pour s’assurer bonne réduction et ø créé d’autres fractures
*Refaire examen neurovasculaire pour s’assurer ø crée lésions
2è étape du tx pour la luxation gléno-humérale (après la réduction)
- Immobilisation dans attelle thoraco-brachiale pour 3-4 semaines
Soulage dlr
Permet guérison tissus mous (formation collagène)
Permet certaine mobilité en évitant posture à risque (pas d’abduction-rotation externe avant 6 semaines)
*Pour luxation post : limiter rot interne et add x3 semaines.
3è étape du tx pour la luxation gléno-humérale, après la réduction et l’immobilisation
Rééducation (3-4 semaines post-réduction)
Renforcement coiffe des rotateurs (pour éviter instabilité)
Améliore proprioception (capacité de situer le membre dans l’espace)
Travaille l’arc réflexe
Tx de la luxation du coude (4)
- Réduction fermée sous sédation ou anesthésie
- Immobilisation avec coude en pronation et flexion à 90°
- Physiothérapie après le retrait du plâtre
- Fixation interne si avulsion de l’épicondyle lat ou méd, fracture de la tête, col ou coracoïde
Types de fractures en fonction de la force : tension, torsion, axiale compressive, axiale rotationnelle, flexion
Tension : Fx transverse
Torsion : Fx spirale
Axiale compressive : petite et oblique
Axiale rotationnelle : Longue et oblique
Flexion : papillon
Complications des fx (6)
- Syndrome de détresse respiratoire : tachypnée (difficulté respiratoire), tachycardie, pétéchies, fièvre, confusion)
- Syndrome de réponse inflammatoire systémique
- Syndrome du compartiment
- Arthrite posttraumatique
- Ostéonécrose
- Mal-union, non-union
Fracture la + fréquente chez l’enfant
Fracture de la clavicule
Tx fx clavicule (3)
- Attelle qui fait tout le thorax, qui s’appelle « Anneaux de Delbet ».
- Nécessite rarement Cx
- Si fracture avec déplacement marqué dans le 1/3 latéral ou médian = risque non-union ou non-union –> Évaluation pour fixation interne
Tx fx scapula
- Immobilisation avec une attelle puis exercices de réadaptation quand dlr s’atténue
- Rarement chirurgicale (fixation interne)–> si atteinte + grave
Tx fx humérus proximal
- Souvent déplacement minimal (surtout a/n col chirurgical) : immobilisation + réhabilitation
- Si déplacé et 2 frag : réduction avec ou sans fixation interne
- Si déplacé et 3-4 frag : fixation interne
Indications vers Cx (5)
- Fracture ouverte
- Impossible de replacer les fragments
- Polytrauma
- Fracture pathologique
- Atteintes vasculaires ou nerveuses
Tx fx de l’olécrâne
- Non déplacée : Attelle ou plâtre avec le coude à un angle de 45° pour relâcher le triceps
- Déplacée : Installation de bandes chirurgicales
Éléments orientant vers une fx de la tête radial à l’examen physique (3)
- Supination et pronation impossible ou très douloureux
- Palpation tête radiale très douloureuse
- Mvmts passifs du coude peuvent être limités
tx fx du scaphoïde
- Presque jamais de réduction (car souvent non-déplacée)
- Non déplacée : Immobilisation en-dessous du coude, incluant toutes les articulations du pouce (2 sem si stable ou 12 sem si instable)
- Déplacée : Réduction et fixation interne + immobilisation 12 semaines
Qu’est-ce que la fracture de Colles + éléments à l’examen physique
Fracture du radius distal le ++ souvent,
* Patient tombe sur la paume avec poignet en extension
* Déplacement dorsal du fragment du radius distal
