Trouble développement de la coordination Flashcards
Définition
Déficiences motrices avec difficultés dans la planification, organisation et automatisation des activités motrices qui amènent des restrictions importantes.
*Ces déficiences ne peuvent pas être à cause d’un autre problème de santé.
*Présence de critères diagnostiques spécifiques.
Synonymes
- Trouble du développement de la coordination (TDC);
- Trouble de l’acquisition de la coordination (TAC);
- Dyspraxie motrice.
Trouble de comment faire
Comment est l’enfant avec un développement typique ?
Pas de difficultés dans la planification, organisation, automatisation de l’activité motrice.
Prévalence
- 5 -6 % à l’âge scolaire.
- Risque garçons > filles ? (peut-être aussi un peu plus égal)
- ↑ risque chez les prématurés.
> 1/2 enfant par classe.
étiologie
- Probablement de base génétique.
- Gène (s) non-identifié(s) (domaine en émergeant).
- Dépister les membres de la famille ?
Déficiences primaires : structures anatomiques
Manque de profile définitive des structures atteintes (pas capable d’identifier encore avec les tests et mesures) :
* Lobes frontaux, pariétaux ?
* Thalamus ?
* Ganglions de la base ?
* Cervelet ?
* Déficiences probablement dans plusieurs structures ?
La … est un outil pour le … au lieu d’un outil pour le … de la TDC
Neuroimagérie est un outil pour le diagnostic différentiel au lieu d’un outil diagnostique du TDC !
Déficiences primaires : fonctions organiques. (4 hypothèses)
- Déficits de couplage perception-action.
- Déficits d’apprentissage procédural moteur.
- Déficits de l’utilisation des modèles internes pour le
contrôle moteur. - Déficits des fonctions exécutives.
Déficits de couplage perception/action
- Activation atypique des neurones de système miroir pariéto-frontal (neurones qui s’activent lors d’une tâche ET d’une observation de la même tâche).
- Manifestation clinique : difficulté à faire un mouvement selon ce qu’on voit.
Déficits d’apprentissage procédural moteur
- Déficits d’apprentissage procédural moteur.
- Manifestation clinique : habiletés automatisées faites plus lentement, avec plus de variabilité et d’erreurs.
Définition d’apprentissage procédural moteur
- Processus lent (étape par étape; beaucoup de pratique);
- Automatique avec le temps (ex. faire du vélo)
- Apprentissage durable.
- Implique les boucles (circuits) cortico-striatales et cortico-cérébelleuses.
Définition des modèles internes
- Processus neurologique qui simule la réponse du corps à un mouvent afin d’estimer le vrai résultat.
- Modèle est contrôlé par anticipation et rétroaction.
- Devient mieux avec le temps.
- Implique cervelet parmi d’autres régions.
Déficits de l’utilisation des modèles internes pour le contrôle moteur chez un enfant ayant TDC
- Déficits surtout dans l’anticipation des conséquences des
mouvements (ex. ↓ ajustements posturaux anticipatoires) = instabilité posturale. - Manifestation clinique : mouvements lent, inexact (manque de précision), moins de stabilité posturale prend plus d’effort, trop dépendant de la rétroaction visuelle.
Définition fonctions exécutives
- Ensemble de processus cognitifs nécessaires au
contrôle cognitif du comportement (la sélection et
suivi des comportements qui favorise l’atteinte des objectifs désirés). - Implique le cortex préfrontal, le noyau caudé, le
noyau sous-thalamique et le cervelet.
Déficits des fonctions exécutives
- Déficits importants dans les différentes fonctions
exécutives; - Manifestation clinique : difficulté à choisir, à organiser, à planifier et à corriger les mouvements
et à persévérer pour obtenir le objectif désiré.
Déficiences secondaires physiques
- ↓ apprentissage et contrôle moteur.
- ↓ coordination musculaire.
- ↓ force musculaire.
- ↑ risque d’être aux extrêmes de l’amplitude articulaire (soit hypomobile ou hypermobile).
- ↓ endurance cardiorespiratoire.
- ↑ risque d’obésité.
Déficiences secondaires psychologiques et comportementales
- ↓ estime de soi.
- ↓ motivation.
