Cours 8 Flashcards

1
Q

MÉMOIRE ET APPRENTISSAGE

A

• L’apprentissage est l’acquisition de nouvelles informations.

• La mémoire correspond à la rétention de l’information acquise.

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2
Q

La mémoire déclarative et non déclarative – 1

A

La mémoire déclarative est la mémoire des faits et des événements; Elle se divise en 2 grandes catégories:
- la mémoire épisodique: qui se réfère aux événements autobiographiques.
Ex. À 5 ans j’ai eu mon premier vélo.

  • la mémoire sémantique: qui concerne les faits appris.
    Ex. Bangkok est la capitale de la Thaïlande.

Les mémoires non déclaratives se répartissent en plusieurs catégories. La plus commune est la mémoire procédurale, c’est-à-dire celle des habiletés motrices comme jouer un instrument, pratiquer un sport.

• La mémoire déclarative est disponible pour un rappel conscient; on dit aussi qu’elle est explicite. Les souvenirs de la mémoire déclarative se forment facilement, mais disparaissent tout aussi facilement.

• La mémoire non déclarative est inconsciente; on dit qu’elle est implicite car elle résulte de l’expérience. Les souvenirs de la mémoire procédurale se forment avec l’apprentissage par de nombreuses répétitions, mais sont moins susceptibles de disparaitre.

Ex. On ne se souvient pas quand et dans quelles circonstances on a appris à faire de la bicyclette (mémoire déclarative), mais on se souvient comment en faire (mémoire procédurale).

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3
Q

La mémoire procédurale

A

On va voir plus en détail un type de mémoire non-déclarative, celui de la mémoire procédurale:

La mémoire procédurale est l’apprentissage d’une réponse motrice (une procédure) en réponse à une entrée sensorielle.

Elle contient 2 grandes catégories:
A) l’apprentissage non-associatif
B) l’apprentissage associatif

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4
Q

A) L’apprentissage non-associatif

A

Définition: La réponse comportementale est modifiée en réponse à un seul type de stimulus répété dans le temps. Aussi séparé en 2 catégories:

a) L’habituation:
La présentation répétée d’un même stimulus se traduit progressivement par une perte de la réponse.

Ex. Si vous habitez dans un logement avec plusieurs personnes et que le téléphone sonne. La première fois vous allez vous précipiter, mais si ce n’est jamais pour vous, vous allez de moins en moins réagir et ne plus répondre du tout.

b) La sensibilisation:
Un stimulus puissant (flèche) se traduit par une réponse exacerbée à tous les autres stimuli qui vont survenir ensuite.

Ex. Si vous vous promenez seul le soir et qu’il y a une panne de courant dans le quartier, vous devenez hypervigilant pour les stimuli qui normalement ne sont pas perçus (bruits, phares,..)

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5
Q

B) L’apprentissage associatif

A

Définition: Les comportements sont modifiés par la formation d’associations entre des événements.

Encore une fois séparé en 2 catégories:
a) Le conditionnement classique
b) Le conditionnement instrumental (= opérant)

a) Le conditionnement classique
Le conditionnement classique est basé sur l’association de :
1. Un stimulus qui donne normalement une réponse, le stimulus inconditionnel (SI), car aucun conditionnement n’est nécessaire pour obtenir une réponse (viande),

  1. Avec un deuxième stimulus qui n’évoque normalement pas de réponse, le stimulus conditionnel (SC), qui nécessite un apprentissage.

Expérience de Pavlov avec son chien: SC est le son d’une cloche:

L’apprentissage consiste à associer le son de la cloche avec la présentation de la viande (période de conditionnement). Après l’apprentissage, l’animal salive au son de la cloche même si la viande n’est pas présentée = réponse conditionnée (RC).

a) Avant le conditionnement: La cloche (SC) ne déclenche pas de réponse chez le chien. La viande (SI) provoque une forte réponse comportementale.

b) Après le conditionnement: Le son de la cloche seul provoque la salivation =RC.

