Cours 5: Autorégulation et contrôle personnel Flashcards
Qu’est-ce que l’autocontrôle?
Résister à nos impulsions.
Rendre nos comportements conformes à nos valeurs, idéaux, morales ou attentes sociales et culturelles.
Permet de poursuivre nos buts futurs
Surtout visible lorsqu’il y a des manquements de contrôle personnel.
La plupart des impulsions sont résistibles, sauf dans quel?
La plupart des impulsions sont résistibles, sauf si elles concernent des fonctions biologiques vitales.
Fonctions biologiques → Besoins essentiels comme dormir, respirer, uriner sont inévitables.
Fonctions psychologiques → L’autocontrôle et la motivation jouent un rôle clé dans la capacité à résister aux impulsions non vitales.
Pourquoi l’autorégulation échoue?
La majorité des échecs d’autorégulation ne sont pas dus à une incapacité biologique, mais à une décision consciente d’arrêter d’exercer son contrôle.
Ce n’est pas un manque de contrôle absolu, mais plutôt un relâchement délibéré du processus d’autorégulation.
La majeure partie des ÉCHECS d’autorégulation
repose sur quoi?
sur le moment où la personne décide délibérément d’arrêter d’exercer son contrôle.
Comment l’autorégulation varie selon le type de motivation?
Lorsque la motivation est intrinsèque, la tâche est réalisée par plaisir et intérêt, donc peu d’effort de contrôle est nécessaire.
Ex. : Une personne passionnée par un sujet n’a pas à se forcer pour rester concentrée en classe.
Quand la tâche est perçue comme difficile ou peu motivante, l’autocontrôle devient nécessaire pour gérer les distractions et maintenir l’attention.
Ex. : Être attentif en classe alors que des distractions comme les réseaux sociaux sont accessibles
Conclusion
Plus une personne perçoit du sens et de la valeur dans une tâche (régulation intégrée et identifiée), moins elle a besoin de se contrôler consciemment.
Quand la motivation intrinsèque est faible, il faut compenser par un effort volontaire d’autocontrôle.
Implication : Encourager l’identification personnelle aux tâches (ex. : comprendre pourquoi elles sont importantes) réduit le besoin d’un effort constant pour les accomplir.
Qu’est-ce que l’agentivité et le rôle du soi dans la motivation?
L’agentivité fait référence à la capacité d’une personne à agir en fonction de ses propres choix, valeurs et intérêts plutôt que sous la contrainte externe.
La motivation peut être soit alignée avec le soi, soit imposée par des pressions externes.
Quels sont les deux types de buts et leur lien avec le soi
Buts qui concordent avec le soi :
Générés par des intérêts personnels et des valeurs intégrées.
Favorisent une motivation autodéterminée et un engagement durable.
Nécessitent moins d’autocontrôle car la tâche est perçue comme cohérente avec l’identité.
Buts qui ne concordent pas avec le soi :
Motivés par des obligations sociales, des pressions externes ou des incitations environnementales.
Associés à une motivation non intégrée, souvent moins durable et plus difficile à maintenir.
Demandent plus d’effort d’autocontrôle pour être réalisés.
Qu’est-ce que l’agentivité et comment influence-t-elle la motivation ?
L’agentivité désigne la capacité d’un individu à agir en fonction de ses propres choix, intérêts et valeurs, plutôt que sous l’influence de pressions externes.
Quelle est la différence entre un but qui concorde avec le soi et un but qui ne concorde pas ?
✅ Buts qui concordent avec le soi → Alignés avec les valeurs personnelles et les intérêts, favorisant une motivation autodéterminée et durable.
X Buts qui ne concordent pas avec le soi → Motivés par des obligations sociales, des pressions externes ou des incitations environnementales, nécessitant plus d’autocontrôle et générant souvent moins de satisfaction.
Comment se différencient la motivation intégrée et la motivation non intégrée ?
✅ Motivation intégrée : Basée sur les intérêts personnels et les valeurs endossées, elle permet un engagement soutenu et autonome.
✅ Motivation non intégrée : Dictée par les obligations sociales, les incitations externes ou la pression, elle est plus fragile et nécessite plus d’effort pour être maintenue
Pourquoi est-il plus facile de persévérer dans certains objectifs ?
✅ Lorsqu’un objectif est cohérent avec les valeurs et l’identité personnelle, il est perçu comme plus signifiant et naturel, ce qui réduit le besoin d’autocontrôle.
