Cours 1 Flashcards
Def. linguistique
La linguistique est l’étude scientifique du langage.
Quelle démarche est-ce que la linguistique utilise pour mener des recherches?
La démarche scientifique.
Quelles sont les 3 étapes de la démarche scientifique?
- Recueillir des données
- Formuler et tester des hypothèses
- Construire un modèle, une théorie
Quel est le concept associé à la définition suivante : La connaissance qui permet à tout être humain de produire et de comprendre des énoncés nouveau.
Le langage.
Def. grammaire d’une langue
- Système d’éléments et de règles permettant de former et d’interpréter les phrases.
- Il s’agit du système de règles implicites, intériorisées.
Qui est reconnu comme le fondateur du structuralisme en linguistique?
Ferdinand de Saussure, linguiste suisse.
Quelles sont les 2 groupes de concepts que Saussure a été en mesure de distinguer?
- Langue, parole et langage
- Synchronie et diachronie
Dans ses études, qu’est-ce que Saussure cherche à comprendre?
Cherche à comprendre le système qui sous-tend la langue :
- L’objet d’étude de la linguistique
- La méthode pour l’étudier
Quel est le nom de l’ouvrage qui a été publié après sa mort par ses étudiants Charles Bally et Albert Sechehaye?
Cours de linguistique générale (1916).
Selon Saussure, la matière de la linguistique doit tenir compte de quoi (on n’en tenait pas compte avant lui)? (3)
- Toutes les langues
- Toutes les époques
- Toutes les formes d’expression (toutes les variétés)
Def. langage
- Capacité (faculté) naturelle, inhérente et
universelle qu’a l’être humain de concevoir des langues (inné). - Faculté humaine qui fait partie de notre patrimoine génétique (codé dans notre cerveau).
Def. langue
- Système conventionnel particulier.
- Ensemble structuré d’éléments et de règles.
- Indépendante de l’individu (peut ø changer les règles)
-> Le code
Def. parole
Utilisation personnelle du code.
Def. étude diachronique
- Étude qui est réalisée à travers le temps, graduellement.
- S’intéresse à l’évolution, à l’histoire de la langue.
Def. étude synchronique
- A pour objet un état de langue considéré à un moment donné de son histoire dans son fonctionnement interne.
Voir diapo 9 pour des exemples d’études diachroniques et synchroniques.
Comment a été définie la langue par Saussure?
Comme un système de signes linguistiques.
Saussure est surtout connu pour son analyse du signe linguistique. Def. signe linguistique
- Unité mentale formée d’un concept (≠ chose réelle) et d’une image mentale du son (≠ son lui-même).
- Le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces.
Associe les termes entre eux :
a) Concept
b) Image acoustique
- Signifiant
- Signifié
a) 2.
b) 1.
Explique la métaphore du jeu d’échec (grammaire) de Saussure.
- Illustre la conception de la langue en tant que système.
- Peu importe les matériaux dans lesquels les pièces sont fabriquées, ce qui importe est la relation que les pièces entretiennent entre elles à un moment donné par leur position relative sur l’échiquier.
Explique la métaphore de la feuille de papier de Saussure.
- Illustre le rapport entre signifiant et signifié: la pensée est le recto et le son est le verso.
- On ne peut pas découper le recto sans découper le verso.
- De même, dans la langue, on ne peut pas isoler le son de la pensée, ni la pensée du son.
Quelles sont les propriétés du signe linguistique? (4) Et donne une petite définition pour chacun d’eux.
- Arbitraire = L’association signifiant-signifié n’est pas logiquement motivée.
- Conventionnel = Pour fonctionner dans le système de la langue, le signe linguistique doit résulter d’une convention entre les locuteurs.
- Linéaire = Les signes linguistiques se présentent obligatoirement dans l’axe du temps: apt ≠ tap ≠ pat.
- Discret = Même s’ils se trouvent dans une séquence continue, les sons s’opposent entre eux.
Quel est un argument qui prouve que les signes linguistiques sont arbitraires?
Un même signifié aura différents signifiants selon la langue (même les onomatopées).
En lien avec le caractère conventionnel du signe linguistique, explique l’immutabilité synchronique et la mutabilité diachronique.
Immutabilité synchronique du signe:
- L’individu ne peut pas choisir les signes, il en hérite dans leur stabilité.