Exemple d’activités limitées
*Développement moteur
(retardé, ex. s’asseoir,
marcher à 4 pattes, marcher
debout).
- Maintenir une posture,
surtout lors de nouvelles
tâches.
- attraper/lancer un ballon.
- faire du vélo sans roues stabilisatrices.
- sauter à la corde à sauter.
- Patiner.
- Nager.
> pour les ergothérapeute :
* Tenir une fourchette/couteau;
* Boutonner les vêtements;
* Assembler un casse-tête;
* Construire des modèles;
* Écrire.
Exemples de performances restreintes (famille/école/amis)
- Familles : sorties impliquant les activités physiques un peu complexes comme le vélo, les raquettes et le ski.
- École : cours d’éducation physique et périodes récréatives impliquant les jeux moteurs.
- Amis/loisir : camp de jour impliquant les activités physiques un peu complexes et sports en équipe.
*Difficultés à suivre les autres et à s’intégrer (famille/école/amis/loisirs).
Classification
- Beaucoup de variabilité dans la présentation clinique des enfants;
- Pas encore un système de classification de la sévérité;
Quoi faire pour classifier les enfant avec TDC ?
Suggestion pour les enfants de 5 ans à 16 ans 11 mois :
* Percentile pour le Movement Assessment Battery for Children 2 composant performance (MABC2-performance) après le diagnostic :
* ≤ 5e percentile = plus à risque d’avoir un TDC
sévère;
* > 5e percentile et ≤ 15e percentile = plus à risque
d’avoir un TDC qui n’est pas sévère.
Pronostic
- 50-70% des gens ayant un TDC vont probablement continuer à avoir des difficultés à long terme;
- Risque d’avoir les déficiences, limitations et restrictions à long terme;
- Facteurs de risque pour une pauvre santé cardiovasculaire et santé mentale à long terme.
- Par contre, avec le temps, certaines personnes ayant un TDC vont se sentir mieux dans leurs capacités à s’adapter aux défis reliés à leur problème de santé.
Processus diagnostique : critères diagnostiques A/B/C/D
A. L’acquisition et l’exécution de bonnes compétences de coordination motrice sont
nettement inférieures au niveau escompté pour l’âge chronologique du sujet compte tenu des opportunités d’apprendre et d’utiliser ces compétences : maladresse, lenteur et de l’imprécision dans la réalisation de tâches motrices.
B. Les déficiences des compétences motrices du critère A interfèrent de façon significative et persistante avec les activités de la vie quotidienne correspondant à l’âge chronologique
(p. ex. les soins et l’hygiène personnels) (et ont un impact sur les performances
universitaires/scolaires, ou les activités pré-professionnelles et professionnelles, les loisirs et les jeux).
C. Le début des symptômes date de la période développementale précoce.
D. Les déficiences des compétences motrices ne sont pas mieux expliquées
par un handicap intellectuel ou une déficience visuelle et ne sont pas imputables à une affection neurologique motrice (p. ex. une infirmité (déficience) motrice cérébrale, une dystrophie musculaire, une maladie dégénérative).
Rôle du physiothérapeute : critère A
- Identifier un retard moteur.
- Score sur le MABC2 :
- ≤ 15e percentile (5 ans à 16 ans 11 mois.
- ≤ 5e percentile (4 ans si prématuré).
- poser des questions sur les opportunités d’apprendre et d’utiliser ces compétences motrices.
Rôle du physiothérapeute : Critère B
- Identifier des restrictions impliquant surtout la mobilité.
Utiliser un questionnaire approprié comme
(selon l’âge) : - Pediatric Evaluation of Disability Inventory - computerized adaptive version (PEDI-CAT).
- Questionnaire sur le trouble de l’acquisition de la coordination (QTAC).
- MABC-2—Composant Check list.
- La mesure des habitudes de vie (MHAVIE, versions pour les enfants).
- Questionner les parents/enseignants sur participation dans les sports, sorties familiales, éducation physique, loisirs.
Rôle du physiothérapeute : critère C
- Identifier un retard moteur global en bas âge.
- Si on a accès aux résultats des tests et mesures de
développement moteur en base âge : - Ages and Stages Questionnaires, 3e édition (ASQ-3).
- Alberta Infant Motor Scale (AIMS).