✅ À l’inverse, les objectifs imposés de l’extérieur nécessitent plus d’effort, ce qui peut entraîner une fatigue et une baisse de motivation à long terme.
Quels sont les effets d’un objectif aligné avec le soi ?
Lorsqu’une personne fixe un but qui concorde avec son identité et ses valeurs personnelles, elle y investit plus d’effort et d’enthousiasme, ce qui augmente les chances de réussite.
L’atteinte de ces objectifs satisfait des besoins psychologiques fondamentaux, entraînant une hausse du bien-être.
Pourquoi un objectif non aligné avec le soi est-il plus difficile à atteindre ?
✅ Si un but est motivé par des pressions externes (ex. : attentes sociales, obligation perçue), la personne ressent moins d’enthousiasme et fournit moins d’effort.
✅ Cela rend l’atteinte du but moins probable et peut générer moins de satisfaction et de bien-être.
❓ Quel est le rôle de la motivation dans l’atteinte des objectifs ?
✅ Une motivation basée sur des valeurs et des intérêts personnels renforce la persévérance et rend l’effort plus naturel, facilitant l’atteinte des objectifs.
✅ À l’inverse, une motivation contrôlée par l’extérieur nécessite un plus grand effort d’autocontrôle, ce qui peut mener à l’abandon.
Quel est le lien entre la réalisation des objectifs et le bien-être ?
✅ Plus un objectif est autodéterminé et aligné avec le soi, plus il contribue au bien-être.
✅ Lorsqu’un objectif est atteint pour de bonnes raisons (intrinsèques et intégrées), il satisfait des besoins psychologiques fondamentaux, ce qui favorise un bien-être durable.
Qu’est-ce que l’autorégulation?
La planification, le suivi, l’évaluation délibérés
du travail académique d’une personne.
des processus cognitifs et émotionnels d’une personne avant et pendant l’accomplissement des tâches scolaires.
✅ L’autorégulation est le processus par lequel une personne ajuste son comportement en fonction de ses objectifs.
✅ Elle implique le suivi de ses propres pensées et actions (métacognition) pour mesurer ses progrès et ajuster ses efforts en conséquence.
Quelles sont les trois étapes de l’autorégulation ?
✅ 1. Prévoyance (Planification et pensée stratégique)
Définition des objectifs.
Élaboration des intentions et stratégies pour atteindre le but.
✅ 2. Action et performance (Mise en œuvre de l’autocontrôle)
Efforts actifs pour progresser vers l’objectif.
Utilisation de stratégies d’autocontrôle pour persévérer malgré les obstacles.
✅ 3. Autoréflexion (Surveillance et ajustement)
Évaluation des progrès.
Ajustement des stratégies et de l’effort en fonction des résultats obtenus.
l’autorégulation est considérée comme un processus cyclique: implique trois phases interconnectées.
Prévoyance → Définition des objectifs et planification.
Performance → Suivi des actions et ajustement en temps réel.
Autoréflexion → Analyse des résultats et réajustement des stratégies.
Après la réflexion, la personne révise ses prévoyances, créant ainsi une boucle d’amélioration continue.
Pourquoi l’autorégulation est-elle essentielle ?
✅ Elle permet d’adapter ses comportements en fonction des résultats et d’éviter l’abandon prématuré d’un objectif.
✅ Elle favorise la persévérance et l’efficacité, en donnant à la personne un contrôle actif sur son processus de réussite.
Quel est le rôle de la prévoyance dans l’autorégulation?
C’est la phase initiale où la personne :
Fixe des buts clairs.
Anticipe les obstacles potentiels.
Planifie les stratégies nécessaires pour atteindre ses objectifs.
✅ Elle est également la phase finale car l’autoréflexion permet de la réviser et de l’améliorer.
Comment les étudiant.e.s deviennent-ils/elles des étudiant.e.s autorégulé.e.s efficaces (ou encore plus efficaces)?
L’autorégulation efficace implique la capacité de compléter seul le processus de fixation de but en entier.
Les étudiants apprennent typiquement comment se fixer un but à travers des processus sociaux, incluant le modelage, les instructions et le soutien sociale.
P.ex., les mentors/enseignants montrent aux étudiants
comment se fixer un but,
faire un plan,
déterminer une stratégie efficace
et évaluer son propre progrès à travers le processus d’établissement de but.