* À 2 cm distal du radius
———————————-
* Dos de fourchette (déplacement du fragment distal en direction dorsale et vers le côté radial)
* Possible rigidité des doigts et de l’épaule
* Possible incapacité à étendre le pouce (rupture du tendon du long extenseur du pouce)
Tx si fractures de Colles (3)
- Non-déplacée : immobilisation 4sem
- Déplacée : réduction fermée + plâtre jusqu’au coude pour stabiliser la fracture
- Bras élevé pour diminuer l’œdème
Qu’est-ce que la fracture de Smith
(l’inverse de Colles)
* Souvent chez jeunes hommes
* Patient tombe sur dos de la main avec poignet en flexion poignet avec l’avant-bras en supination
* Déplacement palmaire du fragment du radius distal
——-
* Radius déplacé ventralement (en antérieur)
tx fx Smith
Réduction ouverte + immobilisation jusqu’au coude 6sem
Tx selon les types de fracture physaires
Type 1: réduction fermée et plâtre
Type 2: réduction fermée et plâtre
Type 3: réduction ouverte et fixation interne
Type 4: réduction ouverte et fixation interne
Type 5: arrêt de croissance inévitable
Quelle est la classification de Gustilo
Type I: Plaie propre, <1cm, pas d’atteinte des tissus mous, traumatisme de basse énergie
Type II: Plaie propre, entre 1 et 10cm, pas d’atteinte des tissus mous, traumatisme de basse énergie
Type III: plaie contaminée, >10cm, atteinte des tissus mous, traumatisme de haute énergie
IIIA: dommage tissulaire étendu, mais os recouvert
IIIB: atteinte du périoste, os exposé
IIIC: atteinte vasculaire majeure
Complications des fractures (14)
1) Thrombophlébite
2) Embolies
3) Infection (surtout lors de réduction ouverte ou fixation externe)
4) Nécrose avasculaire
5) Mal-union, délai d’union, non-union (voir plus bas)
6) Compression/lacération nerveuse ou vasculaire (voir plus bas)
7) Syndrome du compartiment (voir plus bas)
8) Syndrome de détresse respiratoire : confusion, désorientation, fièvre, tachypnée, tachycardie
9) Syndrome de réponse inflammatoire systémique
10) Ostéoporose
11) Arthrose
12) Hémorragie
13) Dommage aux nerfs
14) Amputation
Neuropraxie (contusion du nerf)
Atteinte légère, dommage à la myéline, axones intacts
* Souvent dû à fracture
* Perte ou ralentissement transitoire de la conduction nerveuse (surtout fibres motrices)
* Récupération complète en qq jours ou sem. (jusqu’à 6 mois)
Axonotmèse
Dommage axone, épinèvre et endonèvre intact
Perte de la conduction
Axone se regénère lentement
Prend 3 mois à réinnerver le muscle
Neurotmèse
nerf complètement sectionné, aucune conduction nerveuse, chirurgie nécessaire, pronostic de récupération faible
Signes d’une lacération et compression nerveuse
- Picotements
- Engourdissements
- Choc électrique
- Perte de sensibilité
- Perte de motricité
- Si lésion du nerf radial : descente du poignet (« col de cygne » ou « main tombante »)
Signes d’une lacération et compression vasculaire
- Pâleur, froideur
- Retour capillaire lent (devrait prendre <2 sec à redevenir rose)
- Pouls radial absent
- Sx de choc possible (dim TA, tachycardie, confusion, étourdissement, faiblesse)
Syndrome du compartiment
++ Pression dans un compartiment de l’avant-bras ou de la jambe –> dim circulation aux muscles et nerfs dans le compartiment –> ischémie –> nécrose
Mécanisme :