- Le signe ne peut pas être modifié au gré des locuteurs et des circonstances.
- Le “réservoir” des signes de la langue est stable et enregistrable à une époque
donnée (par ex. dans un dictionnaire).
Mutabilité diachronique du signe:
- L’évolution des signes dans le temps : “déplacement du rapport entre le signifié et le signifiant”.
-> Voir diapo 14 pour un exemple
Explique le caractère linéaire du signe linguistique.
- On ne peut pas émettre 2 sons, 2 syllabes, 2 mots en même temps.
- Si l’arbitraire concerne le signe, la linéarité ne concerne que le signifiant.
Vrai ou faux : La contrainte de linéarité s’applique à un système gestuel (une langue des signes).
Faux. Elle ne s’applique pas à un système gestuel.
Explique le caractère discret du signe linguistique.
- Dans une langue qu’on maîtrise, il peut sembler qu’il y a des pauses entre les mots et qu’on peut identifier leurs frontières dans le signal sonore.
- Quand on écoute une langue qu’on ne comprend pas, on n’est pas toujours en mesure d’identifier la frontière entre les mots.
Voir diapo 16 pour un exercice sur les signes linguistiques.
Qui est le fondateur de la linguistique générative?
Noam Chomsky, linguiste et philosophe américain.
Quels sont les concepts que Chomsky a été en mesure de distinguer?
Compétence et performance.
Quel concept a rendu Chomsky particulièrement connu? Explique ce concept.
La Grammaire Universelle :
- Système de connaissances linguistiques innées (l’enfant naît avec certaines connaissances de la grammaire).
Quelle est la différence entre l’approche générativiste (ou mentaliste) et l’approche structuraliste?
Avec l’approche générativiste, on s’intéresse davantage à l’acquisition du langage.
Quel est l’objectif de l’approche générativiste. Elle a un intérêt particulier pour quoi?
- Décrire et étudier la connaissance que le locuteur a de sa langue; construire un modèle formel qui reproduirait cette connaissance.
- Intérêt particulier pour la question de l’acquisition du langage (ce qui se passe dans le cerveau d’un enfant lorsqu’il apprend une langue).
Comment est-ce que l’approche générativiste définit les concepts suivants :
- Langage
- Langue
- Parole
- Langage: faculté qui permet à l’humain de concevoir et d’acquérir des langues.
- Langue: système de règles internalisé par le locuteur qui permet à celui-ci de parler et de comprendre la parole. Chaque langue est une actualisation de la faculté du langage.
- Parole: actualisation concrète du système abstrait qu’est la langue.
Def. compétence
- Ce que l’on sait de la langue (connaissance implicite).
- Ensemble internalisé de règles.
Def. performance
Utilisation de cette connaissance lors de la production ou de la compréhension.
Quelle est une chose que la compétence permet aux locuteurs natifs d’une langue de faire?
De juger, entre autres, de la grammaticalité d’une phrase de leur langue maternelle.
Leur jugement peut être affecté par quoi?
Par des facteurs de performance, tel que :
- La mémoire
- La fatigue
- Le stress
- Etc.
Def. grammaire
Ensemble organisé d’éléments et de règles permettant de générer une langue.
Vrai ou faux : Toutes les langues ont une grammaire.
Vrai. Toutes les langues humaines sont organisées: elles ont des composantes: la phonologie, la morphologie, la syntaxe.
Def. Grammaire Universelle (GU) (faculté du langage) (4)
- Système inné, ancré dans le cerveau des êtres humains.
- Ensemble de principes ou de structures qui dicte de manière générale ce qui est possible et ce qui est impossible dans les langues humaines.
- Intervient pour faciliter le développement du langage.
- Elle est responsable des ressemblances entre toutes les langues (ce sont d’autres paramètres par la suite qui font que les langues se distinguent).
Quelles sont les grammaires explicites (ou externes)? (2)
- Grammaire de l’école (normative, prescriptive)
- Grammaire des linguistes (descriptive, explicative)
Explique ce qu’est une grammaire implicite (ou interne, ou intériorisée).
Ensemble de règles mises en œuvre inconsciemment par les locuteurs natifs de la langue pour former des énoncés acceptables.
-> La GU en fait partie.
Voir diapo 22 pour un exemple en lien avec la grammaire implicite.