Explique le processus d’apprentissage social de la compétence d’autorégulation
Processus d’apprentissage social
Observation d’un modèle expert.
Imitation, guidance sociale, rétroaction.
Internalisation des normes.
Processus d’autorégulation, dont l’auto-contrôle et l’auto-évaluation.
Qu’est-ce que l’autocontrôle?
Capacité de supprimer, de limiter et même de surpasser un désir impulsif, une forte envie, un comportement ou une tendance
pour poursuivre un but à long terme.
C’est notre capacité à interrompre notre tendance
à être en pilote automatique,
à avoir des attirances à court terme
…& à la place, de guider intentionnellement nos comportements pour favoriser les buts à long terme.
C’est la «volonté»!
Quelle est la variable personnelle qui prédit le mieux quels seront les individus qui auront (et qui n’aura pas) une vie remplie de succès ?
Capacité à résister aux tentations immédiates pour atteindre un but à plus long terme.
c.à.d., l’autocontrôle
Dans la littérature, parfois aussi connu sous le nom
gratification différée (vs. gratification immédiate)
L’enfant qui a démontré davantage d’autocontrôle (autocontrôle élevé; Gratification différée) obtient davantage de quoi?
Bénéfices académiques
↑ Notes
↑ Score test standardisé
Bénéfices sociaux
↑ Popularité
↑ Comportements prosociaux plutôt qu’antisociaux
Bénéfices santé
↑ Santé objectivement meilleure
↓ Abus de drogue ou d’alcool
Les recherches qui ont suivi ont lié la capacité d’autocontrôle à :
↓ Conflits relationnels
↓ Dépenses abusives
↓ Violence
↓ Obésité
Plusieurs facteurs peuvent influencer la qualité de l’autocontrôle: lesquels?
Action et Performance:
Efforts investis pour atteindre le but
Autocontrôle
Prévoyance:
Planification de but
Intentions d’implémentation
Autoréflexion
Surveillance de soi
Auto-évaluation
Qu’est-ce qui explique pourquoi certains moments ou jours sont plus difficiles à réguler que d’autres.
Le soi repose sur un réservoir d’énergie.
Comme un muscle qui se fatigue à force de travailler.
L’utilisation de contrôle personnel puise dans ce réservoir
choisir, prendre des décisions, réguler son attention ou ses émotions, se présenter à de nouvelles personnes, gérer des pulsions (agressives et sexuelles), résister à la tentation
Fatigue générale
Étude sur l’ego-déplétion (Baumeister et al., 1998)
Méthodologie
Tous les participants avaient jeûné au moins 3 heures avant l’expérience pour augmenter leur envie de nourriture. Le laboratoire était rempli d’une odeur de biscuits au chocolat fraîchement cuits, rendant l’autocontrôle plus difficile pour certains groupes.
Trois groupes ont été formés :
Groupe Radis → Devaient résister aux biscuits et ne manger que des radis.
Groupe Biscuits → Pouvaient manger librement les biscuits.
Groupe Contrôle → Aucun aliment n’était présenté.
Après 5 minutes, les participants devaient réaliser une tâche cognitive difficile (un problème de persistance).
Quels ont été les résultats selon le groupe?
Le groupe Radis a abandonné beaucoup plus rapidement la tâche difficile que les groupes Biscuits et Contrôle.
Les groupes Biscuits et Contrôle ont persévéré plus longtemps, montrant une plus grande tolérance à la difficulté.
Conclusion
Résister à la tentation (autocontrôle) épuise les ressources cognitives, réduisant ainsi la capacité à persévérer par la suite.
L’ego-déplétion signifie que chaque effort d’autocontrôle réduit temporairement notre capacité à gérer d’autres tâches exigeant du contrôle personnel.
Implications
Les individus qui doivent régulièrement exercer de l’autocontrôle risquent d’être plus vulnérables à l’épuisement mental et à l’abandon face aux difficultés.
Les stratégies de récupération (repos, pause, motivation intrinsèque) peuvent limiter les effets de l’ego-déplétion.
Quelles sont les tâches qui nuisent à l’égo?Extensions de l’étude sur l’autocontrôle
Supprimer ses impulsions, les désirs (résister aux sucreries & collations).