++ Pression intra-compartimentale –> obstruction –> dim apport sanguin artériel (ischémie) –> début nécrose –> rx inflammatoire –> œdème –> aug pression –> obstruction du retour veineux (congestion) –> aug pression (cercle vicieux) –> ischémie –> nécrose
*lymphatiques essaient de compenser en drainant fluide mais qté de fluide dépasse leur capacité de réabsorption
Quels sont les compartiments
Avant-bras : 3 compartiments
Jambes : 4 compartiments
Les 6 P nous orientant vers un syndrome du compartiment et les 3 A chez les enfans
6 P :
* Pain +++ hors proportion et non-soulagée par analgésiques (augmentée par mvmts passifs –> stretch test)
*sauf si nerfs endommagés
* Pression AUG : peau tendue, brillante, dure
* Pâleur
* Paresthésie
* Paralysie
* Pouls absent (dernier à partir)
3 A :
Agitation, anxiété, analgésie (pas de dlr)
Causes d’augmentation de la pression intra-compartimental dans le syndrome du compartiment (5)
++ Fluide dans compartiment (intra-compartimental)
* Saignement dans compartiment (lésion artère)
* Infiltration de fluide
* Enflure muscles après blessure
* Brûlure = œdème
* Reperfusion après ischémie
Causes d’augmentation de la pression extra-compartimental dans le syndrome du compartiment (3)
Diminution du volume du compartiment (compression externe –> extra-compartimental)
* Bandage trop serré (ex : plâtre)
* Pression prolongée
* Autres: élévation prolongée du membre –> dim perfusion –> rx inflammatoire –> œdème
Dx du syndrome de compartiment (obj 9.5)
Mesure de pression dans le compartiment avec un cathéter : > 30 mm Hg –> syndrome du compartiment (N : 0-8 mm Hg) –> Cx urgente
Conséquences syndrome du compartiment (3)
Conséquences
* Ischémie des nerfs (peuvent survivre 2-4h)
* Ischémie des muscles (peuvent survivre 6h)
* Long terme : contracture compartimentale (muscle se raccourcit s’il est nécrosé) et paralysie.
Tx syndrome du compartiment
Fasciotomie de décompression (ouverture du fascia pendant 1-2 semaines –> dim pression –> restauration du flot sanguin) *reprendre une mesure de la pression dans le compartiment après
Si gangrène trop importante (membre non-viable) : amputation
Qu’est-ce que le doigt de Mallet
Doigt de Mallet : flexion forcée sur doigts déplié/impact direct sur phalange distale en extension (ballon sur doigt) —> rupture/avulsion (arrachement) du tendon extenseur a/n phalange distale
Qu’est-ce que le doigt de Jersey
Doigt de Jersey : extension forcée sur doigt fléchi –> avulsion du fléchisseur profond du doigt a/n phalange distale
Mécanisme de rupture tendons/lg
- Stress étire fibres de collagène
- Si stress n’excède pas capacité du tendon/ligament –> élongation temporaire (reprend sa forme après retrait du stress)
- Si stress excède capacité du tendon/ligament –> élongation permanente –> rupture
SC rupture du chef long du biceps
- Bruit de claquement puis dlr aigue
- Léger gonflement
- Ecchymose
- Renflement du milieu du bras accentué à la contraction du biceps (bras de Popeye)
SC doigt de Jersey et tx
Incapacité à déplier complètement articulation IPD
tx : réinsertion chirurgicale du fléchisseur profond du doigt à son point d’insertion dans l’os
SC de Mallet
Incapacité à plier articulation IPD
tx : maintenir IPD en extension pour 6-8 semaines
Définition, physiopatho et tx des contusions des TM (ecchymoses)
Déf : blessure sans rupture de la peau, souvent douloureuse, caractérisée par une décoloration et un enflement.
