Chapitre 4 (Pt. 1) : Qu'est-ce qu'un management humain? Flashcards
Quel est aujourd’hui l’enjeu auquel les travailleurs font face ?
Une intériorisation de l’hyper-performance et une fatigue liée au travail.
Avec la concurrence montante dans les marchés actuels, à quoi les entreprises sont-elles confrontées et de quels penseurs du mouvement technique s’inspirent-elles ?
Aujourd’hui, la concurrence force les entreprises à devoir se démarquer constamment afin de rester « viable » au sein des industries. Pour se faire, elles ont recours à des méthodes qui ressemblent davantage à la perspective technique du management.
- Pour pouvoir palier à la demande, elle doive produire en grande quantité, mais doivent aussi rester rentables. Elles vont donc chercher de la main-d’oeuvre à moindre coûts, ce qui est aligné avec les idées de Babbage et la dévalorisation économique du travail.
- La productivité doit aussi être optimale pour pouvoir répondre à la demande grandissante. Ainsi, on fait appel aux principes de Taylor qui souhaitent une spécialisation du travail avec une optimisation de celui-ci (OST).
Quelles sont les 3 conceptions du travail aujourd’hui ?
1- La production de la richesse
2- L’essence de l’être humain
3- Redistribution des richesses
En quoi consiste la vision du travail basée sur la production de la richesse ? De qui est-elle inspirée ?
Elle implique que le travail contribue à la production de la richesse pour les individus et les nations. Cette vision est inspirée de Smith.
Qu’est-ce que l’aliénation du travail ?
Il s’agit d’une situation où e travailleur devient étranger ou déconnecté de son travail, de ses résultats, des autres, et même de lui-même. Ce phénomène est souvent lié à des conditions de travail oppressantes, déshumanisantes ou dénuées de sens. (Selon Marx).
Quelle est une critique que l’on peut accorder à la vision du travail basée sur la production de la richesse ?
Que celle-ci entraîne une aliénation du travail à travers une accaparation des gains par un cercle restreint de personnes (les propriétaires des entreprises).
En quoi consiste la vision du travail perçue comme étant l’essence de l’être humain ? À qui peut-on attribuer cette vision ?
Elle considère que l’humain est doté d’une « force créatrice » et qu’il et qu’il s’identifie par son travail. De plus, on juge que l’être humain souhaite laisser une trace de son passage sur terre. On peut attribuer cette vision à Marx.
En quoi consiste la vision du travail axée sur la redistribution des richesses ?
Cette vision appuie le fait que le travail permet ultimement à un partage de la richesse à travers l’État. Cependant, cette redistribution n’a lieue que si le devoir de l’État est respecté.
Qui sont les 2 penseuses derrière les 2 utopies du travail ? Quelles sont leur vision respective ?
1- Hannah Arendt : Le travail ne peut être la même chose que l’oeuvre.
2- Simone Weil : Le travail peut être l’oeuvre.
Qu’est-ce qu’Arendt signifie lorsqu’elle suppose que le travail et l’oeuvre sont deux choses distinctes ?
- Elle soutient l’idée que le travail est une labeur pénible et que l’on doit accorder aux travailleurs du temps à l’extérieur de leur emploi pour pouvoir participer à leurs loisirs.
- Il faut « libérer l’humain du travail ».
Quel genre de pratiques managériales pourraient représenter les idées de Arendt (travail est distinct de l’oeuvre) ?
- Offrir aux employés des horaires plus flexibles;
- Adopter une politique limitant les heures supplémentaires demandées;
- Réduire la semaine de travail à 4 jours.
Qu’est-ce que Weil suppose lorsqu’elle dit que le travail n’a pas à être distinct de l’oeuvre ?
- Elle soutient l’idée que les travailleurs ont la possibilité de trouver un sens à leur travail et ainsi y soustraire son côté « pénible ».
- Voir le « travail comme libération ».
Quel genre de pratiques managériales pourraient refléter l’utopie du travail selon Weil ?
- Accorder plus de liberté et d’autonomie dans les tâches;
- Offrir aux travailleurs des récompenses et de la reconnaissance;
- Être plus flexible;
- Investir davantage dans le développement et les formations pour les employés.
Selon Weil, pourquoi le travail est-il humanisant ?
Puisqu’il représente un engagement et un dépassement de soi.
Aujourd’hui, comment faut-il concevoir le système d’une organisation, si l’on considère que le système classique présente la structure suivante :
Intrants –> Transformation des intrants –> Extrants
- Ce système est le système classique prévisible, qui ne prend pas compte les possibles imprévus qui pourraient perturber la suite prescrite des choses.
- Ainsi, on doit concevoir le système de manière plus humanisée, en le voyant comme un « éco-système » ouvert, laissant place à plus de complexité et d’imprévisibilité.
Quel est le problème avec la conception des système classique ?
La conception et la causalité linéaires : On ne prend en compte que les événements et situations prévisibles, sans considérer qu’il pourrait y avoir des imprévus, de la nature humaine et des épuisements.
Comment fait-on pour remédier à la causalité linéaire ?
On doit penser le travail dans sa COMPLEXITÉ et adopter une causalité circulaire. Considérer l’interdépendance des éléments. On peut avoir recours à la gestion circulaire.
Comment pouvons-nous définir la pensée classique ?
- La pensée classique repose sur la prévisibilité des phénomènes et se concentre sur une causalité linéaire (cause-effet).
- Elle conçoit le tout comme étant « la somme des parties » / se concentre sur les éléments de manière isolée (ne considère pas les interactions entre ces parties).
- Elle adopte une logique séparative.
Comment pouvons-nous définir la pensée complexe ?
- Elle repose sur l’acceptation de l’imprévisibilité et de l’émergence.
- Elle concentre ses efforts à la fois sur la somme des parties, mais considère aussi les interactions entre elles et ainsi, sur leur interdépendance.
- Elle se base sur le concept de causalité circulaire.
- Elle est en mesure de composer avec des visions / logiques qui se contredisent et de les faire collaborer (dialogique).
- Elle considère la transdisciplinarité du travail.
Que signifie la « plurivocité du travail » ?
Cela fait référence aux « nombreux sens » que peut prendre le travail : le travail prescrit et le travail effectif.
Qu’est ce que le travail prescrit ?
Le travail « objectif » : Celui que l’on planifie, qui est demandé et attendu.
Qu’est-ce que le travail effectif ?
Le travail « subjectif » : La vraie réalisation du travail, selon les imprévus et la réalité humaine. Il peut sortir des balises prescrites par le travail prescrit.
Comment expliquer la multidimensionnalité du travail ?
On peut dire que le travail comporte 3 dimensions :
1- Objective : Car il vise la production matérielle d’un bien ou d’un service.
2- Subjective : Car il est subjectif pour la personne qui le vit.
3- Collective : Car le travail se vit en collectivité; l’expérience se fait à plusieurs.
Ultimement, comment penser le travail humain dans la complexité ?
- Il faut reconnaître la plurivocité et la multidimensonnalité du travail : reconnaître la différence entre le travail effectif et prescrit.
- Réduire l’écart entre le travail prescrit et effectif.
- Atteindre un équilibre entre les 3 dimensions du travail (objectivité, subjectivité et collectivité).