Gérer et supprimer ses émotions (ne pas pleurer pendant un film triste)
Contrôler et supprimer ses pensées (essayer de se débarrasser des pensées non désirées)
Contrôler et fixer son attention (prolonger la persévérance, faire une tâche de mémorisation de mots)
Prendre des décisions et trouver de nombreuses possibilités de choix (concernant des options très importantes et des options sans importance)
Gérer l’impression qu’une personne a sur les autres (présenter une personne comme compétente et aimable);
Être gentil et être en mesure d’interagir avec des personnes difficiles et demandantes (en se présentant d’une façon qui va à l’encontre des besoins naturels qui apparaissent lors des interactions avec des personnes «nécessitant beaucoup d’entretien»).
Explique le modèle de force limitée de l’autocontrôle. Quelles sont ses implications?
l’autocontrôle fonctionne comme une ressource limitée, qui peut être épuisée avec le temps mais aussi réapprovisionnée.
L’autocontrôle est essentiel pour atteindre un but à long terme. Il permet :
* L’inhibition des impulsions, des envies et des tentations à court terme.
* L’adhésion aux conventions sociales (contrôle des comportements égoïstes en faveur de comportements prosociaux).
Toutefois, chaque effort d’autocontrôle puise dans un stock limité d’énergie mentale.
Si l’autocontrôle est sollicité de manière répétée sans récupération, il s’épuise progressivement → C’est le phénomène d’ego-déplétion.
Une personne dont l’autocontrôle est épuisé aura plus de difficulté à :
* Maintenir son engagement envers ses objectifs à long terme.
* Résister aux tentations et aux comportements impulsifs.
* Réguler ses émotions et son comportement social.
Conséquences possibles
✅ Si l’autocontrôle est réapprovisionné (repos, récupération, motivation intrinsèque) → Les buts à long terme sont atteints.
❌ Si l’autocontrôle est épuisé (fatigue, stress, surcharge cognitive) → Échec de l’autorégulation et abandon des objectifs.
Conclusion:
* L’autocontrôle peut être renforcé avec l’entraînement, comme un muscle.
* Les pauses et le repos sont essentiels pour éviter l’épuisement.
* L’environnement doit être adapté pour minimiser les tentations et faciliter la poursuite des objectifs à long terme.
Qu’est-ce qui impacte la motivation pour pratiquer l’autocontrôle
Attente d’efficacité
Jugement sur sa propre capacité à exécuter une action (ou séquences d’action)
«Suis-je capable de faire ça?»
Attente de conséquence
Jugement sur le fait qu’une action donné, une fois réalisé, va provoquer une conséquence particulière
«Cela va-t-il fonctionner?»
Explique les deux types d’attentes selon leur efficacité et conséquences. Qu’est -ce qui permet une motivation optimale?
1. Attente d’efficacité
(« En suis-je capable ? ») Cette attente concerne la croyance en sa propre capacité à exécuter un comportement donné. Exemples :
« Si je parviens à courir 1 km chaque jour cette semaine… »
« Si je parviens à contrôler ma peur et l’inviter à danser… »
« Si je parviens à contrôler mon tempérament et être poli(e) avec l’agent de police… »
✅ Influence la motivation et la persévérance → Plus une personne croit en ses capacités, plus elle est susceptible de s’engager dans l’action.
**2. Attente de conséquence **
(« Cela va-t-il fonctionner ? ») Cette attente concerne la croyance que le comportement mènera aux résultats souhaités. Exemples :
« … alors je parviendrai à perdre 2 kilos. »
« … alors il/elle acceptera l’invitation et nous allons nous amuser. »
« … alors je vais m’épargner une contravention de 200 $. »
✅ Influence la prise de décision → Une personne est plus susceptible d’agir si elle pense que son action produira l’effet escompté.
Une forte attente d’efficacité mais une faible attente de conséquence → La personne se sent capable, mais doute du résultat, ce qui peut limiter son engagement.
Une forte attente de conséquence mais une faible attente d’efficacité → La personne croit que le comportement fonctionne, mais doute de sa propre capacité à l’exécuter, ce qui peut entraîner une procrastination ou une évitement.
Pour une motivation optimale, les deux attentes doivent être élevées.
Qu’est-ce que l’autoefficacité?
De quoi cela depend-il?
la perception qu’une personne a de sa capacité à gérer efficacement une situation en fonction de ses compétences et des circonstances.
Jugement subjectif sur sa propre capacité à faire face à une situation.