B) Le conditionnement instrumental (opérant)
Dans le conditionnement instrumental (aussi appelé conditionnement opérant), un rat apprend à associer une réponse (pousser sur un levier) avec un stimulus ayant un sens pour lui, en général une récompense alimentaire.

Ex. Un rat apprend qu’en appuyant sur un levier il reçoit de la nourriture.

Donc un comportement est associé à une conséquence particulière.
La motivation est importante dans ce type de conditionnement.

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6
Q

La mémoire déclarative – Durée

A

On peut distinguer différentes formes de mémoires d’après la durée pendant laquelle elles sont opérationnelles.

La mémoire à long terme se réfère à des souvenirs dont on peut se rappeler des jours, des mois et même des années après qu’ils soient arrivés.

La mémoire à court terme contient les souvenirs de façon temporaire pendant quelques secondes à quelques minutes (Purves et al. 2019*). La plupart des informations quotidiennes sont vulnérables à l’oubli. Les auteurs sont mitigés sur la durée

Les souvenirs des événements transitent d’abord dans la mémoire à court terme, et seulement une petite partie est convertie en souvenir à long terme par un processus nommé la consolidation mnésique.

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7
Q

Évolution du concept de mémoire à court terme

A

• La mémoire de travail (synonyme de court terme selon la prof) est une extension plus récente du concept de mémoire à court terme

• Avec de meilleures techniques d’expérimentation, la conception initiale d’une mémoire à court terme, qui n’était qu’un réceptacle temporaire, est devenue trop simpliste.

• La mémoire de travail permettrait, en plus de la rétention temporaire de l’information, la manipulation de l’information retenue:

Théorie de Alan Baddeley:
- Boucle phonologique qui permet une répétition mentale (répéter un numéro de téléphone)
- Calepin visuo-spatial qui effectue les tâches visuo-spatiales
Mémoire plus active que passive

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8
Q

Mémoire à court terme (de travail)

A

La mémoire à court terme est une forme de stockage temporaire de l’information de l’ordre de quelques secondes (quelques minutes si on répète l’information).

Par exemple, retenir un numéro de téléphone qui nous est transmis oralement.

Cette mémoire est :
- De courte durée (env. 30 sec.)
- Nécessite la répétition
- Limitée en capacité: L’empan est le nombre maximum d’items (chiffres) qu’un individu peur retenir; l’empan = 7 ± 2.

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9
Q

Mnémoniste

A

Le cas le plus ancien et le mieux documenté d’un mnémoniste est celui étudié pendant 30 ans par le psychologue russe Alexandre Luria.
Luria fit passer des tests de mémoire à son patient: S. Shereshevsky. Il réussissait tous les tests de mémoire classique, tels que mémoriser une liste de mots, de chiffres ou de syllabes. Il pouvait répéter une liste de 70 mots dans un sens ou dans l’autre. Il se rappelait même des listes vues 15 ans plus tôt!

S. présentait une forme de synesthésie, c’est-à-dire que les stimuli sensoriels évoquaient d’autres sortes de sensations. Par exemple, quand il entendait un son, il pouvait en même temps voir des éclairs de lumière et avoir un goût dans la bouche. Ces réponses sensorielles multimodales établissaient probablement des traces mnésiques plus fortes.

S. utilisait aussi des stratégies mnémotechniques: Pour se souvenir d’une longue liste d’items, il rattachait chaque item à une image. Pendant qu’on lui lisait la liste, il imaginait qu’il marchait dans sa ville natale et plaçait chaque item dans un lieu sur son chemin. Ex. item 1 sur la boite à lettre, item 2 près du buisson, etc. Pour se rappeler des items dans l’ordre, il refaisait mentalement le même chemin. C’est la méthode des lieux (loci).