Physiopatho :
* Force compressive directe sur un mm –> dommages tissulaires et cellulaires –> saignement dans le muscle –> nécrose + hématome –> rxn inflammatoire
* Sang s’échappe des capillaires abimés et va dans espaces interstitiels –> ecchymose
* Peut impliquer muscles, peau, nerfs
Tx : RICE
Étiologie de l’ostéomyélite (obj 5.6)
- Staphylococcus Aureus ++ (90% des ca5.s chez les enfants)
- E. Coli, Pseudomonas, Klebsiella : si infection urinaire ou drogue IV
- H. Influenzae (- fréquente qu’avant à cause de la vaccination, + commun chez enfant 1-4 ans) ou Strep groupe B –> nouveau-nés
- Salmonella, Kingella
- Bactérie gram - –> immunosupprimée
Expliquer la physiopathologie de l’ostéomyélite (obj 5.5.3) et voies d’infection
Inflammation de l’os et de la moelle osseuse causée par bactéries pyogènes (productrices de pus) ou mycobactéries (+ destructive et + difficile à contrôler que pyogène)
Voie d’infection
1) Hématogène (par le sang) –> enfants ++ et surtout dans les os longs
2) Blessure pénétrante (fracture ouverte ou chirurgie)
3) Extension d’une structure adjacente infectée (ex : pied diabétique –> extension d’un ulcère)
2 voies par lesquelles l’os se nécrose ds l’ostéomyélite
A) Infection bactérienne –> rx inflammatoire (oedème et hyperémie) –> Aug pression intra-osseuse
B) formation de pus –> obstruction circulation sanguine
Résultat: thrombose vasculaire –> hypoxie et ischémie –> nécrose de l’os
2) Réaction inflammatoire –> migration de GB (neutrophiles, lymphocytes, macrophages) –> libération de cytokines ostéolytiques –> ostéolyse et nécrose
3 complications des ostéomyélites
- Ostéomyélite récurrente : diminue risque en prenant ATB pendant 6 semaines
- Propagation de l’infection dans un autre tissue (rare)
- Fractures pathologiques : car ostéomyélite ostéonécrose + résorption osseuse (donc + fragile lors de la réparation)
Mécanisme d’infection hématogène dans l’ostéomyélite
Mécanisme d’infection hématogène (chez enfants surtout)
1) Bactériémie (bactéries dans sang) ø éliminée car mécanismes de défenses non-fonctionnels ou trop de bactéries
2) Bactéries atteignent l’os via sang
3) Artères métaphysaires font un U-turn a/n plaque de croissance –> flux stagnant + activité phagocytaire quasi absente dans ce milieux –> accumulation de bactéries
4) Infection débute a/n métaphyse et peut se propager vers la cavité médullaire (canal dans diaphyse) ou vers le cortex métaphysaire (circule par canaux de Havers et de Volkmann)
*Chez enfant : plaque de croissance agit comme barrière –> épiphyse épargnée
5) Périoste se décolle et tente de contenir l’infection –> formation de nouvel os (involucrum) si Dx trop tard
6) Enfants : périoste dense et solide –> formation d’abcès sous-périosté
Adultes : périoste moins dense –> rupture –> sinus (pus sort par la peau)
Tx ostéomyélite
- Drainage de l’abcès (+ culture du liquide en même temps)
Urgent si phase aigüe latente chez les enfants (pas nécessaire si phase précoce) - ATB IV à large spectre (couvre Staph. Aureus + gram -) x 6 semaines (ex : Pénicilline) –> 1ère ligne
Si enfants –> ATB IV spécifique à Staph aureus - Si séquestre osseux : Séquestrectomie (retirer l’os suppuré et nécrosé)
- Si chronique : débridement des tissues nécrotiques et infectés
Obj. 2.4 Recherche les signes systémiques en lien avec un trauma au MS (10)
● Fièvre
● Vertiges
● Étourdissements
● Perte pondérale
● Perte de sang
● Choc hémorragique
● Grande quantité de tissue dé-vascularisée qui produisent beaucoup de cytokines, qui changent la régulation hémodynamique, active l’inflammation, altère le métabolisme (grande demande).
● Syndrome de réponse systémique à l’inflammation
● Fuite des capillaires
● Dysfonction multiple des organes
Fcts des os (7)
- Soutien
- Protection
- Mouvement
- Stockage des minéraux et facteurs de croissance (réservoir de 99% du phosphate de calcium de notre corps et 85% de phosphore)
- Hématopoïèse (moelle rouge)
- Stockage triglycérides (moelle jaune)
- Production d’hormones (hormone = ostéocalcine sécrété par ostéoblastes)
Effets secondaire de l’acétaminophène (5)
- Réaction d’hypersensibilité comme choc anaphylactique (rare)
- Œdème de Quincke
- Érythème
- Urticaire
- Rash cutané
4 effets secondaires des opiacés sur le SNC
No/Vo
Anxiété, crainte, émotion négative
Myosis (contraction de la pupille)
Somnolence
4 effets secondaires des opiacés a/n respiratoire
Dépression respiratoire : dim réponse des centres respiratoires, bronchoconstriction
Dérégulation fréquence respiratoire
Diminution toux
Bradypnée