Dépend des compétences possédées et des circonstances rencontrées.
Quelles sont les 3 composantes clef de l’autoefficacité?
✅ Capacité d’organisation et d’orchestration des compétences
Ajuster ses compétences en fonction des demandes externes et des situations.
Exemple : Adapter sa façon d’étudier selon la matière et les exigences des examens.
✅ Capacité à utiliser ses ressources personnelles
Exploiter efficacement ses forces et stratégies pour faire face aux défis.
Exemple : Gérer son temps, son stress et mobiliser son réseau de soutien académique.
✅ Capacité générative et improvisation
Être capable de s’adapter en temps réel à des imprévus.
Exemple : Réagir avec efficacité lorsqu’une question d’examen est plus complexe que prévu.
Quel est le lien entre autoefficacité et réussite scolaire?
📌 Une forte auto-efficacité est essentielle pour surmonter les difficultés académiques, persévérer et s’adapter aux défis.
📌 Développer des stratégies d’adaptation et gagner en confiance dans ses compétences permet d’améliorer sa capacité à réussir.
Explique les effets du doute sur la motivation
Doute: Perception d’inefficacité dans sa capacité à s’adapter aux évènements potentiellement aversifs
❌ Le doute interfère avec une pensée efficace, la planification et la prise de décision, en générant :
Anxiété
Confusion
Tension
Énervement
Détresse
📌 Cela peut mener à un évitement comportemental → La personne hésite à s’engager dans une tâche ou abandonne rapidement.
Peur d’être surchargé.e, de ne pas être capable de s’adapter qui causent l’anxiété
& l’évitement
Quel est le lien entre autoefficacité et motivation?
✅ Une personne qui a confiance en son efficacité sera motivée à s’engager dans la tâche.
❌ Une personne qui doute de ses capacités sera plus susceptible d’éviter la tâche pour éviter l’échec.
📌 L’auto-efficacité permet donc de prédire si une personne va persévérer ou abandonner.
📌 L’auto-efficacité influence l’équilibre entre :
L’envie d’essayer → Si la personne croit en ses capacités.
L’anxiété et le doute → Si elle perçoit la tâche comme trop difficile.
✅ Une forte auto-efficacité favorise la motivation et la persévérance.
❌ Un doute excessif augmente le stress et la tendance à éviter les défis.
Auto-efficacité
Perceptions de compétences d’adaptation (coping) aux évènements potentiellement aversifs. Évènement ne génère pas d’anxiété. Plutôt : Orientation d’approche. L’auto-efficacité renforce («empowers») la motivation basée sur l’approche
L’auto-efficacité se construit à partir de quatre sources principales : nommes-les.
✅ Histoire personnelle des comportements → Expériences passées de réussite ou d’échec influencent la perception de ses capacités.
✅ Expérience vicariante (Modelage) → Observer des personnes similaires réussir peut renforcer la croyance en ses propres capacités et provoque un sentiment d’efficacité chez l’observateur. Processus de comparaison sociale.
✅ Persuasion verbale (Discours positifs) → Encouragements et feedback positifs des autres augmentent la confiance en soi.
✅ Activité physiologique → Un état physique optimal (baisse du stress, bien-être) améliore la perception de compétence
Quels sont les effets du degré d’auto-efficacité
✅ Le choix (Approche vs. Évitement) → Une forte auto-efficacité favorise la prise d’initiatives et la persévérance, tandis qu’un faible sentiment d’efficacité entraîne l’évitement des défis.
✅ Effort et persistance → Plus une personne se sent compétente, plus elle investit d’efforts et persiste malgré les obstacles.
✅ Pensée et prise de décision → L’auto-efficacité influence la manière dont une personne analyse une situation et prend des décisions stratégiques.
❌ Réactions émotionnelles (Stress, Anxiété) → Une faible auto-efficacité peut provoquer de l’anxiété et du stress, tandis qu’une auto-efficacité élevée réduit ces réactions négatives.
📌 L’auto-efficacité est un levier clé pour la motivation et la performance → Elle influence l’action, la gestion des émotions et la persévérance face aux défis.
📌 Renforcer les sources d’auto-efficacité (expériences positives, encouragements, gestion du stress) peut améliorer la confiance en soi et la réussite.
Quelle est la source d’autoefficacité la plus influente?