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10
Q

Stratégies mnémotechniques (6)

A

1) Chunking (morcellement):
Un nombre de 8 chiffres peut être retenu plus facilement s’il est retenu comme 4 blocs de 2 chiffres.
Ex. 39752831 -> 39 75 28 31

2) Catégoriser: On classe les items par catégories ce qui permet d’avoir moins d’articles à se souvenir par catégorie.
Ex. Avec une liste d’épicerie on utilise des catégories déjà connues (fruits, légumes, viandes,…)

3) Les stratégies mathématiques: Les nombres sont plus difficiles à se rappeler car ils sont abstraits

A) Il faut trouver les particularités mathématiques d’une série de chiffres (soit par addition, multiplication, ou autre) Ex.: 4913 (4 + 9 = 13)

B) Trouver des parallèles avec des numéros connus qui ont une signification particulière pour nous.
Par exemple: journée ou année d’anniversaire de naissance; grandeur de vêtement (ex.6); pointure de soulier (ex.39); numéro civique (de maison)

C) Trouver des parallèles avec des numéros connus dans notre société
Ex. 365 : jours dans une année; 12: mois dans une année; 25: Noël; 45: fin de la deuxième guerre mondiale

4) 1ère lettre de chaque mot: On fait une phrase avec la première lettre de mots à retenir.

5) La représentation imagée des chiffres : Les chiffres, qui sont abstraits, sont associés à des images concrètes. Pour se souvenir d’un nombre, on forme mentalement une image ou une histoire avec les images correspondant aux chiffres.

6) Méthode les lieux (encadré 24.1, p.844) : méthode utilisée par Shereshevsky :

«Pour se souvenir d’une longue liste d’items, il rattachait chaque item à une image. Pendant qu’on lui lisait la liste, il imaginait qu’il marchait dans sa ville natale et plaçait chaque item dans un lieu sur son chemin.» Donc, on associe un item à retenir à un lieu que l’on connait bien. Puis, pour se rappeler des mots on refait mentalement le trajet et visualise les associations «lieu-mot».

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11
Q

L’oubli

A

Au cours des années, on oublie ce qu’on a encodé dans notre mémoire à long terme. On oublie les choses sans importance et les souvenirs non utilisés ou non répétés se détériorent avec le temps. La capacité d’oublier les informations sans intérêt est aussi essentielle que la rétention d’informations importantes.

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12
Q

L’amnésie

A

L’oubli est normal et inévitable, il est aussi courant que l’apprentissage; par contre, l’amnésie est pathologique.

L’amnésie: sévère perte de mémoire et/ou de l’aptitude à apprendre.
Elle peut être provoquée par certaines maladies ou lésions du cerveau, les chocs traumatiques, l’alcoolisme, les tumeurs cérébrales, les ACV.

a) L’amnésie rétrograde est la perte de souvenirs anciens acquis avant le traumatisme; le sujet oublie les choses qu’il savait déjà.
Les événements qui se sont déroulés pendant la période précédant le traumatisme sont oubliés, mais les souvenirs plus anciens sont préservés.

b) L’amnésie antérograde est l’incapacité de retenir de nouveaux souvenirs après le traumatisme.
- Formes sévères: l’individu ne peut plus rien apprendre;
- Formes légères: l’apprentissage est plus lent et doit être répété plus souvent.

Les cas cliniques présentent souvent un mélange d’amnésie antérograde et rétrograde avec différents degrés de gravité.

L’amnésie globale transitoire:
C’est un épisode d’amnésie antérograde ne durant que quelques minutes ou quelques jours, associé à une amnésie rétrograde pour les événements récents précédant cet épisode. (24h)

Cette amnésie est souvent liée à :
- une brève ischémie cérébrale, dans laquelle le débit sanguin est temporairement réduit dans le cerveau (manque d’oxygène),
- un choc sur la tête (accident d’auto, match de foot,…),
- un stress excessif,
- ou à l’usage de drogues.

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13
Q

Localisation de la mémoire à court terme

A

Contrairement à la mémoire à long terme, la mémoire à court terme (MCT) présente une très faible capacité. Certaines informations retenues par cette mémoire peuvent être transférées dans la mémoire à long terme, mais la plupart des informations sont effacées au fur et à mesure qu’elles ne sont plus utiles.

Cette capacité de retenir temporairement une information en vue de mener à bien une tâche est spécifiquement humaine.

Elle rend très active certaines régions de notre cerveau, en particulier le cortex préfrontal.

Le cortex préfrontal est la partie antérieure du lobe frontale. Il est particulièrement bien développé chez les humains comparés aux animaux.