Quels sont les domaines de la linguistique? Donne quelques mots pour les décrire chacun.
- Phonétique (sons)
- Phonologie (phonèmes)
- Lexique (mots)
- Morphologie (de morphèmes à mots)
- Syntaxe (relations entre les mots, de mots à phrases)
- Sémantique (sens)
-> La pragmatique en fait aussi partie, mais ne fera pas partie de notre cours (contexte d’emploi)
Vrai ou faux : On acquiert les composantes du langage une après l’autre.
Faux. Tout se passe simultanément, le processus de l’acquisition du langage n’est ø linéaire (acquiert morpho, sémantique, phono, etc. en même temps).
Def. phonétique
- Étude des sons de la langue dans leur réalisation matérielle = Caractéristiques physiques et physiologiques des sons. Comment les sons sont-ils produits? transmis? perçus?
- Constitue l’inventaire des sons qu’il est possible d’articuler dans une langue.
Vrai ou faux : Certaines langues du monde utilisent tout l’ensemble des sons possibles.
Faux. Aucune langue du monde n’utilise tout l’ensemble des sons possibles mais sélectionne un inventaire (qui fait partie de l’API).
Quels sont les 3 types de sons en français?
- Voyelles
- Consonnes
- Semi-voyelles (semi-consonnes)
Donne la définition de chacun des types de sons du français.
- Voyelles = Passage de l’air entièrement libre (aucune obstruction). Syllabiques : toute syllabe contient une voyelle.
- Consonnes = Passage de l’air partiellement ou entièrement obstrué. Une consonne ne forme pas une syllabe.
- Semi-voyelles = Partagent des propriétés avec les voyelles et les consonnes.
Quels sont les modes d’articulation pour la classification des voyelles? (2)
- Oralité vs nasalité
- Arrondissement des lèvres
Quels sont les lieux d’articulation (position de la langue dans la bouche) pour la classification des voyelles? (2;
- Sur l’axe horizontal (antériorité)
- Sur l’axe vertical (aperture)
Quels sont les 4 niveaux de l’aperture?
- Voyelles fermées (hautes)
- Voyelles mi-fermées (mi-hautes)
- Voyelles mi-ouvertes (mi-basses)
- Voyelles ouvertes (basses)
Quels sont les 3 niveaux de l’antériorité?
- Voyelles antérieures
- Voyelle centrale
- Voyelles postérieures
Combien y-a-t’il de voyelles en Français?
Environ 16
Def. sonorité
Le trait de sonorité fait référence à la vibration, ou non, des cordes vocales.
Def. consonnes obstruantes + nomme les 2 modes qui en font partie et définis-les.
Passage de l’air obstrué.
- Occlusives (passage de l’air est complètement bloqué, il y a fermeture temporaire
mais totale du canal buccal, suivie d’une ouverture brusque).
- Fricatives (passage de l’air est partiellement obstrué, bruit de friction).
Def. consonnes résonnantes + nomme les 2 modes qui en font partie et définis-les.
Passage de l’air est peu obstrué, son continu.
- Liquides (l’air s’échappe de part et d’autre de la langue) : latérale [l], vibrante [ʁ]
- Nasales (l’air s’échappe en partie par la cavité nasale)
Def. consonnes orales
- Voile du palais relevé, l’accès aux fosses nasales est bloqué.
Def. consonnes nasales
- Voile du palais abaissé, une partie de l’air traverse les fosses nasales.
Combien y-a-t’il de consonnes en Français?
Environ 17
Quel trait des voyelles et quel trait des consonnes est-ce que les semi-voyelles (semi-consonnes possèdent)?
- Comme pour les voyelles, elles sont sonores.
- Comme pour les consonnes, il y a absence de syllabicité.
Combien existe-t’il de semi-consonnes en Français?
3
-> Voir diapo 40.
Qu’est-ce que l’API?
C’est un système universel utilisé pour transcrire les sons de toutes les langues du
monde (une représentation graphique des unités phoniques).
Explique le principe qu’il y a correspondance bi-univoque entre son et symbole de l’API.
- Un son = un symbole
- Un symbole = un son
Comment est-ce qu’on distingue les lettres des symboles API?
Les symboles API sont entourés de barres obliques / / ou de crochets [ ].