**Histoire personnelle des comportements:
**
Interprétation de nos tentatives antérieures d’exécuter le même comportement
Une fois que l’histoire comportementale personnelle a produit un fort sentiment d’efficacité,
Une performance occasionnellement incompétente ne changera pas beaucoup l’auto-efficacité (ou elle ne va pas provoquer un fort sentiment d’inefficacité)
Explique la contribution de l’expérience vicariante & ses 2 facteurs déterminants dans le sentiment d’autoefficacité.
- Plus la similitude entre le modèle et l’observateur est grande
plus grand est l’impact du comportement du modèle sur les prévisions d’efficacité de l’observateur - Moins l’observateur est expérimenté (un novice), plus grand est l’impact de l’expérience d’autrui
Vs. Si perçu comme un expert
Faux = S’ils peuvent le faire, alors je peux le faire
Par quoi est-ce que la persuasion verbale est limitée pour contribuer au sentiment d’autoefficacité?
Qqn tente de nous convaincre que nous pouvons exécuter de manière compétente une action donnée – en dépit de notre inefficacité latente – par le seul fait d’essayer
Être persuadé.e de se concentrer davantage sur ses points forts et son potentiel … & moins sur ses faiblesses et ses lacunes
Limitée par
1. Les frontières du possible (dans l’esprit de la personne)
2. Dépend de la crédibilité, de l’expertise et de la fiabilité de la personne qui essaie de persuader
Comment l’activité physiologique impacte-t-elle le sentiment d’autoefficacité?
L’état physiologique
Fatigue, douleur, tensions musculaires, confusion mentale et mains tremblantes
Signaux physiologiques attestant que les exigences de la tâche en cours dépassent la capacité de la personne produisant la performance
L’absence de tension, de peur, d’anxiété et de stress, accroît l’efficacité: Feedback de ton corps signalant que l’on peut faire face adéquatement aux exigences de la tâche
Explique le rôle de l’auto-efficacité
dans la sélection d’activités & d’environnements (orientation d’approche vs évitement)
Approche: recherche d’activités et de situations
se sent capables de s’adapter ou de mener à bien,
vs.
Évitement: Fuir les activités et situations
perçues comme dépassant notre capacité d’adaptation
Si on ne peut pas éviter, on ne se sent pas bien
Pourquoi les choix d’évitement marqués par le doute exercent un effet nuisible à long terme ?
Fuir contribue à entraver le développement du potentiel
Processus autodestructeur de retardement de leur propre développement
Comment l’autoefficacité joue un rôle central dans la facilitation de l’effort et de la persévérance,
Effort & persévérance
La quantité d’efforts exercés & le temps mis en œuvre pour ces efforts face à l’adversité
L’auto-efficacité
joue un rôle central dans la facilitation de l’effort et de la persévérance, parce qu’elle conduit à une reprise rapide de l’autoassurance après ces échecs
Comment l’autoefficacité affecte la pensée et la prise de décision?
Les gens qui croient fortement en leur efficacité pour résoudre les problèmes
demeurent remarquablement efficaces dans leur pensée analytique lors des épisodes de stress
Vs.
Les personnes qui doutent de leurs capacités de résolution de problèmes pensent de manière imprévisible,
sont plus souvent confuses et ont plus de pensées négatives
Comment l’autoefficacité joue un rôle sur l’émotivité?
L’auto-efficacité perçue
joue un rôle central pour déterminer l’ampleur du stress et de l’anxiété vécu lors d’évènements menaçants
Le fait de savoir que ses capacités d’adaptation ne peuvent traiter les exigences perçues d’un événement engendre des pensées catastrophiques, une réaction émotionnelle et des sentiments de détresse et d’anxiété
Anxiété = sentiment d’une auto-efficacité faible
Les croyances d’auto-efficacité prédisent quoi?
l’apprentissage, le coping, la performance et la réussite des gens
Les personnes ayants des croyances d’auto-efficacité approche les défis
plutôt que les éviter,
exerce beaucoup d’efforts, de persévérer face aux difficultés plutôt que d’abandonner,
réfléchissent précisément à ce qui doit être fait, plutôt que des réflexions erratiques, négatives et émotionnelles
ont une émotivité constructive (p. ex., l’espoir et l’intérêt)
plutôt qu’une émotivité contre-productive (p. ex., la peur et l’anxiété).
Quel est le rôle de l’engagement de l’égo (Yoo, 2003) dans le sentiment d’autoefficacité?