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14
Q

Modèle de mémoire à court terme de Baddeley

A

Dans ce modèle, le processeur central serait le cortex préfrontal comme le démontre de nombreuses études d’imagerie cérébrale.

D’autres études d’imagerie supportent aussi la présence de sous-systèmes coordonnés par le processeur central:

  • Une boucle phonologique (acoustique et linguistique) qui active certaines aires de l’hémisphère gauche que l’on associe à la production du langage comme l’aire de Wernicke et l’aire de Broca.
  • Une mémoire visuo-spatiale (image mentale) qui active une région du cortex occipital (vision).
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15
Q

Test de reconnaissance différée

A

Les histogrammes illustrent l’activité de 2 neurones du cortex préfrontal enregistrée pendant que le singe effectue une tâche de réponse différée.

**juste savoir les périodes
-Période d’observation de la cible: Le singe peut voir dans quelle cupule se trouve la nourriture pendant 7 secondes.

  • Période d’attente: Pendant un délai variable, l’animal n’a plus la possibilité de voir les cupules (on glisse un panneau devant sa cage).
  • Période du choix: le singe doit désigner la cupule pleine pour recevoir la récompense.

a) Ce neurone répond lorsque le singe voit initialement la nourriture, est silencieux pendant la période d’attente, et répond lorsque le singe voit à nouveau la nourriture.

b) Le second neurone ne répond que pendant la période d’attente. L’activité de ce neurone serait associée à la rétention d’informations nécessaires aux choix exact après le délai, c’est-à- dire la mémoire à court terme (de travail).

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16
Q

Consolidation des souvenirs de la mémoire déclarative

A

*L’engramme est la trace biologique (substrat physique) de la mémoire dans le cerveau.

Les souvenirs relatifs à la mémoire déclarative sont distribués dans de nombreuses aires du néocortex; mais les informations doivent d’abord transiter par les structures du lobe temporal médian avant d’être stockées.

Les structures du lobe temporal médian sont importantes pour la consolidation et le stockage des informations relatives à la mémoire déclarative.

  • L’hippocampe: structure la plus importante pour la consolidation des souvenirs
17
Q

Cheminement des informations qui arrivent dans le lobe temporal médian:

A

Les informations qui arrivent au lobe temporal médian proviennent des aires corticales associatives. Ces informations proviennent de différentes modalités sensorielles et véhiculent des représentations complexes, c’est-à-dire que les informations sensorielles ont déjà été analysées. Par exemple, le cortex visuel inféro-temporal (aire IT) se projette sur le lobe temporal médian, mais pas les aires visuelles primaires (cortex strié).

Les informations transitent dans les structures du lobe temporal, les aires parahippocampiques et rhinales puis dans l’hippocampe, avant de retourner au cortex et être stockées à long terme.

Voir photo

18
Q

H.M: lobectomie temporale et amnésie
Henry Molaison (HM), dont le nom a été rendu public après son décès en 2008 (à 82 ans), est le cas le plus célèbre de l’histoire des neurosciences.

A
  • En 1953, à 27 ans, il subit une lobectomie bilatérale de 8cm de longueur sur la face interne du lobe temporal, enlevant les 2/3 des hippocampes. Les crises furent atténuées…
  • Avant cette intervention, peu était connu sur le rôle de l’hippocampe.

Après la chirurgie
- La perception, l’intelligence et la personnalité du patient sont restées semblables.
- Il avait une amnésie antérograde profonde (ne peut plus rien de se rappeler jamais)
- Et une légère amnésie rétrograde (2 ans avant l’opération).
- Il pouvait seulement apprendre des tâches de mémoire procédurale (ex. faire un dessin en suivant sa main dans un miroir.)

**L’hippocampe joue un rôle critique pour la consolidation de la mémoire déclarative.

19
Q

Le test du dessin vu à travers un miroir

A

HM pouvait apprendre des tâches de mémoire procédurale, même s’il ne se souvenait pas de les avoir apprises !!!

Il s’agit ici de faire un dessin en suivant sa main dans un miroir.