Def. phonologie (qu’est-ce qu’elle étudie)
- Étude des sons du langage du point de vue de leur fonction distinctive, c’est- à-dire, de leur fonction dans le système linguistique.
- La phonologie étudie les règles régissant la nature et l’interaction des sons dans une langue donnée.
Quelle est la fonction linguistique des sons?
La fonction linguistique des sons est de s’opposer entre eux pour former des mots différents (pou, bout, mou, sous, roux, loup, etc.)
Qu’est-ce qu’une paire minimale?
Lorsqu’un seul trait phonologique permet de distinguer des mots (pou-bout; bout-mou).
La phonologie repose sur la notion de phonème. Explique-la.
Le plus petit élément qui permet, seul ou en combinaison avec d’autres, de former des mots ou de les distinguer entre eux.
Qu’est-ce que le niveau phonologique?
C’est la forme abstraite sous-jacente.
Def. allophone
Variante phonétique d’un phonème.
Voir diapo 43 qui illustre que phonétique = ø phonologie
Comment est-ce que l’approche lexicaliste définit le lexique?
Le lexique est un ensemble structuré des mots d’une langue.
Def. lexique mental
Ensemble organisé des mots connus par le locuteur à un moment donné du développement du langage.
Les entrées lexicales sont structurées. Quel type d’information est-ce qu’elles contiennent?
- Sémantiques
- Syntaxiques
- Phonologiques
Def. morphologie
C’est une étude de la structure interne des mots (connaissance que certains mots sont décomposables).
L’analyse morphologique constitue quoi?
L’analyse morphologique constitue en l’identification des parties de mots, des morphèmes.
Def. morphèmes
Le morphème est le plus petit constituant, porteur de sens.
Quels sont les 2 types de morphèmes qu’on peut retrouver?
- Morphèmes libres
- Morphèmes liés
Def. allomorphe
C’est la réalisation concrète d’un morphème.
-> Voir diapo 46
Def. base
Pour former un nouveau mot on ajoute les affixes à une base.
Def. racine
- La racine est une base qui ne peut plus être segmentée.
- Elle peut être un morphème libre ou lié.
Def. préfixe
Le préfixe est un affixe qui est placé devant la base pour former un nouveau mot.
Def. suffixe
Le suffixe est un affixe qui est placé après la base.
Quels sont les 2 types de la morphologie?
- Morphologie dérivationnelle (lexicale)
- Morphologie flexionnelle (grammaticale)
À quoi s’intéresse la morphologie dérivationnelle (lexicale)?
- S’intéresse aux procédés de formation des mots (dérivation, composition).
- Forme un nouveau mot en changeant le sens des mots.
À quoi s’intéresse la morphologie flexionnelle (grammaticale)?
- Décrit les variations de forme des mots selon le nombre, le genre, la personne, le temps, etc.
- Ne forme ø de nouveaux mots (change pas le sens des mots) -> sert à la conjugaison.
Def. syntaxe
Étude de la façon dont les mots se combinent pour former des groupes de mots et des phrases.
Les structures syntaxiques sont récursives. Qu’est-ce que ça signifie?
Qu’on peut complexifier une phrase en y ajoutant un nombre infini (de groupes) de mots.
Def. caractère récursif
- Un processus qui peut être appliqué à l’infini.
- Permet de rendre compte du caractère créatif du langage.
Vrai ou faux : La structure de la phrase est hiérarchique.
Vrai. Elle n’est pas linéaire.
Def. sémantique
Étude du sens véhiculé par les formes linguistiques.
Def. sémantique lexicale
- S’intéresse aux sens des mots et des morphèmes lexicaux.
- Étudie les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie, paraphrases, etc.)
Def. sémantique grammaticale
- Décrit les valeurs des catégories flexionnelles (mode, temps, personne, nombre, genre).
La sémantique du mot permet de découvrir quoi?
- Découvrir le sens d’un mot, son extension (à quels objets/actions exactement il fait référence).
- Découvrir le sens d’un morphème (une partie de mot), par ex.: dé- = faire l’action inverse (décomposer).
La sémantique de la phrase permet de découvrir quoi?
Découvrir les règles d’appariement entre les fonctions grammaticales et les rôles sémantiques.
- Quantification
- Négation
- Autres…
Quel est l’objet d’étude en linguistique?
La compétence linguistique, c’est-à-dire la connaissance implicite que tout locuteur a de sa langue.