Cour 9: troisième force et souffrance Flashcards
7 caractéristiques de la 3e force
- le mouvement
- le complément
- Des prémisses
- Une volonté
- Des thèmes
- Une démarche
- une contribution
Sur quoi repose l’efficacité de la psychothérapie ?
Facteurs communs et importance accordée par la 3e force à l’empathie,
l’accueil, la démarche phénoménologique, l’expérience émotionnelle et
relationnelle.
Des critiques à la 3e force
- Une “force”, vraiment ?
- Éclectisme : dérives et difficulté à se définir
- Confusion entre emphase mise sur l’individu et son expérience du et
dans le monde vs approche individualiste - Défis reliés à l’évaluation de l’approche et des dispositifs
Que vise la psychologie humaniste existentielle? et comment ?
Le bien vivre et le vivre en santé
Comment?
* Réintroduire la subjectivité dans nos vies, ce distancer du diagnostic
* Retour vers les contenus existentiels et conscients associés
à la santé et à la souffrance
* Établir un continuum et une nuance entre santé/maladie
* Se discute et se vit en dialogue
pathos
sentiment de souffrance et d’impuissance
Vision humaniste existentielle de la
psychopathologie
Quelle visée thérapeutique?
- Diminution de la souffrance et retour du fonctionnement, c’est-à-dire
retrouver ou redéfinir sa place parmi les autres et dans le monde… - … grâce au dialogue thérapeutique qui permet l’ouverture de
nouvelles possibilités de sens, d’une nouvelle présence au monde et
d’une nouvelle façon d’être en relation. - Apprendre à « être avec » : avec la souffrance, avec les autres (ceux
qu’on aime ou ceux qui nous font souffrir), avec le monde qui nous
inspire, etc. Trouver une façon d’être en contact avec sa souffrance pour l’apprivoisé
Implications
- L’intervention psychologique ne vise pas la pathologie, mais la
personne. - Rencontrer l’autre sans jugement et a priori = faire l’effort d’une
posture phénoménologique. - Ex : dépression majeure
- retour de l’expérience tel que vécu
- Les pathologies peuvent faire l’objet de savoirs spécialisés, mais elles
demandent aussi une interprétation et une mise en sens. - La psychothérapie est nécessairement traversée par une pratique
herméneutique.
chronologie
1954 Première esquisse de ce que deviendra la psychologie
humaniste par Abraham Maslow
1955 Première utilisation du terme psychologie humaniste
1958 Psychologie humaniste désignée comme étant la 3e force
1961 Journal of Humanistic Psychology
1962 American Association for Humanistic Psychology
1970 Division 32 de l’APA - Section for Humanistic Psychology
Abraham Maslow
(1908-1970)
-Besoins
fondamentaux
-Actualisation
-Motivation
James Bugental
-Aspects
existentiels de la
psychothérapie
Gordon W. Allport
(1897-1967)
-Modèle
développemental
de la personnalité
Carl Rogers
(1902-1987)
-Approche centrée
sur le client
-Acceptation
inconditionnelle
G. Marian Kinget
(1910-1997)
-Enseignement de
la psychologie
humaniste
Rollo May
(1909-1994)
-Spiritualité et
mythes
-Arts et créativité
Charlotte Bühler
(1893-1974)
-Psychologie du
développement
-Psychogérontologie
le mouvement
- Un mouvement, plutôt qu’une école, qui met l’emphase sur le vécu de
l’humain et son être-au-monde. - Se distingue par l’inspiration qu’il tire de la philosophie existentielle,
par ses intentions et la mise à l’avant-plan de certains thèmes et
méthodes.
Un complément
- La tentative de la psychologie humaniste-existentielle est celle de compléter et
non de remplacer ou d’éliminer les approches existantes. - Les approches comportementales ou analytiques méritent d’être complémentées
et vice-versa
ce n’est pas parce qu’elle est nouvelle quelle anéanti les autres
Des prémisses
- En psychologie, chaque approche possède sa propre philosophie de l’humain. C’est cette
philosophie de base qui influence la portée théorique, les objectifs de la psychothérapie, sa
méthode. - Ancrage ici dans la philosophie existentielle
- Suppose que chaque être humain est unique, en son vécu, ses perceptions, son regard sur le monde, et ses réactions dans le monde.
- L’être humain, en tant qu’individu, ne peut être compris et réduit aux fonctions ou aux éléments qui le
constituent (comprendre de façon hollistique) - Un intérêt profond et ultime pour la valorisation de la dignité humaine et sa valeur profonde,
précisément du potentiel de développement de tout un chacun
une volonté
les intentions qui porte les acteurs au sein de celle-ci
* Développer une compréhension de l’humain dans sa réalité subjective et
existentielle, laquelle inclut sa conscience, ses émotions, ses humeurs et ses
expériences en tant qu’individu dans le monde, qui est en relation avec d’autres
humains, et qui a des buts.
- Alors que certaines approches en psychologie pourraient vouloir prédire et
contrôler l’humain, celle-ci postule notamment sa liberté et son potentiel
d’actualisation. - L’essence du projet humaniste existentiel: mieux comprendre l’expérience unique
et holistique de la personne aux prises avec les contraintes contextuelles de ses
choix de vie
Des thèmes
- Tendance naturelle de la personne humaine à actualiser son potentiel
- La relation d’humain à humain (à soi, aux autres)
- Liberté et responsabilité
- Valeurs personnelles
- Sens de la vie, de la souffrance, de l’anxiété, de la mort
2024-10-29
une démarche
- Une approche mécaniste, biologique ou purement scientifique ne peut offrir de
compréhension profonde sur la nature humaine. - Un intérêt pour la signifiance des méthodes de recherche plutôt qu’une
valorisation de l’objectivité - Le choix d’une perspective phénoménologique, qui consiste en l’exploration des
contenus de la conscience d’un humain et de son expérience subjective. - Chaque personne est l’experte de son expérience
- Le thérapeute-chercheur.e est le facilitateur de la découverte de cette expérience par la personne
- L’herméneutique, qui reconnait à la fois le caractère interprétatif de notre condition humaine et l’effort que nous déployons pour comprendre le monde, autrui et soi-
même.
Une contribution
- En regard aux expériences qui relèvent des limites/seuils de la vie
- À la psychothérapie
herméneutique et DSM-5
importante de jugement clinique subjectif
- il faut faire une différenciation entre ce qu’on perçoit et connais
On fait appel au jugement professionnel et subjectif, lequel est fondé sur un
exercice d’écoute et de différenciation entre ce qu’on perçoit et ce qu’on
connaît, pour s’ajuster à la personne et au contexte.
La relation entre la maladie et les symptômes n’est pas directe ou
immédiate, elle passe par l’interprétation et la relation de soin.. On ne va pas toujours s’entendre sur ce qu’on observe
DSM comme outil de travail et surtout de communication entre les
professionnels. Pas toujours aidant pour la communication patient-
professionnel si le diagnostic stigmatise le patient, bloque/fige le travail
thérapeutique, encapsule ou réduit le sens de la souffrance, ou décharge le
professionnel d’élaborer une compréhension dynamique du patient et de
son histoire.