20
Q

Modèle animal de l’amnésie humaine

A

Plusieurs études ont été réalisées pour vérifier si l’ablation du lobe temporal affecte la mémoire.

Singes soumis à un test de reconnaissance différée, avec non-appariement.
1) Le singe apprend d’abord à déplacer un objet pour obtenir la nourriture située en dessous.

2) Ensuite, un écran est disposé entre la table et le singe pour qu’il ne voit plus la nourriture pendant un moment (le délai).

3) Après le délai, le singe doit déplacer le nouvel objet (non- apparié) et non celui qu’il connait déjà pour obtenir la nourriture-récompense.

Le délai est de quelques secondes à 10 minutes. Les singes apprennent vite et réussissent bien ce test. Les singes ayant subi des lésions bilatérales du lobe temporal médian font de plus en plus d’erreurs à mesure que le délai est augmenté.

Comme pour HM, l’amnésie est antérograde et la consolidation mnésique est sévèrement affectée. Ces expériences constituent un bon modèle de l’amnésie humaine.

21
Q

Conséquences des lésions hippocampiques chez le rat

A

Les expériences sur les rongeurs ont contribué de façon essentielle à l’élucidation du rôle de l’hippocampe dans la mémorisation et l’apprentissage.

a) Le labyrinthe radial à 8 branches (développé par J. Holton), dans lequel les rats apprennent à retrouver leur nourriture.
b)
-Un rat normal va explorer le labyrinthe jusqu’à ce qu’il trouve la nourriture; avec l’entrainement il ne parcourt qu’une seule fois les branches et trouve la nourriture rapidement.

  • Les rats avec lésions à l’hippocampe explorent plusieurs fois les mêmes branches même s’ils n’y trouvent pas de nourriture.
22
Q

Test de mémoire spatiale : le labyrinthe aquatique de Morris

A

L’hippocampe est aussi particulièrement important pour la mémoire spatiale.

Dans le test développé par R. Morris (Edimbourg) le rat est placé dans une piscine remplie d’un liquide opaque, dans laquelle se trouve une plateforme submergée invisible.

a) Un rat naïf nage jusqu’à ce qu’il trouve la plateforme par hasard.

b) Après plusieurs essais, l’animal nage directement vers la plateforme en se basant sur des indices visuels.

Après 10 essais:
C) Les rats contrôles apprennent où se trouve la plateforme
D) Les rats porteurs de lésions bilatérales de l’hippocampe n’apprennent jamais l’emplacement de la plateforme.

Après quelques essais, le temps mis pour trouver la plateforme diminue chez les rats normaux, mais pas chez les rats ayant subit une lésion à l’hippocampe.

23
Q

Cellules de lieu de l’hippocampe

A

John O’Keefe (1970; University College of London) a montré que de nombreux neurones de l’hippocampe répondent sélectivement lorsqu’un rat se trouve dans un endroit précis de son environnement.

a) Une électrode placée dans l’hippocampe du rat indique que le neurone 1 s’active lorsque le rat passe dans un coin précis de la cage. Même si on retire la séparation après 20 minutes et que le rat peut explorer toute la cage, le neurone 1 s’active toujours au même endroit.

b) L’activité d’un second neurone de l’hippocampe est enregistrée. Le neurone 2 ne répond pas au lieu du neurone 1. Après 20 minutes, une réponse de lieu se développe dans un autre endroit de la cage.

  • Ces neurones sont nommés cellules de lieu ou cellules de place (place cells).
24
Q

Essayez de répondre à cette question :
• Prenons par exemple un neurone qui ne répond que lorsque le rat se trouve dans le coin nord-ouest, près de l’étoile. Le rat est ensuite retiré de la cage.

• Puis, à l’insu de l’animal, la cage fait l’objet d’une rotation de 180°, de sorte que le triangle se trouve maintenant au-dessus du coin nord-ouest et l’étoile au-dessus du coin sud-est.

