Cancers hématologiques Flashcards
Comment ça se produit des cancers ?
Toute modification de l’ADN peut entraîner une altération protéique. Une modification acquise peut générer des néoplasies.
Sources de mutations acquises ?
Stimulus: virus, radiations, toxines–>
Erreurs de réplication
Mutations génétiques–> cellules anormales–> néoplasie
Deux mécanismes conduisent à l’accumulation de cellules. Lesquels ?
1)Prolifération excessive:
Leucémies aiguës
2)Absence de mort cellulaire (apoptose):
Leucémies chroniques
Les 2 caractéristiques importantes de la cellule souche hématopoïétique ?
Autoréplication
Différenciation–> pour donner la fonction
La cellule souche donne les myéloïdes (incluant les GR), lymphoïdes
C’est quoi une leucémie ?
- Cancer d’une lignée leucocytaire envahissant
la moelle et le sang - Rarement sans envahissement du sang (leucémie aleucémique)
- Myéloïde ou lymphoïde
Différence leucémie aigue et chronique ?
• Leucémie aiguë :
rapidement mortelle sans traitement (semaines à quelques mois)
• Leucémie chronique :
évolution sur plusieurs mois à quelques années
Pourquoi atteinte de l’état général en néo ?
Causée par hypermétabolisme et sécrétion de substances par le clone malin (ex. Cachexine, TNF)
Autres:
- Asthénie
- Anorexie
- Prurit
Anomalies métaboliques néo sang ?
Hyperuricémie–> destruction ++ cellules acides aminés–> hyperuricémie
Hypercalcémie
IR
SIADH
Syndrome de lyse tumorale (initial ou après tx)
Proportion leucémie lymphoïde vs myéloïde ?
Adulte:
80% myéloïde
20% Lymphoïde
Enfant:
80% myéloïde
20% myéloïde
Où se localisent principalement les lymphomes ?
Dans les tissus lymphoïdes:
- Adénomégalies
- Splénomégalie
- Tumeurs profondes du tissu lymphoïde ganglionnaire ou autre (plaque de Peyer)
- Localisation ailleurs: elles sont rares
Comment établir le dx d’une leucémie ?
- ->La moelle osseuse montre un envahissement par un clone néoplasique:
- Très immature dans une leucémie aigue
- Immaturité moindre et degré variable dans les diverses leucémies chroniques
Dans les leucémies aigues, le tissu hématopoïétique normal est remplacé ou absent.
–> par l’hémogramme habituellement faite en premier:
-Leucémies aiguës: accumulation de cellules leucémiques immatures («leucoblastes» ou blastes, à ne pas confondre avec érythroblaste/normoblaste), associée à une et
généralement plusieurs cytopénies.
Note: leucémie signifie «sang blanc» : l’association d’une élévation des globules blancs malins (leucoblastes) et d’une pâleur sanguine secondaire à l’anémie sévère explique cette appellation.
-Leucémies chroniques:
une ou plusieurs «cytoses», avec immaturité modérée sans plus.
- Pourquoi y a-t-il tant de sortes différentes de cancers hématologiques de la moelle osseuse et du tissu lymphoïde ?
- Cela a-t-il des conséquences pratiques ?
a) parce qu’il y a plusieurs cellules souches hématopoïétiques et plusieurs cellules
souches lymphopoïétiques;
b) parce que la cancérisation se produit à divers stades de différenciation de ces cellules souches (multipotentes ou unipotentes de tel ou tel type, etc.);
c) parce que leur capacité de maturation partielle varie selon les altérations du génome qui se produisent dans tel ou tel cas.
- OUI, car :
a) dissémination différente;
b) évolution naturelle variable;
c) efficacité et toxicité variables de diverses modalités thérapeutiques.
Investigation initiale d’une hémopathie maligne ?
a) Porter un dx sûr–> étude cytologique, marqueurs cellulaires, cytogénétique, histopatho
b) Établir un dx précis
c) Déterminer l’extension (degré de généralisation) du cancer hématologique–> + pour lymphomes, car leucémies sont généralisées d’emblée
d) Faire le bilan des répercussions diverses de l,Hémopathie maligne en répondant aux questions suivantes:
- Déficit de l’hématopoïèse normale ?
- Atteinte de l’état général ?
- Des signes et symptômes d’un syndrome tumoral ?
- Un syndrome d’immunodéficience ?
- Déficience ou excès de l’hémostase ?
- Un syndrome d’hyperviscosité sanguine ?
- Des complications auto-immunes ?
- Des perturbations métaboliques ?
Sx lors d’une pancytopénie ?