« Task-involvement»
Les personnes impliquées dans la tâche jugent leur capacité en référence à leur performance précédente et ressentent du succès lorsqu’ils développent des habiletés.
«Ego-involvement»
Les individus impliqués dans l’ego jugent leur capacité selon leur entourage et se sentent bien quand ils surpassent les autres ou gagnent.
Le rôle de l’atteinte à l’égoYoo, 2003
🧪Méthodologie
Participants : 60 étudiants universitaires inscrits à un cours de tennis (6 semaines).
Conditions (assignation aléatoire) :
Groupe 1 : Task-involvement → Accent sur l’amélioration personnelle.
Groupe 2 : Ego-involvement → Accent sur la comparaison sociale (être meilleur que les autres).
Mesures prises durant les 3 dernières semaines :
Perception de compétence en tennis
Anxiété (cognitive et somatique)
Performance objective
Quels ont été les résultats de cette expériences et les conclusion qu’on peut en tirer?
Task-involvement :
Moins d’anxiété (surtout si compétence perçue élevée).
Meilleure performance objective (même si compétence perçue faible).
Ego-involvement :
Forte anxiété chez les participants avec compétence perçue basse.
Performance objective plus faible dans ce même sous-groupe.
Conclusion:
Une orientation vers la tâche est plus bénéfique pour la motivation, l’anxiété et la performance, surtout chez les personnes qui doutent de leur compétence.
Une orientation vers l’égo augmente l’anxiété, diminue la performance, et entrave l’apprentissage lorsque la compétence perçue est faible.
Quel est le rôle des croyances de maîtrise dans le sentiment d’autoefficacité?
Reflètent le degré auquel une personne croit qu’elle produit les conséquences qu’elle souhaite obtenir & empêche celles qui lui sont contraires
Croyances de maîtrise → fortes :
Je perçois un lien de causalité étroit entre mes actions et leurs conséquences
Croyances de maîtrise → faibles:
Je perçois que mes initiatives personnelles et mes actions produisent peu d’effet sur ce qui se passe autour de moi
Qu’est-ce que l’orientation de maîtrise vs l’orientation d’impuissance ?
Orientation de maîtrise : L’état psychologique qui survient lorsque l’individu s’attend à ce que les choses qui surviennent dans la vie soient contrôlables.
Croyance que les résultats dépendent principalement de ses propres comportements (contrôlables).
L’échec est perçu comme de l’information utile pour progresser.
Le soi est robuste, résistant à l’échec.
Orientation d’impuissance : L’état psychologique qui survient lorsque l’individu s’attend à ce que les choses qui surviennent dans la vie soient incontrôlables
Croyance que les résultats sont principalement dus à des facteurs incontrôlables (ex. chance, autres personnes).
L’échec est interprété comme une preuve d’inadéquation personnelle.
Le soi est fragile, vulnérable à la critique ou aux revers.
Quelles sont les conséquences de ces orientations de maitrise vs impuissance ?
Maîtrise → Favorise la motivation, la persévérance, le sentiment de compétence et l’apprentissage.
Impuissance → Mène à la démotivation, à l’évitement, à une faible estime de soi et à une plus grande vulnérabilité face à l’échec.
Durant les échecs (Quand les résultats positifs sont difficiles à contrôler), que remarque-t-on chez les étudiants qui ont une orientation de maîtrise au niveau de leur réaction, stratégie, focus mental et reflexion?
Étudiants avec une orientation de maîtrise :
Réaction : L’échec les énergise → ils voient les reculs comme des occasions d’apprendre.
Stratégie : Résolution de problème mature et constructive :
Réflexion sur comment mieux faire la prochaine fois.
Mettent en place de nouvelles stratégies.
Focus mental : « Comment est-ce que je peux avoir du contrôle sur cet échec ? »
Sens donné à l’échec : « Plus une tâche est dure, plus je dois essayer et travailler fort. »
À retenir
L’orientation de maîtrise protège face aux revers
Durant les échecs (Quand les résultats positifs sont difficiles à contrôler), que remarque-t-on chez les étudiants qui ont une orientation d’impuissance au niveau de leur réaction, stratégie, focus mental et reflexion?
Réaction : Retrait des efforts, évitement après un échec.
Stratégie : Résolution de problème immature :
Raisons illusoires ou ridicules (auto-justifications).