• Le neurone va-t-il répondre lorsque l’animal est dans le coin nord-ouest ou près de l’étoile? Activé où est-ce que l’étoile est. C’est les repères visuels et les repères externes que le rat à mémorisé

A

Réponses:
• Le neurone est activé lorsque l’animal va dans le coin où se trouve l’étoile.
• Cette expérience montre que, du moins dans certaines conditions, la réponse dépend des stimuli visuels et des repères externes que le rat a mémorisés.

25
Q

Cellules de lieu

A

GPS du cerveau!
Les cellules de lieu de l’hippocampe s’activent l’une après l’autre lorsque le rat passe d’un endroit à un autre. On les nomme le GPS du cerveau.

Elles sont responsables de la mémoire spatiale.

26
Q

Cellules de lieu et de grille

A

Edvard et May-Britt Moser (Université Norvégienne des Sciences et technologies) ont découvert les cellules de grille dans le cortex entorhinal.

Ils ont reçu, conjointement avec John O’Keefe, qui a découvert les cellules de lieu de l’hippocampe, le prix Nobel en 2014.

Des enregistrements effectués dans le cortex entorhinal de rongeurs montrent que les cellules de grille répondent lorsque l’animal se déplace en de multiples points du compartiment qu’il explore, formant une sorte de grille hexagonale.

Des enregistrements d’IRMf suggèrent aussi la présence de cellules de grille dans le cortex entorhinal humain.

Le cortex entorhinal transmet les informations à l’hippocampe.

Possiblement l’information de plusieurs cellules de grille convergerait vers une cellule de lieu de l’hippocampe.

Les lignes de couleur noire illustrent les déplacements du rat.
Les points rouges indiquent les endroits de la cage pour lesquels l’activité du neurone augmente.

a) Une cellule de lieu de l’hippocampe: elle est activée lorsque le rat va dans un endroit particulier

b) Une cellule de grille du cortex entorhinal : elle est activée lorsque le rat se trouve à plusieurs emplacements dans la cage.

27
Q

Modèle de consolidation mnésique

A

a) L’information provient d’abord des aires du néocortex associées aux systèmes sensoriels, elle est ensuite transmise à l’hippocampe (lobe temporal médian). Des modifications synaptiques dans l’hippocampe sont à l’origine d’une trace temporaire de ces souvenirs par un mécanisme de consolidation synaptique.

b) Les engrammes sont ensuite progressivement transférés dans différentes régions du néocortex et se développent aussi par des mécanismes de consolidation synaptique. Les engrammes permanents de ces souvenirs sont stockés dans les aires corticales (néocortex).

Au fil du temps, les souvenirs dépendent plus des connections établies dans le néocortex (lignes pleines) que celles existant dans l’hippocampe (lignes pointillées).
Après la consolidation mnésique dans le cortex, l’hippocampe n’est plus requis pour le rappel
On se rappelle que l’hippocampe se renouvelle constamment afin d’apprendre des nouvelles choses

28
Q

Stockage à long terme des souvenirs

A

1) L’information provient d’abord des aires du néocortex, qui sont activées par les systèmes sensoriels, puis est transmise à l’hippocampe.

2) Après avoir transité dans l’hippocampe, les informations retournent vers le néocortex où sont localisés divers sites possibles de stockage de la mémoire déclarative.

***Les souvenirs explicites des expériences vécues sont stockés dans les régions cérébrales impliquées dans leur perception initiale. Ex. cortex occipital pour les souvenirs visuels.

29
Q

Réactivation du cortex visuel durant la remémoration de souvenirs visuels
Expérience d’IRMf

A

À gauche:
A) On demande d’abord aux sujets de regarder des images d’objets (maison, visage et chaise).
B) Des régions du cortex temporal ventral (reconnaissance visuelle) sont activées durant l’examen des objets.

À droite:
A) Les sujets se rappellent (imaginent) ces objets en l’absence de stimulus.

B) Il y a réactivation des mêmes régions qui étaient activées durant l’examen des objets.
Les expériences d’imagerie cérébrale supportent l’hypothèse que les souvenirs déclaratifs sont stockés dans des aires corticales spécialisées.

30
Q

L’hippocampe et la consolidation de la mémoire déclarative

A

1) L’hippocampe joue un rôle primordial dans la mémoire épisodique (événements); il faciliterait l’association entre différentes régions corticales.