- Questionner les parents sur les moments d’acquisition des étapes de développement moteur global (ex. s’asseoir,
marcher à 4 pattes, marcher debout, sauter, courir, faire du vélo).
Rôle du physiothérapeute : Critère D
> Dépister d’autres problèmes de santé.
1. Signes neurologiques :
* Hyperréflexie, aréflexie;
* Anormalité de tonus;
* Clonus;
* Babinski +;
* Tremblements, dysmétrie;
* Dysfonction vestibulaire;
* Diminution marquée de la sensibilité.
- Signes musculosquelettiques :
* Faiblesse musculaire;
importante;
* Signe de Gowers;
* Hypertrophie des mollets;
* Pieds très creux. - Patron des signes :
* Détérioration;
* Asymétrie
Rôle du physiothérapeute : résumé
A. Identifier un retard moteur.
B. Identifier des restrictions impliquant surtout la mobilité.
C. Identifier/dépister un retard moteur global en base âge.
D. Dépister d’autres problèmes de santé.
Rôle des autres membres de l’équipe : critère A
- L’acquisition et l’exécution de bonnes compétences de coordination motrice sont nettement inférieures au niveau escompté pour l’âge chronologique du sujet compte tenu des opportunités d’apprendre et d’utiliser ces compétences.
Exemples d’autres disciplines pour dépistage/identification selon le domaine de pratique
* Ergothérapeute;
* Médecin.
Rôle des autres membres de l’équipe : critère B
Exemples d’autres disciplines pour dépistage/identification selon le domaine de pratique:
* Ergothérapeute;
* Orthopédagogue;
* Psychologue;
* Travailleur social;
* Orthophoniste;
* Médecin.
Rôle des autres membres de l’équipe : critère C
Exemples d’autres disciplines pour dépistage/identification selon le domaine de pratique:
* Ergothérapeute;
* Psychologue;
* Orthophoniste;
* Médecin.
Rôle des autres membres de l’équipe : critère D
Exemples d’autres disciplines pour dépistage/identification selon le domaine de pratique:
* Ergothérapeute;
* Orthopédagogue;
* Psychologue*;
* Orthophoniste;
* Médecin**.
*Identification, mais limité de leurs champs d’expertise
**Identification
Qui pose le diagnostic et pourquoi ?
- Le médecin.
- Pourquoi ?
- Le diagnostic différentiel exige des tests médicaux (ex. prises de sang, IRM, EEG, EMG).
Le diagnostic est fait vers quel âge ?
Souvent le diagnostic est fait autours de 5 ans (plus évident que l’enfant répond aux quatre critères).
Exemples de diagnostics différentiels (3 types)
Maladies génétiques :
* Syndrome de Down;
* Dystrophie musculaire de Duchene.
Atteinte neurologique :
* Déficience motrice cérébrale;
* Traumatisme cranio-cérébrale;
* Atteinte neurologique périphérique
(ex. polyneuropathie).
Varia :
* Déficience intellectuelle;
* Retard global de développement;
* Troubles vestibulaires;
* Troubles visuels.
Exemples de comorbidités
- Difficultés attentionnelles (ex. TDAH*, ≈ 50%);
- Troubles de langage et de la parole (≈ 33%);
- Troubles d’apprentissage;
- Trouble de spectre de l’autisme (TSA**);
- Syndrome d’hyperlaxité ligamentaire.
American Psychiatric Association, 2015; Palisano et coll., 2023
*Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
**Trouble du spectre de l’autisme
Interventions médicales
- Aucune pour le moment.
- Le médecin atteste le diagnostic ce qui peut apporter des subventions à l’école pour le soutien nécessaire en classe.
- Interventions visant aux comorbidités (ex. médicaments pour TDAH).
Exemple de contextes des services en physiothérapie
- Première ligne : bébé/préscolaire/enfant/adolescent > avant/après diagnostic.
- à la maison : programme d’intervention précise avant diagnostic.
- CR :
- Unité de soins intensifs néonatals avant diagnostic.
- Clinique de dépistage (bébé/
préscolaire) avant diagnostic. - Cliniques/programmes spécialisés : (préscolaire/enfant/adolescent) post diagnostic.
- CPE/École : consultation pour favoriser l’intégration.