Focus mental : Réaction émotionnelle négative → sentiment de détresse ou d’abandon.
Sens donné à l’échec :
« Je ne suis pas vraiment intelligent. »
« Je ne suis pas bon à cela. »
À retenir
Le signe de l’impuissance apprise est la rapidité et le manque de détermination à poursuivre après un échec; l’orientation d’impuissance amplifie la détresse et nuit à la persévérance.
Qu’est-ce que l’impuissance acquise?
Survient lorsque les gens s’attendent à ce que leur comportement volontaire produise peu/pas d’effet sur les résultats qu’ils s’efforcent d’atteindre ou d’éviter
Déficits au niveau de la motivation, de l’apprentissage et des émotions
Ensemble, ces déficits provoquent un comportement passif et impuissant
Quels sont les effets de l’impuissance?
Déficits motivationnels
«À quoi bon essayer?» … l’amotivation
Déficits d’apprentissage
Attitude pessimiste acquise → infère avec la capacité d’apprendre
Déficits émotionnels
Perturbations affectives aux situations exigeants un affect actif & assurée
↑ Réactions émotionnelles léthargiques & dépressives
Considération de faire face aux évènements = futile!
Une fois convaincue que rien ne peut être fait pour éviter le traumatisme, l’attente qui en résulte rend
↓ émotions mobilisant l’énergie
↑ émotions réduisant l’énergie (p.ex. indolence, apathie, dépression)
Qu’est-ce que la réactance?
Tentative psychologique et comportementale pour rétablir («réagir» contre) une liberté menacée ou éliminée.
Quelles sont les 4 phases dans le modèle intégré de la réactance et de l’impuissance acquise ?
Début (réactance initiale)
La personne entre dans une situation nouvelle sans connaître ses limites de contrôle.
Elle assume un certain contrôle et fournit un effort maximal pour influencer les résultats.
Après un échec initial
L’effort reste élevé pour tenter de regagner le contrôle perçu.
C’est la phase de coping actif (« essayer fort »).
Après environ 3 échecs consécutifs
La personne commence à douter que ses efforts puissent changer le résultat.
Début de perte de motivation.
Après plusieurs échecs répétés
La personne réalise que les résultats ne sont pas contrôlables.
Le sentiment de contrôle s’éteint et est remplacé par un sentiment d’impuissance.
Passage au coping passif (« abandonner »).
🧪 Méthodologie
Tâche 1 : les participants vivent 0, 1 ou 4 échecs.
Tâche 2 : tous les participants doivent résoudre le même problème simple (donc objectif atteignable).
Qu’est-ce qui est remarqué dans les résultats?
🔍 Résultats
0 échec : groupe contrôle → motivation et performance normales.
1 échec :
↑ résolution de problème
↑ motivation à essayer
↑ émotions négatives (réactance)
4 échecs :
↓ résolution de problème
↓ motivation à essayer
↑↑ émotions négatives (impuissance/amotivation)
✅ Conclusion
Un petit échec peut motiver la personne à se battre pour regagner le contrôle (réactance).
Trop d’échecs successifs peuvent provoquer une impuissance acquise, menant à l’abandon, à la démotivation et à une augmentation importante des émotions négatives
Qu’est-ce qui détermine le coping lors d’un échec de manière adaptée ou inadaptée?
🔼 Si la personne reçoit un soutien relationnel (fonctionnement adaptatif)
Évaluation du défi :
« Je peux le faire »
« J’ai les ressources nécessaires »
« Je dois m’investir davantage / changer de stratégie »
Coping de maîtrise :
Résolution de problème
Recherche de guide
Recherche d’aide
→ Fonctionnement adaptatif → Résultats positifs
🔽 Si la personne vit une frustration relationnelle (fonctionnement inadapaté)
Évaluation de la menace :
« Quelque chose ne va pas avec moi »
« Je suis mauvais·e à ça »
« Je n’ai pas ce qu’il faut »
Coping défensif (ego-involvement) :
Blâmer les autres
Auto-dénigration
Rumination
Coping d’impuissance :
Helplessness
Passivité
→ Fonctionnement inadapaté → Résultats moins performants
✅ Conclusion
La qualité du soutien relationnel influence le type d’évaluation et de coping face à l’échec.
Le coping adaptatif favorise la persévérance et la performance, tandis que le coping défensif ou d’impuissance nuit au progrès.