Par exemple, lors d’un souper particulier entre amis, la musique et les mets peuvent avoir été couplés aux images des personnes invitées. En se rappelant un événement, on peut « revoir mentalement » toute la scène du souper.

2) Les connaissances générales de la mémoire sémantique (faits) deviennent aussi indépendantes de l’hippocampe et activent plutôt le cortex préfrontal.

3) Contrairement aux faits et aux événements cependant, notre mémoire spatiale demeure, elle, confinée à l’hippocampe.

31
Q

La répétition permet la consolidation

A

La répétition correspondrait à de multiples passages dans l’hippocampe et dans le circuit de Papez (cours 10).

Le cortex aura appris à lier lui-même ces différentes caractéristiques pour créer un souvenir.

32
Q

Facteurs qui influencent la consolidation

A

Ce qui fait en sorte qu’un souvenir est renforcé et éventuellement consolidé dans la mémoire à long terme dépend de différents facteurs tels que :

1) L’intérêt suscité par l’événement, la motivation, le besoin ou la nécessité
2) Sa charge émotive

Le sommeil permet la consolidation des traces mnésiques emmagasinées durant la journée.
Les apprentissages du jour sont réactivés la nuit par l’hippocampe

33
Q
  1. Motivation et mémoire! (Consolidation)
A

A) Dans cette étude, les expérimentateurs ont demandé aux sujets d’examiner des photos représentant des meubles ou des aliments. Plus tard, les sujets furent re-testés avec un ensemble beaucoup plus grand de photos et devaient dire s’il s’agissait d’une photo ancienne ou nouvelle.

B) Dans une autre condition, on augmentait l’appétit des sujets en les privant de nourriture pendant plusieurs heures. Les sujets se souvenaient plus facilement des photos de nourriture quand ils avaient faim que lorsqu’ils étaient rassasiés. Il n’y avait aucun effet de la motivation sur le souvenir des photos de meubles.

Ce type de résultat démontre l’importance de la motivation et de l’intérêt pour la performance mnésique (Morris et Dolan, 2001).

34
Q
  1. Souvenir émotionnel (consolidation)
A

L’état émotionnel lors d’un événement peut influencer grandement son souvenir.

Le souvenir d’un événement chargé d’émotion est plus fort et plus durable que celui d’un événement neutre.

L’activation de l’amygdale (cours 10) renforce l’encodage et la consolidation des souvenirs par l’hippocampe.

Les souvenirs d’un événement traumatisant sont particulièrement vivaces et durables, d’où le syndrome du stress post-traumatique (prochain cours).

35
Q

Formation de la mémoire procédurale

A

Le striatum (noyau caudé et putamen) est une structure appartenant aux ganglions de la base qui est critique pour la formation des habiletés motrices et de la mémoire procédurale. La mémoire procédurale ne dépend pas de l’hippocampe !

Ceci a été démontré par une étude dans laquelle les rats devaient apprendre 2 versions du labyrinthe radial.

1ère version: le rat doit récupérer la nourriture dans les bras qui contiennent une récompense = mémoire déclarative puisque l’animal doit se souvenir de son parcours.

2ième version: de petites lampes s’éclairent pour signaler les bras qui contiennent la nourriture. Les lampes peuvent être activées à tout moment de l’expérience. Les rats doivent associer la lumière avec la nourriture, et n’ont pas à se souvenir de leur trajet ou des bras qu’ils ont déjà explorés = mémoire procédurale.

Des lésions de l’hippocampe ou du fornix altèrent les performances des tests de la 1ère version de l’expérience du labyrinthe radial, mais non la seconde.
Une lésion du striatum affecte les performances dans la 2ième version, mais non dans la 1ère.

Cette double dissociation indique que le striatum fait partie du système responsable de la mémoire procédurale, mais non de la mémoire déclarative.

36
Q

Apprentissage procédural chez le singe et les humains.

A

Ces expériences suggèrent que chez l’homme le striatum joue aussi un rôle dans la formation de la mémoire procédurale.