Insuffisance des diverses lignées sanguines:
- Anémie: dyspnée, palpitations, céphalées
- Leucopénie: infections
- Thrombopénie: pupura, hémorragies
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Atteinte de l’état général ?
a) Signes B–>
- Fièvre
- Sudations nocturnes
- Perte de poids de plus de 10%
b)Autres sx: asthénie, anorexie, prurit: ils sont subjectifs et de sensibilité et spécificité médiocres
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Syndrome tumoral ?
a) Tumeurs: (adénomégalies palpables ou profondes, hépatosplénomégalie)
b) Compression d’organes par une tumeur avoisinante:
ex. syndrome de compression de la veine cave supérieure, de la moelle épinière, du cerveau avec hypertension intracrânienne, d’une veine profonde avec blocage et thrombose veineuse, etc
c) Infiltration tissulaire: Ex. neuropathie, radiculopathie, épanchement pleural ou péricardique ou articulaire, infiltration cutanée, hépatique, pulmonaire ou osseuse.
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Syndrome d’immunodéficience ?
a) Déficience de l’immunité cellulaire ou anergie cutanée
b) Déficience immunité humorale ou hypogammaglobulinémie
c) Insuffisance et/ou infiltration médullaire +/- leucopénie, surtout neutropénie
Bref, augmentation risque d’infection virale, champignon, parasitose, bactéries, etc.
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Déficience ou excès de l’hémostase ?
a) insuffisance et/ou infiltration médullaire ou thrombocytopénie, thrombopathie : purpura, hémorragie gastro-intestinale, etc.
b) Libération par les cellules néoplasiques de facteurs activateurs de la coagulation : coagulation intravasculaire disséminée, fibrinolyse excessive, thrombo-embolies.
c) Hyperplaquettose, érythrocytose, hypercoagulabilité +/- thrombo-embolies veineuses ou artérielles.
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Syndrome d’hyperviscosité sanguine dû ?
a) soit à une production érythrocytaire augmentée ou érythrocytose ou hyperviscosité sanguine.
b) soit à la sécrétion importante d’une immunoglobuline monoclonale (IgM surtout) hyperviscosité plasmatique.
c) soit à une très grande neutrocytose ou leucoblastose ou leucostase ou microcirculation ralentie avec thrombi des petits vaisseaux.
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Complications auto-immunes ?
Aberration du système immunitaire entraînant la formation d’auto-anticorps :
Ex. anémie hémolytique, neutropénie ou thrombopénie auto-immune, vasculite secondaire à des complexes immuns circulants ou à des cryoglobuline
Physiopathologie et symptomatologie des cancers hématologiques.
Perturbations métaboliques ?
a) Hyperuricémie secondaire à la production accrue d’acide urique, en raison du
renouvellement cellulaire augmenté et du catabolisme accru des bases puriques, conduisant à la goutte secondaire et à l’insuffisance rénale.
b) Syndrome d’hypercalcémie dû à la déminéralisation diffuse ou focale secondaire à une substance humorale sécrétée par la tumeur : pseudo-parathormone, activateur des ostéoclastes.
c) Sécrétion et élimination rénale excessive de muramidase (lysozyme) -+ insuffisance rénale (tubulopathie).
d) SIADH (Syndrome de Sécrétion Inappropriée d’ADH).
C’est quoi le syndrome de lyse tumorale ?
L’entité nommée syndrome de lyse tumorale peut survenir spontanément dans les néoplasies à lourd fardeau tumoral, très prolifératives ou lors d’une réponse importante à un traitement (par exemple une grande masse lymphomateuse très sensible à la chimiothérapie). Les cellules détruites libèrent leur contenu intracellulaire (potassium, phosphore, acides nucléiques métabolisés en acide urique) et résultent en une combinaison d’hyperkaliémie, d’hyperphosphatémie, d’hypocalcémie, d’hyperuricémie et d’insuffisance rénale aigue.
Complications du syndrome de lyse tumoral ?
Lorsque non traité ou traité sous-optimalement, les complications à redouter sont les arythmies, la mort subite, l’insuffisance cardiaque, l’hématurie, les convulsions, les crampes et la tétanie principalement
C’est quoi les méthodes dx des hémopathies malignes ?
- La clinique
- Cytologie sanguine et médullaire
- Histopathologie ganglionnaire et médullaire
- L’étude immunochimique
Quelles sont les classifications histopathologiques ?
Y Les MARQUEURS CELLULAIRES (histochimie intracellulaire et surtout marqueurs de sur- face cellulaire) par cytométrie de flux et/ou immunohistochimie.
Y L’analyse CYTOGÉNÉTIQUE (chromosomique) qui se révèle d’une importance capitale dans la détermination du pronostic de diverses néoplasies et du traitement.
Y La BIOLOGIE MOLÉCULAIRE, qui permet d’identifier des séquences précises d’ADN par la technique de polymérase en chaîne (PCR) associées à des pathologies. (exemple : séquence BCR-Abl dans la leucémie myéloïde chronique).